samedi 14 février - par Antoine Christian LABEL NGONGO

Lutte contre le racisme / antisémitisme et responsabilité politique : vers une inéligibilité automatique des élus condamnés ?

La lutte contre le racisme et l’antisémitisme constitue un pilier de l’État de droit français. Dans un contexte marqué par la recrudescence d’actes antisémites et la polarisation du débat public, le président Emmanuel Macron a récemment appelé à un renforcement des sanctions, a proposé notamment une peine d’inéligibilité obligatoire pour tout élu condamné pour des actes ou propos antisémites ou racistes.

Cette prise de position soulève une double interrogation :

  • l’effectivité réelle des dispositifs existants,
  • et l’égalité de traitement face aux discours controversés émanant de responsables politiques.

L’analyse exige rigueur, distinction conceptuelle et neutralité juridique.

Depuis plusieurs années en France, la lutte contre l’antisémitisme et le racisme est au centre des débats politiques, judiciaires et sociétaux. Ces combats s’appuient sur des lois républicaines strictes (interdisant notamment l’incitation à la haine raciale ou religieuse), et sur une mémoire historique marquée par des drames comme l’Affaire Dreyfus ou l’Holocauste.

Emmanuel Macron, dans une de ses allocutions du 13 février 2026, a dénoncé un « hydre antisémite » qui se propage dans la société française, à l’occasion du 20e anniversaire de l’assassinat d’Ilan Halimi (victime d’un crime antisémite en 2006).

Il a également insisté pour que des plateformes en ligne soient tenues responsables des discours de haine diffusés sur Internet.

L’objectif affiché est de renforcer l’arsenal juridique et moral de la République contre ces fléaux.

1/ Vers quoi le Président de la République veut aller ?

Macron s’est appuyé sur :

  • le constat de niveaux élevés d’actes antisémites, même s’ils ont légèrement diminué en 2025, ils demeurent historiquement hauts et représentent une majorité des actes antireligieux signalés en France.
  • la mémoire d’un crime historique, horrible (le jeune Ilan Halimi, assassiné parce que juif), pour souligner la nécessité d’une mobilisation nationale.

Dans ses propos, Macron cherche à :

  • Positionner clairement l’État contre toute forme de racisme ou d’antisémitisme — slogan républicain fort : la haine n’a pas sa place en démocratie.
  • Rendre politiquement responsables ceux qui tiennent de tels propos, en proposant des sanctions politiques (inéligibilité), pas seulement judiciaires.
  • Renforcer la régulation du web, responsable selon lui de la diffusion accélérée de discours de haine.
  • Solliciter une action européenne pour limiter la propagation de contenus haineux sur Internet.

La logique est donc à la prévention et à la dissuasion, au-delà de la simple condamnation judiciaire.

2/ Exemples de propos controversés attribués à des hommes politiques en France

Dans le débat politique français, certains propos ont été jugés racistes ou discriminatoires par l’opinion publique ou des opposants, même s’ils n’ont pas toujours donné lieu à des poursuites :

Déclarations rapportées d’Emmanuel Macron dans une enquête de presse évoquant une phrase jugée raciste (« …c’est rempli de Mamadou… ») — largement démenties par l’Élysée mais amplement relayées dans le débat public.

Ce type de propos a été dénoncé par plusieurs organisations et responsables politiques, bien qu’aucune action judiciaire spécifique n’ait été engagée.

Des membres du parti de Marine Le Pen et du Rassemblement national ont parfois tenu des propos et positions jugés xénophobes ou stigmatisants à l’encontre des migrants (noirs et autres) y compris des musulmans (certains discours historiques critiquant les prières musulmanes dans les rues ou l’immigration).

 

Des candidats ou militants d’extrême droite ont été mis en cause pour des propos violents dans des tracts, mais ces discours n’ont pas toujours abouti à des sanctions juridiques ou politiques.

