jeudi 14 septembre - par Marcus Clams

Nouvelle loi travail : encore plus de flexibilité, toujours pas de sécurité

 Après un peu plus de deux mois de concertation avec les syndicats - ce qui faut quand même saluer, même s’il aurait été préférable d’avoir une véritable négociation - le gouvernement a dévoilé le contenu des ordonnances de la nouvelle loi travail. Pour découvrir la tonalité générale, il suffit de constater le contraste entre l’enthousiasme des syndicats patronaux et la déception des syndicats salariés. Il s’agit donc de décrypter les grandes lignes de cette réforme puis d’essayer d’anticiper quelles pourraient être les conséquences.

PNG Le premier objectif de cette loi est de permettre aux employeurs de licencier plus facilement. De nombreux dispositifs vont dans ce sens.

  • Mise en place d’un plafond pour les indemnités prud’homales, (trois mois de salaires jusqu’à deux ans d’ancienneté, dix mois de salaires pour dix ans et maximum vingt mois de salaire à partir de trente ans d’ancienneté).

  • Diminution du plancher minimal pour les indemnités prud’homales :

    • Passage de six mois de salaire à trois mois minimum à partir de deux ans d’ancienneté

    • Limite à un mois de salaire en dessous de deux ans d’ancienneté (quinze jours pour les entreprises de moins de onze salariés)

  • Diminution du délai pour saisir les prud'hommes (passage de 24 à 12 mois)

  • Simplification de la procédure de licenciement avec un droit à l'erreur pour l’employeur.

  • Diminution du périmètre géographique pour valider les licenciements économiques (périmètre maintenant limité à la France).

  • Mise en place d’une rupture conventionnelle collective permettant de contourner la mise en place d’un PSE (Plan de Sauvegarde de l’emploi)

     

 Un autre objectif de cette loi consiste à affaiblir les syndicats : ainsi pour les entreprises de moins de cinquante salariés il sera possible de signer des accords sans syndicats (ce qui génère un code du travail à deux vitesses), et pour toutes les entreprises l’employeur pourra convoquer des consultations, ouvertes à tous les salariés, pour contourner les syndicats.

 

 Enfin, le dernier objectif majeur consiste à abandonner le caractère légal de certaines dispositions pour les adapter à la carte, selon les branches ou les entreprises. Ainsi le champ des négociations au niveau des entreprises est étendu (notamment pour les primes), et de nombreuses dispositions qui dépendaient de la loi passent désormais au niveau de la branche (CDI de chantier, période d’essais du CDI, durée des CDD et condition de renouvellement des CDD, ...).

 

 Sinon, maigre consolation, l'indemnité légale de licenciement est augmentée (elle passe d’un cinquième du salaire mensuel par année d'ancienneté à un quart).

 

 Ainsi, cette nouvelle loi travail, en supprimant les protections permettant de limiter les licenciements abusifs, en généralisant les contrats de travail « à la tâche » et en affaiblissant les syndicats, propose une véritable régression sociale. Et même si cette réforme est dans la continuité des évolutions des vingt dernières années, elle marque un tournant, et ce pour deux raisons.

 D’abord, elle acte de faire supporter le poids des aléa économiques uniquement sur les salariés. Si les périodes de baisse d'activité font parti du cycle économique normal, la charge de ces périodes délicates devrait être partagée entre les différents acteurs : employeurs, actionnaires, salariés. Or cette loi, en simplifiant considérablement les licenciements, décharge les entreprises de toute responsabilité sociale et transforme les salariés en amortisseurs de conjonctures économiques, dans le but de garantir les rendements des entreprises.

 Ensuite, cette loi acte la mise en place d’un code du travail à plusieurs vitesses. Les personnes qui sont aujourd’hui en situation précaires voient leurs droits diminuer de façon plus importantes que celles qui bénéficient d’emplois un peu plus stables. Il en découle la création d’un « précariat », composé de 10 à 15 % des citoyens. Le calcul cynique de la classe dirigeante consiste à penser que ce groupe ne pourra pas générer d'instabilité politique car, d'une part, son poids électoral est trop faible et, d'autre part, la peur du déclassement des autres classes garantie son isolement politique. L’exemple Allemand, qui pratique ce système depuis deux décennies, conforte cette vision.

 

 Il faut donc vraiment avoir peu de considération pour les salariés pour proposer une telle loi et il est légitime de s’interroger d’où vient ce mépris.

