lundi 26 juillet 2010 - par easy

Nous faisons nos milliardaires

Ces temps-ci, en France, crise économique et morale obligent, affaire Bettancourt oblige, nous grondons contre les milliardaires. Ils sont une minorité alors c’est facile de s’entendre pour les écharper.
Mais d’où sortent-ils, d’où viennent leurs milliards ?

Entrons directement dans le vif du sujet.
 
Il se trouve que Liliane Bettancourt tient sa fortiune des bénéfices tirés de la vente de cosmétiques ainsi que de la cote élévée des actions de l’Oréal. Ceux qui évaluent sa fortune prennent en compte le nombre de part de l’Oréal qu’elle possède et multiplient ce chiffre par sa cote du jour. Sur ses comptes, elle ne totalise peut-être qu’un 1 milliard. Quasiment moins que ce que possèdent en liquidités les très gros gagnants du Loto (que personne ne connaît et qui bénéficient d’une paix royale)
 
Il m’est arrivé d’acheter des actions, pas de l’Oréal, mais mettons que je l’aie fait. Je ne pense pas avoir acheté de produits de l’Oréal (mais c’est à vérifier : de la mousse à raser, des shampoings, des dentifrices peut-être). Tandis que ma mère, ma femme, ma soeur, ma fille ont dû en acheter des centaines.
Comme elles n’ont jamais conduit de bagnoles de plus de 10 000 € (la plupart du temps des secondes mains), ces produits cosmétiques qu’elles ont achetés étaient du genre à être vendus en grandes surfaces, pas dans des instituts ou dans des endroits où l’on n’entre que si l’on a un yorkshire dans les bras, un Louis Vuitton dans l’autre.
 
Considérons ma famille entière, ajoutons-y ma petite entreprise (du genre de celles qui n’ont qu’une camionnette la plupart du temps conduite par le patron).
Nous avons acheté des pneus Michelin, fait des achats chez Auchan de monsieur Mulliez, faisant la fortune de ces personnes qui elles, ont très probablement acheté les produits les plus chers de l’Oréal. Nous avons aussi enrichi les Richardson, Yamaha, Bill Gates, Panasonic, Sony. Nous avons acheté du champagne vendu par le groupe LVMH, des chocolats de chez Nestlé, du thé de chez Lipton.
 
Nous avons pris le train décoré par Karl Lagerfeld ; goûté aux mignardises de Le Nôtre lors d’une remise de diplômes ; écrit avec des Caran d’Ache ; lu des Astérix ; dansé dans des discothèques qui passaient Rain & Tears (oui ça date) ; joué avec le Rubik’s cube.
 
Nous avons acheté des semi remorques de panneaux d’aggloméré de bois chez Isoroy appartenant alors à François Pinault, une balance de chez Testut appartenant alors à Bernard Tapie. Nous avons acheté du Ketchup, des surgelés Findus. Nous avons acheté des places de cinéma pour voir Leonardo di Caprio, Gérard Depardieu et Dany Boon. Nous avons acheté des disques de Herbert Von Karajan, de Léonard Cohen, Céline Dion et de Julio Iglésas. Nous avons acheté des Mac Do, des lessives de Procter & Gamble. Nous avons fait des pleins chez Elf, Total et BP.
 
Nous avons acheté des tickets chez Disney, des imprimantes HP, des téléphones Nokia, des meubles chez Ikéa, des Monopoly et des Lego. Peut-être une ou deux Barbie.
 
Nous avons fait ces millionnaires qui ont fait ces milliardaires dont madame Liliane Bettancourt
 
Pas vous qui grognez.
 
En votant des dizaines de fois, en oubliant de voter parfois, nous avons fait les cigardaires, les fouquestaire et les rolexaires qui nous gouvernent.
 
Pas vous qui grognez.
 
Mais que faisiez-vous donc pendant ce temps là ?
 
Où sont-ils passés ces gens que nous avons vus à nos côtés, dans les files sur le trottoir, dans les bousculades de Noël et chez le traiteur ? 
 
Où sont-ils passés ces gens qui ont sorti des cohortes de poubelles de chez eux dans lesquelles j’ai remarqué les mêmes emballages que chez moi ? A qui sont destinés les millions de caddies rangés sur ces immenses parkings ? Pourquoi les coffres des voitures sont-ils si vastes ?
 
Où sont-ils ces gens qui boivent des Pastis, qui remplissent les stades pour voir des millionnaires pousser une balle, qui se bourrent de Nutella, qui s’amusent avec un quad, qui amarent leur Bénéteau dans les ports de plaisance, qui chassent en Verney Caron, qui courent en Nike, qui s’habillent en Lacoste, qui fument du cannabis, qui circulent en BMW, qui s’ennivrent de Johnny Walker et se gavent de Lexomil ?
 
Vo la ti li sés.
 
Quand vient le procès de Liliane, plus personne n’y a touché, plus personne n’est complice, tous parfaitement innocents, vivant d’air et d’eau fraîche.
 
Je serai donc seul, aux côtés de Liliane dans son box des accusés. 
 
 
Bon.
 
On dit souvent "Je ne veux pas bosser pour engraisser un patron".
Est-ce au moment où l’on bosse pour quelqu’un qu’on l’enrichit ou est-ce au moment où l’on achète ce qu’il vend ?
 
Un entrepreneur chinois qui embauche 20 000 femmes et qui les paye des clopinettes pour fabriquer des chaussettes ne gagne encore rien. Il ne commence à gagner quelque chose qu’au moment où chez Lidl, monsieur et madame Bidochon passent à la caisse avec ses chaussettes. Chaussettes banales ou Nike, c’est pareil, c’est quand on achète qu’on enrichit quelqu’un (s’il a bien fait ses comptes, ce qui n’est pas donné à tout le monde).
 
Il faudrait donc bosser mais ne surtout pas consommer pour qu’il n’y ait plus de milliardaires.
Bin allez dire ça aux employés de chez Ferrari, de chez EMI, de chez Mercedes, d’Arcelor Mittal, de la Gaumont, de chez Bouygues, de chez Carrefour, de De Beers, de chez Quick, des Galeries Lafayette et de l’Oréal.
 
Alors ?
Foin d’inutile procès, la cause est entendue. Pendouillez-moi avec ces milliardaires qu’on en finisse.
 
 


51 réactions


  • Francis, agnotologue JL 26 juillet 2010 11:17

    Lucilio, sort de ce corps !

     smiley


    • easy easy 26 juillet 2010 11:41


    • Francis, agnotologue JL 26 juillet 2010 11:52

      « Il faudrait donc bosser mais ne surtout pas consommer pour qu’il n’y ait plus de milliardaires. » (lucilio easy)

      Un monument d’ineptie en une seule petite phrase !


    • Francis, agnotologue JL 26 juillet 2010 11:58

      Une phrase d’anthologie de la " la doctrine néolibérale, cette « non-pensée intégrale » ( philosophe et économiste Cornélius Castoriadis. )


  • plancherDesVaches 26 juillet 2010 15:31

    Je n’ai jamais écrit d’articles car, ne connaissant que des sujets de façon assez pointue que sont l’informatique et l’industrie, je sais que je serai chiant au possible.

