Mobutu 1 Suisse 0 : les banques suisses lavent plus blanc...
...Que neige !
De son sépulcre marocain, l’ex Joseph-Désiré ou le léopard de Kinshasa, devenu Mobutu Sese Seko Kuku Mgbendu Waza Banga, l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) ex-Zaïre, chantre de l’authenticité, vient de gagner un combat d’outre-tombe, avec brio. Du moins, ses ayants-droit, les pieds joints. C’est la consternation à Kinshasa, capitale de l’ex Zaïre. Coup de semonce des autorités ou de la juridiction suisse à tous les démocrates africains et républicains qui veulent le bien de leur Nation. On a assisté avant-hier, mardi, à une vaste fumisterie de la part de la plus haute juridiction suisse, le Tribunal Pénal fédéral (TPF). Ledit Tribunal a décidé avec un cynisme hadal, de restituer les biens de feu le Maréchal Mobutu, à sa famille. En assenant ainsi un coup de marteau grec sur le crâne des dirigeants actuels de la République démocratique du Congo, la Suisse donne un signal fort aux dictateurs de tous bords, qui, désormais, savent que les paradis fiscaux et de blanchiment existent encore.
Jean Ziegler, il y a 19 ans, publiait aux éditions du Seuil, un opuscule sans concession, La Suisse lave plus blanc, qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive. Il avait raison. Les fonds bloqués en Suisse de Mobutu Sese Seko vont devoir être remis à sa famille, et non à la République démocratique du Congo (RDC). Ces fonds, déposés par le clan de l’ancien dictateur ou lui-même en son nom, sont estimés à près de 8 millions de francs suisses (5,2 millions d’euros). Pourtant, le gouvernement suisse avait décidé en avril dernier de prolonger le blocage (bloqué depuis mai 1997 après la chute de Mobutu) de cet argent jusqu’au 31 octobre prochain, dans l’attente d’une décision du Tribunal pénal fédéral (TPF). Avant cette décision, un professeur de droit pénal à l’Université de Bâle, Mark Pieth, avait saisi ledit Tribunal, agissant comme un particulier, en faveur du Congo comme le rapporte l’agence de presse Belga. Mais, la décision du Tribunal était déjà prise.
La plus haute instance pénale de Suisse, le TPF, a confirmé une décision du Parquet helvétique qui avait estimé que les faits de blanchiment d’argent en Suisse allégués par le gouvernement de RDC étaient prescrits. Un véritable jeu de massacre dans un océan à perte de vue où, le régime Kabila fils, Joseph, ne voit que du feu. Pour rappel, ce dernier avait remplacé son père assassiné, Laurent-Désiré, lui-même, qui, auparavant, avait renversé le régime Mobutu. Par l’entremise du Conseil fédéral, le gouvernement suisse argue qu’il avait bloqué ces fonds depuis 1997 pour que les avocats mandatés par la RDC puissent effectuer les démarches nécessaires pour faire bloquer l’argent de façon à ce qu’il soit restitué et/ou récupéré par le Gouvernement de Kin (Kinshasa) la belle. Pourtant, dès le mois de janvier, la représentation diplomatique congolaise en Suisse avait déposé auprès du Ministère public de la Confédération (MPC), une plainte contre des membres de l’ancien régime dirigé par le défunt maréchal Mobutu.
A sa grande surprise, le MPC avait toutefois rejeté cette plainte, estimant que les actes de blanchiment d’argent éventuellement commis en Suisse étaient prescrits, comme nous le mentionnions plus haut. Du côté congolais, c’est la consternation. Personne ne comprend cette décision inique. Les autorités parlent même d’une situation en temps de crise, criminelle pour le Congo. Mardi était même considéré comme un jour de deuil national après cette annonce. Faits étranges, cet argent est éparpillé dans diverses banques. Et, ces dernières, vont être informées et les héritiers de Mobutu pourront ensuite disposer des fonds. Toutefois, les autorités n’ont pas donné une date précise pour la « restitution » des biens de famille. La décision irrévocable du Tribunal est un désaveu pour les démocrates, et un triomphe pour les tyrans, a indiqué le professeur Pieth.
En réalité, quand on sait tout ce que les potentats africains ont amassé dans les banques suisses, on ne peut que douter de la sincérité des banquiers et des autorités, qui, sans doute, voient aussi ce paradis terrestre qu’est la Confédération Helvétique, frappée de plein fouet par la crise. En revanche, le silence et l’hypocrisie qui entoure cette affaire, est à l’image même de la caution que l’Occident apporte toujours aux satrapes africains, pourvu qu’ils investissent ici en Europe, toujours au détriment de leur peuple. Alors Barack Obama, l’Occident n’est pas responsable de ce qui se passe en Afrique alors qu’il cautionne ceux qui dirigent l’Afrique avec une mal gouvernance qui ne fait aucun doute ? Allain Jules
Je n’imagine pas un tribunal suisse déclarant qu’il y a prescription, s’il n’y a pas prescription.