 

 Ce comportement illustre l’état de dislocation de la société française, où les classes dominantes, aveuglées par leur système idéologique, sont désormais incapables de la moindre empathie pour la France d’en bas. Ainsi, en abandonnant toute éthique pour l’économisme, ces élites, rongées par l’égoïsme, la cupidité, et la peur de la mondialisation, ne perçoivent plus les citoyens que comme des moyens de production à placer en première ligne pour gagner quelques euro de plus.

 

 Par ailleurs, les conséquences politiques de cette loi pourrait être catastrophique. En effet, cette réforme précarise aussi les emplois jusqu'ici plutôt préserver, qui deviennent ainsi bien moins protégé qu'en Allemagne. Or, avec un système hyper-flexible, l’avenir du pays devient plus chaotique. Car, contrairement à ce que l’on entend souvent, les salariés ne sont pas forcément en situation d’infériorité dans les négociations avec l’employeur. S’il y a de nombreux demandeurs d'emplois, effectivement les salariés se retrouvent en position de faiblesse, mais, si jamais il n’y a pas assez de demandeurs, ce sont les employeurs qui se retrouvent coincés. Ainsi, dans un marché complètement flexible, les intérêts des salariés et des employeurs divergent fortement : les employeurs vont chercher à augmenter la population active, via l’augmentation du départ de l’âge à la retraite, le renforcement du travail étudiant, l'augmentation de l’immigration économique, la mise en place de facilités pour délocaliser. De l’autre côté, les salariés vont chercher exactement l'inverse pour se protéger, ce qui devrait probablement se traduire politiquement par des montées populistes, similaires à ce que l'on connaît aujourd'hui aux États-Unis et au Royaume-Uni (stigmatisation des exclus, peur des immigrés, protectionnisme, ...).

 

 Cette loi est donc extrêmement néfaste et il est vital de la combattre, ce qui pose la question des modalités d'actions.

 Il faut d’abord utiliser les moyens traditionnels pour essayer de faire reculer le gouvernement. Mais il faut aussi voir plus loin et organiser une véritable résistance, en actant la volonté du patronat de se désengager de tout rôle social.

 Dans cette perspective il s'agirait de mettre en place un site Internet où toutes les entreprises seraient référencées avec des données objectives (nombre de salariés, nombre de licenciements abusifs, primes, …), des notes attribuées par chaque syndicat sur différents critères (répartition des richesses, dialogue sociale, hygiène et sécurité, …) et des commentaires ouvert aux salariés avec possibilité de noter. L'idéal serait que ce site soit géré directement par les syndicats. Le but étant de créer un rapport de force, en jouant sur l'image de l'entreprise. On peut aussi imaginer la mise en place de campagnes de boycott pour les mauvais élèves, ou encore la création d'un label « entreprise social ».

 Ensuite, il faut inciter les citoyens à s’orienter vers l’économie moins marchande, en soutenant par exemple les coopératives, à la fois sous l’angle du consommateur, de l’investisseur et du travailleur, ou encore en développant les systèmes monétaires alternatifs (monnaies libres).

 Enfin il faudrait que la gauche se rassemble pour endiguer l’effondrement moral des classes dominantes, en élaborant une alternative politique à la mondialisation néolibérale autre que celle proposée par les nationalistes.

 

 Avec ses nombreux reculs, cette nouvelle loi travail acte le renoncement des classes dominantes à protéger les salariés. Il est urgent de réagir contre cette alliance regroupant des haut-fonctionnaires et les représentants patronaux, avant que les ravages de cette réforme ne disloquent la société, déjà bien mal en point.



24 réactions


  • jaja jaja 14 septembre 10:33

    La meilleure défense contre cette attaque XXL du patronat et de ses larbins gouvernementaux reste la grève reconductible et les blocages... Les routiers entrent dans la danse le 25 septembre et ont bien l’intention de bloquer le plus possible... A nous de les soutenir en espérant que d’autres secteurs les rejoignent...

    L’idéal serait que toutes les forces syndicales et politiques opposées à la nouvelle loi Travail XXL de Macron s’assoient autour d’une table pour dresser un plan de bataille commun non seulement pour les journées du 21 et du 23 septembre mais aussi évaluent comment soutenir et développer les grèves reconductibles et les blocages qui commenceront avec les routiers le 25...