    Mais là, cher auteur, il doit y avoir un mélange dans les boyaux de votre tête qui fait que je pourrais quasiment faire moins pire...

    C’est la crise qui vous fait ça.. ???
    Faut partir en vacances, là. Y’a urgence sanitaire. Même juste en camping sauvage dans une belle forêt de notre beau pays, si les moyens vous manquent.
    Faites une coupure.

    Si vous aviez éventuellement posé le problème de la concentration d’argent qui est revenue de façon encore suppérieure à 1929, déjà, rien que ça, on aurait pu discuter. Mais que voulez-vous que votre charabia inspire.... ???


  • LE CHAT LE CHAT 26 juillet 2010 15:35

    il me semblait bien en tapant sur mon clavier Compaq , que j’avais engraissé un nabab de plus !  smiley


  • PhilVite PhilVite 26 juillet 2010 15:49

    On peut peut-être envisager qu’un système qui produit des milliardaires d’un côté et des SDF de l’autre est légèrement déréglé.
    On peut donc peut-être envisager de le remettre en cause. Non ?
    En premier lieu, et pour commencer, par nos comportements d’achat effectivement. Notre consommation c’est notre seule prise sur les couilles du système.


  • Michel DROUET Michel DROUET 26 juillet 2010 16:10

    @L’auteur

    Je ne veux pas bosser pour engraisser un patron : c’est dans le verbe « engraisser » que se trouve toute la différence, verbe qui veut dire pour moi s’enrichir en dehors du raisonnable.

    C’est tout. Pour le reste, arrêtez de consommer si ça vous chante, moi je continue, raisonnablement ; Ca me permet surtout d’irriguer mon cerveau et de sortir d’une réflexion binaire et provocatrice.


  • ZenZoe ZenZoe 26 juillet 2010 17:21

    "...des endroits où l’on n’entre que si l’on a un yorkshire dans les bras, un Louis Vuitton dans l’autre...."

    Diable, les milliardaires ne réussiraient-ils que parce qu’ils ont un 3ème bras (plus long que les autres peut-être ?) ?


  • sophie 26 juillet 2010 18:36

    Kafkaien, vous avez raison easy, ils n’existent que par nos achats donc nous pouvons les défaire, mais une gréve d’achats sur une enseigne comme carrouf par exemple et c’est 110.000 personnes dans la merde, certe le boss meurt mais ya du monde en colatérale, et c’est tout le problème....


  • Francis, agnotologue JL 26 juillet 2010 18:51

    @ Sophie, ne vous y trompez pas : l’idéologie que diffuse ce billet c’est que ce sont les échanges (commerce en langage libéral = échanges) qui créent la richesse, pas le travail !


  • easy easy 26 juillet 2010 22:35

    Dans les autres papiers d’AVox, on informe sur un film qui vient de sortir, sur un nouveau poison alimentaire. On fait aussi dans le catastrophisme, l’alertisme. Et puis on fait dans l’accusation, des autres, jamais de soi.

    En principe, même si nous ne sommes pas nombreux sur AVox, nous représentons tout de même un échantillonnage des français et francophones. Et au fil des articles, cet échantillonnage trouve constamment à vilipender tel magicien dont la baguette est en panne, tel type qui s’est fait prendre la main dans le sac, tel groupe, telle communauté, telle corporation, mais cet échantillonnage est toujours innocent, intelligent, averti et lumineux.

    .
    Il y a quelques jours, j’ai dit à cet échantillonnage qu’on pouvait désormais se passer des représentants, des parlementaires et autres édiles régionaux, municipaux, etc. Selon les votes, il y avait 75 % des intervenants qui étaient OK avec ce concept où l’on conserverait un gouvernement. Mais il y a quelque chose d’effrayant dans cette option « Oh la la sans chefs, sans représentants qui parlent et votent à notre place, comment on va faire » 
    On serait donc une majorité à concevoir possible de se passer des parlementaires mais quant à creuser davantage l’idée, Pfuiiit, il n’y a plus personne. Dans les interventions, pourtant enthousiastes, je n’ai pas trouvé d’apports, de contribution, de participation ou de creusement de cette idée.

    Des reprises d’info, des travaux historiques, ici ça abonde. Mais des idées nouvelles, sorties de la tête d’un AVox, je n’en ai encore jamais vu. Et si par extraordinaire il y en avait, il y aurait des témoignages d’enthousiasme mais....rien, pas de suite.

    Moi, je trouve que remonter de l’info pour remonter de l’info, n’est pas très intéressant quand elle n’est là que pour faire tourner le moulin à cris, à insultes à lamentations et à dépit. Les infos même négatives (de très loin les plus nombreuses) ne servent à strictement rien d’autre que comme exutoire d’amertume. On n’a rien avancé, on n’a rien proposé d’intelligent mais on a déversé son vomi, son amertume, ses ressentiments et sa jalousie, ça suffit.

    Considérant que la masse fait tout, y compris ses rois, je trouve que si elle n’est pas contente, elle n’a qu’à s’en prendre à elle-même. Bon, attention, la masse n’est pas une personne, elle ne peut pas décider comme un seul homme, la masse c’est plus un concept qu’une réalité. M’enfin il serait tout de même normal de voir de temps en temps des gens reconnaître qu’ils constituent la masse et qu’ils sont donc responsables de ce qui se passe. Il serait normal de voir de temps en temps des intervenants reconnaître qu’ils ont voté pour Sakozy, qu’ils n’ont jamais hébergé un SDF, qu’ils mangent de la Nutella, qu’ils ont jeté un bidon d’huile dans un fossé, qu’ils n’ont pas payé un bailleur, qu’ils surfent pendant les heures de boulot, qu’ils se mettent les doigts dans le nez et chargent des programmes piratés.
     
    Non, non, les Avoxiens sont des saints.

    C’est qu’il faut se poser en saint pour pouvoir critiquer, lâcher une tirade larmoyante sur un SDF qui s’est jeté d’un pont, écrire que nos chefs sont corrompus. Et puis il faut aussi être un saint pour pouvoir insulter un autre Avoxien.

    Déjà, dans mon précédent papier « Le sexe machine arrive », j’ai procédé du miroir. Certes, j’avais collecté quelques infos témoignant de l’évolution de notre sexualité. Mais je cherchais surout à ce que chacun dise, avoue constater une évolution. Et bien ... whatchhh.. le si len ce ab so lu.
    On se serait cru à l’église.
    Bon bon, me suis-je dit, les AVoxiens sont tellement saints qu’ils n’ont aucun intérêt pour le sexe et en tous cas pas pour son évolution (alors qu’a priori, ils font bel et bien partie de cette masse qui par exemple se siliconise à tour de bras et qui s’épile aussi. Choses qui sont récentes. Choses qui prouvent une évolution)
    Le plus cocasse c’est que moi je suis abstinent depuis 3 ans et qu’à priori, vous ne l’êtes pas.


    Avec ce papier sur les milliardaires, c’est le miroir absolu.
    Je n’ai remonté aucune info. J’ai juste dit voilà, on entend partout dire que les milliardaires sont à jeter aux chiens (vous n’avez pas lu ça mille fois depuis 3 semaines ?) or, ces milliardaires, nous les faisons de plein gré. Certes, nous n’en avons pas vraiment conscience quand nous achetons une Barbie ou un Harry Potter mais nous contribuons le plus directement du monde à faire des millionnaires qui font à leur tour des milliardaires.
    Il me semble complètement fou, kafkaïen, délirant, de nous coaguler en hystérie anti milliardaires alors que c’est nous qui les faisons. 


