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Lutter contre les ténèbres et l’ignorance au 21ème siècle - AgoraVox le média citoyen
jeudi 21 novembre 2013 - par Bernard Dugué

Lutter contre les ténèbres et l’ignorance au 21ème siècle

Un fait semble établi. Il y a des cons sur terre et beaucoup trop. S’ils volaient, on ne verrait plus le soleil disait Pierre Dac ou peut-être Audiard. D’un œil faussement distrait, j’observe à travers les émissions de télé et les commentaires du Web le développement d’une sorte d’ignorance généralisée, comme si les savoirs s’étaient retournés pour former des crétins. Si l’on en croit quelques observateurs classés conservateurs, l’école aurait même fabriqué des crétins. Du coup, celui qui lit dans l’Histoire un progrès humain ne s’y reconnaît plus. Pas plus que le citoyen qui ne sait plus où sont gauches et droites, alors que les extrêmes brouillent les pistes et que Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen se rejoignent sur bien des points. Ce brouillage politique est de connivence avec le brouillage social. Les pédagogues emmenés par Philippe Meirieu sont à l’origine de cette école du crétinisme et pourtant, ils sont classés à gauche. L’historien ne s’y retrouve plus. La gauche qui au nom d’un égalitarisme abstrait favorise la baisse du niveau d’instruction, orchestre le déclin de l’éducation et s’en félicite. Etre instruit et bien s’exprimer sont devenus des tares dans les cours de collège. Le mot d’ordre des élèves, c’est devenons des crétins et ricanons de tout.

L’état de la société est cependant difficile à cerner. Même le 18ème siècle n’est pas aussi limpide qu’on ne le pense, bien qu’il ait été baptisé des Lumières, celles de la raison. Avec bien des interrogations sur cette raison qui suscita la passion de Voltaire, les rêveries d’une loi transcendante et céleste chez Rousseau et fut même érigée en religion par Robespierre. La raison a fait perdre la raison. Le déisme a été en concurrence avec le catholicisme. Le Dieu d’amour concurrencé par le Dieu architecte. La prière supplantée par le coup de marteau plus tard célébré par Hegel dans un fameux texte sur l’esthétique. Pendant ce temps, les jésuites furent chassés de l’enseignement, jugés trop rétrogrades. Les Français, une part du moins, décidèrent qu’il était temps d’en finir avec l’Ancien Régime. On est au moins sûr d’une chose, c’est de la présence d’une crise politique pendant les années ayant précédé la Révolution. Avec également un fond culturel et savant ayant pénétré les couches sociales supérieures, notamment la bourgeoisie, et déjà le livre comme instrument de diffusion massive.

La Révolution est, comme bien des événements importants, devenue une légende, voire un mythe ou même un prétexte pour concevoir les grands récits du grand soir. En ce début du 21ème siècle, les mots ont été dépouillés de leur sens, trahis par les idiots des médias. On parle de grand soir fiscal. N’importe quoi. Le grand soir fiscal, ce serait plutôt une nuit du 4 août et les gueux prenant possession des logements vacants. Il n’y aura pas de révolution, n’en déplaise aux Bouvard, Pécuchet et autres savants de bistrot qui causent avec des grands mots mais des idées courtes. Plus raisonnable serait de penser une mutation. C’est non seulement à la mode mais en plus assez pertinent. Néanmoins, si la mutation fait consensus et que tout le monde en parle, elle n’existe pas. On assiste plutôt à des adaptations, des régulations. Un économiste se réclamant de l’humanisme voit dans notre monde une grande mutation. Sa suggestion, remplacer de code du travail par le code de la personne au travail. Si c’est ça la mutation, je préfère aller me coucher, en attendant le grand soir qui n’arrivera jamais.

