jeudi 13 décembre 2012 - par Bernard Dugué

Ne vous suicidez pas, vous êtes déjà morts !

L’approche des fêtes ne suscite guère d’enthousiasme parmi les mécréants du consumérisme, ceux qui se refusent à compenser compulsivement la déprime hivernale par une profusion de cadeaux et autres boustifailles de circonstance. Pourtant, il n’y a pas de mal à aimer la fête quand elle procure de la joie. Et je pressens que ces quelques lignes vont s’achever par une banalité. A l’approche des fêtes, les uns sont heureux et joyeux, les autres sont tristes et déprimés. Après les fêtes, je ne dirais pas que c’est l’inverse, bien que Desproges puisse le suggérer. Mais que l’on apprécie ou pas ces moments spéciaux de fin d’année, on ne peut occulter la vue d’un pays en mauvais état social, avec les indicateurs dans le rouge et cette pauvreté qui avance et que rien ne semble pouvoir stopper. Et s’il n’y avait que la pauvreté. La santé des gens prend de plus en plus de place et le système de soin vacille. Il est certain que le progrès ne suscite plus d’espérance et qu’il n’y a qu’une alternative philosophique à cette conjecture. Ou bien l’existence matérielle est irrémédiablement entachée de maux et autres misères, ou bien quelque chose n’a pas fonctionné dans ce progrès, ce qui suppose qu’il y ait eu une direction mal ficelée de par le monde. Et donc, ou bien « nous » avons trop espéré sur un futur impossible, ou bien « nous » avons mal décidé pour en arriver à un avenir impossible. Figurez-vous que j’ai un doute sur ce que désigne le « nous ». Dans un sens, il s’agit des gens, des peuples qui du reste n’existent pas, des penseurs, les optimistes nourris d’espérance en s’émoustillant des progrès, alors que dans l’autre sens, celui des décisions, le « nous » du peuple paraît bien atténué car j’ai comme l’impression que « on » a décidé à notre place pour façonner le monde tel qu’il est. Etant entendu que ce ne sont pas forcément ceux qui tirent les plans qui sont les bâtisseurs, cette distinction étant du reste très formelle et claire, avec les maîtres d’ouvrage et les maîtres d’œuvre.

Voici ce que déclara un célèbre homme d’Etat : « Nous sommes dans un monde de compétition, c’est un fait et personne ne peut refuser cette compétition. Mon pays, la France, comme les autres. L’enjeu du 21ème siècle n’est pas de combattre une compétition mais de l’organiser. Ceux qui refusent ne comprennent pas le 21ème siècle, ils se nient eux-mêmes ». Vous avez deviné l’auteur de cette saillie qui n’est autre que Nicolas Sarkozy, décrit comme un brillant orateur lors du forum mondial sur le sport organisé à Doha, au pays des émirs qui aiment le foot. Sarkozy a du reste ajouté que le sport est un élément de complémentarité entre identité nationale et modernité. Desproges aurait dit que le sport est aussi un élément de complémentarité entre la célébrité et l’inculture philosophique. Finalement, on se demande si un certain Churchill n’était pas plus subtil lorsqu’il prononça cette formule devenue universelle : « no sport ! ». Bref, nous avons sacrément changé d’époque. Exit Malraux et place à la nouvelle devise qui doit nous réunir tous : « le 21ème siècle sera sportif ou ne sera pas ! » (Sarkozy, propos apocryphe). Finalement tout est d’une limpidité claire et cohérente. Cette allusion au propos de Sarkozy nous ramène aux considérations précédentes. Dans un monde de compétition, il y a les gagnants, brillants représentants de l’identité nationale mais faut pas exagérer, l’identité a des limites fiscales qui poussent les nationaux à franchir les frontières avec la Belgique ou la Suisse. Dans ce même monde de compétition, il y a les perdants. On les appelle les pauvres. Ceux qui parfois franchissent la frontière avec l’existence décente et finissent dans la rue ou les centres d’hébergement. Les uns ont un domicile fiscal et les autres un abri vital. Quant au reste, ceux qu’on classe dans la moyenne, ils ne savent plus où ils habitent et s’interrogent parfois sur le tournant cauchemardesque pris par le monde en méditant sur leur jeunesse insouciante.

