mercredi 9 juillet 2014 - par Gilles SONDEREGGER

Libre circulation au sein de l’Union Européenne : de quoi parle-t-on vraiment ?

La Suisse a créé la polémique il y a quelques mois, suite à un référendum "non à l'immigration massive". Bien entendu, les chiens de garde en ont fait tout un fromage, ou plutôt un soufflé au fromage, qui va vite retomber. Ont-ils eu du mal à comprendre le texte ? Le français utilisé en Suisse est-il si différent de celui utilisé en France ?

Les citoyens suisses (à 60% d'origines étrangères) ont voté pour le "non à l'immigration massive". La nuance est-elle si difficile à faire pour un journaliste soi-disant lettré ? La Suisse n'a jamais voté "non à l'immigration", ne serait-ce que parce que rien que dans le secteur para-médical, la suisse aura besoin de 30.000 personnes dans les 15 prochaines années, en plus de celles qui sont formées dans le pays. Ne serait-ce aussi parce qu'en Suisse, comme dans beaucoup d'autres pays européens, la natalité stagne depuis des années en dessous du taux de renouvellement de la population (1,7 naissance/ couple au lieu de 2,1 nécessaires, sans comptabiliser la baisse des mariages et donc des naissances).

Donc, la Suisse a voté "non à l'immigration massive", j'ose espérer que le mot "massive" puisse être compris en France, puisque moi, français ayant appris le français en France, je le comprends.

PNG

A) Le cauchemar patronal de l'avant U.E.

Un peu d'histoire... : les pays de l'U.E. des années 1965/ 85 étaient quasiment en situation de plein emploi. Plein-emploi, pour un patron, veut dire plus de mal à recruter, plus de postes disponibles que de personnes y correspondant. Cela a entraîné une inflation sur les salaires, et à cette belle époque, les employés étaient sollicités à coups de primes tous azimuts (participations, intéressement, nuit, we, jf, 3X8, 4X8, panier, transport, primes de production et j'en passe !). En 1985, un simple saisonnier sans qualification chez Kronenbourg (oui, la bière...) gagnait déjà 2200 €uros nets par mois (je vois déjà venir les réactions des trolls, mais je l'ai fait, j'y étais, donc je sais de quoi je parle !). La finance n'était pas contente, mais alors pas contente du tout. Vous imaginez ? Le coût de la masse salariale était supérieure aux dividendes versés aux actionnaires ? Quelle horreur !

Les réactions à cette situation ont été multiples et diverses :

1) Mettre les 2 parents d'un ménage au travail, avec l'accès aux femmes au marché de l'emploi, mais pas à des salaires suffisants pour qu'un seul de 2 puisse se permettre de travailler pendant que l'autre inculque, encadre, élève les enfants. Outre détruire l'équilibre et des familles, et des enfants, ce changement a quasiment multiplié la main-d'oeuvre disponible par 1,5 (soit + 50%)

2) Suppression du service militaire, qui occupait à priori tous les hommes 1 année de leur vie (1 année/ 50 ans de vie professionnelle, ça fait quand-même 2% de personnes disponibles en plus...)

3) Automatisation à outrance : les "progrès technologiques", qui nous avaient été présentés comme des outils "réduisant la pénibilité du travail", et Dieu sait si le CNPF de l'époque avait juré sur tout ce qu'ils pouvaient que jamais, non, jamais une machine ne remplacerait un homme...

4) Informatisation tous azimuts : là encore, on estime que l'apparition des ordinateurs a permis de diviser par 3 le nombre d'employé(e) administratifs, mais l'ensemble des progrès fulgurants de l’informatique et de la programmation ont aussi eu beaucoup d'influence sur l'élaboration des robots.

5) Délocalisations à outrance : l'énergie (charbon), la métallurgie, le secteur du textile, des jouets, de l'informatique, de l’électroménager et tant d'autres ont été délocalisés dans des pays asiatiques qui, dans les années 1965/ 85, offraient une main-d'oeuvre à moins de 20 centimes d'€uro/ heure, sans la moindre législation sur le travail, et encore moins de syndicats. Malgré les coûts logistiques du transport de l'Asie vers l'Europe (qui a permis à quelques armateurs de s'enrichir à outrance...), le produit fini revenait 70% moins cher qu'en Europe !