    Ne pas se tromper nous traiter de fainéants comme l’a fait Macron, le larbin des riches, n’est ni un lapsus ni un accident. Il assume sa provocation qui n’a fait que renforcer la mobilisation du 12.
    Le but poursuivi par le Président des patrons c’est bien de provoquer un affrontement avec le mouvement syndical ouvrier, qu’il espère battre à plates coutures tout en démoralisant les militants après une nouvelle défaite et ainsi avoir les mains libres pour le reste de son quinquennat... et nous imposer tranquillement ensuite ses mesures drastiques anti-sociales...

    Ne nous laissons pas faire ! Toutes et tous dans la rue dès le 21 septembre !


    • sweach 14 septembre 12:28

      @jaja
      *La meilleure défense contre cette attaque XXL du patronat et de ses larbins gouvernementaux reste la grève reconductible et les blocages*

      Qu’elle bonne idée, on va bloquer les usines qui sont déjà fermé et on va se mettre en grève du chômage.

      Il faut trouver de nouveau moyen de protester, jouer sur l’image de marque est une bonne idée, les syndicats possèdent les chiffres et les accords d’entreprise, depuis toujours, pourquoi ils ne les diffusent pas, c’est un mystère. De ma petite expérience les syndicats sont de connivence avec les patrons.

      On peut noter que ces ordonnances sont anticonstitutionnel, car il sera à la charge de l’employé de faire la preuve de son innocence en cas de licenciement.

      Il ne faut pas oublier que ces lois sont un choix du peuple, ils ont voté majoritairement pour, on ne pas parler de trahison comme avec le gouvernement précédent.

      *se traduire politiquement par des montées populistes, similaires à ce que l’on connaît aujourd’hui aux États-Unis et au Royaume-Uni (stigmatisation des exclus, peur des immigrés, protectionnisme, ...).*
      Pourquoi y voir du mal ? on pourra comparer dans 4 ans qu’elle politique aura eu un impact positif ou négatif.


    • CRICRI59 CRICRI59 14 septembre 14:46

      @sweach
      Bonjour
      je me souviens que nous avions refuser d’entrer dans l’Europe par référendum et que s’est il passé nous somme aujourd’hui dans L’UE alors que nous ne l’avions pas demandé et mème refusé alors ou est la démocratie dans notre république bananière ?


    • carnac carnac 14 septembre 21:02

      @sweach

      oui ces ordonnances ont des articles inconstitutionnels et vous pouvez en cas de litige déposer une question prioritaire de constitutionnalité ,ce la fait partie des armes dont nous disposons tous et les députés peuvent aussi saisir le Conseil.

      En plus l’idée de la blackliste est en effet à creuser et j’ai déjà commencé à m’en occuper , voir ma contribution un peu plus bas avec l’aide involontaire de google maps 


    • carnac carnac 14 septembre 21:06

      @jaja

      YES , j’y étais le 12 , le 21 et le 23 en attendant les autres dates mais tout le monde n’est pas une fainéante de retraitée et mes enfants et petits enfants n’ont pas forcément les « moyens » de faire des grêves à répétition donc il faut trouver d’autres moyens.

      Je propose de sortir le cumul de tous nos petits salaires ou pensions des banques affiliées au réseau MACRON  : les petits ruisseaux font de grandes rivières : personnellement via la mobilité bancaire je viens d’émigrer vers une mutuelle en attendant une banque vraiment éthique (il en existe une mais elle ne gère pas les comptes courants)

    • Yanleroc Yanleroc 15 septembre 02:27

      @carnac, Et l’or ? il y a plein de façons de boycotter Macrosystem, mais comment organiser un boycott à grande échelle, autrement que par les syndicats, et autrement que par des actions sporadiques ou éphémères ?


    • lionel 15 septembre 19:50

      @carnac
      Ils sont en train de préparer une loi à l’échelle européenne pour éviter ce qu’ils appellent des « BANK RUN », c’est à dire des retraits massifs des épargnants. Voir Olivier Delamarche.
      Gel des retraits bancaires pour au minimum 20 jours. S’ils le font, pensez vous qu’ils ré-ouvriront les guichets ? Il y aurait des retraits encore plus radicaux, non ?
      Après la directive bancaire 2016, qui fait que les banques épongent leurs pertes sur notre dos, le gel des assurances vie, vous ne sentez pas arriver la disparition de l’argent liquide, et la mise sous séquestre de notre propriété privée ?
      Renseignez vous sur l’« agenda 2030 » de l’ONU, version alternative, bien entendu.


