mercredi 17 décembre 2025 - par Caleb Irri

Narcotrafic : la seule solution c’est la légalisation

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Voilà des années qu'on nous fait le coup : pour lutter contre le narcotrafic, il faut plus de répression. Pourtant, il y a toujours plus de répression, et toujours plus de trafic. De 3 à 6 ou 7 milliards en 10 ans. Et que va-t-on faire du coup ? Ajouter encore de la répression. Jusqu'à l'absurdité des plus imbéciles réclamant le concours de l'armée, comme si la corruption d'un nouveau corps de l'Etat était nécessaire, comme si le Brésil n'avait pas déjà prouvé à quel point cette méthode était contre productive, comme si ce n'étaient pas des armes de l'armée qu'on retrouvait maintenant chez les dealers. Evidemment.

 

Mais qu'espère-t-on d'autre en cédant le monopole de la production, du transport et de la vente des stupéfiants à des délinquants exploités par une mafia ? qu'ils demandent à payer des impôts ?

 

Pourtant et malgré le silence quasi unanime des médias qui parlent de ce sujet, toutes les études prouvent que la prohibition n'entraîne TOUJOURS et PARTOUT que violences et corruption. Les exemples étrangers montrent partout également que la légalisation fonctionne efficacement pour réduire le trafic, et donc la violence et la corruption ; tandis qu'en France son refus, soi-disant pour éviter le bascuelemnt des fumeurs de cannabis vers la cocaine, n'a absolument pas empêché ce basculement, au contraire même si on regarde les chiffres.

 

Pour se faire une idée prenons les chiffres et regardons bien : 

 

- consommateurs quotidiens de cannabis : 1 million déclarés

- consommateurs réguliers : 1,4 million déclarés 

- consommateurs occasionnels : 3,6 Millions

- Au moins une fois dans l'année : 5 Millions

 

Pour la cocaine maintenant :

 

- consommateurs quotidiens : quelques dizaines de miliers (il n'y a pas de chiffres précis mais loin des 100 000)

- Au moins une fois dans l'année 1,1 million (contre 600000 en 2017)

 

Alors voilà je pose la question :

 

Est-ce que ça vaudrait encore le coup pour les dealers d'ouvrir 2700 à 4000 points de deal, avec tout ce que cela implique, pour un nombre de clients potentiels plus que divisé par 10 par rapport aux fumeurs de cannabis ? Franchement qui peut croire un seul instant que la légalisation du cannabis puisse avoir d'autres conséquences qu'une baisse du trafic, même si ce n'est que de 30% ou 40% comme en Uruguay ou Etats Unis où les conditions de vente sont moins compétitives ? Au Canada en 5 ans 80% de l'approvisionnement est désormais légal ! IL suffit de faire les choses correctement, et encadrer cette légalisation qui permettrait de faire rentrer de l'argent dans les caisses, de libérer du temps pour la police et la justice, d'autoriser la prévention...

 

La question qui suit donc c'est pourquoi sachant cela (oui tout le monde au gouvernement sait cela, les études sont publiques et accessibles) ils ne le font pourtant pas : 

 

est-ce parce que la corruption a déjà gagné les étages supérieurs (cette hypothèse n'est pas à négliger, au Brésil de nombreuses affaires impliquent des chefs de ports, des chefs politiques, des chefs militaires), ou est-ce que c'est parce que ça permet au gouvernement de maintenir un certain niveau de violence qui engendre la peur et donc, au choix, de faire accepter aux gens des lois liberticides ou de stigmatiser les banlieues qui font le trafic même si toutes les catégories sociales en sont clientes ? 

 

La seule chose que craignent les dealers ce n'est pas la police mais la légalisation. Ils le disent même dans leurs clips de rap. Alors réfléchissez, la seule solution, c'est la légalisation ! 

 

Caleb Irri 

Calebirri.com



16 réactions


  • xana 17 décembre 2025 13:15

    Enfin un sujet intéressant !

    J’attends les commentaires (enfin, ceux qui ne seront pas idiots...)


  • xana 17 décembre 2025 13:22

    Personnellement le sujet ne me touche pas (je ne fume aucune drogue, légale ou non) et mes enfants non plus. Par contre la dérive autoritaire, disons même dictatoriale de la société en Europe de l’Ouest me préoccupe.

