lundi 14 septembre 2009 - par
Ils sont venus, ils sont tous là… au chevet de l’agonisant dont le trépas ne viendra pas car il faut le sauver ce bon serviteur de la blancheur immaculée de sa race et de son âme candide. Elles sont nombreuses les bonnes fées à se pencher comme devant un berceau sur ce corps malheureux, victime d’internet, « cette zone de non-droit et de non-morale » pour reprendre le plumeau du Président. Nous sommes à vos côtés, Monsieur le Ministre.
Môssieur est mâââlade
Bon rétablissement, Monsieur le Ministre !

Ils sont là, tous les obligés, toux ceux qui ont obtenu le petit os de leurs grandes ambitions. Le gouvernement au grand complet, les Jack Lang et le Recteur de la Mosquée de Paris. On chuchote, on s’inquiète, on s’encourage.
Un Ministre de l’Intérieur, voyons, ça se cajole, surtout quand on en a besoin. Mais la morale… Quelle morale ? Mais de quoi parlez-vous… Vous voulez un aller simple pour Bamako ?
Allez, encore une fois, on détournera pudiquement les yeux, on se pincera discrètement le nez et on passera à autre chose. On rêvera à l’ornement de sa boutonnière, à la grande mission qui sera accordée, inutile certes mais combien rémunératrice et prestigieuse, des missions et encore des missions… « Démission ??? - Mais non, Monsieur Le Ministre, vous auriez mal compris. Du repos, juste un peu de repos ! »
On trépignera pour être le premier à lécher les plaies de l’infortuné. On vous vengera Monsieur le Ministre. Et l’on voudra être en tête de ce défilé des traitres surgis côté cour et côté jardin de ce théâtre d’ombres tels des personnages shakespeariens. Les Besson, les Rocard et les Kouchner et ceux qui hésitent encore ! Les Vals, les Hulot, les autres, tous les autres ! Aussi nombreux et fades que les bulles dans l’eau de Vichy.
Dormez bien. Les plumeaux de la presse feront le ménage, soyez en certains : plus de poussière, plus rien, tout nickel, tous niqués… Pardon, ça ne se dit pas, et Monsieur le Ministre est encore bien convalescent, n’est-ce pas ? La grippe A, peut-être… ?
Chuttt… Tous mes vœux de rétablissement, Monsieur le Ministre.

