Natacha Polony : reconstruire la France sans sortir du capitalisme, « une mission impossible »
Ce que propose Natacha Polony
Le projet de Natacha Polony commence à se préciser, mais il ne constitue pas encore un programme présidentiel complet et chiffré. C’est actuellement une doctrine générale fondée sur le souverainisme, le gaullisme social et la reconstruction productive de la France. Son projet ne constitue pas une évolution vers l'avenir que dessine le développement des connaissances scientifiques des initiés, la poursuite du développement des technologies en remplacement d'emplois, ni le changement d'existence qu'impose la transition écologique en collaboration avec les autres nations par des institutions internationales disposant de moyens financiers.

Son positionnement politique
Natacha Polony se réclame explicitement de la gauche républicaine et du gaullisme social, dans la filiation de Jean-Pierre Chevènement et de Philippe Séguin. Elle présente son mouvement, intitulé « Nous sommes la France », comme un rassemblement dépassant temporairement la droite et la gauche autour des « intérêts vitaux » du pays. sudradio.fr
Elle cherche à occuper un espace situé :
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entre la gauche sociale et républicaine ;
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le souverainisme national ;
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le gaullisme économique ;
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une certaine droite attachée à l’autorité, à la transmission et à l’indépendance nationale ;
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mais en refusant officiellement le nationalisme ethnique du RN.
Elle affirme défendre une conception universaliste de la France reposant sur ce que font les personnes et non sur ce qu’elles sont. Elle accepte néanmoins un discours ferme sur le respect des règles, la sanction et l’éloignement des étrangers délinquants. sudradio.fr
Je ne sais pas ce que signifie la gauche républicaine, historiquement, la gauche est née de la contestation de la domination économique et de l’exploitation du travail. Ce n'est qu'une confusion contemporaine volontaire, que d'entretenir l'idée que gérer le capitalisme par la redistribution est être de gauche. Pourtant, une grande partie de la gauche contemporaine ne cherche plus à remplacer le capitalisme, mais seulement à en corriger les effets. Quant au capitalisme, il peut coexister juridiquement avec la République, mais son organisation hiérarchique de la propriété et du pouvoir économique contredit les principes républicains de la liberté, égalité, fraternité, et nous continuons de vivre dans cette contradiction imposée par la révolution de la bourgeoisie et non du peuple (lors de la Révolution française (1789), la bourgeoisie joue un rôle moteur pour réclamer l'égalité des droits et finit par s'imposer comme la classe montante avec l'essor de l'industrialisation et aujourd'hui elle est toujours représentée par la haute bourgeoisie,chefs d'entreprise, grands patrons, élites financières et administratives, et la moyenne et petite bourgeoisie, professions intermédiaires, commerçants, cadres, indépendants. Affirmer qu'il n'y a pas de classes sociales est une ineptie comme celle d'indiquer que nos destins économiques sont complémentaires quand l'on fait tout financer par les salariés. Seul le modèle Joule lie les classes sociales dans un destin unique ; tout ce qui se dit sur ce sujet aujourd'hui est du commentaire spécieux.
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je ne vois pas non plus ce qu'est le Gaullisme social, qui avait repris le programme du conseil de la résistance. Le programme du Conseil national de la Résistance (intitulé Les Jours heureux) a été rédigé principalement par Pierre Villon (secrétaire du Front national de lutte) et adopté à l'unanimité par le Conseil national de la Résistance (CNR) le 15 mars 1944, sous la présidence de Georges Bidault.
Le gaullisme a produit d’importantes avancées sociales, mais il faut distinguer l’œuvre collective de la Libération, à laquelle de Gaulle a présidé, de ce qui relève proprement de sa doctrine.
Ce que fut réellement le gaullisme social.
À la Libération : reconstruire une République sociale
Entre 1944 et janvier 1946, le Gouvernement provisoire dirigé par de Gaulle applique une grande partie du programme du Conseil national de la Résistance :
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création de la Sécurité sociale en 1945 ;
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généralisation des assurances maladie, vieillesse et famille ;
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création des comités d’entreprise ;
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nationalisation de Renault, des grandes banques, du crédit, du gaz, de l’électricité et d’une partie des transports ;
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protection accrue des représentants syndicaux ;
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mise en place d’une planification économique ;
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reconnaissance du droit de vote des femmes ;
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retour aux conventions collectives.
