vendredi 31 juillet 2009 - par Gaëtan Pelletier

Loués soient les chats !

 
Tu éternueras dimanche.
(Bartholo parlant à un domestique qui éternuait sans cesse)
 
Les Français prennent de l’avance sur leur retard
 
Il y a une chose intéressante dans la vie : c’est de voir jusqu’à quel point peut aller ce néanderthalien à cravate qui s’odorise à l’eau de Cologne et qui fait sont frais chié en essayant de ramasser tout ce qu’il y a de richesse sur Terre.
 
La France vient de perdre son dimanche :
Jeudi dernier, le Sénat français a adopté de justesse un projet de loi qui permettra à un plus grand nombre d’établissements d’ouvrir leurs portes le dimanche. Mais les jeux ne sont pas faits ; l’opposition socialiste a annoncé qu’elle contesterait le nouveau texte devant le Conseil constitutionnel, l’équivalent de notre Cour suprême. Pratte, La Presse
 
« Pourquoi continuer d’empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche ? a lancé le président l’an dernier. C’est un jour de croissance en plus, c’est du pouvoir d’achat en plus. » Et d’ajouter : « Est-il normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ? » 
 
Sieur de Sarko est en train de se faire massacrer par dans la presse française : on joue au pendu avec ce dernier, mais à l’envers. On est dans la « détestation » de son président à lui arracher les membres un à un.
 
J’espère que quelqu’un en France fait la cueillette de ses propos. Il aura au moins contribué à l’épaisseur du sottisier mondial…
 
Si tu aimes le soleil, tape des mains (air connu)
 
En effet, dans l’astrologie populaire romaine, chaque jour portait le nom d’une planète et comme il n’y en avait que sept (y compris le soleil, car on pensait à l’époque qu’il tournait autour de la terre), ce cycle coïncidait par un heureux hasard avec le rythme de la semaine juive de sept jours.
 
La querelle du dimanche est loin d’être nouvelle. On le sait, elle s’est faite au Québec dans les années 80 et 90. Ici, on a perçu la chose comme un combat entre la laïcité et la religion.
 
Le dimanche comme jour de repos dans la culture gréco-latine remonte à un décret de l’empereur Constantin Ier, le 7 mars 321 : « Au jour vénérable du soleil, que les magistrats et les habitants se reposent et que tous les ateliers soient fermés ».
Il n’y avait pas en ce temps-là de chaînes de supermarchés qui voulaient « ouvrir la grille horaire » pour concurrencer. On peut maintenant aller se chercher un litre de lait à 4 heures du matin, mais pas de bière. La bière, c’est sacré au Québec…
 
Ce qui fit que certains dépanneurs durent fermer et d’autres se tourner vers des produits différents : les pétards à mèche, les films 3 X, et le pain blanc-long.
 
Les propos de Sarkozi et les avantages du PIB sont-ils si sensés ? … Si on étend un carré de beurre sur trois tranches de pain, ça ne fait pas plus de beurre. À moins qu’on veuille l’argent du pain et du beurre…
 
Bouffer du dimanche
 
Il est un phénomène étrange qui se produit le jour où l’on commence à penser que l’on se croit vieux : on visite les rubriques nécrologiques… Un peu comme pour se trouver une moyenne de longueur de vie après la visite…
 
C’est ce qui m’arriva un jour. Je notai, éberlué, que les religieuses avaient une espérance de vie hors de l’ordinaire. Raison ? Je pense qu’elles bouffent du dimanche plus que tous les autres jours de la semaine. Et ce n’est pas niais. Elles passent leur temps à égrener des chapelets. Des études ont démontré que la prière a les mêmes effets sur le cerveau que la méditation transcendantale : elle abaisse les ondes alpha, ralentit le rythme cardiaque et stabilise la pression artérielle.
 
Je sais bien que personne ici n’ira se cloîtrer pour vivre plus longtemps… Dans nos vies affolées – dérobés des dimanches – on essaie de trouver une solution rapide à nos maux : pas de temps à perdre.
 
On peut se précipiter chez son médecin qui a une panoplie de couleurs de ces rafistoleurs (sic) d’âmes en peine, épuisées, la langue pendue sur celles de leurs espadrilles…
 
Le bon Dieu est dans le détail. ( Gustave Flaubert).. 
 
Le commerce de détail, on dirait… D’après une étude, 50% des gens veulent que les commerces ouvrent le dimanche, et 50% non. Ça varie de quelques points…
Maintenant qu’on s’est converti au thé vert pour sauver son corps, il reste au moins d’autres solutions vertes pour ravoir nos dimanches : louer des chats.
 
