lundi 3 juillet 2017 - par Edmond Harlé

Mener le combat des idées : le progrès social est la seule solution à la crise et au chômage

Les élections législatives, marquées par l’abstention massive, notamment des classes populaires et des jeunes, montrent que le peuple ne veut pas de la super régression sociale promise par Macron mais qu’ils ne croient plus que la politique peut régler leurs problèmes de pouvoir d‘achat et de chômage.

Le camp du progrès social vient de perdre une bataille. Son échec peut certes être Imputé aux trahisons de Hollande-Valls-Macron et de la majorité des socialistes. Elle découle aussi des divisions. Mais il y a une cause beaucoup plus profonde : c’est le débat d’idées que nous avons perdu.

Alors que politiques libérales nous plongent dans une crise permanente depuis 1974, les libéraux ont instillé le poison de l’idéologie gestionnaire masquée derrière le terme « pragmatisme ». Avec l’aide des médias et de prétendus experts, ils ont convaincu les français que les responsables de la crise et du chômage sont ceux qui « profitent » des droits sociaux ou de la solidarité nationale, les fonctionnaires qui « coûtent trop cher » et les salariés « trop protégés » par le Code du travail ou qui « ne travaillent pas assez ».

Notre échec c’est de n’avoir su expliquer que c’est l’inverse. C’est la remise en cause des droits sociaux, la réduction du pouvoir d‘achat réel de la majorité des salariés, l’absence de réduction du temps de travail par rapport à l’augmentation de la productivité du travail qui sont la cause de la crise.

Notre échec c’est de n’avoir pas su montrer que, depuis 40 ans, la part de la rémunération du travail dans le PNB a baissé tandis que celle des profits explosait. 

Notre échec, c’est de n’avoir pas su expliquer comment le progrès social et le partage des gains de productivité du travail entre la hausse des salaires et la réduction de la durée du travail sont le seul moyen de réduire le chômage sans détruire la rémunération et les droits des salariés comme l’ont fait le Royaume-Uni ou l’Allemagne.

Notre avenir c’est d’engager le débat d’idées, dans l’union la plus large, sans s’enfermer dans des divisions syndicales ou politiques, en associant les intellectuels et les chercheurs, pour gagner la bataille des idées, convaincre le peuple. 

Si nous n’engageons pas le combat des idées et de l’opinion publique, les mobilisations pour s’opposer aux lois antitravail de Macron les mobilisations ne seront pas suffisantes pour vaincre.

Si nous ne prenons pas les moyens de convaincre le peuple, alors, on verra monter encore les mouvements de haines, de rejet des autres, et le FN deviendra la seule opposition crédible et le dernier espoir (totalement illusoire) des citoyens. Pour être crédibles, nous devons être unis, déterminés, tolérants et organiser les débats à la base car nous savons que les grands médias sont contre le progrès social. 

Avant de créer de « nouvelles chapelles politiques », lançons partout le débat d’idées avec tous les citoyens, partis, syndicats et associations qui le veulent bien. 



3 réactions


  • pipiou 3 juillet 2017 14:57

    Comment peut-on prétendre sérieusement que le modèle social français est LA solution contre le chomage ?

    Comment l’auteur peut-il afficher de manière aussi éclatante son aveuglement ideologique ?


    • CN46400 CN46400 5 juillet 2017 07:50

      @pipiou

      Comment peut-on prétendre que la solution du chômage c’est des bourgeois toujours plus riches et puissants, et des prolos toujours plus étrangers à la consommation courante ?......


  • Emma Joritaire 3 juillet 2017 17:27

    J’ai jamais bien compris pourquoi, si les Hollande-Valls-Macron ont trahi la gauche, les plus à gauche que Hollande-Valls-Macron n’ont rassemblé que 27.8 % des voix au premier tour de la présidentielle


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