    Au lieu de tenir le discours auquel vous êtes habitués, accusateur donc, j’ai préféré m’accuser, avouer, dire ma vérité. Et ma vérité c’est que j’ai contribué à faire la fortune de madame Bettancourt. En conséquence de quoi, d’une part il ne faut pas compter sur moi pour lui reprocher d’être riche, d’autre part, si vous tenez à la pendre, je veux que vous me pendiez avec car c’est moi le responsable.

    Il vous restait à voir, dans ce miroir, si des fois, il n’y aurait pas aussi votre image.

    Si vous reconnaissez comme moi que vous avez contribué à faire la fortune de cette dame et bien dites-le bon sang, dites que vous avez enfanté ce monstre et qu’il faut le laisser vivre.


    Je n’ai pas traité de la question des malversations, c’est un tout autre sujet. C’est probablement plus facile et plus conséquent de malverser quand on est milliardaire mais on peut malverser en n’étant que millaire.
    Si cette dame a malversé, on peut lui en faire reproche sans évoquer le moins du monde le fait qu’elle est millionnaire. Associer ces deux choses, c’est amalgamer ;
    (L’amalgame ne commencerait à être justifié -et encore- que si l’on constatait que presque tous les milliardaires malversent)


    Arrrhh !
    Même les malversations de ces monstres de richesses que nous fabriquons, pourquoi n’en serions-nous pas responsables. Pourquoi feignons-nous de croire qu’en apportant par millions nos économies à une personne, en faisant d’elle une personne pouvant acheter n’importe qui, elle conservera la tête froide, elle restera humble et honnête ?

    Face au miroir, nous devrions voir que nous sommes responsables, en tant que partie de la masse, de tout ce qu’elle produit, le meilleur comme le pire.


  • Le péripate Le péripate 26 juillet 2010 23:27

    JL m’a fait une pub d’enfer pour votre article, Easy. Comme quoi vous seriez un ultra machin libéral.

    Votre papier est sympa, et, en effet, théoriquement nous faisons nos milliardaires, qui nous enrichissent d’autant par les produits qu’ils nous offrent.

    Mais voyez vous JL se met de la graisse de foque sur les cheveux, du sperme de baleine pour se blanchir les dents et boit tous les matins de l’huile de foie de morue. Alors, l’Oréal, il ne le vaut pas.

     smiley


    • Le péripate Le péripate 26 juillet 2010 23:27

      phoque.... hum.


    • Francis, agnotologue JL 27 juillet 2010 07:32

      péripatate, vous dites n’importe quoi comme d’habitude. J’ai écrit : « péripate, allez donc soutenir votre copain easy : son article qui diffuse votre idéologie néolibérale fait un flop remarquable, et remarqué. »


      Bon, comme je m’y attendais avec la perche tendue, vous confirmez donc bien que le message de ce papier, c’est, je vous cite :« théoriquement nous faisons nos milliardaires, qui nous enrichissent d’autant par les produits qu’ils nous offrent ».

      Voilà, mesdames et messieurs, l’idéologie libérale dans toute sa splendeur grotesque : ce sont les milliardaires « qui nous enrichissent par les produits qu’ils nous offrent ». !!!

      Sans doute que, selon vous, les travailleurs devraient être reconnaissant qu’en plus, on leur offre de l’occupation !?



    • Francis, agnotologue JL 27 juillet 2010 07:51

      nb : les travailleurs sont payés avec des lance pierres ! Normal me direz vous : ils n’ont pas le temps de consommer des gadgets, d’autant qu’ils connaissent la valeur de l’argent durement gagné. Allez donc leur dire de consommer moins !

      En revanche, les rentiers sont de plus en plus payés ! C’est logique, dans une société de consommation : les rentiers s’emmerdent, alors ils consomment encore et toujours plus !

      easy, désolé de vous le dire, mais de deux choses l’une : ou bien vous êtes un imbécile, ou bien vous êtes un abominable propagandiste néolibéral de la trempe des lucilio, lexington et autres.


  • Lord WTF ! F.F Von F.S A.K.A Long Wurst Franz 26 juillet 2010 23:41


    Effectivement que les responsabilités sont partagées : et bien évidemment chacun refusera à accepter sa part de responsabilité car cela reviendrait à témoigner de sa part égoïste : toujours plus réconfortant et valorisant de mettre en avant son altruisme plutôt que des penchants égocentrés : bien qu’au final pulsions égoïstes et altruistes chez des individus normalement constitués et doués de raison sont équilibrées.

     

    Encore une fois : ici simple démonstration, quelque peu simpliste certes, de ce système d’interrelations et interdépendances que NOUS avons produit : que ceci ait été motivé, stimulé, supporté,etc…par les élites ou le Conditionnement n’empêche pas ni ne permet de nier qu’il y a autant responsabilités individuelles que responsabilité collective : même si ce dernier terme a été abandonné : autant la société de consommation que la société de contrôle ne se renforcent que parce que les dites masses la supportent, l’avalisent…

     

    Le plus déplorable étant ici cette forme de nihilisme mou, de somnambulisme passif, d’individualisme autiste qui semble atteindre la majorité de nos contemporains : sans doute à mettre autant au crédit de l’entrée dans le post-héroïsme que de l’abandon du Collectif pour des luttes relevant du catégoriel, conjecturel ou particulier : bien entendu le Conditionnement supporté par l’anti-culture de Contrôle autant que par la toute-puissance de la Technologie y contribue aussi : mais en définitif : au final : c’est bien NOUS qui faisons le CHOIX de nos aliénations.

     

    Vouloir le nier ou l’ignorer ne fait que renforcer le processus en cours : mécanique de fragmentation/exclusion autant global que local.


    • Waldgänger 27 juillet 2010 00:29
      Très juste, j’ai pu voir que chez les jeunes générations, les aliénations étaient choisies. Ce qui caractérise la majorité des Occidentaux est le choix de l’intégration personnelle au Système. Ce qui était intéressant à entendre chez des gens d’une vingtaine d’années que je côtoyais au travail, c’est la manière dont ils reprenaient à leur compte les miettes qu’on leur laissait, se construisant des récits de vie par leur stages souvent non payés, leurs formations à titulature ronflante, leur annexion des codes de comportement ou d’expression issus du monde de l’entreprise. 
      Pour contester quoi que ce soit, il aurait fallu qu’ils admettent que l’habillage de leur existence n’est qu’une mince illusion et qu’ils ne sont quelque part des vaincus du système, mais leur vanité les en empêche. Les ouvriers d’il y a un siècle pouvaient mener des luttes car ils se considéraient comme des laissés pour compte, regardés comme des animaux ou presque. Aujourd’hui que le prolétariat tertiaire ou industriel est intégré au monde social de la consommation et de ses signes, pourvu de tous les attributs matériels et culturels de la normalité, ils ne se sentent plus aucune raison de contester, et peu importe que leur sort ne soit pas si enviable, avec une vie de famille souvent médiocre, des biens de consommation chers et surpayés, etc....