 De plus en plus de Japonais stressés par la crise ont trouvé un remède pour se détendre. Ils vont passer une heure ou deux dans des « cafés à chats » ! Les félins sont disponibles pour se faire caresser ou même pour jouer avec les clients.
7 euros, consommation non comprise… ( La Presse)
 
La folie des animaux de compagnie bat toujours son plein au Japon. Il y aurait plus de 20 millions d’animaux domestiques dans l’archipel nippon. Mais, les conditions de vie des Japonais ne leur permettent pas toujours d’avoir un animal chez eux. Qu’importe, ils peuvent désormais prendre un verre avec des chats où louer un chien. Aujourd’hui le japon
 
Ça ne nous ramène pas nos dimanches d’antan,  sauf que c’est devenu un investissement : pas besoin de prendre le chapelet, suffit d’éviter Lacroix .
 
Tant qu’à y être… Aussi bien essayer de grossir ses revenus par une autre avenue…On peut toujours chercher à gagner sa vie avec tous les éclopés de la société de consommation en inventant des jeux qui rapportent de l’argent, mais qui dénaturent l’homo érectus  ( homme dressé droit), devenu d’un aplatventrisme qui le ramène sur ses quatre pattes.
 
C’est en passant devant la photo de nos enfants, un peu vieux déjà, que j’y ai pensé…
 
On dit qu’il en coûte pas loin de $200,000 pour mener un enfant à « terme »….
Gageons que dans peu de temps, il y aura un de ces crétins qui trouvera le moyen de louer des enfants à des « endommagés affectifs » , ou parents qui veulent se pratiquer avant d’en avoir : 
- Bon ! On vous les loue pour Noël, ramenez-les-nous au jour de l’an.
C’est peut-être un peu fort… Revenons à nos chats.
Quand ma femme est revenue à la maison – j’avais regardé nos deux chats pendant des heures, en me disant que – peut-être que… J’ai tout simplement imaginé le scénario :
- Et si on louait les chats ?
Je ne la vois pas tout de suite emballée, sauf que au prix qu’ils nous coûtent et au prix qu’ils pourraient nous rapporter…
- Tu… Tu pourrais aller magasiner…
- LOUÉS SOIENT LES CHATS !
Sapré Sarko ! Moche en politique , mais pour les femmes, il est doué.
 


5 réactions


  • Paul Cosquer 31 juillet 2009 13:02

    Lou Essoi lécha. Certes ! mais encore ?


  • Massaliote 31 juillet 2009 14:14

    Article très bien ficelé. Sarko nous a bien eus ! Il ne nous restera que nos chats. Les louer, nous ne le ferons jamais assez !Sur le fond, le travail du dimanche appelle à la dérèglementation totale du temps de travail. Pour les congés « maladie » nous savons déjà qu’en cas de pandémie de grippe A toutes les précautions sont prises pour prévoir le télétravail du personnel des entreprises (même s’il est atteint ?). De toutes façons nos gouvernants montrent l’exemple (Rachida, congé maternité 5 jours – NS, reprise du boulot dès sa sortie de l’hôpital). Dans le futur, nous arriverons à une situation similaire, dans le Nouvel Ordre Mondial : « L’horaire de travail varie avec la saison. On travaille tant qu’il fait jour : aussi passe-t-on d’un horaire minimum l’hiver (de 8 heures à 12 heures et de 12h30 à 16 heures) à un horaire maximum l’été (de 6h30 à 12 heures et de 13 heures à 18 heures). En aucun cas les déportés ne peuvent travailler quand il fait nuit ou lorsque le brouillard est intense, alors que le travail a lieu régulièrement par temps de pluie ou de neige, ou, (et c’est très fréquent) lorsque souffle le terrible vent des Carpates ; cela, pour la simple raison que l’obscurité ou le brouillard pourraient favoriser les tentatives de fuite. Un dimanche sur deux est un jour de travail. Et comme les dimanches dits fériés se passent en réalité à travailler à l’entretien du camp au lieu de travailler à la Buna, les jours de repos effectif sont extrêmement rares » (Primo Levi, Si c’est un homme.


  • LaEr LaEr 31 juillet 2009 15:17

    « J’ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure. »
    Hippolyte Adolphe Taine


  • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 31 juillet 2009 16:00

    @Chanteclerc,
    7 euros l’heure...
    Vous voulez les miens ?
    Je les ai mis sur Ebay....
     smiley
    Ce qui est agaçant avec ces « petites lois » c’est que peu à peu nos libertés en prennent un coup.
    Soldat de la mondialisation...
    Peut-être que Obama va aller faire du shopping avec son Air Force 1.
    Bonne journée !


  • Fergus fergus 31 juillet 2009 17:03

    Je déteste ces chats abyssins !


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