Jeunes et insouciants. Ceux qui n’ont pas franchi le milieu de la cinquantaine ne peuvent pas vraiment comprendre cette époque qui fut baptisée « parenthèse enchantée » par François Giroud. Un monde inventif, joyeux, animé et fait d’espérances et surtout d’insouciance car à cette époque, le chômage n’était pas un problème alors que la croissance apportait chaque année un peu plus de bien matériel pour pratiquement la majorité de la population. Le Teppaz pour entendre les copains avec les yéyés sur un 45 tours dans les sixties et le mini K7 pour la génération suivante qui écoutait Georges Harrison et son sweet lord ou bien le Tull et la flûte de Ian Anderson. La parenthèse enchantée, ce serait disons la seconde moitié des trente glorieuses. Le schéma serait alors un peu plus contrasté avec deux périodes, les quinze laborieuses devenues ensuite les quinze glorieuses. Nous qui vivions convenablement dans les foyers modernes acquis par les géniteurs du baby boom, n’imaginions pas que le 21ème siècle prendrait ce tour calamiteux. Lorsqu’on est jeune, on ne se soucie guère de l’avenir s’il n’y a pas matière à s’inquiéter, ce qui était le cas il y a quarante ans. Néanmoins, les généralités doivent être contrastées. Il y avait aussi à cette époque des inquiétudes ainsi que des inégalités si bien que dans le domaine de l’espérance ou l’insouciance, certains sont plus égaux que d’autres. Au 21ème siècle, on trouve encore des jeunes insouciants, surtout s’ils sont protégés par un plan de carrière assuré et la fortune de leurs géniteurs. D’autres sont plutôt angoissés et même terrassés par le spectre d’un avenir barré, quant aux jeunes des classes moyennes, ils apprécient les moments de fête en s’abrutissant parfois pour noyer les inquiétudes dans quelques breuvages censés offrir le paradis de l’oubli.

C’est en 1990 que tout s’est dessiné. Que d’indices et de symboles trahissant les contours d’un monde voué au productivisme, à la finance, au consumérisme, avec un arrière-fond anthropologique flirtant avec le darwinisme et la compétition, le tout avec une perte des valeurs occasionnée par des ressorts distincts selon qu’on se situe au sein des populations ou bien dans les cercles spéciaux de ceux qu’on nomme élites, gouvernants, cadres et dirigeants.

1990, c’est d’abord le mur de Berlin traversé par des hordes d’Allemands venus de l’Est pour respirer pas tant le parfum enivrant de la liberté que les odeurs ensorcelantes émanées des centres commerciaux pris d’assaut par des gens affamés de biens de consommation. Finis les rêves collectivistes, une seule idéologie, le marché, une seule religion, le fric. C’est cette même idéologie qui, pratiquée par un Japon conquérant et compétitif, conduisit à la bulle boursière et immobilière de 1990. Cette situation financière, accompagnée d’une colossale dette contractée essentiellement par les créanciers nippons, a engendré deux décennies moroses pour ne pas dire pourries. L’Europe est dans une situation comparable mais dans un environnement mondial ayant changé depuis les 20 dernières années. 1990, c’est aussi le temps fort de la première Intifada en Palestine, menée au nom de la revendication des territoires annexés depuis 1967 par Israël. Malgré les accords d’Oslo, on a tous compris qu’il n’y aura jamais de paix dans cette région. Israël ne peut pas espérer la paix en étant entouré de populations qui lui vouent une haine féroce et ancrée dans les esprits depuis des décennies. Israël ne peut escompter que la sécurité, en pointant les armes vers ses ennemis mais de paix, il n’y en aura pas. C’était un destin signé dans les années 1990. Un peu avant la date fatidique de la chute du mur, il se produisit en Chine des événements ayant suscité quelques espoirs vite balayés par le régime communiste autoritaire peu enclin à contenir la corruption mais très déterminé à faire taire avec les armes la jeunesse de la place Tian’Anmen. Si bien que le marché a repris ses droits et que la croissance a pu se poursuivre, avec une indéniable ascension des classes moyennes dans les grandes villes industrielles et administratives de la Chine. Le reste, c’est collatéral comme on dit, ou dans un langage thérapeutique, ce sont des effets secondaires, indésirables. Les jeunes Chinois rêvent de smartphone et de belles voitures. Quant aux States, ils se sont appliqués à se shooter au matérialisme, s’offrant des festivités de Las Vegas à Miami en sniffant les lignes de crédit offertes par les cartes de paiement. Un jour de septembre 2001, après l’effondrement de la bulle technologique, les Etats-Unis qui se suicidaient inconsciemment se sont réveillés et cette fois, ils se sont suicidés en toute conscience. Greenspan a allongé les lignes de crédit fédéral et les armes ont parlé en Irak et en Afghanistan, puis les drones ont plané sur la planète, semant la mort et la terreur au nom de la lutte contre le terrorisme.

Le temps est froid, nuageux, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut songer à se suicider. Je vais même vous donner une bonne raison de ne pas vous suicider, c’est que vous êtes déjà morts. Et moi je suis un hérétique. Un Albigeois secouant les bons bourgeois. Pourquoi morts au fait ? C’est disons une discrète allusion à un philosophe peu lu parce qu’il ne passe pas sur les plateaux de télé mais qui nous gratifia d’un roboratif essai sur le technocosme qui n’a rien d’un monde enchanté mais tout d’une cité de la mort, comme le suggère le titre choisi par l’auteur de cette étude, Jan Marejko, prophétisant l’avènement de ce technocosme où la technique a remplacé le logos et l’âme humaine. Le technocosme se nourrit de chair humaine en dévorant son âme. Le technocosme a besoin de sportifs et de compétiteurs fonçant le nez sur le guidon au service de cette modernité frénétique. Cela fait vingt ans que cela dure. Si l’homme pensant existait vraiment, un changement de direction aurait été pris. Mais la pensée est morte et l’homme avec. Reste alors une messe de requiem. Brahms passe très bien en MP3, ou alors Black Sabbath. Paranoïd, vieux tube pour les schizoïdes du 21ème siècle de la planète Crimson. Car le 21ème siècle sera schizoïde, avec les compétiteurs qui suent et ceux qui organisent la compétition dans les palaces du Qatar. De quoi faire sortir de sa tombe le baron de Coubertin qui, après avoir consulté Churchill, s’est décidé pour une nouvelle devise : no sport ! Et Dieu sait s’il a raison. Les gens du technocosme sont morts et ce serait leur manquer de respect que de les obliger à courir sur le bitume.