Je crois l’avoir déjà dit, ce début de siècle ressemble à une fin d’époque, marquée par l’achèvement d’un processus, celui de la Modernité, qui a triomphé dans le domaine de la science et la technologie mais qui coexiste avec un délitement social, des crises multiples, un étiolement de l’esprit, une montée des violences et autres incivilités accompagnée d’une extension de l’anomie et du développement de la bêtise et des peurs. Le progrès matériel n’est réservé qu’à une minorité, celle qui va de relais en châteaux entre deux avions puis se rend au bureau en Audi et l’été à St Trop en Porsche. Aux classes moyennes et modestes le reste des revenus et une culture qui n’élève plus mais avilit, tirant les gens vers le bas. Les miettes pour les déclassés. Ils ne peuvent s’avilir car ils n’ont pas accès à la culture de masse.

Inutile de réécrire les constats sur cette culture et cette pensée qui depuis au moins 15 ans, pour ne pas dire 30, s’est enlisée, ne produisant rien de neuf ni de bien transcendant. Cette atmosphère crépusculaire laisse pressentir une fin assez lente, très différente des années 1930 et 40 avec les guerres. Les nations occidentales s’effondrent lentement, depuis l’intérieur. Ayant perdu le contact avec les valeurs et les transcendances. Chacun son petit plaisir devenu sacré. Y compris celui de jouer les talibans de service en consumant leur énergie sur le Net. Avec les nihilistes à la petite semaine, frustrés de ne pas participer au minimum syndical intellectuel, prêts à dézinguer les textes trop savants. Le marché est le salut de l’humanité. Il récupère toutes les tares et les vices de l’humain, vendant du lisier culturel pour les porcs, des jeux pour les rats, des os à ronger pour les chiens, des services pour mâles et femelles dont la chaleur de l’infidélité leur permet de compenser une vie de merde qu’ils se sont choisie, entre marmots et boulot. Le marché permet, avec sa puissance, de maintenir en état de marche une société en état de décomposition culturelle, morale et spirituelle. Le marché, c’est le carburant des machines désirantes que sont devenus les humains.

Finalement, je n’ai pas d’avis sur la question. Mais j’ai au moins le mérite de poser la question, ce qui est dans les cordes de la philosophie. Poser des questions car rien ne va de soi. Même si on n’a pas la réponse. Je ne vois pas comment sortir de l’engrenage des ténèbres et de la bêtise qui chaque année s’accroît alors que les médias se mettent au niveau de l’individu ludique et paresseux pour vendre sa camelote intellectuelle et culturelle. Pendant ce temps, quelques savants réfléchissent sur l’univers mais contrairement au siècle des Lumières, ces réflexions ne peuvent plus passer dans la sphère publique, car elles sont difficiles et le public ne veut plus réfléchir. Le 21ème siècle sera celui des anti-Lumières. Il aboutira au suicide de l’humanité. Une suicide préfiguré par les crétins qui s’amusent de Serge le lama et les défunts victimes de la folie des Etats en Syrie et ailleurs. Un suicide par le marché et pour le marché. L’extermination de l’homme libre par la mécanisation et l’industrie de la technologie et de l’esprit.

Ces propos ne sont pas brillants, ni nouveaux. Je dirais même que ce billet est médiocre. Il aurait pu être écrit avec les données du moment en 1995 ou en 2002 ou en 2007. Le siècle des ténèbres est voué à perdurer. Essayer de s’en démarquer, ou mieux, d’en sortir ou encore mieux, d’en faire sortir la société, est une tâche noble, juste mais qui demande quelque héroïsme. Mais le temps des héros est révolu. Place aux zéros de l’ère post-démocratique. N’oubliez pas de penser à votre retraite. Les petits sous font les bons compromis(sions)



12 réactions


  • claude-michel claude-michel 21 novembre 2013 08:06

    ( Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen se rejoignent sur bien des points)...heu.. ?

    L’histoire est un éternel recommencement disait l’autre...C’est malheureusement vrai et nous montre le peu d’intelligence de l’humanité...qui sans arrêt recommence les mêmes erreurs.. ?