Nadine Morano (ex-UMP / LR) – ex députée et ancien ministre déléguée à l’apprentissage

En 2015, elle déclare que la France est « un pays de race blanche ». Ces propos ont suscité une vive polémique nationale. Elle n’a pas été condamnée pénalement pour cette déclaration. La LICRA dans cette affaire ne l’a pas attaquée. Cette affaire illustre la frontière entre : propos politiquement controversés et qualification pénale d’incitation à la haine.

Brice Hortefeux (UMP) – ex député et ancien ministre de l’Intérieur. En 2009, lors d’une université d’été, il tient des propos concernant « les Auvergnats » et un militant d’origine maghrébine. Il a été condamné en première instance, puis relaxé en appel en 2011. Cela montre que la qualification juridique d’un propos raciste peut évoluer selon les juridictions,

et que la responsabilité pénale n’est pas automatique. La LICRA ne l’a pas non plus attaqué ou accusé pour racisme.

Nicolas Sarkozy (UMP) qu’on ne désigne plus. Certaines déclarations passées (ex. « Kärcher », « racaille » en 2005) ont été critiquées pour leur tonalité stigmatisante.

Cependant : ces propos n’ont pas donné lieu à condamnation pénale pour racisme.

Il paraît que phrases relèvent davantage du débat politique et de l’interprétation que de la qualification pénale stricte.

Remarque importante : La qualification de « raciste » ou « antisémité » dépend souvent de l’interprétation politique et médiatique. Tous ces propos n’ont pas été poursuivis pénalement. Le débat public, lui, les a placés sous observation sans forcément déboucher sur des condamnations devant les tribunaux.

3/ Le cadre juridique français

La France dispose d’un arsenal législatif robuste :

  • Loi de 1881 sur la liberté de la presse
  • Lois dites « Pleven » (1972)
  • Lois Gayssot (1990)

La répression suppose :

  • un élément intentionnel,
  • une qualification précise (injure raciale, provocation à la haine, diffamation raciale).

Tous les propos choquants ne constituent pas juridiquement une infraction.

4/ Pourquoi certaines affaires ne donnent pas lieu à poursuites par la LICRA ?

On pourrait chercher plusieurs explications objectives :

  • Stratégie contentieuse sélective
  • Insuffisance juridique des éléments
  • Priorité donnée à des affaires jugées plus graves
  • Action du parquet indépendamment des associations

Il n’est trouvé nulle part une trace de la défense de noirs ou maghrébins défendue par la LICRA. Certes, il n’existe aucune obligation légale pour une association de poursuivre chaque cas médiatique.

5/ Antisionisme et antisémitisme : une distinction fondamentale

Antisémitisme : haine ou discrimination envers les personnes juives en raison de leur appartenance religieuse ou ethnique.

Antisionisme : critique d’une idéologie politique liée à l’existence ou à la politique de l’État d’Israël.

Ne pas confondre ces notions est indispensable :

  • la critique d’une politique d’État relève du débat démocratique,
  • la stigmatisation d’un groupe religieux relève du droit pénal.

Toute confusion affaiblit la clarté juridique et le débat public.

6/ La LICRA : nature juridique et pratiques contentieuses

La LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) est une association loi 1901.

Elle a engagé des actions judiciaires contre des responsables politiques, notamment :

  • contre JeanMarie Le Pen, à plusieurs reprises, pour des propos qualifiés d’antisémites ou négationnistes (affaires ayant conduit à des condamnations judiciaires) ;
  • dans différentes affaires impliquant des élus ou candidats tenant des propos jugés constitutifs d’infractions.

La LICRA ne poursuit pas systématiquement les personnes tenant des propos racistes.

Il est certain qu’aucune association n’a l’obligation légale de poursuivre chaque déclaration controversée.

Ses actions dépendent :

  • de la qualification juridique des faits,
  • de la stratégie contentieuse,
  • de la recevabilité procédurale,
  • des priorités institutionnelles.