Allez, vous pourrez toujours dire que j’exagère et c’est vrai mais comment attirer l’attention sur un monde qui depuis plus de vingt ans se dirige dans une mauvaise direction. A se demander s’il y a encore des humains sur le navire qu’on pressent gouverné par des gens peu enclins à prendre un cap éthique et juste. Je parle d’humains doués d’esprit, capables de secouer les gouvernants, de tirer les enseignements de décisions portant préjudice à l’avenir et à la constitution d’une société juste. Quelque chose ne tourne pas rond. La matière humaine a besoin d’être vivifiée par l’intelligence et l’esprit. Finalement, il faudrait christianiser tout ça, non pas sous forme de culte mais dans une option ontologique où la vie de l’esprit transcende la matière et ma foi, si vous êtes morts, eh bien ressuscitez, chers amis, ou disons, tachez de naître ! Born to be wild. Que de souvenirs. Le Christ a besoin de toutes les personnes, en Harley Davidson. Et sur cette plage abandonnée, entre coquillages et crustacés, la figure de l’homme tracée sur le sable par Foucault se transfigure lorsque la marée monte. Alléluia !

 



37 réactions


  • gaijin gaijin 13 décembre 2012 09:31

    et vive les albigeois !!!!
     smiley smiley smiley
    bernard dugué vive la rose !

    la conclusion se trouve dans le commencement :
    " ceux qui se refusent à compenser compulsivement la déprime hivernale par une profusion de cadeaux et autres boustifailles de circonstance. Pourtant, il n’y a pas de mal à aimer la fête quand elle procure de la joie. « 
    mais la consommation de biens matériels n’apporte pas la joie ! tout au plus la satisfaction d’instincts primaires et pervertis. pâle hersatz de la joie véritable qui provient de l’union du coeur et de l’esprit ........

    il a été dit : » ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre ......« 
    et il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour méditer sur cette parole

    pour ma part en ce 21 décembre 2012 je vais fêter cette apocalypse qu’est le retour de la lumière au sein de l’obscurité ......comme tout les ans
     » sous la neige
     un invisible ruisseau murmure,
     le rêve d’un printemps contenu "


  • slipenfer 13 décembre 2012 11:11

    Y"a pas qu’des morts,y’a aussi des zombis... smiley
    le but de l’affaire c’est de devenir humain (pas si facile)


  • Pyrathome Pyrathome 13 décembre 2012 11:15

    Ne vous suicidez pas, attendez le 21 décembre à 12 h 12 pour l’apéro, ça sera plus propre..... smiley


  • easy easy 13 décembre 2012 11:36

    Autrefois, certains entreprenaient tôt de construire leur mausolée.
    Ils étaient puissants, disposaient de serfs et leur édifice était alors en quelque pierre.

    Depuis 1789 que l’égalitarisme a mis dans l’idée de tout un chacun qu’il avait le droit à un traitement de prince et le devoir d’épater en prince, chacun veut son mausolée.
    Bien des épiciers et fabriquants de lampes ont réussi à s’en bâtir d’assez important dans les cimetières du XIXème siècle. Mais ces mausolées ont viré de plus en plus au cénotaphe depuis que le Taj Mahal est connu et depuis les monuments aux morts sans squelette.
    Ont surgi des cénotaphes en forme de collections de tableaux, de sculptures, de Palais Idéal, de Sagrada Familia, d’autobiographies et autres tours d’acier. La musique distribuée sous forme de duplicat s’est ajoutée à ces possibilités.




    Depuis Internet, les gens ont la possibilité de se construire un cénotaphe immatériel. Ce sont les fauchés qui foncent sur cette opportunité car les millionnaires s’en tapent complètement et continuent de marquer le monde de tas de ferrailles.



    Je pense que dans le Père-Lachaise virtuel en construction, celui de Dugué sera remarqué au moins pour avoir été un des premiers du genre.

    Ceux qui plus tard le fouilleront ne seront certainement pas foudroyés par quelque mort subite car les mausolées virtuels sont carrément conçus pour être constamment visités. Je pense qu’ils trouveront ça aussi sympathique que généreux qu’intéressant.



    Cette forme hyper cénotaphique où seule compte la pensée du défunt telle qu’elle était de son vivant (avec ses périodes, ses humeurs, ses dimensions aussi bien bestiales que divines) cette forme virtuelle infalsifiable est, il me semble, la meilleure.
    Je pense que Newton aurait largement préféré cette forme à celle d’un énorme bazar de pierre où sa pensée aurait été finalement tronquée, utilisée, récupérée, transformée, déformée et surtout exclusivement divinisée.





