Méli Mélo Drame
Mais nous finirons par mourir de rire....
Fermons tout avant la fin du monde. Vite.
Puisque personne ne se réveille, puisque personne ne se bouge, puisque la dignité semble s'absenter même du vocabulaire, alors, attendons-nous au pire !
Deux poids deux mesures.
Depuis toute petite, rien ne me met plus en colère que l'injustice ; et puis derrière l'injustice l'abus de pouvoir, et derrière, le pouvoir. Beaucoup de petits enfants dressés à la docilité dans mes concitoyens, beaucoup de sensibilités étouffées dans l'oeuf, beaucoup d'interdits pris pour naturels. Des permissions dont on ne se demande pas pourquoi elles sont permises !!
Quel méli mélo, dis.
Nous n'avons pas su choisir les bons, pour nous gouverner ! Déjà ça : se faire gouverner : après on s'étonne qu'on nous mène en bateau ; mais non les amis, ne nous étonnons pas ; c'est qu'on rêve de mener notre vie tranquille et qu'on ne nous fasse pas chier... mais cette illusion- là n'est plus possible, à force d'avoir été mous pendant des temps et des temps, « ils » se sont dit qu'ils pouvaient peut-être aller plus loin ; et ils ont eu raison.
Le patron ? Le stade d'après c'est l'esclavage, déjà trois euros de l'heure dans le pays phare de l'Empire, qui dit mieux ? Un euro cinquante en Serbie !
Les flics ? Si le chef fait comme il veut, ma foi, les autres pourront le tenter aussi, déjà que...
Ils veulent nous mettre l'austérité dans le Constitution ; non, ne bougez pas les gars, c'est pas grave.
Ils vont nous importer toutes les merdes d'Amérique, avec plus moyen de se défendre un tantinet ; ne bougez pas les gras, c'est pas grave.
On aura désormais plus le droit de causer que si l'on dit ce qui leur plaît ; ne bougez pas les gars, c'est pas grave.
Et bien, tout va bien : dans des ventres mous on rentre comme dans du beurre ; sont pas très courageux nos dirigeants, ils vont au plus facile.
Bon il y a des tas de gens qui aiment payer pour aller rire sur commande, alors qu'on rigole tellement mieux ailleurs ; ma foi, c'est leur droit ! Et les cons, là haut, ils s'imaginent qu'en ressortant de là, les rieurs veulent en découdre avec la moindre papillote qui passe ! Non mais, ils sont cons, ça c'est sûr !
Toute petite déjà la mauvaise foi me rendait enragée ; rien que d'écrire cette phrase m'échauffe le sang ! Chacun ses fragilités, ses faiblesses, j'en ai bien conscience mais quand même, si les gens étaient un poil plus à fleur de peau, un poil plus susceptibles, nous n'en serions pas là.
Mais non, tout roule ma poule.
Mais de là à en faire un argument !!non ; c'est pas parce que les Français sont des veaux que les gugusses du gouvernement peuvent faire ce qu'ils veulent ! Si j'avais plus d'énergie, je serais montée toute seule à Paris, dépoitraillée, à cheval, un trident dans la main ; non mais ! Seulement voilà, quand elle n'est pas nourrie en temps et en heure, la colère épuise mon petit corps ; je clapote, non, je pianote, je glaviote, non pardon, je claviote, bref, je bave.
Et bien, on a tous fait pareil, on a tous bavouillé qui ses arguments, qui ses amours, qui ses découvertes, qui ses indignations.. et pis, demain, au boulot !
Internet nous pompe le mou, quand on y a jeté sa morgue ou sa morve, on se sent tout ragaillardi ! Pardi .
« Ils » auraient tort de lui faire du tort, à Internet ; une sacrée soupape ce bazar, qui nous abrutit et finit par nous faire prendre des vessies pour des lanternes ; c'est le nouveau psy, le nouveau confessionnal, le nouveau défouloir, un véritable service de salubrité publique ; je suis bien placée pour le savoir. Quoique.
Je ne suis pas bon juge, j'arrive mal à comprendre comment on peut programmer d'aller rire à mille aux conneries d'un gus ! Mais je n'ai pas le rire convocable, c'est si magique le rire, qui nous surprend surtout quand il ne faut pas, ou pour un rien, une broutille, une phrase dans un livre , qui n'a jamais fait rire personne et qui vous, vous gondole sans fin. Mais c'est pas une raison, je ne vais pas cautionner d'interdire tous ceux qui ne me font pas rire, les usines à bâillons feraient fortune, et d'autres avant les comiques !!
Parce que j'ai ouï quelque instant l' Hollande à Tel Aviv ! Grand Dieu du ciel, quel spectacle ! Et puis , tous autant qu'ils sont, la honte !
Je me suis demandé si Valls avait appris, pas à l'école, à l'école on n'apprend pas ça, que les « Roms » s'étaient fait estourbir en masse, aussi, par les mêmes, à la même époque ; mais c'est vrai, suis-je bête, les Roms, z'ont pas d'argent, sauf celui qu'ils nous volent ou nous extorquent. ah ? Parce que les autres non ? B..eeenn, mais les autres, ils sont bien habillés, c'est pas pareil ; tu vois pas la différence ? ..n ooo n !! Alors on va faire gaffe à toi aussi !
Nous sommes tous égaux en droit !Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
Arrêtons le délire ; le bobsleigh ne va pas aussi vite, et il a des rambardes pour empêcher les sorties de route.
Des garde-fous ça s'appelle ; les usines ont dû délocaliser, c'est ça.
Et puis il y a les homos, qui sont passés par là.. mais eux on les porte comme ça ! C'est qu'ils sont bien fringués aussi ; c'est ça ? Bien sûr.
J'en connais, des Schneider, des De Wendel du Creusot, des aciéries de Lorraine, des usines à bagnoles, des verriers, des textiles, des soyeux, des assurances, ministres, banquiers, qui ne sortent plus leurs grands mouchoirs à carreaux pour s'essuyer le front, les Protestants, eux, leur massacre !! il y a prescription.
Alors patientons un peu les gars, dans un siècle ou deux, tout sera rentré dans l'ordre !!!
En attendant, c'est bientôt Carnaval ; quelqu'un doit bien savoir si on peut encore, ce jour-là, faire ce que l'on veut ; et on voudra rire, se déguiser, se marrer, brailler, souffler dans des binious, se foutre de leur poire, les caricaturer et leur montrer nos fesses ; on pourra brûler le Roi Carnaval et lui faire toutes les têtes qu'on veut. Et le peuple en liesse aura toutes les couleurs travesti en bagnards, en esclaves, en canuts, en mineurs, en bonniches, en infirmières, en houris ou en libertés chéries, en walkyries, en harpies, en camisards, en résistants, en déserteurs, on jouera la fraternité, on titubera en bande et notre rire, notre rire... les enfermera derrière leurs barreaux dorés, ouais,... mais résonnera, je ne vous dis pas comme.




ou :-> c’est selon