7/ Les responsables politiques et la question de l’égalité devant la loi

Plusieurs responsables politiques de différents partis ont été mis en cause pour des propos controversés au cours des dernières décennies.

Certaines affaires ont donné lieu à :

+ des poursuites,

+ des relaxes,

+ des condamnations,

+ ou aucune procédure faute d’infraction constituée.

Le principe directeur demeure celui de l’égalité devant la loi, qui implique :

  • absence d’immunité pénale pour les propos racistes ;
  • mais également absence de poursuite en l’absence d’infraction caractérisée.

L’État de droit suppose une appréciation au cas par cas.

CONCLUSION

Dans le contexte politique français actuel, les propos récents d’Emmanuel Macron sur l’antisémitisme et le racisme s’inscrivent dans une volonté de renforcer les instruments républicains de lutte contre la haine tout en répondant à des réalités sociales préoccupantes (actes de haine, proportion élevée d’actes antisémites, propagation de discours de haine sur Internet).

Son discours entend pousser l’ensemble de la société — institutions, élus, justice, éducation et plateformes numériques — à agir de manière plus efficace et plus préventive, en associant sanctions politiques et responsabilité collective.

La réalité du débat politique montre cependant que :

  • certains propos jugés racistes ou discriminatoires sont souvent déniés ou contestés par ceux qui les tiennent, et
  • que des figures politiques françaises ont fait l’objet de critiques publiques importantes, même sans poursuites juridiques.

Enfin, il est crucial, surtout dans un cadre académique ou professionnel, de ne pas confondre antisionisme (critique politique) avec antisémitisme (discrimination envers les personnes juives) : l’un relève du débat d’idées, l’autre du déni des droits fondamentaux.



22 réactions


  • SilentArrow 14 février 16:26

    @Antoine Christian LABEL NGONGO

    C’est ça, luttons contre le racisme en cessant d’importer des populations racistes qui détestent le blancs et en foutant à la porte tous ceux qui se sont infiltrés illégalement.

    Et en interdisant le Coran qui prône une doctrine suprémaciste et une organisation politique qui n’a rien à envier à l’apartheid.


    • SilentArrow 16 février 11:23

      @Zolko
       

      Alors ajoutons la Thora à cette interdiction, car question doctrine suprémaciste ça en impose 

      C’est vrai, mais la Thora a une excuse : elle a été écrite à une époque barbare et elle ne vise pas nommément les chrétiens.
      Les Évangiles apportent les bienfaits de l’hellénisme sur le monde sémitique arriéré.
      Le Coran, c’est un retour de plusieurs siècles en arrière au moment où il a été pondu. Et le Coran vise nommément les chrétiens.

    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 16 février 13:49

      @SilentArrow

      Votre réaction exprime une inquiétude réelle face au racisme. Mais les solutions que vous proposez soulèvent plusieurs difficultés juridiques et factuelles importantes.

      1) Le racisme n’est pas importé, il est universel

      Le racisme n’est pas l’apanage d’un groupe, d’une religion ou d’une origine géographique. L’histoire européenne elle-même — de l’esclavage colonial à l’Affaire Dreyfus — montre que le racisme est un phénomène transversal.

      Assimiler des populations entières à une idéologie raciste revient précisément à adopter un raisonnement de nature discriminatoire. Le droit français repose sur la responsabilité individuelle, non sur la culpabilité collective.

      2) Immigration et délinquance raciste : distinction nécessaire

      Les politiques migratoires relèvent du débat démocratique. Mais établir un lien automatique entre immigration et racisme n’est ni juridiquement fondé ni statistiquement démontré de manière générale.

      La République française distingue :

      • la situation administrative (régularité du séjour),

      • les comportements pénalement répréhensibles,

      • et l’appartenance religieuse ou culturelle.

      Confondre ces plans affaiblit le débat public.

      3) Interdire un texte religieux : un obstacle constitutionnel majeur

      Interdire le Coran impliquerait une remise en cause directe :

      • de la liberté de conscience (article 10 de la Déclaration de 1789),

      • de la liberté de culte,

      • et de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État.

