Mélenchon / Philippe : même combat !
Tous les deux veulent être Présidents.
Tous les deux veulent abréger la souffrance d’E. Macron, en mettant fin précipitamment à son quinquennat.
Tous les deux croient qu’ils seront au second de l’élection présidentielle, qu’ils souhaitent dans quelques semaines.
Et tous deux croient qu’ils battront le jeune et surdoué de la politique, le président du RN (Front National), en finale de la prochaine élection présidentielle.
Je comprends parfaitement la démarche du lambertiste, chaviste et millionnaire Mélenchon, que j’ai connu au PS.
Je m’interroge sur Philippe. Voici un individu, Édouard Philippe, qui a le culot de dire qu’il ne doit rien à E. Macron. Surprenant de mauvaise foi ! Qui connaissait Philippe, avant qu’E. Macron le sort de l’anonymat le plus sévère ?
E. Macron lui a fait prendre la lumière en le nommant 1er ministre du 7ème pays de la planète, en termes de PIB.
C’est lui, Philippe, qui a eu l’idée catastrophique, à l’automne 2018, de la hausse des taxes sur les carburants, qui a déclenché la grande crise des Gilets jaunes. Crise aujourd’hui mise sur le dos d' E. Macron.
C’est lui, Philippe, le pingre, qui a eu l’idée de baisser les APL de 5 euros par mois, mettant les manifs des étudiants dans la rue. Pour 5 euros d’économie, quelle honte !
Philippe est donc entièrement responsable du mauvais départ du quinquennat d’E. Macron.
Quelle honte de prétendre vouloir mettre dehors celui qui l’a sorti de nulle part !
Bon, admettons que Philippe y croire vraiment, bien que son horizon ce soit considérablement assombri en quelques jours. Alors, pour poursuivre sa route vers la présidentielle, il doit, de toute urgence, trouver sa poissonnière. Comme Mélenchon a su trouver Mathilde Panot. L’incomparable, l’inénarrable Madame Panot, la semeuse du boxon à l’Assemblée nationale. Une honte pour notre pays, en donnant au monde entier un spectacle navrant pour l’ensemble de la classe politique, voire politicienne française.
Mais Philippe a-t-il le charisme de mon ancien camarade Mélenchon, pour faire venir à lui des personnalités comme Matilde Panot ? J’en doute, car Philippe me semble avoir le charisme d’un poisson rouge.
Je pense que ni l’un ni l’autre ne sera au second tour de la présidentielle.
Mélenchon a réussi à devenir, en quelques mois, un boulet pour toute la gauche et le politique le plus détesté de la population, hors banlieues sensibles et citoyens musulmans. Son insoumission au management démocratique a fait fuir bon nombre de ses anciens affidés.
Quant à Philippe, les macronistes vont s’arranger, en sous-main, pour lui savonner la planche, comme Chirac l’avait si bien réussi pour Chaban-Delmas en 1974 et Giscard, en 1981. De plus, l’arrivée inattendue du jeune Lecornu, vient de le ringardiser pour l’électorat de droite.
Idem, à gauche, avec Raphaël Gluksmann qui distance largement Mélenchon-le-vieux.
De fait, Philippe et Mélenchon sont deux personnages « has been ». Ils vont rapidement s’apercevoir qu’ils n’ont pas ou plus la carrure pour présider aux destinées de notre pays.