    Effectivement, je me demande (comme Caleb Irri) si les efforts « contre » la drogue ne sont pas en fait destinés à tout autre chose. Par exemple, imposer une surveillance à tous les citoyens. Je ne dis pas que Caleb Irri a raison, mais son analyse conforte mes impressions...


  • Buzzcocks 17 décembre 2025 13:53

    Dans une société qui se radicalise dans le conservatisme, je crois que vous pouvez implorer la légalisation, elle n’arrivera pas de sitôt. On va vers plus de prisons, de coups de taser, et de bottes. 


  • Philomo 17 décembre 2025 14:46

    Le tabac est légal et ça n’empêche pas le trafic juteux tout simplement parce qu’il contourne les taxes.

    Cela se passera de la même façon pour la drogue qui a en plus de multiples variantes plus ou mois dures. 

    En plus un produit dangereux. 

    La seule solution c’est une vraie répression (pas le semblant actuel) des dealers et surtout des consommateurs.


  • berry 17 décembre 2025 16:51

    "Voilà des années qu’on nous fait le coup : pour lutter contre le narcotrafic, il faut plus de répression. Pourtant, il y a toujours plus de répression, et toujours plus de trafic."

    Il y a surtout de plus en plus de dealers issus de l’immigration. Le sujet est indissociable de l’immigration de masse du tiers-monde et du niveau de délinquance stratosphérique de ces nouvelles populations, au moins 10 ou 20 fois plus élevé que celui de la population française d’origine.

    Il y a aussi un manque de volonté politique, sans doute parce que l’immigration est une vache sacrée du système, et aussi parce que le trafic de drogue finance certaines opérations des services secrets. On a pu voir aux USA qu’il est possible de renverser la tendance. En quelques mois, Trump a fermé hermétiquement la frontière mexicaine, a expulsé des milliers de dealers et s’est attaqué à la voie maritime du trafic. Il a aussi fait pression sur la Chine pour qu’elle cesse d’exporter les précurseurs du fentanyl, alors que Biden n’avait rien fait en 4 ans. Chez nous, Macron ouvre les frontières en grand et laisse le Maroc cultiver des milliers d’hectares de cannabis destiné à l’exportation. Quand il rencontre le roi du Maroc, il n’en parle même pas. Sans parler de la justice, en dessous de tout depuis des décennies.


    • Gasty Gasty 17 décembre 2025 17:18

      @berry
      Ce ne sont pas les immigrés qui organisent le trafic international. Déjà qu’ils ont du mal à traverser la manche avec un zodiac.
      Voyez plutôt à qui rend service le manque de volonté politique.