      La France ne reconnaît ni ne censure un culte en tant que tel. Elle sanctionne uniquement les actes ou propos constituant une infraction.

      D’ailleurs, aucun texte religieux majeur — qu’il s’agisse de la Bible, du Talmud ou du Coran — n’est appliqué en bloc dans les sociétés modernes ; ce sont les interprétations extrémistes qui posent problème, et celles-ci sont déjà sanctionnées lorsqu’elles incitent à la haine ou à la violence.

      4) Le principe d’égalité devant la loi

      Le combat contre le racisme consiste précisément à refuser :

      • la hiérarchisation des groupes humains,

      • la généralisation,

      • la désignation collective d’un groupe comme intrinsèquement dangereux.

      Dire que des populations « détestent les blancs » revient à essentialiser des millions de personnes diverses dans leurs opinions et leurs trajectoires.

      Le droit français protège toutes les personnes contre les discriminations — y compris les personnes blanches si elles en sont victimes. La lutte contre le racisme n’est pas à géométrie variable.

      5) Le débat politique peut être ferme sans devenir discriminatoire

      On peut :

      • débattre des flux migratoires,

      • critiquer certaines politiques d’intégration,

      • dénoncer des dérives communautaristes,

      • combattre l’islamisme radical,

      sans pour autant viser une religion entière ou des personnes en raison de leur origine.

      C’est cette ligne de crête qui distingue un débat républicain d’un discours discriminatoire.

      En résumé :
      Lutter contre le racisme ne peut pas consister à adopter une logique de rejet global ou d’interdiction religieuse. L’État de droit repose sur la liberté de conscience, la responsabilité individuelle et l’égalité devant la loi.

      Si l’objectif est réellement de défendre les valeurs républicaines, alors la cohérence impose de les appliquer à tous sans exception, sans stigmatisation collective et sans abandonner les principes constitutionnels qui fondent la République.


    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 16 février 13:54

      @Zolko

      Je comprends l’intention de votre remarque : elle souligne que l’on ne peut pas appliquer un raisonnement sélectif à un seul texte religieux sans tomber dans l’arbitraire.

      Cela dit, la logique d’interdiction généralisée des textes religieux pose un problème de principe majeur dans un État de droit.

      En France, la liberté de conscience et la liberté de culte sont protégées par :

      • l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789,

      • la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État,

      • la jurisprudence constante du Conseil constitutionnel et de la Cour européenne des droits de l’homme.

      Interdire un texte religieux qu’il s’agisse du Coran, de la Torah ou de la Bible reviendrait à rompre avec ces fondements constitutionnels.

      Par ailleurs, qualifier globalement un texte religieux de « suprémaciste » pose une difficulté méthodologique :

      • Les textes religieux sont anciens, pluriels, interprétés de multiples manières.

      • Ils contiennent des passages historiques, normatifs, symboliques et théologiques.

      • Ce ne sont pas les textes en eux-mêmes qui constituent une infraction, mais l’usage qui peut en être fait pour justifier la haine ou la violence.

      Le droit français ne sanctionne pas les croyances ; il sanctionne les actes et les propos qui constituent une infraction (provocation à la haine, injure raciale, discrimination, etc.).

      En ce sens, votre remarque met en évidence un point important : si l’on adopte une logique d’interdiction fondée sur des lectures littérales et accusatoires, aucune tradition religieuse n’échapperait à la critique.

      C’est précisément pour éviter cette dérive que la République distingue :

      • la liberté de croire (ou de ne pas croire),

      • la critique légitime des religions,

      • et l’incitation à la haine envers des personnes.

      La cohérence juridique impose donc de défendre la liberté de conscience pour tous, tout en combattant fermement les discours et actes discriminatoires d’où qu’ils viennent.

      C’est cette ligne d’équilibre qui protège à la fois la liberté et l’égalité.