  • gogoRat gogoRat 14 septembre 19:21

     « cette nouvelle loi travail, en supprimant les protections permettant de limiter les licenciements abusifs, en généralisant les contrats de travail « à la tâche » et en affaiblissant les syndicats, propose une véritable régression sociale. »

     Pire qu’une ’régression sociale’, une ineptie nuisible à terme à la qualité, à l’adaptabilité, aux capacités de prospective et à la pérennité de l’industrie française !

     Ineptie à cause de l’incohérence entre la valeur prônée par ceux qui l’ont commanditée (les présumés ’employeurs’, plus les politiciens, plus les marcheurs) qui prétendent fonder leur ’mérite’ sur une habilité particulière à la prise de risque.

     Mais où est vraiment la prise de risque dans l’industrie française ?

    Leur cynisme flagrant consiste donc à ne savoir distinguer que leur prise de risque bancaire, prudemment surveillée par leurs banquiers qui, de toute façon leur interdisent tout risque d’investissement dépassant 10% de leur fortune !
     Tandis que la vraie prise de risque vitale, qui engage la carrière et donc la vie même des salariés du privé, porte souvent sur la totalité de leur unique source de revenus !
     J’ai même entendu de ces cyniques oser la provocation sadique de prétexter que leur argent investi travaille ! Ces fainéants vont donc jusqu’à cet extrémisme de la perversion des mots !
     Comment, dès lors s’imaginer qu’en tolérant cette malhonnêteté, les capacité d’entendement de nos décideurs de l’industrie puissent aboutir à quoi que ce soit de pertinent pour la pérennité de l’industrie française ?!
     La régulation de leurs caprices du moment deviendra d’autant plus rapidement impossible que, n’assumant eux-mêmes aucun vrai risque, ils auront supprimé toute boucle de contre-réaction ! ( B A BA de l’automatisme ! ).
     
     Supprimer l’ambulance affectée aux accidents du vrai travail pour éponger les 10% du superflu mal placés par les maquignons est-ce seulement une régression sociale ?
     M’est avis, que de façon encore plus sûre, c’est la mise à mort de l’industrie française !
     


  • Attilax Attilax 14 septembre 19:34

    Pourquoi avoir gardé « Liberté » ? Il me semble que celle-ci aussi est gravement menacée, tant par « l’état d’urgence » que par la pensée unique... La loi travail est certes dégueulasse, mais elle n’est qu’un détail dans la longue liste des saloperies qui nous attendent dans les années à venir.


    • gogoRat gogoRat 14 septembre 20:04

      @Attilax
      j’allais intervenir dans le même sens que votre remarque !

       Il reste un gros développement à faire concernant la prise en compte de cette liberté qui n’est pas par hasard le premier des impératifs que notre devise nationale a très justement ordonnés en :
       liberté, puis : égalité, puis fraternité
       
       Notamment, même si JJ Rousseau avait considéré que cette question ardue reste à traiter à part, que faire des gens, nés sur le territoire, qui ont pris acte de leur liberté de ne pas être d’accord pour cautionner et encore moins signer un ’contrat social’ voulu par d’autres ?
       ( plus prosaïquement : celles et ceux qui refusent de s’inscrire sur les liste électorales, ou qui ne veulent pas ou plus voter )
       Restent-ils libres s’ils sont stigmatisés en tant que fainéants, cyniques et extrémistes ?
       S’ils sont libres, ne doivent-ils pas pouvoir, dans les faits, survivre là où ils sont nés sans avoir pu le demander ?
       Et s’ils doivent être contraints à se passer de cette liberté pour survivre , alors nous nageons tous en plein mensonge cynique !

       ( Que celles et ceux qui ne voient pas le rapport avec l’exclusion des chômeurs du privé dits ’contestataires’ ... ou avec la notion écartée jusqu’ici de Revenu Minimum d’Existence ... me l’avouent franchement !)