  • Étirév 17 décembre 2025 19:02

    « Pervertissez la jeunesse, vous vaincrez la nation ! » dit un adage bien connu.
    Rappel : « A Woodstock (aout 1969), écrit le journaliste Donald Phau dans « The Satanic Roots of Rock », presque un demi-million de jeunes se réunirent pour qu’on les drogue et qu’on leur lave le cerveau dans une ferme. Les victimes étaient isolées, entourées d’immondices, bourrées de drogues psychédéliques, et on les maintint éveillées pendant trois jours, tout ceci avec la complicité totale du FBI et de hauts fonctionnaires du gouvernement. La sécurité du concert fut fournie par une communauté hippie (truffée d’agents spéciaux) entraînée à la distribution massive de LSD (souvent mélangé à du Coca-Cola). Ce furent de nouveau les réseaux du renseignement militaire britannique qui initièrent tout ».
    Le financement original du festival de Woodstock fut opéré par l’héritier d’une grande société pharmaceutique de Pennsylvanie, John Roberts, et deux autres associés dont Joel Rosenmann. Quand il est question de drogue et d’expérimentation psychiatrique, le lobby pharmaceutique n’est jamais loin.
    Ainsi, une fois « ramollis », les USA étaient mûrs pour l’introduction d’autres drogues tels que la cocaïne, le crack et l’héroïne. Ce fut aussi le début d’une époque qui allait rivaliser avec la « Prohibition » et avec les énormes sommes d’argent qui commenceraient à s’amasser.
    Cela doit sérieusement nous interroger sur la volonté et l’insistance qu’émettent certaines élites ces derniers temps, au sujet de la dépénalisation de l’usage personnel des stupéfiants, sous prétexte, entre autres, de combattre la toxicomanie. En effet, derrière ces immenses tragédies se profile un lobby qui semble disposer de moyens colossaux, qui est présent dans tous les pays et qui vise, à travers l’activisme de ses médias complices, ainsi que de ses « experts » et autres marionnettes politiciennes, à modifier la législation en obtenant la dépénalisation des drogues dites « légères », les substances dérivées du cannabis comme la marijuana et le haschisch, et en en minimisant les effets, passage indispensable à créer les futurs consommateurs de drogues « lourdes ». On répand ainsi la conviction qu’une loi doive et puisse seulement réglementer le « droit » des personnes, en particulier des jeunes, à essayer la « légère » ivresse narcotique de ces substances, bien différente, on tend à le souligner, par une fausse symétrie, de celle des drogues « lourdes », qui engendrent des altérations dramatiques du comportement, accompagnées de graves violations de l’ordre public. Une approche réellement scientifique démontre au contraire que le jeune qui s’approche occasionnellement des drogues même « légères » est exposé à devenir très vite consommateur habituel de drogues aussi bien lourdes que légères, entraînant des malaises très graves et progressifs, tels que par exemple la réactivation d’états latents de schizophrénie ou des atteintes plus ou moins étendues aux facultés cérébrales.
    Dans un discours prononcé en 1961 lors d’une conférence à la California Medical School de San Francisco, Aldous Huxley disait : « Il y aura dès la prochaine génération une méthode pharmaceutique pour faire aimer aux gens leur propre servitude, et créer une dictature sans larmes, pour ainsi dire, en réalisant des camps de concentration sans douleur pour des sociétés entières, de sorte que les gens se verront privés de leurs libertés, mais en ressentiront plutôt du plaisir. ».
    NB : Depuis plus de soixante-dix ans, une puissante révolution a pris forme sans parti politique, sans discours électoraux, et même sans manifeste idéologique pour énoncer les buts et objectifs des nouveaux révolutionnaires.
    Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, une profonde révolution sociale, économique, morale et culturelle a choisi de proclamer son radicalisme par la musique, les Chansons et les stars du Rock and Roll.
    Au départ, tout cela n’a pas été pris au sérieux, car tous s’imaginaient que c’était une mode de plus qui finirait bien par passer comme l’avaient déjà fait le Charleston, le Boogie-Woogie et le Twist. Toutefois, le phénomène socio-culturel du Rock and Roll, apparu au début des années 50, allait déferler sur le monde tel une vague de fond mêlée de boue, de scories, de sang et de sacrifices humains.
    Soixante-dix ans plus tard, la musique Rock a évolué jusqu’à devenir la plus puissante révolution des corps, des esprits et des cœurs jamais sortie des entrailles de l’Enfer.
    En 1951-1952, un jeune chanteur du Centre Ouest américain nommé Little Richard a commencé à modifier le « Beat » du « Rythm and Blues » de la population noire du Sud. Néanmoins, précisons que c’est un disc-jockey de Cleveland (USA) qui inventa le terme « Rock and Roll » pour identifier ce nouveau rythme musical. Ce que la plupart ignorent, c’est que cette expression décrit deux mouvements du corps humain pendant les ébats sexuels. L’emprunt est fait à l’argot populaire des ghettos américains (le terme « Rock and Roll » est un équivalent de « va-et-vient »).
    SEX, DRUGS & ROCK N’ROLL


  • Mustik 17 décembre 2025 23:12

    Un pays d’amérique du Sud avait réussi à éradiquer le narco-trafic... que croyez-vous qu’il s’en est suivi ...

    ils se sont convertis dans le rapt de personnes contre rançon.

    Une autre sorte de drogue consiste à gagner au moins 500€ par jour à glander au pied de l’immeuble au lieu de se faire chier pour 1,400 € mensuels à obéir à un contre maitre qui fait des remarques sur le travail bâclé...

    Il a y bien le système Pinochet qui entassait les vrais militants révolutionnaires dans des stades mais, ça ne plairait pas à Bruxelles... quant à sortir la guillotine en place publique.... hou-hou le Facho ! Pourtant ça viderait les CRAA et les hôtels d’un claquement de doigt... direction les Zodiac...


