mardi 16 décembre 2025 - par Giuseppe di Bella di Santa Sofia

Mátyás Rákosi : le bourreau stalinien qui a transformé la Hongrie en prison rouge

Dans les années 1950, un homme au sourire carnassier et au regard froid règne sur la Hongrie comme un tsar rouge impitoyable : Mátyás Rákosi, secrétaire général du Parti communiste, fait arrêter, torturer et exécuter des milliers de "déviants" dans les caves de l’ÁVH, organise des procès truqués dignes des purges moscovites, lance une collectivisation forcée qui affame les paysans et des campagnes antisémites contre les "cosmopolites", transformant un pays de 9 millions d’habitants en un goulag à ciel ouvert jusqu’à sa chute en 1956. Stalinien fanatique, marxiste dogmatique, dictateur absolu, il incarne la terreur rouge à son paroxysme : un régime où la paranoïa et la cruauté ont broyé un peuple entier, laissant derrière lui des millions de vies ruinées et des centaines de milliers de familles brisées.

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1892-1919 : des origines modestes à l’engagement communiste fanatique

Le 9 mars 1892, dans le petit village d’Ada en Serbie (alors partie de l’Empire austro-hongrois), naît Mátyás Rosenberg, sixième enfant d’une famille juive pauvre de commerçants ; son père change le nom en Rákosi pour "magyariser" la famille, un geste courant pour s’intégrer dans une société marquée par l’antisémitisme latent. Mátyás grandit dans la misère, mais brille à l’école, obtient une bourse pour l’Académie de commerce de Budapest, voyage en Allemagne et en Angleterre comme représentant commercial, apprenant les langues et découvrant le socialisme qui le marque profondément, un idéologie qu’il embrasse avec une ferveur qui ne le quittera jamais.

 

 

Pendant la Grande Guerre, mobilisé sur le front de l’Est, il est fait prisonnier par les Russes en 1915 ; en captivité, il adhère au bolchevisme, participe à la Révolution de 1917 et rejoint les gardes rouges, une expérience qui le forge en révolutionnaire intransigeant. De retour en Hongrie en 1918, il devient commissaire adjoint au Commerce dans la République des conseils de Béla Kun, un gouvernement communiste éphémère qui marque les esprits et nourrit l’antisémitisme hongrois. Après l’écrasement de la République, Rákosi fuit en URSS, où il devient un fidèle inconditionnel de Staline, prêt à tout pour le pouvoir.

 

 

1920-1945 : l’exil soviétique et l’apprentissage de la terreur stalinienne

En URSS, Rákosi grimpe dans l’appareil du Komintern, participe à des missions secrètes en Italie et en Allemagne, mais tombe lors des purges de 1937-1938 : arrêté comme "trotskyste", il est torturé et passe sept ans en prison soviétique, un "stage" qui le rend encore plus fanatique et impitoyable, apprenant les méthodes de Staline pour briser les esprits et fabriquer des aveux. Libéré en 1940 en échange d’étendards hongrois capturés par les Russes en 1849, il rentre en Hongrie clandestinement, organise le Parti communiste illégal et attend la fin de la guerre.

 

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Son expérience des purges le marque à vie : il sait comment briser un homme, fabriquer des aveux, éliminer les rivaux. Stalinien pur jus, il adhère à la ligne antisémite de Staline dans les années 1950, voyant dans les "cosmopolites" une menace pour le communisme "national", une contradiction qui révèle son fanatisme idéologique absolu.

 

Socialist Realism in Hungary – Across the 20th Century: Part V | hlo.hu -  Hungarian Literature Online

 

1945-1949 : la prise du pouvoir par la "tactique du salami"

Après la libération par l’Armée rouge, Rákosi devient secrétaire général du Parti communiste hongrois ; avec son slogan cynique "tactique du salami" – couper tranche par tranche les opposants –, il élimine les sociaux-démocrates, les paysans indépendants et les libéraux, organisant des élections truquées en 1947 et 1949 pour instaurer une dictature à parti unique, un processus où chaque opposition est décapitée méthodiquement.

 

Il lance la collectivisation forcée, la nationalisation totale, et une répression massive : 1,2 million de Hongrois fichés, des milliers exécutés ou déportés, des villages entiers punis pour résistance. Son régime copie Staline à la lettre : culte de la personnalité (statues partout), police secrète ÁVH qui torture dans les caves de la rue Andrássy, et procès spectacles où les accusés avouent sous la contrainte, comme celui de László Rajk en 1949, pendu pour "titisme".

 

1950-1953 : les purges antisémites et la terreur à son paroxysme

Rákosi lance des campagnes antisémites virulentes contre les "cosmopolites juifs", purge les cadres du parti (comme Gábor Péter, chef de l’ÁVH, torturé et condamné), et prépare un grand procès antisémite à la manière de Slánský en Tchécoslovaquie, utilisant l’antisémitisme pour consolider son pouvoir auprès des masses et plaire à Staline.