    Il y a 20 ans, avait existé dans l’idée-en-l’air, un concept selon lequel les cimetières seraient constitués de tombes d’allure classiques mais avec un bouton. En appuyant sur ce bouton le visiteur aurait fait surgir une image holographique du défunt et aurait pu papoter avec lui ou au moins l’entendre parler en son époque.
    Or, le mausolée que se prépare notre ami Dugué se passe du moindre funéraire physique afin que n’importe qui dans le monde, depuis ses pénates, puisse le visiter à n’importe quel moment de sa convenance.




    Face au champ infini de ces mausolées virtuels qui sont en train d’être édifiés, les visiteurs du futur auront deux entrées possibles :
    Soit il y entreront par « Au fait, j’ai entendu parler de Dugué, je vais visiter sa pensée sur tous sujets ».
    Soit ils y entreront par « Ah, Me voici devant un haricot, voyons ce que des anciens en pensaient » et de ne découvrir alors Dugué que par hasard et en ce qu’il pensait de la plante.

    Peut-être y aura-t-il une autre heuristique conduisant à son mausolée mais pour l’instant je ne vois que ces deux là, celles du Google actuel.




    Arrive le point de l’interactivité entre le visiteur et le défunt qui n’est pas facile à résoudre. Comment être immortel au moins en tant que penseur ?
    Pour l’instant, la seule réponse possible qu’exploite très bien Dugué, consiste bêtement à s’exprimer sur tout, à répondre par avance à toutes les sortes de questions possibles que lui poserait le visiteur du futur.
    Le visiteur d’aujourd’hui n’ayant évidemment aucune importance dans ce projet.



    Enfin, dernier point à régler par celui qui se meurt pour que son entreprise ait du sens, il doit au moins escompter qu’il reste des Hommes sur Terre, sinon des Hommes au moins quelque entité capable d’apprécier ces visites hyper cénotaphiques et il doit espérer que ses survivants soient curieux.
    Son discours prophétique doit traiter l’eschatologie mais il ne doit pas y croire.


    • Shawford34 13 décembre 2012 13:12

      Ah ah, c’est bien vrai que même de son vivant, Dugué assure pas le SAV. Mais peut être que l’épitaphe pourra quant à lui être interactif !  smiley


    • easy easy 13 décembre 2012 13:50

      Oooops, je me disais bien que j’avais oublié quelque chose.
      C’était l’épitaphe !

      Bien vu Shawford.
      Et ça, oui, très certainement ce sera sinon interactif avec le défunt, du moins interactif entre visiteurs.



      Pourvu qu’une forme d’Internet perdure.
      Serait-il possible que ça disparaisse, ne serait-ce qu’en devenant hyper fliqué ?
      En tous cas Bernard aura là encore bien gambergé son truc en n’ayant eu de cesse d’interdire d’interdire.

      Il est très intelligent.


    • easy easy 13 décembre 2012 14:06

      Sorry Alinéa,

      Je n’ai pas de compte Yahoo, je ne vois donc qu’une pub sur des chaussures


    • alinea Alinea 13 décembre 2012 14:13

      easy : je suis complétement crasse en matière d’internet ; je vais tâcher d’y remédier ; en attendant, oui, ce lien n’a aucun intérêt !!!


    • alinea Alinea 13 décembre 2012 14:17

      et là ?
      Envoyez le mail ci-dessous à tous vos proches, et postez ce lien sur votre mur Facebook :

      http://www.avaaz.org/fr/fr_touche_pas_a_mon_internet/?tyfMpdb

      Merci encore pour votre aide,

      L’équipe d’Avaaz

      --------

      Chères amies, chers amis d’Avaaz,

      En ce moment même se tient à Dubaï une conférence de l’ONU mais des régimes autoritaires tentent d’imposer un contrôle gouvernemental total sur Internet par le biais d’un traité international contraignant. S’ils réussissent, Internet pourrait devenir moins ouvert, plus cher et plus lent. Nous n’avons plus que quelques jours pour les arrêter.

      Internet est, depuis sa création, un incroyable outil d’expression et de contre-pouvoir citoyen : il nous permet de discuter, d’échanger nos idées et d’exercer une pression sur les dirigeants politiques avec une ampleur inédite. Cela s’explique simplement : Internet est régi par ses utilisateurs et des associations à but non lucratif, pas par des gouvernements. Mais aujourd’hui, des pays comme la Russie, la Chine et les Émirats Arabes Unis tentent de réécrire un important traité, le RTI (Règlement des télécommunications internationales). Le web serait alors soumis aux gouvernements et non plus à nous, ses utilisateurs. Tim Berners Lee, l’un des « pères » d’Internet, a souligné que ce traité pourrait intensifier la censure et mettre fin à notre vie privée. Notre mobilisation par cette pétition vient renforcer qui se battent contre ce hold-up.