  • carnac carnac 14 septembre 20:54

    La black liste des entreprises quelle excellente idée et qui marche très très bien .....  il y a environ 10 ans de cela la CFDT a encouru l’ire du Préfet de Savoie pour avoir publié la blackliste des plus mauvais employeurs saisonniers dans les stations. La CFDT a résisté et a contraint tout le secteur touristique des stations de savoie à signer une charte avec un suivi annuel par enquête de la situation des saisonniers au regard de leurs salaires , leurs conditions d’hébergement et de nourriture , les horaires etc .... Toujours sur l’idée de la blackliste mais cette fois en tant que « consommatrice socialement responsable » j’ai utilisé google maps pour dénoncer les conditions dans lesquelles le travail du dimanche était imposé sans contreparties .... Regardez les commentaires MJ GOZE à cette adresse On pourrait assez facilement généraliser cette pratique car les entreprises ont un ou des établissements géographiquement localisés (sauf l’économie sur plateforme) et rien n’empêche de donner son avis .... 

    mon avis a intéressé puisqu’il a été doublé par je ne sais qui pour être mis en exergue .... on va se la farcir cette ordonnance MACRON aux petits oignons ....

  • Miville Miville 14 septembre 22:51

    Il faudrait remplacer Liberté Égalité Fraternité par Rentabilité Flexibilité Compétitivité.


  • Matlemat 15 septembre 05:39

    Les syndicats touchent les frais de représentation des patrons. Le chien aboie mais ne mord jamais la main qui le nourrit.


  • Ruut Ruut 15 septembre 05:54

    L’esclavage est en voie de réintroduction via des emplois précaires.....
    Triste époque nos décideurs ne se cachent même plus pour faire leurs saloperies.


    • gogoRat gogoRat 15 septembre 09:46

      @Ruut
       J’ai remarqué en ville une campagne d’affiches publicitaires pour sensibiliser au drame des cas d’esclavage au premier degré qui sévit encore en France.
       Pourquoi cette campagne n’intervient-elle que maintenant, juste à l’instant concomitant avec le début de soulèvement social des résistants contre la les ordonnances scabreuse qui nous font penser à l’esclavagisme qui motive votre alerte ?
       Si c’est pour nous faire relativiser, n’est-ce pas du cynisme ?
       Bien sûr que nous dénonçons les deux formes d’esclavage à la fois !
       
       Mais il nous faudra sans doute aussi entrer en guerre contre le larbianage !
       voir cette vidéo : https://youtu.be/CcjaHDBw-yE

      ou bien, en français cette fois : https://youtu.be/F6OwxYSbwno


  • alain_àààé 15 septembre 13:33

    il ne suffit pas d écrire des articles pour parler du code du travail.il fallait défilé avec les syndicats et continué ces gréves dans le temps et étre de plus en plus nombreux.alors bougez vous pour retrouver leur dinignité comme l on fait nos parents grands parents et nous méme.nous avons reculé da 2 siecles par des gens qui ont utilisé le49/3 mais aussi HOLLANDE qui le voulait a tout pris que le travail ne soit plus a vie.


  • sokom 15 septembre 15:59

    Je ne vais pas vous mentir, je me suis arrêté à la moitié de l’article tellement le sujet me passionne...

    Je vous résume la situation en deux mots : les riches ont le pouvoir, ils sont une infime minorité et ont à leur disposition tous les leviers pour s’emparer de toutes les richesses disponibles.

    Nous les 99.99%, nous sommes les dindons de la farce. Les plus dindons sont ceux qui pensent qu’ils font partie de l’élite, parce que leur maître le leur dit...

    Bref, voter à droite ou gauche ne changera rien à la situation, d’où l’indifférence totale aujourd’hui de la majorité. Déjà, il faut prendre conscience de ça et moi j’en suis conscient depuis tout jeune.
    Depuis 10 ans, mon idée sur ce qu’il faudrait faire s’affine, mais on s’en éloigne de plus en plus dans le temps.

    La première chose à faire, c’est que nous les conscients, nous créons notre banque et qu’on y place tout notre pognon. Déjà on pourrait se désendetter avec des rachats de nos crédit à 1%.
    Avec tous les bénéfices et du crédit, on rachète tout ce qui touche au bien commun de notre pays.
    On lancerait aussi notre assurance, notre mutuel, on sort de la sécu, notre mutuel prendrait la charge à 100%...
    Tout ce qui touche au bien commun : santé, éducation, transport, énérgie, finance, doit appartenir à ses citoyens. Nous devons en gros devenir actionnaires de notre propre pays, le diriger nous même.
    C’est pas une bande de bras cassé à l’assemblée, ou le Dieu Jupiter qui vont nous sauver.