6) Chute du mur de Berlin et annexion de la RDA par la RFA : cet événement historique a été un cadeau tombé du ciel pour les entreprises allemandes. Pensez-donc ! 16 millions de personnes à intégrer, dont 10 millions de chômeurs prêts à travailler pour la moitié des salaires en vigueur en RFA !

 

Voici donc de quelles manières le CNPF, ( devenu Medef), a pu inverser la tendance de l'emploi, passant d'un chômage résiduel et incompressible, à un chômage de masse (la barre des 500.000 chômeurs a été un drame pour les français de l'époque...).

 

B) La C.E.E. : communauté économique européenne, l'U.E., Schengen, et ses "élargissements"

1) Tels des requins excités par l'odeur du sang, le milieu de la finance s'est retrouvé avec des trilliards de fonds à exploiter, et les actionnaires ont compris que l'abus des bénéfices au détriment de la masse salariale était une poule aux oeufs d'or. Là ont commencé les vraies manoeuvres de destruction de l'équilibre social, familial, et des acquis sociaux. Les salariés asiatiques s'étant organisés (salaires minimaux, conditions de travail, congés payés, même si ce n'est qu'une semaine/ an...), le coût de la main-d'oeuvre doublés de l'augmentation incessante de l'énergie, pétrole en tête, ont fait que l'intérêt de délocaliser à l'autre bout de la planète devenait de moins en moins lucratif, et que les "multinationales" se virent acculées à redélocaliser (non non, pas relocaliser...je dis bien "redélocaliser").

La France n'ayant que 2 millions de chômeurs, mais surtout ayant sur grâce aux syndicats préserver une grande partie de leurs acquis sociaux, n'était que moyennement intéressante malgré une forte productivité. Les financiers ayant complètement soumis les politiques, voir les mettant en place eux-mêmes, ont alors imaginer un stratagème simple : redélocaliser en Europe ! Encore fallait t-il que cette Europe là soit "compétitive", en plus d'être productive. Rayer tous les acquis sociaux français une fois pour toutes ? Pas possible. Cela doit se faire petit à petit, discrètement. 

2) Elargissement tous azimuts de l'Union Européenne

C'est la solution qu'ont retenu les actionnaires et les politiques, dont l'amalgame, la corruption et les complicités constituent le fameux milieu de la finance. Il nous faut de la main d'oeuvre pas chère pour faire encore plus de bénéfices qu'on pourrait faire en France, en Espagne, en Italie ou en Belgique ? Aucun problème. ON ELARGIT ! Voici donc nos ex pays ou il faisait si bon vivre et travailler pendant quelques dizaines d'années, soumis à une nouvelle concurrence déloyale : celle des "nouveaux membres" de l'Union Européenne, Roumanie, Pologne, Estonie, et tant d'autres, corvéables à souhait. Ainsi on peut maintenant y assembler les Peugeot à moindre coûts, idem pour Renault et son miracle "Dacia", et pour des milliers d'autres entreprises, dont certaines n'avaient pas encore délocalisé. "Élargissement", veut dire 60 millions de nouveaux esclaves sur le marché pour pouvoir continuer à faire pression sur les salaires et les avantages et acquis sociaux des pays fondateurs.

3) Libre circulation des personnes...

Toutes les activités ne peuvent pas se délocaliser...même dans des pays pas forcément très éloignés. Les transports sont passés du bâteau au camion, mais les chauffeurs ont un coût, les véhicules aussi, et les accidents et dégâts matériels liés à des cultures de l'alcoolisation entre autres, occasionnent pas mal de dégâts. Malgré cela, les transporteurs ne se sont pas gênés pour délocaliser...la main-d'oeuvre, et le scandale "Dentressangles" n'en est que la partie émergée de l'iceberg ( http://www.europe1.fr/France/Dentressangle-un-taux-horaire-de-1-44-1108295/ ). 

Ainsi si la libre circulation des personnes peut être très hypocritement associée à des cadres tels que des études universitaires ou le tourisme, sur le terrain, ce sont des centaines de milliers de travailleurs au noir qui ont envahi nos chantiers, des plus grands aux plus petits, mettant à mal les pauvres travailleurs au noir locaux... 