      Juste une chose, il faudra que je vous apprenne un jour à utiliser le mot d’autiste à meilleur escient, mais ce n’est qu’un détail. 

      En tout cas, vos commentaires me ravissent. 

      Je vous laisse, je rentre de voyage et le sommeil m’appelle comme souvent en ces circonstances, bonne soirée Ferdinand, si vous me permettez de vous appeler ainsi (mais comment vous appeler au juste ?)

    • Lord WTF ! F.F Von F.S A.K.A Long Wurst Franz 27 juillet 2010 00:38


      sinon, toujours dans la même lecture ou analyse en effet...quant à autisme bien entendu qu’ici c’est au figuré qu’il faut l’entendre : mais nombrilisme aprés égoïsme me parait bien souvent comme redondant et au final c’est bien plus l’enfermement mental qui est pertinent que le fait de se regarder le nombril...


    • easy easy 27 juillet 2010 01:09

      «  »« car cela reviendrait à témoigner de sa part égoïste  »«  »

      Oui, quand c’est sur un sujet qui traite par exemple de SDF, où l’on dissimule son égoïsme en déclarant entre deux larmes de cocodril que les gens sont égoïstes.

      Mais quand on est sur un sujet qui propose une république sans députés ni sénateurs, qui parle de l’évolution de la sexualité ou de la fabrication des milliardaires, ne pas faire un pas en avant en disant « j’en suis » c’est ventre mou.

      C’est quoi au fond un ventre mou ? Off, il y a toujours plusieurs façons de définir quelque chose. Je dirais qu’un ventre mou c’est quelqu’un de très, très, très prudent et sage. C’est donc quelqu’un que sa mère verra vieillir, qui ne sera jamais une figure et qui se contentera intelligemment des restes des ventres durs. Le discoiurs d’un ventre mou ? C’est le convenu. Il n’explore ni ne tente, il se faufile.
      Il ne sera jamais un Jaurès mais s’il voit la foule aimer Jaurès, il applaudira aussi. Il ne sera jamais Churchill mais s’il voit la foule acclamer Churchill, il applaudira aussi. Il ne mène pas, il suit.


       
      La société de consommation et la société de contrôle ne se renforcent que parce que les dites masses la supportent, l’avalisent

      Si seulement ils avalisaient vraiment en « Oui j’en suis »
      Hélas, les ventres mous qui la composent cette masse, sont si prudent qu’ils ne se déclarent pas. Ils portent la burqa et sont prêts, à tout moment à se fondre dans une autre foule plus dominante.
      Les ventres durs parient sur l’individu, les ventres mous sur le troupeau.




      Dans «  »nihilisme mou, de somnambulisme passif, d’individualisme autiste «  »«  » il y a une connotation passive . Le ventre mou n’est pas passif ni inconscient ni décervelé. Il est intelligent mais pleutre. Il sait qu’il ne s’en sortira pas en tant que meneur et joue la sardine, de ces poissons qui se déplacent en banc.
      Il ne sommambulise pas. Il dénie très volontairement ses responsabilités pour survivre. Il est un spécialiste de la dénonciation des limites ou des erreurs des audacieux. Il ne proteste pas, ne se révolte pas, il boude et râle. 




      «  »«  »sans doute à mettre autant au crédit de l’entrée dans le post-héroïsme que de l’abandon du Collectif pour des luttes relevant du catégoriel, conjecturel ou particulier : bien entendu le Conditionnement supporté par l’anti-culture de Contrôle autant que par la toute-puissance de la Technologie y contribue aussi : mais en définitif : au final : c’est bien NOUS qui faisons le CHOIX de nos aliénations«  »«  »

      Merci pour cette analyse pas facile à faire. Je la trouve très pertinente.


    • Lord WTF ! F.F Von F.S A.K.A Long Wurst Franz 27 juillet 2010 01:37

      J’aimerai revenir sur la connotation que je donnais aux termes somnambulisme et passivité : afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté puisqu’en vous lisant il n’y pas de réelle différence : si ce n’est des angles de vue différents.

      Soit. Somnambulisme : constat simple de cette attitude également répartie et partagée que je qualifie de somnambulisme  : à savoir le fait que nous suivons passifs la marche du monde, alors que paradoxalement nos sociétés sont ultra-informées : on se retrouve dés lors avec de simples témoins de la marche du monde : deux catégories : les témoins payés et les témoins séduits/hypnotisés : les premiers expliquant aux suivants comment penser le Monde, et plus simplement comment penser tout court. Au final, des somnambules qui suivent le premier à avoir entamé cette longue marche vers un avenir que nous refusons de penser ou d’anticiper. Une société qui ne se réveille plus.

      sur la Passivité : et bien constat : nous vivons prétendument dans l’ère de l’Interactivité absolue&totale, avec des écrans nous renseignant sur l’état du Monde, qui nous rappellent  les anniversaires de nos amis virtuels éparpillés sur une Planète toute facebookée et twitterisée, où nombre de machines ou robots nous relèvent de tâches ingrates et fastidieuses, mais au final cette hyper-interactivité voient toutes les possibilités de se consacrer à la culture de Soi et de l’Autre, au Dialogue et à l’Echange devenir Passivité ou plutôt inter-passivité : dispersion exagérée et exponentielle dans une suractivité illusoire et compulsive toute consacrée à consommer, en imaginant là s’occuper, échanger, découvrir, etc…  

      Au final, nous avons bien des somnambules passifs détachés du Réel ou le limitant aux dimensions de leur Ego : dont l’expression politique tend soit au mécontentement routinier soit au rituel électoral pluriannuel : les deux voués à des revendications particulières et immédiates. Nous ne sommes pas loin du NO FUTURE : du moment qu’on se refuse à dépasser l’Immédiat, l’Instant par confort ou abrutissement : nous sommes bien dans une forme de nihilisme mou...

       


    • easy easy 27 juillet 2010 01:43

      «  »«  »"

      Très juste, j’ai pu voir que chez les jeunes générations, les aliénations étaient choisies. Ce qui caractérise la majorité des Occidentaux est le choix de l’intégration personnelle au Système. Ce qui était intéressant à entendre chez des gens d’une vingtaine d’années que je côtoyais au travail, c’est la manière dont ils reprenaient à leur compte les miettes qu’on leur laissait, se construisant des récits de vie par leur stages souvent non payés, leurs formations à titulature ronflante, leur annexion des codes de comportement ou d’expression issus du monde de l’entreprise. 
      Pour contester quoi que ce soit, il aurait fallu qu’ils admettent que l’habillage de leur existence n’est qu’une mince illusion et qu’ils ne sont quelque part des vaincus du système, mais leur vanité les en empêche. Les ouvriers d’il y a un siècle pouvaient mener des luttes car ils se considéraient comme des laissés pour compte, regardés comme des animaux ou presque. Aujourd’hui que le prolétariat tertiaire ou industriel est intégré au monde social de la consommation et de ses signes, pourvu de tous les attributs matériels et culturels de la normalité, ils ne se sentent plus aucune raison de contester, et peu importe que leur sort ne soit pas si enviable, avec une vie de famille souvent médiocre, des biens de consommation chers et surpayés, etc....«  »«  »"


      Très fine analyse.