      Nous sommes déjà parvenus à contrer ce type de menaces à nos libertés. Nous pouvons à nouveau y parvenir avant la révision du traité. L’opposition s’organise. Signez cette pétition pour dire : « Touche pas à mon Internet ! » Envoyez cet e-mail à toutes les personnes que vous connaissez. Notre appel sera remis directement à tous les délégués présents à la conférence :

      http://www.avaaz.org/fr/fr_touche_pas_a_mon_internet/?tyfMpdb

      Cette rencontre destinée à réviser le RTI est organisée par un organe de l’ONU, l’Union internationale des télécommunications (UIT). Mais la Russie, la Chine, l’Arabie saoudite et d’autres pays tentent de saisir cette opportunité pour renforcer leur contrôle d’Internet par le biais de mesures pour faciliter les coupures, restreindre la confidentialité, légitimer le traçage et les blocages et taxer l’accès à certains contenus en ligne.

      Aujourd’hui, il n’existe pas d’organe réglementaire pour Internet : plusieurs organisations à but non lucratif travaillent ensemble pour gérer les différents intérêts technologiques, commerciaux et politiques et faire tourner la machine. Ce modèle n’est certes pas sans défauts : la domination américaine et l’influence des entreprises ne font que souligner le besoin de réformes, mais ces changements ne doivent pas être dictés par les États. Ils doivent naître d’un processus ouvert et transparent, créé par les utilisateurs et pour les utilisateurs.

      L’UIT effectue un travail très important, allant de la baisse des coûts d’accès pour les pays pauvres à la sécurisation des réseaux, mais les propositions qui sont en train de voir le jour ne doivent pas lui être confiées. Internet doit rester libre et régi par ses utilisateurs. Montrons à l’UIT et au monde entier que nous ne resterons pas silencieux. Cliquez ci-dessous pour signer et parlez-en à tous vos proches :

      http://www.avaaz.org/fr/fr_touche_pas_a_mon_internet/?tyfMpdb

      Les membres d’Avaaz ont déjà réussi à préserver la liberté du web. Plus de 3 millions d’entre nous ont demandé aux États-Unis d’abandonner une loi permettant au gouvernement de fermer un site à sa guise. Grâce à nous, la Maison-Blanche a cessé de soutenir la loi. En Europe, le Parlement européen écouté les 2,8 millions de membres qui lui demandaient la suppression d’ACTA, une autre menace à la liberté. Ensemble, nous pouvons gagner à nouveau.

      Avec espoir,

      Pascal, Ian, Paul, Luca, Caroline, Ricken, Kya et toute l’équipe d’Avaaz

      POUR EN SAVOIR PLUS

      Conférence mondiale des télécoms : faut-il craindre pour l’internet ? (France TV)
      http://www.francetvinfo.fr/conference-mondiale-des-telecoms-faut-il-craindre-pour-l-internet_180505.html

      L’avenir d’Internet se négocie à Dubaï (Le Figaro)
      http://www.lefigaro.fr/hightech/2012/12/03/01007-20121203ARTFIG00379-l-avenir-d-internet-se-negocie-a-dubai.php

      Net neutralité : une table ronde à Bercy fin janvier (La Tribune)
      http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20121207trib000735867/net-neutralite-une-table-ronde-a-bercy-fin-janvier.html

      Qui contrôle Internet (Le Monde)
      http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/09/01/qui-controle-internet_1566544_651865.html

      Internet ne peut pas être contrôlé, autant s’y faire (OWNI)
      http://owni.fr/2011/03/29/internet-ne-peut-pas-etre-controle-autant-sy-faire/

      Surveillance « profonde » sur Internet (Le Monde Diplomatique)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2012/01/CHAMPAGNE/47183




      Avaaz est un réseau citoyen mondial de 17 millions de membres
      qui mène des campagnes visant à ce que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. (« Avaaz » signifie « voix » dans de nombreuses langues). Nos membres sont issus de tous les pays du monde ; notre équipe est répartie sur 19

    • easy easy 13 décembre 2012 14:59

      Ouille !
      Voilà qui n’est pas glop pour les web-cénotapheurs

      Ainsi que je l’ai mentionné, les riches ne web-cénotaphent pas. Aucun ne s’y répand.
      Du coup, ils ne peuvent voir que des inconvénient à ces pyramides musées virtuels que des gueux s’édifient avec une patience et un entêtement en Cheval (le facteur, pas votre bestiole, chère Alinéa)

      Les riches se voient avoir besoin du Net pour communiquer d’un point de vue affairiste B2B et B2C et ils savent que la bande passante qu’ils utilisent n’est que peanuts par rapport à celle que les cénotapheurs s’échangent. (Diffusion de films mise à part)

      Il est de la logique des puissants d’entreprendre d’interdire les flux Internet entre gueux.

      Il était insupportable aux yeux du seigneur que le poissonnier échangeât avec le meunier sans lui devoir quelque taxe de transfert de propriété. Même les Indulgences papales ont été payantes (secteur Européen vers 1400 1500)


      Même l’échange de services, même l’échange de câlins, entre gueux a été taxé. (Et ce ne sont pas les affaires Dialo qui vont à réduire cette taxation)

      Le tout a été de trouver par quel moyen s’imposer entre les échangeurs. En l’occurence en érigeant des barrières sur les ponts, des murailles avec portes d’octroi...


      Et il va de soi que l’échange de mots, de paroles, de pensées entre gueux sera taxé par les puissants puisque cela se fait par un passage, par une tuyauterie.
      Qui concevrait une souricière s’il n’avait remarqué que les souris passent toujours au même endroit ?