"Libre circulation" veut dire circuler sans visas, librement : ainsi donc, des milliers de femmes enceintes viennent accoucher en France depuis les pays de "l'Europe élargie", ce qui leur confère d'office tous les avantages liés au "droit du sol" appliqué France (au demeurant, ces surcoûts énormes pour la sécurité sociale arrangent bien ceux qui souhaitent la démanteler, n'est pas M. De Castries ? 

On pourrait ne pas citer le problème de l'insécurité liée aux roms, aux réseaux de prostitution des mafias bulgares, à la libre circulation du cannabis depuis l'ex-Yougoslavie ( http://www.gentside.com/drogue/un-village-albanais-survit-grace-a-la-culture-du-cannabis_art41755.html ), ou des produits opiacés. 

Enfin, la libre circulation....a engendré une circulation bien particulière... : en Albanie (UN EXEMPLE PARMI BIEN D'AUTRES), 80 % des voitures très haut de gamme vendues ont été dérobées à leur propriétaire ! Il peut également s’agir de véhicules ayant fait l’objet de vols simulés dans le cadre de fraudes à l’assurance.

4) Union Européenne ? Sans fiscalité uniformisée, sans salaire minimum uniformisé, sans protections sociales uniformisées, ça sert à quoi, ou plutôt à qui... ?

On a le droit de se poser des questions ! Pourquoi envisage t-on une immigration massive ? Peut-être parce que l'Union Européenne n'a pas de salaire minimum ? Qu'il est plus lucratif d'être chômeur en France que salarié en Roumanie, malgré un faible taux de chômage ?

Il est probable que le Luxembourg aussi veuille se protéger de l'immigration massive des optimiseurs fiscaux, des fondations bidons, des sociétés écran, des négationnistes de l'ISF... ? Comment se fait-il que cette Europe s'élargisse, avant même d'avoir su harmoniser salaires, fiscalité, acquis sociaux ? Comment se fait-il que cette U.E. là permette à des français ou des allemands, de se domicilier en Belgique ou de domicilier leur entreprise au Luxembourg pour échapper aux taxes ? C'est ça, votre Europe ? Des salaires à 2€/ heure dans certains états membres, et des paradis fiscaux (Angleterre, Luxembourg, Belgique, Monaco, etc.) pour ruiner les finances des pays considérés comme riches (voir même des plus pauvres aussi) ? Cette Europe est proprement scandaleuse, et le restera tant qu'il suffira de changer de domiciliation au sein même de l'U.E. pour payer 10 fois moins d'impôts (de 14 à 18% de plafond d'impôt sur le revenu en Roumanie ou en Pologne, pas d'ISF au Luxembourg en en Belgique, aucun impôts pour les résidents monégasques, etc.)

5) La "guerre de l'Ukraine"... : une guerre pour plus de main d'oeuvre à meilleur marché... ?

Regardez bien attentivement la carte du chômage dans l'Union Européenne sur le lien suivant :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%B4mage_dans_l&#39 ;Union_europ%C3%A9enne )

Il n'y a plus que 3 pays très durement touchés par le chômage dans cette Union Européenne, et ça, on se garde bien de vous le dire : il s'agit de la France, la Grèce, et l'Espagne

Les derniers pays intégrés à l'U.E. sont les moins touchés, ce qui revient à dire que le coût de la main-d'oeuvre va y augmenter, d'une part (on en revient à la problématique de l'offre et la demande...), et que nos requins de la finance vont devoir soit rendre leurs emplois aux pays comme la France avant d'avoir pu en supprimer tous les avantages sociaux (donc adieu le marché français de l'assurance maladie privatisée pour Axa, Generali et consorts...), soit élargir encore leurs réserves de main-d'oeuvre bon marché ! Elargir... ? Quels pays d'Europe reste t-il à annexer pour ce faire ? Sans le moindre doute et sans la moindre hésitation, c'est l'Ukraine. La très récente signature à la va-vite (sans bases légales d'ailleurs) d'accords entre le gouvernement nazi de Kiev et l'Union Européenne, n'est pas lié aux ressources éventuelles en gaz de ce pays, en tout cas "pas que", mais est bel et bien liée à l'épuisement des gisements de main-d'oeuvre pas chère dans une union européenne qui a atteint ses limites géographiques ! Ce qui effraie au demeurant énormément les américains, puisque la seule alternative pour l'U.E. sera de s'allier avec la proche Russie de Vladimir POUTINE. S'il le veut bien. Et ça, ce n'est pas gagné.