    Les millénaires passent et la connerie s’entasse sur le bûcher des vanité de la cupidité..

    Notre société n’a aucun intérêt (comme les humains qui s’y entassent dessus).. !


    • blablablietblabla blablablietblabla 21 novembre 2013 19:18

      Bonsoir,je suis tout à fait d’accord avec vous à100% !


    • ddacoudre ddacoudre 22 novembre 2013 00:31

      bonjour hervépasgrav

      « Le passé c’est le passé, il ne s’accorde pas avec le présent. »

      Hervé, ce que tu écris constitue une erreur fondamentale. nous ne connaissons ni le présent ni le futur, mais le passé est ce qui nous reste des actions antérieures qui par leur ’apprentissage réorganise la pensé et dont notre conscience élaborera la réponse aux sollicitations du temps T du présent qui s’écoule dans ce que S. Hawking considéré comme le déroulement de la flèche du temps psychologique.

      "Toutes ces grandes figures de l’histoire qu’une majorité de personnes aiment à prendre comme exemple pour enrichir leur texte, sont dans la réalité bien loin du peuple et du populaire« 

      Là tu as parfaitement raison, les gens pauvres et ignorants n’ont jamais fourni des penseurs ou des découvreurs courbé sur leur besogne durant toutes les heures de la journée, il aura fallut attendre la revendication des huit heures pour qu’ils disposent de temps libre et que Ferry les envoie à l’école. sauf que dans le m^me temps ceux qui se trouvent toujours devant de par l’histoire de leur naissance se tiennent à quelques longuer d’avance si bien que même en étant instruit comme aujourd’hui ils demeurent des ignorants du fait qu’ils sont écartés de ce qu’il faut savoir aujourd’hui de la complexité de ce monde pour le comprendre.
      Tu me pardonneras pour cet exemple mais aujourd’hui la neige est tombé, et au 19/20 cela à fait 10minutes, comme tous les ans les journalistes retrouvent leurs titres préférés.
       c’est de cela que l’on crèvera de s’attacher à l’insignifiance même si elle est pour beaucoup d’entre nous un quotidien essentiel. Il n’y a pas a se sentir dévalorisé parce que l’on ne sait pas tout, Egard Morin en disait que c’est là que se trouvait le magasin de la connaissance, mais encore faut-il en avoir conscience.
      Le passé et les hommes qui l’on émaillé de leur existence ne sont que des références qui permettent de trouver les régularité qui organisent notre vie.
      Et parmi ces régularité nous voyons que les plus faibles, les plus pauvres ont toujours suivit les »tyrans« ou les puissants.
      Personnellement j’ai toujours lutté pour l’émancipation du monde ouvrier, et je sais d’expérience qu’il ne sont pas intéressés par cela il en découle logiquement que ce qui s’instruisent finissent par acquérir le pouvoir, n’est ce pas ce que nous constatons dans notre société remplis de technocrates de spécialistes en toutes choses.
      Tu as raison en ce qui concerne le bon sens des hommes, mais ce n’est plus comme cela qu’il faut le formuler aujourd’hui car il ne suffit plus et peut conduire a des choix suicidaires, aujourd’hui il faut essayer d’acquérir le juste à propos de toute chose, cela demande donc d’apprendre sans cesse.
      Et Dugué à raison en ce sens si nous n’apprenons pas puisque ce qui est dispensé dans la fabrique des »crétin" nous deviendrons dans ce XXI de la graine d’enclave, ce qui est déjà en cours, puisque quand un citoyen cherche du travail on lui explique qu’il faut savoir ce vendre, c’est à dire revenir à une situation antérieur à 1804. Tu vois bien que c’est utile le passé. désolé de ce long commentaire.

      cordialement.


  • Gollum Gollum 21 novembre 2013 09:20

    Le mot d’ordre des élèves, c’est devenons des crétins et ricanons de tout.