      A mon sens, il n’y a aucune, absolument aucune chance que nous ne soyons un jour prochain taxés sur les mots que nous nous échangerons sur le Web. 

      Il existera pendant un premier temps une résistance astucieuse en avatar des guinguettes placées en amont des barrières d’octroi d’autrefois, mais ces reseaux marginaux ne dureront pas et nous irons tous dans les jolies « galeries couvertes » du Net puis dans ses « centres commerciaux » 


      Le très intelligent web-cénotaphe de notre ami Dugué sera probalement sélectionné pour figurer dans les web musées dans la rubrique des Primitifs du genre mais un argument juridique sera avancé qui empêchera ses descendants d’avoir droit à quelque part sur le pécule ramassé.


    • alinea Alinea 13 décembre 2012 15:09

      taxer les gueux easy ? Mais comment est-ce possible... à moins d’être addict, ce qui n’est pas mon cas !!
      On verra ; je ne comprends pas grand chose à ce monde et l’utilise comme un passager clandestin ! Si on me débarque, je trouverai toujours une source d’eau fraîche ! Quant aux autres, je ne saurais parler pour eux !!!


    • easy easy 13 décembre 2012 15:34

      Comment ?

      Mais ça y est, nous sommes déjà taxés. En tous cas forfaitairement, par le biais de nos abonnements qui comprennent donc un bénéfice-taxe pour le FAI et aussi de la vraie TVA sur l’ensemble.
      Peut-être que cette taxation sera toujours forfaitaire (Cf. La vignette qui permettait de circuler sur les routes) mais il y aura probablement aussi des taxations supplémentaires pour échanger dans certains web-hub.




      Vous ne vous considérez pas addict ?

      Ce n’est pas une question d’addiction qui est en amont du mov’, c’est une question d’obligation.
      De même qu’en tant que foetus nous étions obligés échanger avec l’utérus (dont les nutriments venaient de plus loin voire des Indes), nous devons échanger avec le néo-utérus que forment Lesgens lorsque nous sommes devenus adultes.
      Si Lesgens échangent énormément par des poignées de mains, nous nous suffisons d’échanger par poignées de mains (et trouvons les autres échanges inintéressants)
      Si Lesgens échangent surtout par clavier, nous nous voyons obligés d’échanger par clavier.
       
      Nous sommes obligés d’échanger (via quelque placenta-barrière filtrante) en temps réel, constamment, en soiffards, avec ce qui est le plus échangiste du moment (à notre connaissance).

      Notre besoin d’échanger ne diminue que quand nous consentons à mourir.


    • alinea Alinea 13 décembre 2012 15:52

      Oui easy : je suis bien venue à Internet pour les raisons que vous évoquez ; addict : je veux dire que si je ne l’ai plus, je retournerai volontiers au temps du livre et du papier que je néglige pour l’heure vu que les heures de ma journée ne se sont pas multipliées !
      Taxée déjà, oui, sans doute, mais tant que cela ne grève pas mon budget tabac et alcool(! !!!) ; ça va !
      J’ai été longue à venir, tout cela me paraissait fat ; au fond, ce n’est que la vie, sous un autre avatar ; cela me convient bien. Un autre aussi me siérait bien !


    • Shawford34 13 décembre 2012 15:54

      La problématique du lien donné par Alinéa n’est pas mercantile Easy, mais bel et bien de pouvoir à la base et a priori échanger pour autre chose que des considérations marchandes.

      A tout le moins avec la pétition d’Avaaz on nous la joue un peu « à la Tibétaine » = sus aux méchants Etats totalitaires chinois, russes  ...ET SURTOUT non américano-atlantistes... qui veulent priver le monde Internet des sacro saints DROITS DE L’HOMME... ... à la sauce MAC DONALD...ai-je bien peur de devoir ajouter.

      La revendication des différents Etats précités vise surtout à lutter contre l’hégémonie américaine qui est présentée dans la pétition d’AVAAZ comme les « gentils utilisateurs » mais surtout pas les représentants du conglomérat médiatico-corporatiste anglo-saxon qui règne sur le web mondial.

      Alors je dis juste méfiance...

      ... sachant qu’in fine la seule avancée dite démocratique sur le web, viendra sans aucun doute quand une atteinte véritable à la liberté d’expression surviendra en occident...
      Jusque là les anonymous se contenteront de se mobilier contre le téléchargement illégal !


    • alinea Alinea 13 décembre 2012 16:15

      Je vous suis Shawford : n’étant pas atlantiste, j’ai peut-être manqué de discernement ; il me semble néanmoins que les moyens employés par les uns ne manqueront pas d’être employés par les autres !
      Merci en tout cas de votre avertissement !


    • Shawford34 13 décembre 2012 16:25

      Alinea :
      oh ces moyens, ils sont déjà employés.. mais dans une certaine mesure toute relative.
      Pour comprendre où je veux en venir je vous invite si vous en avez envie à juger sur pièce, et sur la foi d’une expérience personnelle récente smiley :
      http://www.vo-france-chine.com/facebook-en-chine-cest-in-ter-dit/


    • easy easy 13 décembre 2012 17:33

      La problématique du lien donné par Alinéa n’est pas mercantile Easy, mais bel et bien de pouvoir à la base et a priori échanger pour autre chose que des considérations marchandes.