      Si je m’étais lancé dans cet exposé, j’aurais néanmoins parlé d’intelligence, de stratégie. Vers 20 ans, peut-être avant, on sait qu’on a ou non les capacités d’un meneur. Si l’on considère qu’on ne les a pas, on joue intelligemment la carte du banc de poissons.

      Concernant les ouvriers d’autrefois et ceux d’aujourd’hui.

      Si un ouvrier d’autrefois était un mineur ou un porcher, alors leur qualité de vie était très très en dessous ce celle de leur patron. Mais un luthier du XVIII avait somme toute une vie aussi belle que celle de son roi.
      Dès qu’on fait abstraction des colifichets tant chez le milliardaire que chez l’ouvrier , au XVII comme en 2010, dans certains cas, les qualités de vie sont comparables et parfois paradoxales.

      La journée d’un mineur, est très pénible, infernale. Mais un garde forestier à cheval passe de plus belles et plus saines journées qu’un patron de SNCF. Si un patron passe la moitié de son temps sur les golfs ou dans sa villa, il s’embellit la vie ; s’il la passe en transports, même en avion, il se la pourrit.







    • easy easy 27 juillet 2010 02:40


      Comme suite à vos explications toujours très fines sur le somnambulisme social, et parce qu’il y a eu accrochage sur le mot autisme, je voudrais dire qu’il me semble que bien des choses qui paraissent subies sont probablement voulues mais de manière inavouée.

      Il m’est arrivé de penser que l’autisme, le vrai celui-là, est une stratégie bien volontaire. Il y aurait d’abord un problème psychologique subi, mais ensuite, comme pour certains schizophrènes, une stratégie en « Je ne peux pas prendre les gens de face comme tout le monde, alors je les prends de biais, par un biais qui les déstabilise » (alors que je ne subbodore pas de stratégie chez les trisomiques)
      « Vol au dessus d’un nid de coucou » , « Birdy » laissent entrevoir cette possibilité qu’il y a une stratégie chez les embullés.

      Alors les autistes au sens social cette fois, sont à mes yeux, des gens qui ont adopté une stratégie intelligente en fonction de leurs possibilités. C’est peut-être pour cela qu’existe l’expression « faire l’idiot »

      Il faudra tout de même se souvenir que le majordome de Liliane Bettancourt (un séduit/hypnotisé) aura dupé tout le monde et qu’un simple photographe (séduit/hypnotisé) aura également su tirer au mieux les marrons du feu. Et puis qui était l’hypnotiseur Hitler quand il était plus jeune sinon un séduit/hypnotisé ?

      L’existence d’états témoins payés et de témoins séduits/hypnotisés est indiscutable. Sur le papier. 
      Car l’idiot a de la ressource et il ne peut plus que surprendre.

      Allez, une annecdote pour la nuit.
      J’avais 23 ans et je me formais aux métiers de l’hôtellerie en bossant de temps en temps chez les très grands traiteurs de Paris. Il arrivait, pour des mariages de 1000 convives, que nous, les serveurs, nous soyons déguisés en laquais XVIII avec perruque et tout. 
      Les témoins payés étaient assis par douze autour de tables rondes et nous les témoins séduits/hypnotisés nous leur servions le café à la fin de repas.
      Une dame demande du décaféiné à un de mes collègue qui s’apprêtait à lui servir du café. « Pas de problème madame » lui répond-t-il souriant. Il me hèle, me demande de lui approcher ma cafetière, il sert la dame avec et elle le remercie. 
      Dans toutes les cafetières il y avait le même café. 


      L’empereur de Chine, témoin payé, était hanté par un risque insoluble, l’empoisonnement par un témoin séduit/hypnotisé.

      Jérôme Kerviel, par rapport à Daniel Bouton, c’était un valet. Bin qu’est-ce qui lui a mis !

      En fait cher Baron, c’est une chose de parler des hommes de manière générique. C’est une toute autre histoire de citer des noms (c’est pour ça que j’aime bien émailler mes discours de cas précis, dont le mien)

      Allez, je ferme le stand. Attention aux doigts et à demain pour une nouvelle aventure !
       



      Bonne nuit à tous !






    • Lord WTF ! F.F Von F.S A.K.A Long Wurst Franz 27 juillet 2010 03:02


      c’est une chose de parler des hommes de manière générique. C’est une toute autre histoire de citer des noms

       

      j’entends bien cela : cependant, j’opte généralement pour une perspective globale afin de tirer une tendance générale (déformation professionnelle : les différents domaines où j’ai étudié ou travaillé fonctionnent généralement au travers de cette perspective holiste/systémique) et de saisir justement interrelations/interdépendances qui supportent le système.

       

      La focalisation ou zoom sur des exemples particuliers est certes intéressante mais généralement insuffisante pour supporter une analyse globale : disons que nous nous retrouvons face au risque de pièges logiques en réduisant l’interaction entre deux ou x éléments et au final ne pouvons concevoir que les relations de cause à effet : j’opte pour un système de corrélation mettant en évidence donc interrelations et interdépendances.

       

      Sinon : sur les états témoins payés/séduits : à nouveau tendance générale qui n’implique pas la négation de changement d’états au niveau individuel : nous sommes là au niveau individuel qui ne peut nous informer ou pas assez sur ce qu’il en est au niveau de l’ensemble de la société.


      Et d’ailleurs cette obsession pour l’Evénementiel est bien une évolution négative puisqu’elle interdit la projection dans la Durée : elle est typique de cette domination de l’Instant, de l’Immédiat : les cas que vous citez relevant de l’épisodique, de l’accidentel ou de l’exceptionnel mais au final sur la durée c’est bien la constance de comportements passifs qui supportent le système.

       

      Bref : à l’évidence certains optent bien pour des stratégies alternatives de contournement mais au final le système persiste, se renforce et se pérennise uniquement parce que cela demeure l’exception ou n’affecte pas l’ensemble du système.

       

      Sur ce, et bien nous nous retrouverons au prochain épisode.


    • Lord WTF ! F.F Von F.S A.K.A Long Wurst Franz 27 juillet 2010 03:22


      p.s. : sur l’idée de témoins payés/séduits : dans la première catégorie je considérais avant tout les producteurs de prêt-à-penser, d’objets idéologiques, culturels, etc…improprement appelés aujourd’hui intellectuels : dans la seconde et bien les consommateurs de ce prêt-à-penser.

       

      Bref à remettre dans ma dichotomie habituelle entre Monde de l’Esprit ( producteurs de concepts, idéologies, etc… : espace mental de production de la Culture) et Monde de l’Acte (production, consommation, etc… : espace réel) où le premier traditionnellement, historiquement produisait la Culture : idéaux, objets culturels, concepts, etc…modèle socio-politique,…assurant ainsi la pérennité de tel ou tel modèle socio-culturel ou de l’ordre social imposé au Monde de l’Acte…

       

      Aujourd’hui : il y a basculement puisque ce monde de l’Esprit est assujetti à celui de l’Acte (production) ne produisant plus que du consommable, jetable,etc…à finalité purement économique : ce que je traduis généralement par anti-culture de contrôle : soit maintien dans cet état de témoin séduit/hypnotisé : les témoins payés étant des mercenaires au final…


      sur ce promis, j’arrête là...mais disons que mes coms s’inscrivent dans la continuité et ayant déjà tendance à digresser ou à être long : et bien parfois malentendus ou ambiguités apparaissent... 