    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 16 février 13:58

      @SilentArrow

      Votre propos appelle plusieurs clarifications importantes.

      D’abord, qualifier des civilisations ou des cultures de « monde sémitique arriéré » ne relève pas d’une analyse historique, mais d’un jugement de valeur globalisant. Ce type d’expression essentialise des ensembles humains extrêmement divers et complexes. L’histoire montre au contraire que les mondes juif, chrétien et musulman ont chacun produit, à différentes périodes, des avancées philosophiques, scientifiques et juridiques majeures.

      Ensuite, affirmer qu’un texte religieux serait intrinsèquement « en avance » ou « en retard » par rapport à un autre repose sur une lecture linéaire et simplifiée de l’histoire.

      • La Torah est issue d’un contexte antique du Proche-Orient.

      • Les Évangiles s’inscrivent dans un monde marqué par l’hellénisme, mais aussi par des tensions religieuses et politiques fortes.

      • Le Coran apparaît au VIIe siècle dans un environnement tribal et impérial spécifique.

      Tous ces textes comportent des passages qui reflètent les réalités et les conflits de leur époque. Aucun ne peut être compris hors de son contexte historique.

      Par ailleurs, le fait qu’un texte mentionne ou critique d’autres groupes religieux n’est pas en soi exceptionnel dans l’histoire des religions. Les controverses théologiques entre juifs, chrétiens et musulmans ont existé dès l’Antiquité tardive. Cela relève de dynamiques religieuses anciennes, non d’une hiérarchisation moderne des personnes.

      Le point fondamental, dans une société démocratique contemporaine, est le suivant :
      ce ne sont pas les textes anciens qui régissent l’ordre juridique, mais la Constitution et les lois de la République.

      Aujourd’hui, aucun texte religieux qu’il s’agisse de la Torah, des Évangiles ou du Coran n’a d’autorité normative en droit français. Ce qui compte, ce sont les comportements et les interprétations actuelles.

      Enfin, opposer des traditions religieuses en termes de supériorité civilisationnelle ou de « progrès » alimente davantage les fractures qu’il ne contribue à un débat apaisé. L’exigence républicaine consiste précisément à protéger les personnes, quelles que soient leurs croyances, tout en permettant la critique raisonnée des idées.

      La fermeté contre l’extrémisme est nécessaire.
      Mais elle gagne en crédibilité lorsqu’elle s’appuie sur l’analyse historique et le droit, plutôt que sur des jugements globaux visant des civilisations entières.


    • SilentArrow 17 février 01:58

      @Antoine Christian LABEL NGONGO

      Vos arguments sont biaisés par le fait que vous considérez l’islam comme une religion parmi d’autres et qui devrait bénéficier de tous les droits que la république accorde aux religions.

      L’islam n’est pas une religion ; c’est une idéologie totalitaire déguisée en religion. Une idéologie totalitaire comme le nazisme, avec un livre, le Coran, comparable à Mein Kampf.

      On ne peut pas interdire aux gens de croire ce qu’ils croient, mais on peut interdire la propagation de documents sulfureux comme le Coran et les lieux de culte qui aux dires du sultan Erdogan sont les casernes de l’armée d’Allah.

      Si la France n’éradique pas cette peste verte de son territoire, elle va se transformer progressivement en shithole islamique comme les pays du nord de l’Afrique. Et on sait comment les « républiques islamiques » respectent la liberté de religion.

      Par conséquent, défendre une secte intolérante au nom de la tolérance et de grands principes républicains, c’est absurde, c’est du suicide.


    • SilentArrow 17 février 02:21

      @Antoine Christian LABEL NGONGO
       

      Le droit français repose sur la responsabilité individuelle, non sur la culpabilité collective.

      Pas en temps de guerre. En temps de guerre vous tirez sur un soldat ennemi sans vous demander quelles sont ses responsabilités individuelles dans la guerre qui vous est faite.

