mercredi 27 décembre 2017 - par alinea

Oh Peuple

 

Bête immonde crainte et méprisée par les puissants usurpateurs qui te subjuguent, ne vois-tu pas l’heure venue de te réveiller ?

Tant que tu te laisseras voler ton sommeil et tes rêves, ceux qui te ressourcent malgré toi, et que tu rechercheras l’argent comme réponse à tous tes tracas, et quand bien même tu aurais compris que tu n’en aura jamais assez, tu te contentes de le côtoyer en servant le riche, sans te rendre compte que même d’or ses barreaux l’enferment ; tant que tu seras convaincu que ton être n’est rien et qu’il faut le vêtir d’artifices pour croire et faire croire que l’envie que tu crois susciter te sert de force à vivre, tu tomberas malade.

Tu es las des routines et des besognes quotidiennes, tu aimes les outils qui font tout à ta place, sauf que si tu y réfléchis tu prendras plus volontiers ta fourchette pour faire une mayonnaise et si tu optes pour les mixeurs pour les blancs en neige, la fourchette restera ton choix pour faire une purée. Si l’aspirateur te donne toute satisfaction pour dépoussiérer tes tapis, dans ta cuisine, c’est le balai que tu choisiras.

Et voilà que les grands manitous de la puissance productrice te remplaceront par des robots. Sûr qu’avoir réparti les tâches était une vraie connerie, mais monter une bagnole, nom de dieu, quel régal ! Et te voilà penaud, inutile, ton savoir-faire désuet, ton énergie, tes motivations hors temps, alors que cela faisait plus de trois générations que ta place dans le monde avait une importance unique, et plutôt que le monde changeant on s’adapte, cette rupture, c’est abrupt. Là dessus, tout un tas d’imbéciles qui ne savent rien faire de leur dix doigts crient au progrès : la fin de ces boulots de merde ! mais où la merde ? Dans la fierté du travail bien fait ? Dans l’humilité du un indispensable au tout comme peut l’être le moindre musicien dans son orchestre ? Ou bien dans l’exploitation qui te fut faite, te prendre comme du bétail interchangeable et réduire ton monde à ta tâche qui à elle seule ne faisait pas le tout ? Dans le fait de te donner pour agir, le minimum vital pour que demain tu sois là sur la chaîne, vivant et à peu près en forme ?

Quelle était la chose la plus évidente à faire ? T’éliminer ou bien au contraire te hisser en acteur indispensable d’une société ?

T’éliminer devait leur sembler plus facile, car c’est ce qu’ils ont choisi. Et personne ne s’est levé le cul pour éliminer les éliminateurs !

Je suis peut-être passéiste, peut-être réactionnaire, conservatrice et tous les noms que l’on voudra bien me donner, mais je sais que l’évolution se fait naturelle de la base, et qu’elle est lente, de manière à être intégrée par tous. Aujourd’hui il ne s’agit pas d’évolution, ni même de révolution, mais bien d’imposer à la base des changements inopportuns, pour le bénéfice de quelques-uns.

Et cela touche les uns et les autres de manière différente. Il y a toujours eu un complexe, bien entretenu par « l’élite », d’être du peuple ; quand la radio, la télé furent omniprésentes, chacun avait à même de perdre son accent, de s’habiller comme sur les gravures, d’avoir en bouche quelques chansons à la mode et, si possible, utiliser quelques mots d’anglais. Et puis au fil des ans, quand tout le monde eut gobé le conte, quand chacun se crut roi, servi par des ustensiles mirobolants, nourris par des cuisiniers industriels, se contentant de ces ersatz parce qu’ils étaient bien promus, il n’y eut plus de lompes ni d’esturgeons, et même la morue manqua.

Tu as du mal à dessiller, peuple ; on t’a fourni de la merde en guise de repas de roi et si tu es devenu gros comme jadis les riches, les riches sont minces, et c’est toujours toi qui mourras le premier.

Tu as cru et tu crois que tout serait facile mais tu n’as jamais vu, sûrement, que les riches ne savent rien faire, qu’ils ne sauraient vivre ou survivre sans toi, pose-s-en dans la brousse, sans gadget et régale toi de le voir hagard, là où toi tu saurais parler au premier quidam qui passe, d’égal à égal, et te débrouiller !

Alors, quelle mouche t’a piquée, toi qui travailles pour tes patrons assureurs, de transmettre à tes concitoyens, tes égaux, les consignes ineptes, stupides qui ne servent qu’à faire traîner les affaires, garder le plus longtemps possible des milliers de petites sommes, placées, et qui leur rapportent gros ?

Et toi, l’artisan qui brade un savoir faire-faire, l’amour d’un métier d’art pour des tâches hâtivement bâclées : comment un travail mal fait, quasi inachevé, peut-il nourrir ta dignité ?

Et toi, le paysan qui laboure sans âme, cultive sans perspectives, récolte sans bonheur des aliments poison ; toi qui gaspilles sans frémir des tonnes de nourriture, qui te vends au puissant et te laisses enfermer dans un labyrinthe que pour toi d’autres ont dessiné ?

Toi l’enseignant qui oublies ta mission sous les coups incessants des grands penseurs de l’absurde au service des puissants et fais la petite main qui élimine, ratiboise la belle énergie d’une jeunesse par ailleurs abrutie de jeux, de désirs vains, d’identifications absconses et d’idéaux frelatés.

Et pourquoi n’as-tu de cesse de vouloir te hisser hors de ta condition pour faire semblant d’être ce qu’on t’a dit qu’être était ? Ou bien, dans l’impossibilité de le faire, te laisses-tu aller, soumis aux sorts contraires ?