    Les insoumis, les UPR et tous les autres... plancher la dessus. Vous courrez après le pouvoir, des postes, des titres. Rien de tout ça changera la donne.

    • sokom 15 septembre 16:04

      @sokom
      Tout ça n’a rien d’utopique. 5 à 6 millions de personnes ont voté Melenchon. Plutôt que de jouer l’opposition stérile et préparer 2022, qu’ils lancent le projet de créer une banque citoyenne française... 5 millions de clients potentiel c’est pas rien. Quand les autres apprendront qu’on y pratique pas l’usure et les autres conneries, on coulera toutes les autres banques.


  • pipiou 16 septembre 01:08

    Ce n’est pas la loi macron qui réduit la représentation des syndicats, les syndicats depuis longtemps ne représentent pas grand chose chez les salariés, quelques %.

    Et vu que ces syndicats font du clientélisme et de la politique, on avance parfois mieux sans eux.

    Quant à ce soi-disant nouveau précariat, il en existe déjà un : ce sont les 10% de chomeurs qui existent déjà et eux ne sont pas protégés par ce code du travail que vous adorez comme la Bible


  • BA 16 septembre 08:52

    Jeudi 14 septembre 2017 :


    Êtes-vous dans les 10% de Français les plus aisés ? Vous allez être surpris.


    L’Insee vient de publier son étude annuelle dédiée au niveau de vie des Français. Une enquête qui permet à tout un chacun de se situer en fonction de ses revenus. Cette année, la tendance est à la stagnation.


    C’est un indicateur qui dit beaucoup de l’évolution de la situation financière des Français. L’Insee a publié mardi 12 septembre la dernière édition de son étude annuelle dédiée au niveau vie de la population française en 2015. Chaque année, elle permet à tout un chacun de déterminer s’il se situe en-dessus ou en dessous de la moyenne des Français en fonction de sa richesse.


    Si vos revenus atteignent au moins 37.500 euros nets par an (selon la définition de l’Insee du "revenu disponible d’un ménage"), soit 3.125 euros par mois, vous faites partie des 10% des Français les plus riches.


    http://www.capital.fr/votre-carriere/etes-vous-dans-les-10-de-francais-les-mieux-payes-vous-allez-etre-surpris-1243851


    Conclusion :


    Les 10% les plus riches, ce sont ceux qui gagnent 3 125 euros nets par mois.


    Les 90% de la population française, ce sont ceux qui gagnent moins de 3 125 euros par mois.


    Depuis mai 1974, les électeurs français votent toujours en faveur de la construction européenne.


    Malheureusement, la construction européenne est une construction de riches, faite par les riches, pour les riches.


    Autrement dit : depuis 1974, les électeurs français votent toujours pour une politique favorable aux 10% les plus riches.


    Depuis 1974, les électeurs français votent toujours pour une politique défavorable à 90% de la population française.


    Durant la présidence d’Emmanuel Macron, la régression sociale va donc continuer. Dans les cinq années qui viennent, la destruction des protections sociales va continuer.


    L’appauvrissement des classes populaires et l’appauvrissement des classes moyennes vont continuer.


    La décadence de la France va continuer, car le peuple français a choisi de voter pour la décadence de la France.



  • alain_àààé 16 septembre 14:26

    je suis syndicaliste depuis 45 ans et j ai fais des gréves pour amélioré le sort des travailleurs..je suis apolitique et je vais répondre ceux qui pensent que les syndicats ne servent a rien. c est un fait que nous ne représantons que 3 millions de syndiqués. et que mes parents et autres gens mais aussi mes grands parents ont luttés pour que la vie soit meilleur pour tous. et ceux qui critique n ont pas de couilles de se faire massacré pas les C R S .mais savent profité des avancées qui ont été obtenu.je vais aussi faire une compatérons les partis qui nous dirigent ne représent que tous partis confondu 300000 au plus d hadérents mais eux ils vivent bien au dessus de la masse du peuple sans que personnes ne disent rien


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 16 septembre 17:30

    Se détourner du problème ne suffit pas à le résoudre, en l’occurrence la question n’est pas la « simple loi travail ». 


    La France a dissout toutes les valeurs humaines, elle est déchue ! Un pays sans valeurs ne peut éviter la décadence certaine. 


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