      L’islam a déclaré la guerre à tout ce qui n’est pas l’islam le jour 1 de l’an 1 du calendrier bédouin. Que les mahométans quittent cette armée d’Allah ou qu’ils assument le fait d’être considérés comme les soldats d’une armée d’invasion sans pleurnicher à l’intolérance.


  • Fanny 14 février 17:27

    une peine d’inéligibilité obligatoire pour tout élu condamné pour des actes ou propos antisémites ou racistes.

    Notre démocratie est déjà en partie confisquée par des fonctionnaires non élus (CC, CE …). Confier aux magistrats le pouvoir de décider qui a le droit de se présenter aux élections serait la fin de la démocratie, l’instauration d’un nouveau régime : la République des Fonctionnaires du Syndicat de la Magistrature.

    Ceux du « mur des cons » ne seraient plus éligibles.

    Le citoyen numérisé, sous surveillance vidéo dès un pied dehors, dirigé par des technocrates fonctionnaires, ça va pas le faire, ça va péter.

    Décidément, Macron n’aime pas la Liberté.


    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 16 février 14:03

      @Fanny

      Je comprends vos préoccupations sur la séparation des pouvoirs et la protection des libertés individuelles. Elles touchent à un point fondamental de toute démocratie : qui décide des règles et comment garantir que les citoyens restent maîtres de leurs choix.

      Toutefois, il est important de préciser quelques éléments :

      1. Le rôle des magistrats n’est pas arbitraire

        • Dans le système français, l’inéligibilité ne serait pas décidée de manière discrétionnaire par un juge, mais résulterait d’une condamnation pénale prononcée selon les lois existantes.

        • La justice applique des textes précis (injures raciales, provocation à la haine, discrimination) et garantit les droits de la défense, les recours et la transparence.

        • Les magistrats ne créent pas de sanctions d’eux-mêmes : ils appliquent la loi votée par le Parlement, ce qui reste conforme à la démocratie.

      2. Objectif de l’inéligibilité

        • Il ne s’agit pas de limiter la liberté politique, mais de protéger le débat public et les institutions contre ceux qui ont été jugés responsables de propos ou actes discriminatoires graves.

        • C’est comparable à d’autres situations où la loi interdit certaines fonctions à des personnes condamnées pour corruption ou violence : il s’agit de cohérence civique, pas de technocratie.

      3. Liberté et responsabilité vont de pair

        • La liberté de se présenter aux élections est un droit fondamental, mais elle n’est pas absolue : elle coexiste avec la responsabilité pénale et le respect des droits d’autrui.

        • La République protège la liberté, mais elle protège aussi l’égalité et la dignité de tous face aux discours de haine.

      4. La démocratie ne disparaît pas

        • Garantir que des élus condamnés pour racisme ou antisémitisme ne puissent pas exercer de mandat ne transforme pas la France en « République des fonctionnaires ».

        • Les citoyens conservent l’essentiel : le pouvoir de voter, de débattre, de s’informer et de choisir leurs représentants.

      En résumé, renforcer les sanctions contre le racisme ou l’antisémitisme dans l’exercice d’un mandat électif cherche à concilier deux principes : la liberté politique et la protection de la dignité humaine. L’un ne doit pas annuler l’autre, et le droit français veille précisément à cet équilibre.


    • Fanny 23 février 10:45

      @Antoine Christian LABEL NGONGO
      Le rôle des magistrats n’est pas arbitraire

      Mais des lois mal conçues les autorisent à juger selon leurs choix idéologiques.

      Cela dit, superbe discours, rien à redire. Serait bien noté à Sciences po., l’école des Cadres du Système oligarchique (comme il a existé l’école des Cadres du PCF).

      Mais tout ça conduit à la tyrannie, au pire.

      Comment ? Par les mécanismes IVG et Euthanasie. Au départ, c’est tout bon, belles lois, puis ça dérive vers l’horrible (moyen de contraception gratuit, l’euthanasie des enfants).