 

CONCLUSION(S) :

L'immigration "massive" est bel et bien voulue par le monde de la finance, du patronat, des actionnaires. La proportion prise aujourd'hui par les "sous-traitants officiels" basés dans les nouveau pays de l'U.E. ainsi que la proportion prise par le travail au noir, sont autant de pertes sèches pour nos gouvernements : de plus en plus de chômeurs à indemniser, de plus en plus de travailleurs ne cotisant dans aucune caisse et ne payant aucun impôt, pas ou peu de charges sociales pour ceux qui sont "en déplacement". La libre circulation et l'immigration massive est aussi une très dure perte sèche pour tous ceux qui résident et habitent légalement dans nos pays avec leurs familles. Les premiers touchés par ce règne du travail low-cost des polonais ou des roumains, sont bel et bien nos concitoyens les moins qualifiés, qui sont souvent eux-mêmes d'origine étrangère. Ce sont ces familles que nous devons protéger.

EN TOUS LES CAS, L'UNION EUROPEENNE N'A AUCUNE RAISON VALABLE DE SIGNER QUELQUE ACCORD QUE CE SOIT AVEC LES AMERICAINS. 

La seule raison qui justifierait la signature de ces accords (TAFTA et autres), serait de faire porter à l'Union Européenne la charge de la gigantesque dette des USA, détenue par nos 8 superfamilles de la banque (4 aux USA, 4 en Europe) qui sont en faillite de fait, puisque les USA ne peuvent plus rembourser ladite dette ! (gisements de pétroles quasiment épuisés, réserves de gaz de schistes surévaluées de 97%, hégémonie sur l'informatique mourante...). TOUT SE PAIE. Il reste à déterminer par qui et surtout comment ! Sans signatures d'accords annexant la richesse de l'Europe par les USA, la finance est MORTE, y compris la Réserve Fédérale !

Gilles SONDEREGGER



17 réactions


  • xmen-classe4 xmen-classe4 9 juillet 2014 12:30

    les gens font peut etre moins d’enfant pour valoriser le cout du travail mais certain veulent garder un ratio de richesse.

    si on faisais comme le luxembourg, les algériens nous invahirai en disant qu’ils sont plus francais que nous.


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 9 juillet 2014 16:48

    Merci monsieur Asselineau pour cet éloquent article.


  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 juillet 2014 19:13

    Quel méli mélo ! La Suisse n’est ni dans l’ UE, ni dans l’euro !
    Mélanger la Suisse aux autres pays européens soumis aux Traités induit une confusion :
    La Suisse à 33% de sa population d’origine immigrée, italienne d’abord, puis espagnole et portugaise. Comme elle n’est n’est pas soumise aux Traités européens, elle régule comme elle l’entend l’immigration.

    Si vous voulez en faire autant, il faut sortir de l’ UE, comme le propose l’ UPR, qui propose, comme la Suisse, un referendum sur l’immigration.
    Les Français décideront. Point.

    En attendant, s’en prendre aux immigrés plutôt que décider de sortir de l’ UE, a un but politique : diviser les Français et soutenir sans le dire « le choc des civilisations » cher au Pentagone et à Huntington.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 juillet 2014 07:53

      anti gauchiste,
      Ben dites donc, vous ne devez pas souvent ouvrir les liens que je mets, ni fréquenter le site de l’ UPR !!! L’UPR ne fait que cela, expliquer les origines de la construction européenne, sa nocivité et pourquoi il faut en sortir au plus vite.
      Exemple récent : les GOPé, que le FN ne cite nulle part.

      Marine Le Pen, passe son temps à critiquer l’UE, comme tous les souverainistes, mais elle oublie toujours de dire qu’il faut sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN...
      C’est ballot... ! Un Alzheimer précoce sans doute :

      « Marine le Pen sur ITélé, le 8 Juillet 2014 » 


    • ecolittoral ecolittoral 10 juillet 2014 09:34

      Tout à fait d’accord avec Fifi !

      Du coup, je n’ai pas besoin d’écrire un commentaire plus long.


    • Gilles SONDEREGGER Gilles SONDEREGGER 11 juillet 2014 02:18

      La Suisse n’est ni dans l’U.E., ni dans la zone €uro, mais elle appartient à l’AELE, et est autant concernée par la libre circulation des personnes.

