mercredi 16 septembre - par annaba philippe

Macron trace son avenir

Si le président français, en deux mandats, n’a fait que creuser le gouffre de la Dette publique, en revanche il a bien préparé son avenir post-présidentiel, étant persuadé que l’Union européenne n’attend plus que lui, après le départ programmé de Mme Ursula von der Leyen en 2029.

Après 350 voyages dans plus de 100 pays dans le monde, l’intense activité diplomatique d’Emmanuel Macron a attiré l’attention de la Cour des comptes, avec en 2025 un déficit du budget de l’Elysée de 8 millions d’euros en raison de déplacements et de réceptions.

« Parler au monde entier » ne semble pas avoir pour objectif la réindustrialisation d’un pays rendu exsangue par une mondialisation incohérente, poursuivie autant par lui-même que par ses prédécesseurs.

Ouvrir les frontières de l’Europe au Commerce international (OMC) alors que l’Union européenne s’attache, en même temps, et avec raison, à multiplier les normes et les règlementations sanitaires et environnementales, relève du sabotage de notre économie. Ainsi, la France fut envahie de produits "pas chers", venus de Chine, du Bengladesh, du Vietnam ou de Turquie. Et face à cette concurrence déloyale programmée, nombre d’entreprises furent obligées de se délocaliser.

Et pour tenter de les soutenir, les largesses de l’Etat ne semblent pas des plus calculées. Le "Projet Liberty" signé en 2023 avec l’Américain GlobalFoundries et STMicroelectronics sur le site de Crolles, en Isère, prévoyait un investissement de 7,5 milliards d’euros dont 2,9 apportés par l’Etat français. Mais selon la Cour des comptes, GlobalFoundries se serait retiré du projet. Et selon les syndicats, les mille emplois prévus, se sont transformés en suppressions de postes annoncés dans le pays.

Cela n’empêche pas le président français, à Saint-Pierre et Miquelon, d’aller soutenir le président du Canada, contre D. Trump, puis de se lancer dans la course à l’espace, afin « que l’Europe trouve sa place face aux Etats-Unis et à la Chine ». Connecté exclusivement dans les hautes sphères, pour atteindre son objectif, Emmanuel, réussira-t-il à prendre la place d’Ursula ? Les paris sont ouverts.

Philippe Annaba.



8 réactions


  • ZenZoe ZenZoe 16 septembre 14:26

    M’étonnerait personnellement. Déjà, il n’est pas calibré pour le poste, trop louvoyant, il ne fait pas partie du groupe PPE, très puissant, et enfin l’Allemagne fera tout pour l’écarter (en sous-main bien sûr).

    Pourra toujours se présenter à la candidature du président du conseil. Moins prestigieux, mais parfait pour un carriériste habitué aux ronds de jambe et aux petits-fours.


  • charlyposte charlyposte 16 septembre 14:40

    Certains disent qu’il veut devenir croupier au casino du Touquet !


  • charlyposte charlyposte 16 septembre 15:37

    D’autres disent qu’il ferai un très bon trafiquant d’armes en Ukraine ! affaire à suivre...de près....


  • Com une outre 16 septembre 15:52

    «  l’intense activité diplomatique d’Emmanuel Macron »

    Et pour quel résultat ? Plus il brasse, plus il démontre qu’il n’est qu’un bon à rien. Par contre, le déficit de l’Elysée sera-t-il retenu sur ses comptes à Jersey ?


    • ZenZoe ZenZoe 16 septembre 17:53

      @Com une outre
      Ha, mais tout dépend du but recherché !!! Son activité à lui consiste à se faire des potes influents et utiles pour décrocher un poste prestigieux, pas de renforcer le soft power de la France, dont il se fiche comme de son premier slip. On verra plus tard si ça a payé.


    • Com une outre 16 septembre 18:03

      @ZenZoe
      Sauf que dès qu’il est embauché, le poste perd son prestige aussitôt. Les gens comme Macron vivent dans une bulle où la réalité n’existe pas vraiment, seul compte un pouvoir plus ou moins imaginaire. Et les copains, ça va, ça vient...


  • Chroniques des Infos

    Vladimir Poutine remet la crise énergétique européenne au centre du débat et prévient que le prix du gaz pourrait encore fortement grimper à l’approche de l’hiver.

     En marge du sommet des BRICS en Inde, le président russe a affirmé que le gaz européen pourrait atteindre jusqu’à 1 500 dollars les 1 000 m³.

    Selon lui, la Russie fournissait autrefois son gaz à l’Europe autour de 150 à 180 dollars les 1 000 m³, avant que les Européens ne privilégient davantage des mécanismes de prix liés au marché.

     Son message aux Européens est particulièrement provocateur : en substance, « vous avez obtenu ce que vous demandiez ».

     Et le contexte lui donne matière à attaquer.

    Le gaz européen a récemment dépassé 75 €/MWh, soit plus du double de son niveau d’il y a un an, notamment sous l’effet des perturbations du GNL au Moyen-Orient.

     Les stocks européens ne sont par ailleurs remplis qu’à environ 67 %, un niveau particulièrement faible à l’approche de l’hiver. En Allemagne, ils tournent autour de 53-54 %.

     Moscou en profite pour remettre une vieille question sur la table : l’Europe a-t-elle payé trop cher sa sortie du gaz russe ?

    Depuis 2022, l’Union européenne a drastiquement réduit sa dépendance au gaz russe et développé ses importations de GNL ainsi que de nouveaux fournisseurs. La Commission estime toutefois que l’Europe est aujourd’hui mieux préparée qu’en 2021-2022 et qu’il n’existe, à ce stade, aucun risque immédiat pour la sécurité d’approvisionnement.

     Le véritable danger pourrait donc être moins de manquer physiquement de gaz que de devoir le payer extrêmement cher.

    Et avec des prix énergétiques élevés, les conséquences dépassent largement les factures : inflation, industrie européenne, croissance et politique monétaire de la BCE sont directement concernées.


  • Mustik E-Z 2027 16 septembre 22:56

    Flanby et Talonnettes ont validé le Traité de Lisbonne en 2008 à Versailles...

    Poudré du Tarin n’est que le prolongement du complot anti-France !

    Ce pays a besoin d’une masse critique d’électeurs pour se remettre sur les rails...

    ... pendant que les autres nations tracent la route.

    Presque tous les candidats ont peur de l’électorat, comme l’électorat a

    peur de reconnaître que tout passe par la création d’une autre europe.

    C’est une question d’intelligence ... humaine ( I.H ).

    Manifestement c’est ce qui fait défaut actuellement comme le PISA faut pas chercher bien loin...


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