      C’est en partie le communautarisme qui nous entraîne vers cette suppression de la liberté de parole, tout devenant diffamatoire, raciste, antisémite. Mais les USA parviennent néanmoins à maintenir une certaine liberté de parole malgré une société communautaire.

      Chez nous en France, ça ne marche pas, chaque petit pas vers la protection de l’individu par une nouvelle loi donne au juge la possibilité de condamner n’importe qui, avec des choix arbitraires selon l’idéologie du prévenu (les juges, moyenne bourgeoisie, n’aiment pas beaucoup l’extrême droite (le tiers des Français) et ses prolétaires, mais affectionnent les immigrés, tout comme la haute bourgeoisie industrielle et financière).

      Tout ça nous conduit vers une société du silence, de l’étouffement, de la peur du « dérapage »/doxa.

      On n’ose plus la Liberté, on bâtit une société de la crainte, de la peur, tout ça pour le confort supposé de l’Individu roi. La Fraternité était déjà mal en point, avec le recul de la chrétienté et la compétition entre religions du Livre. Reste l’Egalité, mais mal comprise, elle conduit au recul du pays, dannée en année.

      Tout ça m’amène à dire que « ça ne peut pas continuer comme ça ». Ca devrait péter un de ces jours. L’oligarchie a perdu pied, ne sent plus le peuple, se noie dans le formalisme, le juridisme et la normalisation, ne s’occupe que de ses intérêts qui ne ruissellent pas. Des mécanismes politico/juridico/médiatiques parviennent encore à protéger l’oligarchie qui arrive à imposer ses choix (élimination de Fillon, de Le Pen, Dieudonné ...), mais on approche des limites.


  • Com une outre 14 février 22:24

    Macron veut faire l’inverse de ce que vous recommander, c’est à dire fusionner l’idée politique antisionisme et la notion de racisme  antisémitisme. C’est la porte ouverte à tous les abus et une atteinte directe, comme toujours de sa part, à la liberté d’opinion et d’expression. Une inéligibilité automatique n’est donc qu’une manœuvre politique et une très mauvaise idée puisqu’une atteinte directe à la démocratie et surtout à l’expression des contre-pouvoirs. C’est tout l’intérêt pour Macron dont nous savons tous qu’il n’a rien d’un démocrate et qu’il est sous l’influence permanente de « lobbies » étrangers. Pas la peine de les citer.


    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 16 février 14:08

      @Com une outre
      Il est important de distinguer clairement antisémitisme et critique politique d’un État (antisionisme).

      L’inéligibilité automatique proposée par Macron concerne tous les actes ou propos racistes et antisémites, pas seulement ceux visant la communauté juive. La loi sanctionne ce qui incite à la haine ou à la discrimination, pas les opinions ou critiques politiques. L’objectif est de protéger la démocratie et l’égalité, tout en respectant la liberté d’expression.


  • sylvain sylvain 15 février 12:06

    Pour le moment, meme si ca commence a bien se lacher, la plupart des politiciens surveillent encore leurs discours. 

    C’est plus problematique au niveau de la violence du quotidien, surtout dans les campagnes ou l’extreme droite commence a faire regner une forme de terreur


    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 16 février 14:10

      @sylvain
      Vous soulevez un point important : le contrôle des discours politiques est un aspect, mais la lutte contre le racisme et la violence quotidienne reste cruciale, surtout dans certaines zones où des actes xénophobes ou intimidants se produisent. La proposition d’inéligibilité automatique vise à renforcer la responsabilité des élus et à donner un signal clair contre toute forme de haine, tout en laissant la liberté d’expression intacte pour les opinions légitimes.


    • SilentArrow 17 février 02:28

      @sylvain
       

      C’est plus problematique au niveau de la violence du quotidien, surtout dans les campagnes ou l’extreme droite commence a faire regner une forme de terreur

      La violence de l’extrême droite ?

      La « Jeune Garde », alliée de Mélenchon et qui vient d’assassiner lâchement un innocent est-elle considérée comme l’extrême droite ?