      33%, c’était il y a 20 ans, et quand je parle d’origine, je ne parle pas forcément de la dernière génération. 60% des personnes vivant sur le territoire suisse ont donc, même s’il faut remonter 4 générations, des racines étrangères (pas forcément basanées, il y a des russes, des roumains, des français, des anglais, des italiens, de sri-lankais, des indiens, des chinois, des allemands, et j’arrête là l’inventaire. Je pense qu’il n’ a pas un seul gamin dans la classe de mon fils de 6 ans, qui soit suisse d’origine à 100%, et pourtant son école est loin d’être au coeur d’une ZUP ou d’une ZEP. Personnellement, je suis suisse à 25% par mon grand-père. Ma fille est suisse à 12,5%, puisque je l’ai eue avec une française (qui avait des origines allemandes). Mon fils de 6 ans est lui aussi à 12,5% suisse, puisque sa maman est malgache. La Suisse a complètement changé en 20 ans, Madame Fifi !
      De plus, je ne m’en prends pas aux immigrés, mais aux calculs de la finance et de ses redélocaliseurs, ayant amené une ouverture excessive de l’U.E. vers l’est, qui représente une concurrence déloyale puisqu’il n’y a aucune harmonisation ni des salaires, ni des impôts, ni de la couverture sociale. 
      Je bien mentionne dans mon article « ce sont ces familles là qu’il faut protéger » : avez-vous compris que je parle des familles d’immigrés déjà installées en France (ou en Suisse) depuis 2 ou 3 générations, et qui souvent n’ont pas un niveau d’étude élevé, voir aucun diplôme ? Que leurs emplois sont précaires, et que l’ouverture de l’espace Schengen (auquel la Suisse appartient) à tous les pays de l’est de l’Europe les leur fera perdre à coup sûr (et à coûts sûrs pour les services sociaux) ? Mon voisin Nicola F., sans aucun diplôme, de sachant pas écrire en français, italien marié avec une portugaise, 47 ans, 3 enfants, vient d’être licencié pour « restructuration » après 17 ans « de boite » ! La restructuration étant que son patron a engagé 2 italiens qui n’ont aucune famille à assumer au coût de la vie suisse, à la place de mon ami, qui risque de ne plus jamais retrouver d’emploi dans la construction vu son âge. Le même phénomène de dumping a ruiné l’emploi espagnol au sud, ou ce sont des immigrés clandestins qui sont exploités à 3€/ heure, qui bénéficient des emplois de ceux qui sont installés en Espagne légalement.

  • stetienne stetienne 9 juillet 2014 20:00

    c est claire que les maffieux x enarque internationalisés sont pour l immigration


  • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 9 juillet 2014 20:10

    Bonsoir,

    Un article dont je partage la vision sur l’origine de l’immigration en Françe et en europe.

    J’apporterai juste une petite variante à votre conclusion concernant l’ukraine et les traités en cours de négociation, le TAFTA et le TISA.

    Je ne crois pas que les 8 (les usuriers) et leurs joujou (le complexe industriel et militaire « privé » des USA et leurs sous fifres européens), soit eux aussi d’accord avec votre conclusion.

    Tout d’abord ils ont faim d’energie, pétrole et gaz, dont le premier exportateur mondial est la Russie.

    Ensuite ils n’ont jamais cachaient leurs désirs de renverser le pouvoir en Russie, afin d’y mettre à sa tête un deuxième Eltsine, et recommencer à y exploiter sans vergogne toute les richesses naturelles, tout en y maintenant le peuple dans la souffrance et la faim, cela va de soit.

    C’est d’ailleur pour cela qu’ils ne cessent de provoquer la Russie, ils cherchent à nous entraîner, à entraîner l’europe dans une guerre contre les russes, vous imaginer les profits qu’ils y feraient, imaginer si ils arrivaient en plus à gagner, ils deviendraient de facto les maîtres du monde, et sauveraient leur petit billet vert.

    Leurs complices européen en profiterons eux aussi bien entendu, quelques miettes par-ci par-la, de toute façon les 8 savent très bien que le dollard est mort, et avec lui, leur dominations sur le monde. 

    Ils doivent donc impérativement rebattre les cartes, mettre en place ce nouvel ordre mondial si cher à Mr Jacques Attali.