  • Lord WTF ! F.F Von F.S A.K.A Long Wurst Franz 27 juillet 2010 00:34


    si vous me permettez de vous appeler ainsi (mais comment vous appeler au juste ?)

    Et Dieu dit à Moïse : « Je suis celui qui suis » Et il ajouta : « C’est ainsi, que tu répondras aux enfants d’Israël : Celui qui est m’envoie vers vous. » smiley

    bahhh...vous pouvez m’appeler comme vous le voulez : Franz, Ferdinand, Badguru, Von Treelok, etc... peu importe le nom cher Waldi !


  • Francis, agnotologue JL 27 juillet 2010 07:43

    Arrêtez de consommer de la guerre en Afghanistan, ça enrichit les milliardaires du commerce des armes et du rensignement !

    La valise diplomatique
    lundi 26 juillet 2010
    Les révélations du site Wikileaks
    Rapports explosifs sur la guerre en Afghanistan


  • Francis, agnotologue JL 27 juillet 2010 07:52

    « bis répétita placent », surtout quand c’est mal « placé » la première fois.

    Les travailleurs sont payés avec des lance pierres ! Normal me direz vous : ils n’ont pas le temps de consommer des gadgets, d’autant qu’ils connaissent la valeur de l’argent durement gagné. Allez donc leur dire de consommer moins !

    En revanche, les rentiers sont de plus en plus payés ! C’est logique, dans une société de consommation : les rentiers s’emmerdent, alors ils consomment encore et toujours plus !

    easy, désolé de vous le dire, mais de deux choses l’une : ou bien vous êtes un imbécile, ou bien vous êtes un abominable propagandiste néolibéral de la trempe des lucilio, lexington et autres.


  • olivier cabanel olivier cabanel 27 juillet 2010 07:59

    @ l’auteur,
    pauvre garçon, je vous plains sincèrement.
     smiley


  • Mathieu 27 juillet 2010 10:15

    Je ne comprends pas le rapport entre cet article et les attaques sur le libéralisme supposé de l’auteur...

    Il me semble que l’auteur, avant toutes choses, rappelle que vous prenez une responsabilité en faisant un achat. 

    De ce fait, c’est idiot d’acheter du l’Oréal par exemple et de crier au loup parce que les gens au sommet de l’Oréal sont trop riches.

    On peut pousser plus loin la réflexion sur la responsabilité qu’induit un achat.

    Vous protestez contre les OGM ? N’en achetez jamais. (et ça inclue le nutella)
    Vous protestez contre l’agriculture intensive ? la c’est simple n’achetez jamais en grande surface.
    Vous protestez contre les délocalisations ? Achetez local.
    Vous protestez contre le bilan carbone des produits importés ? pareil, achetez local.
    Vous protestez contre les mauvaises pratiques managériales , Renseignez-vous et achetez en fonction de la politique de l’entreprise.

    Ce n’est plus l’offre qui conditionne le marché, c’est la demande, c’est le consommateur, c’est vous. C’est l’acheteur qui crée le marché aujourd’hui.

    Comme le disait un grand homme (Coluche) :« Quand on pense qu’il suffirait que les gens ne les achetent pas pour que ça ne se vende plus. »


    • Francis, agnotologue JL 27 juillet 2010 10:34

      mathieu, ce qui crève les yeux et que vous ne voulez pas voir, c’est que la croissance et les profits, c’est la poule et l’oeuf. Et la croissance étant vitale pour le capitalisme, il est fatal que les milliardaires soient inévitables : les besoins des hommes étant limités et leurs désirs étant infinis, il est clair que l’industrie du luxe est celle dans laquelle les capitalistes investissent leurs fortunes. Et par conséquent, pour que cette industrie du luxe prospère, il faut qu’il y ait des riches. Que voulez vous que ces gens qui gagnent à ne rien faire, 10 fois ce que gagne un smicard, que voulez vous qu’ils fassent de leur fric ? Qu’ils le distribuent aux pauvres ? Cela n’a pas de sens. Pourquoi ne pas augmenter les salaires en diminuant les profits ? Cela serait bien plus efficace !

      Allez dire aux gens : travilleurs, gagnez plus, actionnaires, gagnez moins : cela sera aussi efficace que ce discours hypocrite du « consommez moins ».

      Allez donc dire aux 80 % de la population mondiale qui ne disposent que de 20 % des richesses, soit 16 fois moins, allez leur dire à eux qui ont à peine de quoi manger, d’arrêter de consommer. 


    • easy easy 27 juillet 2010 11:20

      En effet Mathieu, c’est totalement incompréhensible si l’on ne tient pas compte du déni auquel s’obligent les ventres mous.

      Il nous est indispensable de pouvoir tenir un discours, même élémentaire (au moins devant sa femme, ses collègues, ses enfants). Chacun découvre, dès le collège, que tenir un discours issu de soi est fort difficile, qu’on est constamment chambré par les huées d’une masse molle. Devant ce constat, certains optent pour l’audace et se dégagent du magma mais la plupart se résolvent à se fondre dans cette masse hueuse. Et progressivement, ils adoptent le plus grand dénominateur commun de la masse, celui qui sera le plus plussoyé.

      Le discours ventremoutiste actuel tient de 68.
      Le discours à PGCD peut évoluer mais sera toujours victimaire. Son argument c’est la huée, le rejet.

      Il existe des cas de foule victorieuse où elle encense et ne fait plus qu’encenser (cas après la victoire de Bleus en 98). Ces cas sont rares et surtout sportifs ou ludiques.
      Sur les sujets graves, les foules sont huantes et se posent systématiquement en victimes. Et elles accusent qui ? Les monstres qu’elles ont engendrés. C’est du déni de responsabilité

      Sur ce topic, il y en a très peu qui ont parfaitement compris ce que je voulais dire. La grande majorité des intervenants sont dans l’impossibilité d’entendre un rappel à leurs responsabilités de géniteurs de monstres. Pas un seul de ces 68attardés ne conviendra qu’il a poussé des milliers de fois un caddie bourré de l’Oréal.

      « Bin voui, m’enfin, j’étais bien obligé, yavait que ça en rayon et il faut bien que je me lave, je le veau bien non ? »

      On ne te dit pas le contraire, Trouduc. 
      On ne te reproche pas de consommer ni de travailler pour acheter. Ce qu’on te reproche c’est d’arpenter les forums en moulinant que les milliardaires sont des monstres à éliminer ou à mettre au congélateur et que le Monde serait meilleur sans ces salauds qui inventent toujours des trucs trop utiles, trop top, trop classe, trop bon, trop beaux, trop tentants. A t’endendre, Trouduc, tu préfèrerais qu’il n’y ait que des gens 
      nous proposant des trucs infects, puants, hideux , inutiles ne tentant personne. Selon ta logique anti milliardaires, ces producteurs de merdes invendables seraient alors des héros que tu adorerais. 