      En tous cas, c’est ce genre de salopards qui commencent à faire régner la terreur.


    • SilentArrow 17 février 03:22

      @Antoine Christian LABEL NGONGO
       

      un signal clair contre toute forme de haine

      Il fut un temps où la haine était un péché, puni par dieu. Le mot « haine » ne figurait dans aucun texte de loi.

      Maintenant que la république est franc maçonne et qu’il n’y a plus de menace de dieu pour mener le peuple par le bout du nez, on nous invente un délit d’opinion ou d’expression appelé « discours de haine ».

      C’est tout juste si ces faux-culs qui sont au pouvoir on ne nous obligent pas à aimer nos ennemis.

      Eh bien ne leur déplaise, nous n’aimerons pas nos ennemis, nous ne tendrons pas l’autre joue.


  • Octave Lebel Octave Lebel 15 février 16:59

    Moi, je serais partisan du port obligatoire de bonnet d"âne (bleu/blanc/rouge) à l’Assemblée pour les élus abusant de ce genre d’accusations à tort et à travers de même que pour ceux investis d’une fonction officielle siégeant au Conseil des Ministres sans pour autant priver non plus les sénateurs de cette distinction.Je suis pour la pédagogie et donc la sanction serait applicable après le quatrième avertissement et pour une durée de 4 semaines puis 8 puis 16 semaines ...si récidive.Reste à définir le conseil de discipline procédant à la décision dont les videos seraient mises à la disposition de tous sur le site Service Public à des fins de sensibilisation aux comportements civiques.Les videos seraient retirées au bout d’un an mais archivées à l’INA sans consultation non autorisée.


    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 16 février 14:12

      @Octave Lebel

      J’apprécie l’humour et l’idée pédagogique derrière votre proposition  ! Elle illustre bien le besoin de responsabilité et de transparence des élus face aux propos ou accusations abusives.

      Dans la pratique, le système français combine déjà  :

      • sanctions légales pour les propos racistes ou antisémites,

      • contrôle judiciaire encadré, avec respect des droits de la défense,

      • et transparence du débat public, notamment grâce aux médias et archives.

      L’idée de pédagogie montrer clairement les conséquences d’un comportement inapproprié est intéressante et rejoint le principe que la démocratie fonctionne mieux lorsque les citoyens peuvent suivre et comprendre les décisions concernant leurs représentants.


  • Zolko Zolko 16 février 09:52

    La lutte contre le racisme et l’antisémitisme ...

    ah, donc l’antisémitisme n’est pas du racisme. Information intéressante, merci.

     

    Et du coup, si l’antisémitisme n’est pas du racisme, c’est quoi ? 


    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 16 février 14:15

      @Zolko
      En droit français, l’antisémitisme est une forme spécifique de racisme, car il consiste à discriminer ou à haïr des personnes en raison de leur appartenance ethnique ou religieuse. Le racisme peut se définir plus largement comme tout comportement, propos ou attitude qui hiérarchise, stigmatise ou discrimine des individus sur la base de leur origine, leur couleur de peau, leur religion ou leur appartenance culturelle. La distinction avec l’antisionisme vise uniquement à protéger la liberté de critiquer une politique ou un État, sans que cela constitue une incitation à la haine.


    • SilentArrow 17 février 02:35

      @Antoine Christian LABEL NGONGO

      Vos réponses ressemblent fortement à ce qu’on obtiendrait en questionnant une IA.


    • SilentArrow 17 février 16:03

      @Antoine Christian LABEL NGONGO
       

      En droit français, l’antisémitisme est une forme spécifique de racisme

      C’est bien pour cela qu’on se demande pourquoi il faut des lois spécifiques pour lutter contre l’antisémitisme alors qu’il y en a déjà pour lutter contre le racisme qui incluent la lutte contre l’antisémitisme.

      S’il faut des lois spécifiques contre l’antisémitisme, pourquoi n’y en a-t-il pas pour chaque forme de racisme imaginable ?


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