Mais il serait historiquement faux d’attribuer tout cela au seul de Gaulle. La Sécurité sociale fut notamment organisée par Ambroise Croizat, ministre communiste du Travail, avec la CGT et l’ensemble des forces issues de la Résistance. De Gaulle a donné l’autorité politique permettant ces transformations, mais elles résultaient d’un compromis entre gaullistes, communistes, socialistes, démocrates-chrétiens et syndicalistes.
Sous la Ve République : croissance, protection et intervention de l’État
Entre 1958 et 1969, le gaullisme poursuit une politique économique dirigiste :
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développement des grands services et entreprises publics ;
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investissements dans le nucléaire, les transports, l’aéronautique et l’aménagement du territoire ;
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construction massive de logements ;
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développement de la formation professionnelle ;
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extension progressive de la quatrième semaine de congés payés ;
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hausse du niveau de vie portée par la croissance des Trente Glorieuses ;
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développement de l’intéressement et de la participation des salariés aux résultats des entreprises.
De Gaulle considérait que le conflit entre capital et travail menaçait l’unité nationale. Il voulait lui substituer la participation, c’est-à-dire associer les salariés aux résultats, parfois à l’information et éventuellement à certaines décisions.
Son idée n’était pas d’abolir le capitalisme, mais d’empêcher qu’il ne dégénère en domination exclusive de l’argent., ce qu'il est advenu depuis la présidence de Valéry Giscard D’Estaing
Mai 1968 et les accords de Grenelle la limite du Gaullisme social
Les avancées sociales de 1968 ne furent pas spontanément offertes par le pouvoir gaulliste. Elles furent obtenues grâce à une grève regroupant plusieurs millions de salariés.
Les accords de Grenelle conduisirent notamment à :
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une augmentation d’environ 35 % du SMIG ;
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une hausse générale des salaires d’environ 10 % ;
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une réduction progressive du temps de travail ;
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la reconnaissance des sections syndicales dans les entreprises ;
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l’amélioration de certains droits sociaux.
Le gouvernement gaulliste a négocié et accepté ces concessions parce que le pays était paralysé. Il ne les avait pas initialement programmées.
Les limites du gaullisme social
Le gaullisme social n’a jamais supprimé :
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la propriété privée des entreprises ;
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le salariat ;
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la hiérarchie patronale ;
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l’accumulation privée du capital ;
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la dépendance du salarié envers l’emploi ;
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la comptabilisation des salaires et de la protection sociale comme coûts de production.
De Gaulle rejetait aussi bien le libéralisme absolu que la lutte des classes marxiste. Il cherchait une troisième voie, mais celle-ci reposait sur la collaboration entre patrons et salariés sous l’autorité d’un État puissant.
Sa « participation » demeura limitée. Les salariés pouvaient recevoir une part des résultats, mais ils ne devenaient pas propriétaires égaux du capital ni détenteurs effectifs du pouvoir économique.
Le pouvoir gaulliste pouvait également être autoritaire dans les conflits sociaux. La grève des mineurs de 1963 fut durement combattue et le gouvernement tenta de réquisitionner les grévistes.
Ce qu’il en reste
Le gaullisme historique a donc apporté ou accompagné :
- un État social puissant ;
- une économie partiellement planifiée ;
- des entreprises publiques ;
- une protection sociale étendue ;
- une politique industrielle nationale ;
- l’idée que l’économie doit servir l’indépendance de la nation ;
- une tentative, inachevée, d’associer le travail aux résultats du capital.
Mais il n’a pas remplacé le capitalisme. Il l’a encadré, nationalisé en partie et rendu socialement acceptable la soumission des salariés au patronat.
Par rapport à Natacha Polony, on comprend mieux son projet : elle reprend principalement le versant industriel, souverainiste et social du gaullisme. Elle veut que l’État oriente le capital vers la production française et oblige davantage les entreprises à servir la nation.
Par rapport au Modèle Joule, la différence reste fondamentale :
Le gaullisme social cherche à réconcilier le capital et le travail sans abolir le salariat, ce qui ne change rien à l'exploitation économique des salariés dont les salaires entrent comme une charge dans le plan comptable qu'il faut éliminer si l'on ne peut pas les revendre trois fois plus aux mêmes salariés. Le Modèle Joule veut supprimer la dépendance de la vie humaine envers le salaire issu du capital privé et reconnaître l’énergie humaine comme capital appartenant à chacun.