      Plus kafkaïen tu meurs. 



  • easy easy 27 juillet 2010 10:30

    Cher JL,

    Je ne sais pas comment expliquer à une personne de se comporter en responsable puisque par nature, les Jisuipouriens tiennent à leur déni et tiennent à leur position de procureur. (d’un bout à l’autre de ce topic, vous avez aboyé, rien de plus)

    Je n’ai pas la fixation qu’ont beaucoup ici, qui consiste à exhorter, à lever les troupes (sans avoir à les financer) , à faire la révolution, à créer un nouvel ordre, à faire rêver d’un univers parallèle, à proposer une médecine douce, à refaire le monde. 
    Même dans mon papier sur « On peut se passer des représentants » il s’agissait d’amener chacun à réaliser qu’au fond, il dénie avoir peur de piloter l’avion et préfére que d’autres s’en chargent. De cette manière, en concédant quelques cigares et Rolex à ses édiles, il se retrouve dans la meilleure des situations morales qui soit, celle de victime et donc de râleur. 

    Je ne vise qu’une seule chose, c’est que les gens qui dénient leur lâcheté bien comprise deviennent un peu plus audacieux déjà en termes de reconnaissance de leurs responsabilités.
     Pourquoi ? Pour qu’ils changent mieux le Monde ? Bof ! 
    Non, c’est pour qu’ils deviennent moins couards et que je puisse disposer de gens à qui parler en tout partage de responsabilité.

    De quelles responsabilités communes pourrais-je bien parler avec des soixantehuitards qui ne se voient qu’en victimes ? C’est simple, aucune.
     
    C’est aussi pour qu’ils cessent de pointer du doigt les monstromontres qu’ils fabriquent. Enfin, c’est aussi pour qu’ils se disent à voix haute, les uns aux autres, que si les nazis embarquent des gens, si des gens agressent des passants, là, sous leurs yeux de merlans frits, c’est en escomptant sur le déni de responsabilité de chacun.

    Parler avec des gens au regard lucide, qui ne dédaignent pas reconnaître leurs innombrables responsabilités, m’enchante. Lisa Sion, le baron Von Franz, François Ferdinand, Walganger, qui savent, reconnaître leurs implications, leur rôle en toute lucidité dans ce chantier sans plans qu’est le Monde, sont de ceux là.


    A Duisbourg, ce n’était pas un incendie avec des portes de secours fermées. C’était un rassemblement dans un espace au sol limité. Après le drame, chacun de pointer du doigt des responsables qui étaient pourtant ailleurs que dans la foule qui a poussé.
    Et tout le monde de se rassembler autour ce ce principe consistant à accuser les responsables officiels. Aucun doute qu’on va leur en trouver des responsabilités.

    Mais moi, le mec spécial qui vous gratte quelque part, je dis que les premiers responsables sont les victimes. Il faut avoir moins de 4 ans pour ignorer que toute foule est dangereuse. Il faut n’avoir pas encore fait le collège pour ignorer qu’il y a toujours des lâches-imbéciles-irresponsables qui profitent de ce genre de situation pour lancer une vague de poussée, une sorte de ola assassine, dans un escalier, au bord d’un vide, contre un mur. Placer son corps fragile dans une foule consituée de gens ennivrés, excités, c’est du manque de réalisme.

    Il y a des cas de drames analogues où il est survenu un concours de circonstances difficilement prévisible (Furiani, le Hesel, par exemple) mais à Duisbourg, il fallait en tenir une couche pour se placer dans cet enclos bondé où chacun venait pour hystériser, vivre une catharsis, une folie.



    «  »«  »easy, désolé de vous le dire, mais de deux choses l’une : ou bien vous êtes un imbécile, ou bien vous êtes un abominable propagandiste néolibéral de la trempe des lucilio, lexington et autres.«  »«  »


    Vous dites « être désolé » de me dire que je suis soit (Injure) soit (injure), en somme que vous me méprisez.

    Vous seriez capable d’admettre que vous venez de formuler un paradigmes d’hypocrisie et de perversité (très couramment utilisé) et que vous êtes coresponsable de son existence dans notre société ?




    • Francis, agnotologue JL 27 juillet 2010 10:44

      easy, vous mélangez tout : ce n’est plus une idée que vous défendez ici et dont on pourrait discuter, mais un déversoir où vous vous répandez. J’imagine que dans un salon, vous aimez occuper le premier plan.

      Je défends mes idées, et si vous expimez ici des idées opposées aux miennes, j’en discute. Mais je n’ai que faire de vos considérations qui n’ont comme on dit vulgairement, rien à voir avec la choucroute.

      Vous êtes de ceux qui parlottent et n’avez aucune suite dans les idées : ça part dans tous les sens et les non sens. Pour ma part, j’ai mieux à faire que de lire votre prose délirante qui ne parle en fin de compte que de vous.

      Au plaisir de ne plus m’adresser directement à vous. J’en attends de même de votre part..


  • Mathieu 27 juillet 2010 11:01

    Il y a pourtant un lien logique dans ce qu’exprime easy : la responsabilité individuelle.


    A chaque décision de votre vie, vous engagez votre responsabilité. Il est plus que dangereux de croire que tout est de la faute des autres et que ce qui ne va pas, c’est à d’autres de le réparer.

    • Francis, agnotologue JL 27 juillet 2010 11:29

      Mathieu, ai-je jamais dis qu’à chaque décision de ma vie, je n’engage pas ma responsabilité ?

      Ceci étant, suffit-il qu’un gus énonce un lieu commun ou une tautologie pour que vous en concluiez que son discours est logique ?

      Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je combats une idée exprimée ici par easy, à savoir que ce ne serait pas le travail qui crée la valeur mais la consommation. Une idée imbécile et dangereuse de mon point de vue.

      Le reste n’est que littérature et blablabla.


  • Mathieu 27 juillet 2010 11:40

    Là JL il faut m’expliquer davantage.


    Le travail crée.. des choses (ou pas) et la consommation, càd la demande, attribue une valeur à l’action de travail.

    Je dirais que le travail crée et la consommation attribue la valeur. 

    Je ne comprends pas pourquoi opposer les deux.

    Il y a du travail inutile, c’est la consommation de ce travail qui fixe l’utilité et lui attribue une valeur. (vous pouvez travailler très dur à brasser du vent par exemple, que personne ne consomme...)

    En plus je ne sais pas où easy a exprimé l’idée que vous lui prétez. (mais j’avoue n’avoir pas vraiment lu les commentaires de ce fil)

    • Francis, agnotologue JL 27 juillet 2010 12:01



      @ Mathieu, ne savez-vous pas ce que parler veut dire ? Easy a écrit, je cite : « Il faudrait donc bosser mais ne surtout pas consommer pour qu’il n’y ait plus de milliardaires. » C’est clair ?

      Valeur, richesse, vous jouez sur les mots : c’est le travail qui crée !

      Du travail inutile ? Où ça ? Inutile de quel point de vue ? Inutile pour qui ? Vous pouvez préciser ?

      Vous pensez que trader c’est un travail très utile parce que ça crée beaucoup d’argent !? Et que smicard c’est un travail inutile parce que c’est mal payé ?! Vous aussi, vous confondez enrichissement personnelle et richesses de la communauté ?