 

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La cruauté est quotidienne : exécutions publiques, déportations en masse, famine organisée par la collectivisation qui tue des milliers de paysans, un régime où la paranoïa stalinienne atteint son apogée, avec des quotas d’arrestations et des dénonciations encouragées pour terroriser la population entière.

 

1953-1956 : la chute et l’exil amer

En 1953, sous pression soviétique après la mort de Staline, Rákosi cède le poste de Premier ministre à Imre Nagy, mais garde le Parti. En 1955, il reprend le pouvoir, relance les purges, mais la déstalinisation khrouchtchévienne le rattrape. En juillet 1956, il est démis et exilé en URSS, où il vit dans l’amertume jusqu’à sa mort en 1971, refusant de rentrer même après l’amnistie.

La révolution hongroise de 1956 balaie son régime : statues abattues, ÁVH lynchée. Rákosi meurt oublié à Arzamas, un stalinien impénitent qui n’a jamais regretté ses crimes.

 

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Mátyás Rákosi a été le dictateur le plus cruel de l’histoire hongroise : des millions de paysans ruinés par la collectivisation forcée (expropriations, famines, déportations), des centaines de milliers de citoyens emprisonnés, un pays transformé en prison rouge. Stalinien fanatique, marxiste impitoyable, il a servi le totalitarisme avec un zèle qui a broyé son peuple.

Son parcours montre le paradoxe du communisme : un idéologue qui a utilisé la terreur pour imposer un "paradis" qui n’était qu’un enfer.

La Hongrie s’en souvient encore avec horreur.

 



4 réactions


  • juluch juluch 16 décembre 2025 18:40

    La folie communiste dans toute sa splendeur.

    le collectivisme forcé, le stalinisme, le goulag, les purges toute ses choses encensées par le PCF à l’époque.


  • La Bête du Gévaudan 17 décembre 2025 17:04

    Sur la photo où il salue de la main et le sourire bonasse façon « petit père des peuples », on dirait un peu Mélenchon... typique de ces grands tordus pervers marxistes sanguinaires... des dépravés malades mentaux comme Robespierre qui se vengent de leurs frustrations en tuant les autres...

    Le genre de mecs qui vous parlent toute la journée du « génociiiide » alors que ce sont eux les plus grands assassins de l’histoire... 

    On ne rappellera jamais assez quelle a été la compromission jamais repentie de la pseudo-intelligentsia française avec cette racaille putride d’assassins marxistes : Sartre, Vergès, Plénel et aujourd’hui Mélenchon, Delogu, Caron, Hassan, Obono, Pannot et toute la clique des nostalgiques éhontés des charniers abominables... Et n’oublions pas les torchons Le Monde, L’Humanité, Libération, etc. qui ont soutenu toute cette pègre crépusculaire. 

    Il est grand temps de dénoncer le marxisme pour ce qu’il est : une pseudo-science professée par des sophistes sanguinaires dangereux.


  • beo111 beo111 18 décembre 2025 08:41

    Hors sujet, mais comme vous le savez il n’y a pas de messagerie privée sur Agoravox.

    Je suppose que c’est vous qui vous interrogez sur mes sources concernant la proportion d’homosexuels dans les bureaux d’associations en France. 

    Je me base sur deux choses : IPSOS et mon vécu.

    https://www.ipsos.com/en-ch/la-part-moyenne-de-la-population-lgbt-dans-le-monde-seleve-9

    IPSOS dit que la proportion moyenne de personnes s’identifiant comme lesbienne / gay / homosexuel est de 3% dans le monde.

    Il y a des disparités par génération mais aussi par région géographique, par pays. Par exemple ce chiffre atteint 4% en Suisse.

    On doit être dans ces eaux-là en France.

    Il n’y a à ma connaissance pas de statistique officielle concernant la proportion d’homosexuels dans les bureaux d’associations en France, je ne puis me baser que sur mon vécu.

    Il y a vingt ans, quand j’étais encore célibataire et donc sans enfant, j’ai eu le temps de m’investir dans des associations œuvrant pour la compréhension entre les peuples. 

    Dans la française le trésorier était homosexuel. C’était moi le président pendant deux mandats, j’ai été remplacé par une femme qui n’a fait qu’un seul mandat, puis par un homosexuel qui en a effectué de nombreux.

    Dans la mondiale, une ONG toujours dans le domaine de la compréhension entre les peuples, je n’ai effectué qu’un mandat de deux ans, juste avant de me marier. Mon successeur à la présidence était gay.

    Je ne comprends pas que vous ne compreniez pas. C’est clair comme l’eau qui coule du haut vers le bas. Les homosexuels ont moins à s’occuper des enfants que les hétérosexuels. Ils ont donc plus de temps à consacrer aux engagements associatifs.


  • ricoxy ricoxy 18 décembre 2025 23:45

     

    Curieux : Rakosi est l’anagramme (presque parfaite) de Sarkozy

     


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