    1789 a porté atteinte au Roi et à travers lui à Dieu. L’égalitarisme républicain deux siècles plus tard engendre des petits monstres qui ne supportent pas les têtes qui dépassent. Et qui tuent.

    Avant ce résultat brillantissime nos médias, cinéma en tête, avaient le culte du crétin, je pense à tous ces films bien français comme les sous-doués, titre qui en disait déjà long sur ce futur culte du crétin..

    Résultat : Le règne des crétins, des envieux, des médiocres et fiers de l’être. Le summum d’un chaos généralisé digne d’une fin de Kali-Yuga nous pend au nez et se trouve à nos portes.

    Ou alors ? Plus raisonnable serait de penser une mutation. C’est bien là-dessus que je mise, pour le dire de façon claire, sur une intervention divine, sinon nous sommes tous morts. Comme le disait Simone Weil, pour laisser la place à Dieu il faut que nous soyons complètement anéantis, c’est à cela que sert l’âge des Ténèbres dans lequel nous sommes. 

    Pour que le plomb devienne de l’Or il doit subir l’épreuve du feu.

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2013 11:06

      Merci pour le lien du Point qui finalement, colle parfaitement au fond de ma pensée. J’ai en fait sous-entendu que ces allergiques à l’excellence sont les mêmes qu’on retrouve plus âgés sur les commentaires. Il m’a été suggéré de quitter Agoravox parce que j’écris des textes trop difficiles, or, parmi les lecteurs d’Avox, il y a certainement des lecteurs de Pour la Science

      mis à part ces bisbilles anecdotique, le fond de cette tentative de mise en Histoire, c’est la mutation. Le 18ème siècle marque l’infléchissement du rapport au monde. Je ne trouve pas cela au 21ème siècle. La mutation, c’est changer l’usage du monde pour que rien de change, autrement dit, changer et réguler le système pour qu’il poursuive sa course folle. Il n’y a pas de rapport au monde nouveau.

      Mais la mutation est quand même en marche. Du moins pour une minorité qui peine à prendre les rênes du système, car les connards et les salopards savent garder leur position

      Le basculement des savoirs est maintenant acquis. Il ne suffit plus qu’à le parfaire et le transmettre. La nouvelle ontologie implique une nouvelle alliance entre l’homme et l’univers.


  • jack mandon jack mandon 21 novembre 2013 11:51

    Merci Bernard,

    Les fondamentaux, ça fait du bien de temps en temps.

    Dans la spontanéité, l’émotion, ce réflexe bien humain,
    quand on invoque la connerie, nous la dénonçons globalement
    chez l’autre.
    Nous oublions souvent que l’autre est notre alter ego, c’est à dire
    un aspect de nous même. C’est pure projection.
    De toute façon, cette gymnastique de l’esprit s’impose
    dans un second temps...hélas pas toujours.
    Dans le meilleur des cas, la raison nuance notre propos.

    A à un détracteur qui croisait son chemin, en vociférant :
    « Mort au cons », notre regretté grand Charles répondit
    « vaste programme ! »


  • alberto alberto 21 novembre 2013 15:20

    Houlala ! Dugué : un peu chafouin ce matin !

    Un petit coup de déprime ? Un petit doute sur la valeur humaine ? On ne fait plus confiance à l’Esprit ?

    Va falloir soigner ça, d’autant que ce n’est pas la première fois...Çà devient même chronique semble-t-il ?

    Un petit conseil (gratuit !) du Dr. alberto : bannir de tes lectures, journaux, livres, chaines de télés, tout ce qui de près ou de loin se rattache à la liste des noms suivants : Lagardère, Dassault, Martin Bouygues, Bernard Arnault, Bolloré...

    Pas une raison pour t’abonner au Chasseur Français qui n’appartient à aucun de ceux-là ! smiley

    Mais tu devrais trouver de quoi te distraire...Et te rassurer : il n’y a jamais eu au cours des siècles, autant de revues et de moyens de s’enrichir l’esprit qu’aujourd’hui !