      Je crois que vous voulez m’entrainer dans une discussion biaisée et j’en ai assez dit ici. Relisez moi, et n’y revenez m’interpeller que pour dire des choses pertinentes par rapport à ce que j’ai écrit, ou bien abstenez vous.

      Au plaisir.


    • Mathieu 27 juillet 2010 12:11

      JL, quelqu’un qui travaillerait très dur à faire des gâteaux au goudron et à l’huitre ferait un travail inutile puisque personne ne mangerait ses gâteaux. 


      Pourtant, il travaille aussi dur qu’un autre.

      Un smicard est peu payé non pas parce qu’il ne travaille pas dur, mais que la valeur que d’autres voient dans la production de son travail est faible. (mais pas nulle car qu moins supérieure au smic)

    • easy easy 27 juillet 2010 12:34

      Mathieu, ne cherchez pas, JL est dans son combat contre son ombre, rien de plus.

      J’ai effectivement écrit que pour ne pas faire de milliardaires, il ne fallait surtout pas consommer. J’ai écrit ça pour faire ressortir l’absurdité d’une telle solution et notre responsabilité (normale, contre laquelle je ne trouve rien à redire). Mais JL a foncé tête baissée dans ce tissu rouge (en fait il l’avait mauvaise contre moi parce que je l’avais un peu mouché sur un autre topic). Ensuite, d’autres ventremoutistes ont suivi ses moulinades.

      On est dans un énorme quiproquo voulu par les Don Quichotte. 

      C’est peut-être le moment de faire une remarque. Il est très fréquent que les gens confondent responsabilité et culpabilité. Je crois que c’est de cet amalgame que proviennent beaucoup de dénis de reponsabilités.
      Exemple ; je suis responsable de la mort de centaines d’huîtres et de dizaines de poulets. Je peux le dire, je dois le dire, et ça ne me pose aucun problème moral.

      Mais demandez à la plupart des gens de reconnaître ce genre de responsabilités banales, ils refuseront, ils se tortilleront sur leur chaise, ils demanderont pourquoi, ils angoisseront car ils auront peur qu’on leur reproche quelque chose.

      Alors sur ce topic, je dis très clairement que je suis responsable de la fortune de Liliane, que je pense que c’est bien-mal-bof et que je continuerai ainsi. je continuerai à travailler pour produire des richesses primaires ; à acheter pour mon plaisir et à faire incidemment, sans le vouloir spécialement, des millionnaires dont il ne me viendrait pas à l’idée de leur reprocher leur monstrueuse fortune.


    • Francis, agnotologue JL 27 juillet 2010 13:00

      l’avait mauvaise contre moi parce que je l’avais un peu mouché sur un autre topic« (easy)

       smiley

      easy n’a aucun sens de la réalité : il »fait« la réalité !

      C’est moi qui l’ai mouché quand il a écrit, je cite : »l’expression pervers narcissique est bidon".

      Et quand je dis que je l’ai mouché, c’est qu’il n’a pas moufté, et je le prouve là !


  • easy easy 27 juillet 2010 12:01

    Jl est tellement obnublié par son combat qu’il voit l’ennemi partout, c’est classique

    J’ai dit que l’argent qui enrichit le milliardaire, entre dans sa caisse au moment où ses produits sont achetés, pas au moment où il passe ses commandes, pas au moment où il construit son usine, pas au moment où il embauche. Cela pour rappeler à ceux qui haissent les milliardaires qu’ils les font lorsqu’ils passent à la caisse.

    Quant à la valeur brandie par JL et toujours en restant dans le matériel, il y en a essentiellement deux. Une primaire, originelle, dans le caddie, sous forme de shampoings et une dans la caisse sous forme d’argent. Ces deux valeurs étant supposées être équivalentes mais la seconde n’est qu’un certificat de valeur.

    Quand se fabrique la contrevaleur argent ? Après qu’il y ait eu richesse matérielle, laquelle ne peut naître que du travail (plus ou moins manuel, plus ou moins intellectuel) et de prises de risques.

    Si tu ne fabriques pas de menhir, si tu ne pêches pas de poisson, si tu ne cultives pas de blé, pas de richesse.
    J’ai passé ma vie à tailler des menhirs, comme la plupart des gens, donc, je sais cela.


    JL le sait également très bien mais il a fait de cette trivialité un combat titanesque. Ces jours-ci, il avait tellement besoin de se trouver un moulin à combattre pour se donner de l’importance qu’il s’en est pris à son ombre.


    Bon, JL tope-là, comme vous l’avez demandé, convenons de nous ignorer désormais.

    Tout de même, je me demanderai toujours où ces innombrables JL ont vu des gens prétendre que les valeurs matérielles ne naissaient pas du travail. A croire qu’ils se sont inventés des ennemis fictifs, dans mon genre, afin de ne pas avoir à en combattre de véritables.


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 27 juillet 2010 12:02

    Exact ,

    Les milliardaires sont riches parce que les produits qu’ ils vendent sont achetés .

    Ils sont la plupart du temps bien plus malins , entreprenants et compétents que la majorité des gens .

    Je ne parle pas de Madame Béttencour héritière , je parle de ceux qui partis de rien ont fait fortune .

    Après il y a des ânes pour braire des genre de façons de penser qu ’ils aimeraient faire passer pour des vérités .

    Je répète , les très riches le sont parce que plein de gens achètent leurs produits .

    Yès .


    • Francis, agnotologue JL 27 juillet 2010 12:27

      « les très riches le sont parce que plein de gens achètent leurs produits » (haddock)

      C’est ça : les laboratoires pharmaceutiques sont riches parce que plein de gens leur achètent des vaccins contre la grippe, évidemment !

      Les marchands de canons sont riches parce que plein de gens leur achètent des armes, c’est clair !

      Et ceux qui dépolluent la marée noire au Mexique sont riches parce que plein de gens leur achètent leurs services et leurs produits de merde, lire à ce propos : Corexit : le dispersant du diable

      etc, etc.


    • Francis, agnotologue JL 27 juillet 2010 12:33

      Allez, bonjours chez vous, les bisounours ! N’ayez crainte, si un jour ont met les têtes des milliardaires au bout d’une pique, on pensera bien à vous. smiley


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 27 juillet 2010 12:56

      JL , mets toi la pique dans le cul ...


  • ZEN ZEN 27 juillet 2010 12:37

    Rocla être très fatigué... smiley
    Il fait trop chaud en Alsace...


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 27 juillet 2010 12:43

    Ok les milliardaires sont des pauvres gens sans rien .

    Des genre de SDF ;

    Si la connerie m’ était contée .....


  • Commodus Commodus 28 juillet 2010 13:33

    Pourquoi la majorité des commentateurs perd-elle son temps à disserter sur les milliardaires comme on pouvait jadis déblatérer sur le sexe des anges ?...
    La vraie question n’est-elle pas :
    « Nous, »les pauvres", sommes-nous capables de nous approprier les recettes d’enrichissement des milliardaires et de nous sortir par nous-mêmes de notre injuste situation ?
    Sous quelles conditions ?
    Selon quelles modalités ?
    Individuellement ou solidairement ?
    Sous quel délai ?
    Et cætera...".


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