      Vous avez peut-être raison.

      Peut-être suis-je trop aveuglé par la considération que depuis deux millénaires, tout ce qui était appelé pouvoir consistait, in fine, à de la vénalité (Eglise comprise)
      Nos livres d’Histoire se sont efforcés d’effacer d’une part le caractère infanticide et parricide de nos grandes figures, d’autre part leur vénalité. Il n’y a pas une seule ligne où est évoquée leur cupidité.
      La raison en est bien simple.
      La jeune troisième république était obligée, face au gueux devenus citoyens censés imiter désormais les aristos déchus par le seul biais de l’embourgeoisement, d’inculquer l’esprit de patriotisme et aussi de légitimité territoriale. Elle devait donner aux enfants l’impression que pendant 2000 ans tous les ’Français’ n’étaient préoccupés que de la santé de la patrie. 

      Cette contre vérité risquait de faire carrément aimer l’ancien régime, mais le risque valait le coup d’être pris. Et le fait est que les Français sont devenus à la fois patriotes comme jamais nos rois ne l’avaient été et qu’ils ont aimé ces rois.



      Jeanne d’Arc’ (car ce n’était pas son nom), même en acceptant de considérer que ce qu’elle appelait France et qui n’était que l’Ile de France représentait un éventuel territoire « à nous », même elle, n’était pas animée d’un esprit patriotique
      Elle était portée par « Cette terre revient à mon seigneur Charles VII »
      Ce qui est sensiblement différent de « Cette terre est à nous »

      Ce n’était pas du patriotisme qu’elle ressentait (ce concept étant inconnu au Monde) mais du féodalisme bien aimé (comme quoi il sait plaire)

      Le concept de « terre à nous tous » a commencé à germer à partir de 1789 devant la menace étrangère mais il ne s’est épanoui qu’en 1880 avec le ferrysme (pour être contrarié par la privatisation des sols jusqu’au moindres bosquets, et même des plages).

      Ce concept de patrie étant très jeune et ayant été dépassé par le multinationalisme de la bourgeoisie (à laquelle nous avions tous le droit d’accéder) n’a, je le crois, aucune valeur pour ceux qui ont le pouvoir économique et même pour ceux qui ont le pouvoir politique (Je ne puis apprécier à quel point chez les Le Pen on a vraiment le sens de la patrie)


      A mon sens, une conférence entre gens de pouvoir politique ne peut avoir d’autre finalité que mercantile, surtout si elle se tient à Dubaï. Mais je peux me tromper.


    • alinea Alinea 13 décembre 2012 17:35

      bien lu Shawford, merci et... à la vôtre !


    • Shawford34 13 décembre 2012 17:54

      @Alinea
      ... alors santé smiley

      @Easy
      Au vu des préoccupations d’Alinea, on lui répond dès lors in fine à peu près la même chose, à la différence près que les bourgeois de Chine et d’ailleurs font vite de la défense de leur marché intérieur, de leur pré carré, une prétention très facilement mise sous le sceau du patriotisme. smiley


    • easy easy 13 décembre 2012 18:39

      à la différence près que les bourgeois de Chine et d’ailleurs font vite de la défense de leur marché intérieur, de leur pré carré, une prétention très facilement mise sous le sceau du patriotisme

      Ah, ouiiii !

      Bien vu Shawford !


    • easy easy 13 décembre 2012 18:42

      Alinéa, à toutes fins utiles, je vous signale avoir parlé de vous chez LuCi (en position 93 ème commentaire)


  • In Bruges In Bruges 13 décembre 2012 11:43

    (pour cinéphiles seulement) :
    Allez donc dans cette p...de ville de Bruges, montez au sommet du beffroi, et laissez le destin faire....


  • alinea Alinea 13 décembre 2012 12:02

    Moi c’est ce trait là de Kouei Mei qui me paraît le mieux illustrer notre époque :
    La femme tient la corbeille, mais il n’y a pas de fruit dedans
    L’homme perce la brebis, mais il ne coule pas de sang.
    Rien qui soit avantageux

    Lors des sacrifices aux ancêtres, la femme devait présenter les fruits dans une corbeille et l’homme immoler lui-même la victime. Ici les formes sont respectées que superficiellement. La femme prend une corbeille vide et l’homme perce une brebis déjà abattue, simplement pour sauver les apparences. Mais cette attitude impie, frivole ne fait guère présager de bonheur...

    Tout le monde a l’air bien gai aujourd’hui !!!!


    • Gollum Gollum 13 décembre 2012 13:40

       smiley Oui tout à fait.. sinon y a ça aussi : 



      ䷣ qui va devenir ça :  ䷖


       smiley


    • alinea Alinea 13 décembre 2012 14:02

      Gollum : le dernier trait de Po est ce qu’il y a de plus optimiste.
      Merci pour l’évocation de celui-ci !!


  • JPhilippe 13 décembre 2012 12:24

    L’analyse est tout à fait juste ......