    • berry 18 décembre 2025 08:23

      @Mustik
      Chez nous, ils se diversifient déjà dans le racket des commerçants, et pas seulement à Marseille. Ca doit être dur de dire non, s’ils viennent en bande dans votre boutique en se réclamant de la DZ Mafia...
      Les gains potentiels sont énormes et le risque judiciaire minime.
      https://www.facebook.com/franceinfo/videos/%C3%A0-marseille-la-dz-mafia-rackette-les-bars-et-les-restaurants/1668785630723469/
       


    • Mustik 18 décembre 2025 18:06

      @berry
      ils se diversifient déjà dans le racket des commerçants

      C’est justement ce que me disait aujourd’hui un commerçant d’Aix en Provence...
      Que peut-on y faire ?
      Entre les Pro-UE, Sarkoze et Hollande,
      le banquier à moumoutte,
      la CEDH, le SdM, les gauchos, les bisounours,
       l’Etat profond gauchiste...

      De désillusion, le CRIJF et la LICRA ont aujourd’hui avalé leur kippa, il est loin le temps où Renaud Camus était poursuivi pour son « Grand Remplacement »


  • Eric F Eric F 18 décembre 2025 11:50

    Je crains, comme l’indiquent certains intervenants, que les gangs et mafias se reconvertissent dans d’autres trafics, rackets, enlèvements, casses, etc. comme ce fut le cas aux USA après la levée de la prohibition. 
    En outre le cannabis n’est plus qu’une drogue parmi d’autres, va-t-on alors légaliser le crack, les drogues chimiques.. ? 

    Je ne vois pas quelle serait la solution au stade où en sont arrivées les choses. En tout cas les consommateurs sont des complices actifs dans un premier stade, et des complices passifs par addition ensuite. 


    • Eric F Eric F 18 décembre 2025 11:51

      précision : dans le commentaire précédent, j’écris « je crains que... », c’est une clause de style, en fait, « il est quasiment certain que... »


    • pasglop 18 décembre 2025 12:15

      @Eric F
      Avant même toute considération légale, il y a déjà une forme de reconversion occasionnée par le niveau de violence qui ne cesse de monter entre réseaux concurrents.
      Il s’agit de la prostitution des mineures qui semble prendre de l’ampleur depuis quelques années.
      Faut croire qu’il y a une clientèle pour ça, ou bien que l’offre créée la demande.


    • Eric F Eric F 18 décembre 2025 14:08

      @pasglop
      Il y a des « nouveaux » marchés où l’offre crée la demande, on l’a vu avec le smartphone, l’internet, les jeux vidéos.

      Par contre la demande potentielle existe depuis la nuit des temps pour les produits hallucinogènes ou euphorisants, ou toute forme de relations non conformistes.

      On parle parfois de légaliser et organiser au niveau de l’autorité publique, de telle sorte que les revenus de l’inconduite servent à financer l’intérêt général, pour paraphraser Joseph Fouché qui extrapolait Bernard Mandeville.


  • Mustik 18 décembre 2025 22:59

    Peut-être que, par leur qualité, les viandes aux hormones du Mercosur feront place nette dans les quartiers « sensibles ». A quelque chose malheur est bon.

    Me vient encore à l’esprit, cette histoire de singes dominants qui ont été victimes de leur préséance :

     un hôpital d’un pays ’en voie de développement’ jetait aux poubelles les bandelettes contaminées après opération... les dominants qui se servaient les premiers en ont subi les conséquences,

     du coup, les mâles délaissés ont eu accès au nirvana du gynécée...

    Je n’ai pas entendu la suite de l’histoire...


  • ricoxy ricoxy 20 décembre 2025 09:23

     

    « Narcotrafic : la seule solution c’est la légalisation » — Réponse : Narcotrafic : la seule solution c’est la peine de mort. Aux marchands de mort (fusillades, assassinats de rivaux pour des questions de territoire, victimes collatérales, destruction du corps et du cerveau dez drogués...), il faut applkiquer la peine de mort. Solution simple, voire simpliste, mais efficace. Qui accepterait d’être mis à mort pour 50 ou 100 euros par jour (les guetteurs), ou pour l’accroissement de sa petite fortune personnelle (les trafiquants) ?

     

    Quant aux consommateurs, il faut les criminaliser — comme on criminalise l’abus d’alcool.

     

    Quant aux chefs de mafias de trafiquants, le plus souvent courageusement réfugiés à l’étranger, le TPI devrait les poursuivre.

     


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