    Leur chute est l’affaire de quelques jours, quelques semaine, quelques mois, le problème et que ces gens ne pourrons pas voir leur hégémonie s’eteindre sans nous entraîner avec eux dans leurs chutes, « ils n’ont pas suffisamment d’elegance et d’honneur pour s’efondrer dignement, en silence, ils entraînerons dans leurs chutes des milliards de femmes et d’enfant sans aucun scrupules, »quoi de plus simple qu’une guerre pour masquer un effondrement économique« , cela sera de toute façon une source de profits.

    Le TAFTA et le TISA seront les règles qu’ils compte appliquer après le choc de l’effondrement économique, ou de la guerre, la guerre me semble être plutôt l’option qu’ils aient choisi.

    Je finirai maintenant sur ce qui me désole le plus, il y a bien entendu cette folies et cette soif de pouvoir absolument sans limite chez certain d’entre nous, qu’il nous faudra bien sur un jour apprendre à canaliser, après être sortie de l’Europe, une nouvelle constitution (française) nous permettra »enfin" d’y arriver, en tout cas je l’espère, mais pour ma part, ce que je trouve le plus effrayant, le plus abject dans cette histoire, dans notre histoire, c’est cette complicité totale et sûrement vénale de toute cette classe politique, militaire et médiatique Française.

    Cordialement

    Franck

  • xmen-classe4 xmen-classe4 9 juillet 2014 23:41

    l’europe a besoin des produits américain comme les ordinateurs.


  • titi 10 juillet 2014 00:20

    « L’immigration  »massive«  est bel et bien voulue par le monde de la finance, du patronat, des actionnaires. La proportion prise aujourd’hui par les »sous-traitants officiels« basés dans les nouveau pays de l’U.E. »

    Bah alors faudrait savoir !! je croyais que le monde de la finance, du patronat, des actionnaires avait déjà tout délocalisé pour augmenter les profits ? A quoi ca sert l’immigration massive si les usines ne sont plus là  ?


  • titi 10 juillet 2014 00:36

    Petite précision

    « Donc, la Suisse a voté »non à l’immigration massive« , j’ose espérer que le mot »massive« puisse être compris en France, puisque moi, français ayant appris le français en France, je le comprends. »

    Bah en fait la vraie explication, c’est que comme pour le chômage, plus les cantons sont proches de la France plus le nombre de délits est important.

    Et comme pour le chômage dans les cantons frontaliers, les Suisses ont eu tôt fait de faire le lien entre délits, et proximité des « français »

    Proximité des « français », parce qu’au nom du politiquement correct il n’est pas possible d’appeler un chat un chat.

    Et puisqu’il ne leur est pas possible de fermer la frontières aux « français » uniquement, toujours pour des raisons de politiquement correct, ils ferment pour tout le monde.

    Les immigrés dont ils veulent se protéger, se sont les nôtres.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 juillet 2014 08:04

      titi,
      Le Nouvel Ordre Mondial est un monde sans frontières... pour les autres, car les USA savent se protéger quand ils en ont besoin...

      Mais tout a une fin, nombre de sociétés issues de grandes civilisations n’ont aucune envie de devenir des américains.
      Hervé Juvin :
      « La fin de la mondialisation et le retour des identités ».

      Comme l’écrit Paul Craig Roberts, les USA sont vomis par la plupart des pays du monde : « L’Amérique discréditée ».


    • titi 10 juillet 2014 11:46

      « Comme l’écrit Paul Craig Roberts, les USA sont vomis par la plupart des pays du monde : »

      Les Mc Do sont plein à craquer dans tous les pays du monde, et tous les jeunes portent des Nike, et écoutent Rihanna ou Pharrel Williams

      A par ça, les USA, personne n’en veut !


    • Gilles SONDEREGGER Gilles SONDEREGGER 11 juillet 2014 02:25

      @Titi 

      Oui et non. Il est clair que la délinquance en zones frontalières est fortement liée aux délinquants venant de « la France voisine », et même souvent depuis Lyon. Mais il ne faut pas oublier non plus que 130.000 français traversent chaque jour la frontière pour faire tourner, les hôtels, les restaurants, les banques genevoises. Et puis franchement, « fermer les frontières » n’a aucun intérêt. On entre en Suisse depuis l’Europe comme dans du beurre ! Les zones frontalières et l’économie suisse sont interdépendantes, indispensables les unes aux autres.

Réagir