Le gaullisme n’a pas libéré les salariés du capital. Il a utilisé la puissance de l’État, les services publics et la participation pour rendre leur subordination moins dure et inscrire le capitalisme dans un projet national.
Ce qui différencie hier d'aujourd'hui ce sont les consommations qui ont crû pour soutenir la croissance et dont la dépendance des productions les moins chères.
Son idée centrale : Produire davantage, mais avec quelles ressources et quel financement ?produire en France
Le cœur de son projet est très clair :
- Pour financer les services publics, préserver le modèle social, relever les salaires et retrouver l’indépendance nationale, la France doit recommencer à produire.
Elle veut reconstruire en dix ans une puissance industrielle française autour de plusieurs secteurs stratégiques :
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énergie ;
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médicaments ;
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machines et technologies ;
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défense ;
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agriculture et alimentation ;
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intelligence artificielle et robotisation.
L’État devrait redevenir stratège, planifier les investissements essentiels, protéger les filières vitales et réserver prioritairement l’argent public aux entreprises qui investissent, forment et produisent en France. Natacha Polony, 2027.
Cette planification n'a que l’inconvénient de se faire avec l'argent des salariés.
Les salariés versent prélèvement, taxes et impôts directement, ils achètent indirectement les prélèvements de l'entreprise, de l'entrepreneur par l'intermédiaire des PRIX et du CHIFFRE D'AFFAIRES, et reverser de l'argent public aux entreprises revient à considérer que les salaires seraient diminués d'autant. Exemple le salaire moyen est d’à 2 733 € X 27 000 000 de salariés = 74 milliards ( x 12 mois) =. 885 492 000 000 milliards.
L'état en 2025 a financé (par divers processus, on recense entre 469 et plus de 2 200 mécanismes d'aide différents selon les critères) des aides aux entreprises, elle a versé 166 milliards d'euros par an (sur la base de l'exercice précédent)
Si l'on retire de la masse salariale nationale les 166 milliards d'aide, cela représente : 719 492 000 000 € divisé par 12 mois et 27000 000 de salarié = 2220€ au lieu de 2733 € soit moins 513 € par mois et 6156 € par ans de l'ensemble des prélèvements taxes et impôts. . Cela ne signifie pas que cette somme est directement prélevée sur chaque bulletin de salaire, mais permet de mesurer l’effort collectif transféré aux entreprises.
Dans le modèle Joule que j'ai préconisé, ce sont les entreprises par l'intermédiaire de leur banque d'employeurs qui viennent en aide solidaire entre elles.
Énergie et industrie
Elle propose notamment :
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la renationalisation d’EDF ;
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le refus de la privatisation des barrages hydroélectriques ;
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une politique urgente en faveur du nucléaire ;
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la maîtrise nationale d’une énergie décarbonée ;
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la reconstruction des industries pharmaceutique, chimique et militaire.
Elle estime qu’une nation qui ne produit plus les biens dont elle dépend ne peut plus décider librement. Natacha Polony, 2027 . L'idée est politiquement propagandiste comme chez tous ceux qui soutiennent cette indépendance économique illusoire, qui est différent que de reprendre la maîtrise de certaines productions, quand près de 57 % de l’énergie finale consommée en France provenait encore du pétrole, du gaz et du charbon, que la France produit elle-même en quantité extrêmement faible 1%. Relocaliser certaines productions stratégiques est possible ; prétendre à l’autosuffisance générale ne l’est pas.
Agriculture et commande publique
Elle souhaite utiliser la commande publique pour privilégier la production française. Les cantines, les hôpitaux et les collectivités devraient pouvoir acheter prioritairement aux agriculteurs français, même lorsque leur production est plus coûteuse que celle de pays pratiquant des salaires beaucoup plus faibles. Cela est une option protectionniste d'un choix politique.