Quant à ce Pieth, Bâlois « agissant comme un particulier, en faveur du Congo » ça lui apprendra à s’occuper de ses fesses.
Pour le reste, je fais pleine confiance à Joseph Kabila, pour trouver bien d’autres moyens afin - à son tour, puisque son tour est venu - d’approvisionner ses comptes personnels.
En Suiise semble-t-il, on ne se tromppe pas. Bravo, c’est le plus beau pays du monde.
Je n’imagine pas un tribunal suisse déclarant precrits des délits qui ne le seraient pas, c’est tout.
Pieth est un juste.
A condition bien sûr que la démarche ait été totalement désintéressée. Et, dans la mesure où le recourant savait a priori que le « peuple congolais » ne verrait pas un tiers de fifrelin des sommes restituées, on est bien obligé de s’interroger sur ses motivations profondes . Joe Kabila sait qu’il peut piller son pays et mettre « ses tunes » dans les banques suisses puisqu’ils reviendront à sa famille même s’il décède.
Banques suisses ou autres, ça ne change pas grand-chose, sans compter qu’en Suisse, si les tribunaux sont saisis dans les formes et dans les temps requis, il est possible d’obtenir des restitutions, comme le montrent pas mal d’exemples portant sur des sommes autrement sérieuses que les quelques millions de dollars de Mobuto Sese Seko.
les démocrates africains et républicains qui veulent le bien de leur Nation
Ceux là, il faudrait m’en dresser la liste... Ce qui ne serait pas un treizième travail d’Hercule, puisqu’elle doit tenir à l’aise, au dos d’un timbre-poste de 9 cm2.
Le silence sous ce fil en dit long sur la culpabilité européenne.
Quelle culpabilité européenne ? Les pays... disons « stagnants » pour ne vexer personne, sont l’expression de peuples « stagnants », et de ces peuples « stagnants », émergent des dirigeants médiocres, tout cela est d’une cohérence sans faille...
En effet, les programmes scolaires effleuraient à peine le continent africain si je me souviens bien (j’ai quitté l’enseignement secondaire filière scientifique - il y a + de 10 ans). La plupart des gens ne savent même pas où se trouve l’ex-Zaïre ou la plupart des pays d’Afrique Centrale et sub-Saharienne. En France, le commun des mortels (i.e. les non-étudiants en géographie) doit savoir situer le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, l’Afrique du Sud (parce qu’elle est tout au sud... ; - ) ). On pourrait se demander si cette absence dans les programmes scolaires n’est pas effectivement voulue.
PS : J’ai appris il y a peu que la femme de l’ancien président Marcos avait
pu récupérer ses bijoux et chaussures (3000 paires) acquis sur le dos
des philippins.
Les dictatures et spoliations qui en découlent forcément ne connaissent décidément pas la crise...
La culpabilité générée par l’avidité et la recherche de profit systématique, qui poussent tous les financiers, banquiers, et autres à soutenir et à travailler avec des fadas dans ce genre. Culpabilité il est vrai décroissante chez de plus en plus d’européens. Grand bien leur fasse.
Vous parlez de cervelle de moineau. Ce’s gens se contrefichent du sort de l’Afrique. L’essentiel est qu’ils vivent de l’argent de l’Afrique. La honte est ailleurs désormais.
Toujours la même entame au
vocabulaire digne de Voici, Gala ou Détective (Vaste fumisterie, marteau grec,
les pieds joints…), mais surtout vision superficielle d’un problème et d’un
pays survolé par l’auteur. Pas un mot sur Lito le fameux oncle,
omniprésent en Suisse à son époque et dont la famille menait grand train à
Genève. Allain Jules a le dont d’aborder superficiellement des sujets
intéressants et de les bâcler en se drapant dans un ordre moral qui lui sert d’alibi.
Et puis parler des dirigeants actuels de la RDC comme, je cite « à tous les
démocrates africains et républicains qui veulent le bien de leur Nation. »,
c’est faire fi de l’incurie et des responsabilité de ceux qui ont mis à mal un
pays qui allait nettement mieux du temps où il s’appelait Zaïre. Et JP Bemba ?
Est-il un démocrate qui vivait dans la misère ! Comme d’habitude, on n’apprend pas grand chose des articles de cet auteur
Je n’arrive pas à comprendre quelle cervelle de moineau a pu prendre une décision pareille, alors que cela fait deux décennies que les fonds étaient bloqués justement pour être rendus à la RDC.
La mémoire n’est décidément pas le fort de l’occidental moyen de nos jours.
Encore une louche d’aspartame messieurs les banquiers ?
ou alors...
C’est un arrangement pour sauver UBS aux ameriques ? wall street se devait de rémunérer ses complices de toujours ?
Vous parlez de cervelle de moineau. Ce’s gens se contrefichent du sort de l’Afrique. L’essentiel est qu’ils vivent de l’argent de l’Afrique. La honte est ailleurs désormais.