    Mais la conclusion aurait très bien pu se passer de toute référence au christianisme


  • Loatse Loatse 13 décembre 2012 13:29

     « Le Christ a besoin de toutes les personnes, en Harley Davidson. Et sur cette plage abandonnée, entre coquillages et crustacés, la figure de l’homme tracée sur le sable par Foucault se transfigure lorsque la marée monte. Alléluia ! »


    Joli ! smiley


    Que la « lumière » soit, donc....


  • Gaetan de Passage Gaetan de Passage 13 décembre 2012 13:48

    J’ai connu un gars qui s’est suicidé en se jetant dans le grand fleuve de l’Injustice avec un lourd sac bourré de belles phrases attaché au cou.


  • Loatse Loatse 13 décembre 2012 15:11

    C’est plutôt rare, d’autres meurent plutôt sous le poids de l’indifférence...


  • Gaetan de Passage Gaetan de Passage 13 décembre 2012 16:20

    C’est vrai qu’on peut survivre en se croyant lu ou écouté.

    Pour ça le web sauve sûrement des vies, car il facilite l’illusion.

  • Furax Furax 13 décembre 2012 22:18

    Monsieur Dugué,
    Bien que vos trajectoires soient fort différentes, je vous trouve actuellement beaucoup de convergences avec Pierre JC Allard. Alors, je vous soumets une analyse de publication que je lui ai proposé lors sur son précédent article :
    http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php?page=article5&id_article=1175


    • Furax Furax 13 décembre 2012 22:28

      Une petite phrase extraite de cet article :

      « Quelle instance politique serait capable de se reconnaître handicapée dans son essence pour que l’action publique puisse s’ouvrir à un véritable humanisme de la vulnérabilité solidaire ? » écrit Julia Kristeva à Jean Vanier


  • Méfrange 13 décembre 2012 22:25

    Cet article pose le problème de la mort de l’âme dans un monde qui a voulu se passer de transcendance. Après avoir voulu se passer de Dieu, il a voulu faire l’homme mesure de toute chose. Mais l’homme a rétréci et s’est ratatiné de génération en génération vers le point anti-oméga actuel. « ils sont allé de dégradation d’être en dégradation d’être » dit Saint-Exupéry. Saint Denys-Garneau écrit « ce sont de petites bêtes sur quoi on pile. On ne les voit pas parce qu’ils sont morts »
    Comment sortir de l’ornière ou du trou où nous nous sommes mis ? Du fond de l’abime je cris vers toi . Retour (difficile) avec humilité à la seule source qui n’ait pas été « postmodernisée » donc pervertie : la Bible. « Je suis le chemin, la vérité et la vie » dit Jésus

    Retour à la simplicité et à l’humilité. Passer des choses au sens des choses et du sens des choses à la source de vie. Se réveiller un matin vivant. 

    "Dieu soit loué ! Voilà que l’année se termine et voici que déjà la nouvelle s’annonce. O mon âme, souviens-toi des bienfaits sans nombre que t’a prodigués ton Dieu cette dernière année !
    Entonne pour lui un joyeux cantique de reconnaissance ; Ainsi se souviendra-t-il de toi et t’offrira-t-il davantage pour l’année qui vient."


  • Soi même Soi même 14 décembre 2012 02:43

    @ bernard dugué, tu aurais pue trouver une autre image que cette cette verrue !


  • Soi même Soi même 14 décembre 2012 02:47

    A c’est dure d’écrire surtout quand on se foule pour dire des âneries !
    Pauvre vieux, tu parts en sucette !


  • ddacoudre ddacoudre 14 décembre 2012 18:53

    bonjour dugué
    il est vrai que certains sont morts, tous ceux qui d’une manière ou d’une autre véhicule un absolue ou une pensé unique, ce sont des morts vivants qui pour vivre ne peuvent développer que la mort qu’il portent. Je suis d’avis qu’ils se suicident pour laisser libre cours à l’émancipation humaine, mais non ils s’accrochent à leur cerveau bloqué sur une seule fréquence alors que l’existence nous en offre autant que ce que l’on est capable de comprendre. il est donc important de savoir aprendre puis désaprendre pour évacuer l’obscurantisme qui viendra inévitablement accompagner ce que nous croyons savoirs et nous tuerons pour l’imposer aux autres, car nous avons oublier ce que disais Socrate :

    « Toi, père de l’écriture, tu lui attribues une efficacité contraire à celle dont elle est capable ; car elle produira l’oubli dans les âmes en leur faisant négliger la mémoire ; confiants dans l’écriture, c’est du dehors, par des caractères étrangers, et non plus du dedans, du fond d’eux-mêmes, que ceux qui apprennent chercherons à susciter leurs souvenirs ; tu as trouvé le moyen, non pas de retenir, mais de renouveler le souvenir ; et ce que tu vas procurer à tes disciples, c’est la présomption qu’ils ont la science, non la science elle-même ; car, quand ils auront beaucoup lu sans apprendre, ils se croiront très savants, et ils ne seront le plus souvent que des ignorants de commerce incommode, parce qu’ils se croiront savant sans l’être ».

    cordialement.


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