Son raisonnement est que cette dépense supplémentaire reviendrait en revenus aux producteurs français, lesquels paieraient ensuite des impôts et participeraient à l’économie nationale. sudradio.fr Que cela revient aux agriculteurs comme toutes consommations des fonds publics qui retournent dans l'économie nationale ou internationale, mais les prélèvements qu'ils induiraient chez les agriculteurs seraient financées, compte tenu de la boucle économique par les salariés. Les agriculteurs comme les employeurs qu'ils sont ne feraient que l'avance avant leur récupération par les prix et le chiffre d'affaires. Quand l'on raisonne avec la connaissance de la boucle économique complète de la circulation monétaire, cela change tout le fond des raisonnements économiques et visiblement Madame Natacha Polony ne la connaît pas plus que tous nos éminents politiciens et autres commentateurs économiques habitués à raisonner dans le cadre du plan comptable fait pour les dominants capitalistes.
École et transmission.
Ancienne enseignante, elle place l’école au centre de son projet. Elle veut rétablir :
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la transmission des connaissances ;
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la maîtrise de la langue ;
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l’enseignement de l’histoire ;
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le raisonnement ;
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l’autorité scolaire ;
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l’égalité des chances par le travail et le mérite.
Son école est clairement conçue comme une institution d’émancipation républicaine, mais dans une vision assez traditionnelle de la transmission. Natacha Polony 2027 Or ce dont nous avons besoin dépasse ce cadre-là, c'est l"école républicaine du 19e siècle qui est totalement dépassé pour faire face à l'avenir et à la compréhension de la complexité du monde qui n'est que le privilège de quelques-uns qui doit être enseignés à l'ensemble de la population pour qu'elle participe à l'évolution de son avenir. Ce qui est une problématique mondiale entraînée par l'évolution des sciences et des technologies qui laisse un pan considérable de population dans l'ignorance. C'est le cas de tous les autres partis.
Institutions et démocratie.
Elle affirme vouloir rendre la décision au peuple et respecter les résultats des référendums. Elle propose également :
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de combattre les conflits d’intérêts ;
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d’encadrer les passages entre la haute administration et les entreprises privées ;
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de protéger les lanceurs d’alerte ;
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de lutter contre les « portes tournantes » entre ministères, banques et multinationales.
Elle dénonce particulièrement les responsables publics qui préparent leur carrière privée auprès des entreprises qu’ils étaient chargés de contrôler. Natacha Polony 2027
Un point mérite cependant d’être surveillé : lorsqu’elle définit la souveraineté comme la capacité du peuple à décider sans être contourné par des « instances technocratiques », des « règles arbitraires » ou des « cours de justice ».
Il faudrait lui demander comment elle entend préserver l’État de droit, l’indépendance des juges et le contrôle constitutionnel. La souveraineté populaire ne doit pas devenir le moyen de soustraire le pouvoir majoritaire à toute limite. Car aujourd'hui si nous faisions un référendum il n'est pas la garantie par lui-même, une assurance démocratique : dans une population insuffisamment informée et dominée par la peur ou la recherche d’autorité, une majorité pourrait légitimer des décisions portant atteinte aux droits fondamentaux et à l’État de droit. Nous aurions des chances de passer sous une société totalitaire.
Dans le tableau ci-dessous du CEVIPOF nous retrouvons le comportement d'une partie de la population infantilisée depuis plus de 40 ans, incapable de disposer de la compréhension des évènements et donc d'y faire face sans passer par le "PÈRE"(l'élu charismatique salvateur) pour avoir abandonné les institutions démocratiques Syndicats et Partis.
Ces sondages d'opinion sont extrapolés et varient un peu à chaque étude, mais ils indiquent clairement une tendance qui se confirme d'une année sur l'autre.
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Proposition approuvée en 2025 |
Réponses |
Adultes correspondants |
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« Il faut un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » |
73 % |
environ 38,7 millions |
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« Il faudrait moins de démocratie et davantage d’efficacité » |
48 % |
environ 25,4 millions |
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« Un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections » |
41 % |
environ 21,7 millions |
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« La démocratie ne fonctionne pas bien » |
71 % |
environ 37,6 millions |
Politique internationale
Elle défend une France indépendante des blocs, capable de parler :
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aux États-Unis ;
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à la Chine ;
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à la Russie ;
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à l’Inde ;
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au Brésil ;
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aux pays africains et arabes.
