Mes chroniques italiennes 4
L'Italie est un pays splendide avec son arc alpin, ses Apennins (sur 1500 km !), ses plaines (dont la majeure, celle du Po), son bord de mer sur 7456 km, ses collines, ses archipels et ses iles. Ses villes sont des joyeux. Presque chaque village cache un trésor. Plus de la moitié du patrimoine artistique mondial est niché dans la péninsule. Toutes les époques de l'humanité y sont représentées.
Las ... l'empire romain déchut, la Renaissance atteignit un sommet et l'époque contemporaine tombe dans une décadence d'autant plus dangereuse qu'elle a ouvert la porte aux pires populismes.
Les discours politiques ... en fait, il n'y en a pas. Peut-on parler de « discours » quand des ministres bavardent comme l'homme de la rue ? La mafia, voici deux jours, a réglé ses comptes à Naples par une fusillade qui n'a fait que des victimes étrangères à l'organisation criminelle. Un enfant de quatre ans est toujours entre la vie et la mort.
Le vice-premier ministre Salvini, qui tant aime s'exposer, engloutissant des quantités de nourriture ou éructant contre les Non-Italiens, s'est fait fort discret devant le fait. L'autre vice-premier ministre, Di Maio, a tenu des propos vains : un appel à plus de sécurité, à plus d'hommes présents sur le terrain.
Mais, ne sont-ce pas eux, les élus, qui sont appelés à protéger la population par des décisions sensées et responsables ?
Responsables ... le mot qui semble ne plus avoir de sens. C'est bien ce que les électeurs reprochent aux politiques dans presque toute l'Europe, de ne plus se montrer responsables. Il semble que la politique soit devenue un banal gagne-pain comme un autre, distrayant par ses avantages, mais peu exigeant quant aux résultats et aux garanties.
A suivre ...
Pas d'accents circonflexes trouvables sur mon clavier qwerty !
Françoise Beck