    Et môôôsieu fait la gueule !  smiley

    Oublie les cons, regarde devant toi et avance, sagrroudiou !!!


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2013 20:41

      Déprime ?

      Non, ça peut pas être un coup de déprime vu que je suis en permanence déprimé alors un coup, je ne risque pas de m’en apercevoir, mais un coup, je veux bien le boire

      Quant aux revues, tu verras que je les fréquente assidument en consultant mes investigations quantiques et cosmologiques, du PloS au PNAS, des archiv à Nature... lol,

      c’est génial, ce lol, je rajeunis de 30 ans

      Sinon, effectivement, je ne crois plus trop en l’homme. Mais un peu plus en Dieu.


    • alberto alberto 21 novembre 2013 22:40

      Houf ! tu me rassures !

      Mais sais-tu à quel Dieu te vouer ?

      A cette heure ils sont pléthores...


  • Serpico Serpico 21 novembre 2013 16:11

    Il est certain que la démocratisation de plus en plus grande des moyens d’expression donne la parole à une population de crétins plus nombreuse...

    C’est peut-être juste la réalité de toujours...(on se rassure comme on peut smiley )


  • ddacoudre ddacoudre 22 novembre 2013 00:52

    bonjour Dugué

    j’ai trouvé ton billet très bien, mis à par que je ne voit pas la différence qu’il y a à croire en l’homme ou croire en dieu puisque ce sont les mêmes.
    Le paradoxe que tu soulève fait partie des régularité observable dans l’évolution des organisations de l’homme sédentarisé. la constante observé est celle de 1/3, 2/3

    1/3 qui sont les hommes qui font évoluer les choses des penseurs des découvreurs, des engagé des hommes ayant une capacité de transgression des ordres culturel, et 2/3 qui permettent à ces ordres d’exister et qui sont donc toujours du coté des puissants, même quand ses puissant sont ceux des 1/3 qui ont imposé leurs transgressions et qui de ce fait deviennent des « tyrans » ou des puissants.
    aujourd’hui les Savoirs sont concentré dans un nombre de mains très spécialisés et la généralité est distribué à la masse, mais elle est forcément en retard sur l’enseignement spécifique qui génèrent tous ceux dont nous nous plaignons souvent et qui constituent l’élite installé au pouvoir et qui ne sont pas assez sots pour instruire ces masses pour qu’elles les évincent, Cela leur arrivera inévitablement et là je comprend que l’on soit déprimé quand l’on voit des hommes instruits qui savent cela, consacrer beaucoup d’effort pour retarder l’échéance et gaspiller cette fabuleuse capacité que nous avons de pouvoir en permanence réorganiser notre pensée pour se projeter dans l’incertitude de l’avenir.
    mais ceci ne cadre pas avec une société qui gère en permanence le risque et qui passe son temps à se faire peur. Tient aujourd’hui il à neigé sur St Étienne ça c’est une nouveauté l’on est assuré de pouvoir affronter le XXI avec ça.

    cordialement.


  • epicure 22 novembre 2013 03:13

    beaucoup d’ignorance et d’amalgames dans cet article.
    Parler de convergences entre mélanchon et lepen, c’est juste montrer son ignorance en politique par une analyse superficielle. Être contre la même chose ne veut pas dire être pour la même chose.
    Robespierre partisan de la loi transcendante ? quelle drôle d’idée alors que son programme politique reposait sur une loi immanente décidée démocratiquement par le peuple.
    Tu confonds apparemment Robespierre avec ses adversaires de droite partisans de l’ancien régime.
    Au contraire la raison incite à la conception d’une loi immanente, c’est l’un des principes de la modernité.

    Quand aux 30 dernières années elles ne sont pas le fruit de la modernité, mais le fruit des anti modernes qui s’appellent eux même conservateurs : reagan et thatcher, avec bush, merckel, sarkozy etc... comme héritiers.


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