Elle refuse que la France soit le « supplétif d’un empire » et défend une diplomatie de paix soutenue par une capacité militaire nationale. Elle souhaite aussi que certains pays européens construisent un rapport de force avec les États-Unis lorsqu’ils estiment leurs intérêts menacés. Natacha Polony 2027
Disposé de l'expression de sa stratégie politique internationale et marquer sa spécificité nationale n'est pas une spécificité française tous les pays le font,. C'est encore croire que la France à un poids stratégique face au au USA et au BRICS (le conflit avec L’Iran le démontre). Il y a longtemps que le pouvoir international est passé de l’Europe au USA (après la guerre de 40) et est entré en conflits avec la Chine pour la suprématie monétaire de référence. Nous retrouvons la pensée Gaulliste sortie du contexte politique et économique d'aujourd'hui. La population mondiale était estimée à environ 2,3 à 2,4 milliards d'habitants en 1945, et à environ 8,21 milliards d'habitants, en 2025 avec trois puissances nucléaires , la Chine, la Russie, les USA ayant un dispositif militaire ; sans commune mesure avec les autres états qui disposent du nucléaire (France, Royaume-Uni, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord). Si la France a encore un poids politique, il est du à son prestige historique et à sa place au conseil de sécurité de l'ONU, comme le Royaume-Unis. Le Conseil de sécurité se compose de 15 membres, dont cinq membres permanents : Chine, États-Unis d'Amérique, Fédération de Russie, France et Royaume-Uni,
Ce qui manque encore
Son projet demeure incomplet sur plusieurs questions essentielles :
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le financement précis de la réindustrialisation ;
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le traitement de la dette publique ;
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les salaires, les cotisations et les retraites ;
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la répartition du capital et des bénéfices ;
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le logement ;
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la transition écologique hors énergie ;
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l’eau, les sécheresses et l’adaptation climatique ;
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le fonctionnement détaillé de ses institutions ;
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ses rapports exacts avec l’Union européenne et les traités ;
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les conséquences de l’automatisation sur l’emploi et la distribution des revenus.
Elle revendique 60 000 soutiens, mais son site indique aussi que le projet est encore en construction à partir de réunions, de comités et d’un cahier de doléances. Euronews Pour cela je lui adresserai le modèle économique Joule qui éclaire sur la dépendance de la France et du monde au CAPITALISME (différent du besoin de capitaux ce qui entretient une confusion)
Par rapport au Modèle Joule
Son diagnostic rejoint le tien sur plusieurs points :
- impuissance des gouvernements ;
- désindustrialisation ;
- dépendance internationale ;
- nécessité d’un État stratège ;
importance de l’école et de la formation ;
- préparation à l’intelligence artificielle ;
- refus que les intérêts financiers commandent toutes les décisions.
Mais sa solution reste enfermée dans la comptabilité capitaliste :
Produire davantage afin de créer des emplois, des salaires, des recettes fiscales et de financer les services publics.
Elle ne remet pas en cause :
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le salariat ;
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la propriété privée du capital productif ;
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la formation des prix ;
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la récupération des dépenses publiques par le chiffre d’affaires ;
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la boucle salaire → consommation → chiffre d’affaires → reconstitution et accumulation du capital.
Elle veut reconstruire un capitalisme national, productif, régulé et social, là où le Modèle Joule veut changer la nature même du capital et séparer le financement de la vie du salariat.
Sa politique de commande publique l’illustre parfaitement : l’État verse davantage aux producteurs français, ceux-ci distribuent des revenus et paient des prélèvements, puis la consommation reconstitue leur capital. Elle relocalise la boucle en France, ce qui peut améliorer l’emploi et la souveraineté, mais elle ne rompt pas avec la boucle.
Ma conclusion serait donc :
Natacha Polony propose actuellement une alternative au macronisme et au libre-échange, mais pas une alternative au capitalisme. Or c’est précisément d’un modèle dépassant le capitalisme dont nous aurons besoin pour financer les transformations écologiques et sociales qui ne procureront pas nécessairement de retour marchand aux détenteurs du capital.
Son projet consiste à reconstruire un capitalisme national productif sous la direction d’un État stratège, (comme la Chine ce qui est une référence d’efficacité économique seulement).Il peut relocaliser une partie de la boucle économique, améliorer l’emploi, renforcer certaines productions essentielles et réduire quelques dépendances. Mais il ne change ni la formation comptable du capital, ni son accumulation, ni la dépendance de l’existence humaine envers le salaire, ni l'enseignement nécessaire aux adultes.