Et pour finir ma complainte, as-tu noté qu’un bon pourcentage de nos tracasseries, de nos arnaques quotidiennes ne sont dues qu’à nous-mêmes car personne ne nous y oblige, que ce soit le vol, l’incompétence, la négligence, les petits abus de pouvoir, les corruptions de notre échelon, les méfiances, les violences, les haines, les rejets, et tout ce qui fait que notre vie est invivable. Oui, bien sûr, il y a le système, mais qui le perpétue ? Oui, bien sûr il y a le pouvoir, mais qui l’élit ou laisse élire ?

Alors, petit peuple du haut, grand peuple du bas, réfléchis cinq minutes ; si au bout de cinq minutes tu admets ne vouloir qu’être riche et avoir du pouvoir, alors, les dés sont jetés et personne n’y pourra plus rien.

Dans le cas contraire, les portes sont ouvertes, la rue est à toi, et l’espace, et les entreprises, et les services publics, et la douceur de vivre que tu créeras. Mais n’attends pas qu’on te le porte sur un plateau, que la publicité te le vende, fais-le.

Je te souhaite pour la nouvelle année, de savoir dire « non », et de vouloir.

 

Comme j'en étais là de mes états d’âme, laissés au gré des âpres frimas de la Noël, j’ai reçu un courrier ; j’ai pensé que cela ferait une belle fin. J’en ai demandé l’autorisation à Pascal Chauvet, et il me l’a donnée :

 

BILLET D'Humeur du président du RPS-FIERS....in fine, plein d'espoir !

 

« Je préfère en baver, voire mourir en homme libre que de survivre, de plus en plus mal, en esclave. Ce n’est pas l’opinion d’une grande majorité des citoyens du monde entier, je ne le comprends pas, mais je le constate. Une toute petite minorité a une conscience de ce qu’il est et de sa vie, une partie de cette minorité a décidé de servir les magnats de la finance qui les rétribuent grassement, souvent d’ailleurs avec les deniers publics, pour être de bons serviteurs. L’autre partie de cette minorité a décidé, par humanité et par envie de justice, de se battre pour la grande partie de l’humanité qui est soumise, soit par confort soit par peur. En fait l’homme est un animal, on l’oublie parfois, et réagit comme tel. Regardez tous ces veaux, ces cochons ou ces vaches qu’on emmène à l’abattoir, ils sont stressés, angoissés, mais peu se révoltent et quand l’un d’entre eux a cette idée, celui qui les emmène qui est bien conscient qu’il ne pourrait rien contre le nombre et qu’il serait balayé, châtie gravement l’animal pour bien montrer aux autres qu’il ne faut pas se révolter sinon il vous en cuira. Nos anciens ont donné leur sang et leurs vies pour la souveraineté du peuple et de la nation. De tout temps des femmes et des hommes se sont levés contre la tyrannie et il faut bien avouer que les pauvres, malgré les attaques des possédants, grâce à eux, vivent mieux aujourd’hui qu’au moyen âge. Je n’oublie pas qu’à ces époques aussi le plus grand nombre restait soumis.
Seul le combat, la lutte à mort, permet à l’esclave de s’émanciper. Jamais un tortionnaire, pas plus qu’un système à son service, n’ont accepté de perdre une once de leur pouvoir ou de leur cupidité par humanité.
Ils ont tous les pouvoirs parce qu’on leur a donné, sur l’échiquier ils ont trente coups d’avance, ils ont tous les moyens de manipuler ou d’enfumer la masse. Seule la conscience de sa puissance et la volonté de s’émanciper peut permettre à un peuple de briser ses chaînes. Il y aura toujours des soumis, il y aura toujours des collabos, mais la majorité est toujours prête à croire à de nouveaux espoirs et un nouveau rêve. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent, l’aspiration émancipatrice est toujours la plus forte, un jour ou l’autre. C’est pourquoi chacun doit se battre pour ses rêves, ses utopies, jusqu’à ce que le plus grand nombre l’entende et les reprenne à son compte. L’émancipation humaine vaincra ou toute l’humanité, y compris eux, disparaîtra.
Réveille toi peuple de France, tout ce qui fait de nous une nation, notre système social, notre politique, est entrain de disparaître. L’humanité toute entière est en danger. Les peuples nous attendent. 

Le peuple des Lumières, de 1789, de 1936, du Conseil National de la Résistance, ne peut rester le bel endormi.

 

Bonnes fêtes de fin d'année, pour ceux qui le peuvent.... »

 

Pascal Chauvet

 

http://rassemblement-du-peuple-souverain.com/

 



158 réactions


  • cevennevive cevennevive 27 décembre 2017 09:30

    Oh alinea !


    Toujours vraie, toujours pleine de bon sens, texte aux remarques et aux mots que je partage.

    « comment un travail mal fait, quasi inachevé, peut-il nourrir ta dignité ? »

    A prendre au sens propre et au sens figuré...

    Nous avons le privilège de l’âge, nous voyons très bien les situations. Mais que deviendront nos enfants dans ce monde ?

    Bise à toi.


    • alinea alinea 27 décembre 2017 10:22

      @cevennevive
      Bise à toi cevennevive, ce qu’ils deviendront, je ne sais pas, mais je sais qu’aujourd’hui beaucoup passent à côté des bonheurs et satisfactions simples !


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 27 décembre 2017 18:26

      @alinea
      Merci pour cette description du « capitalisme du désastre », comme l’appelle Naomi Klein.


      Mais si « nos anciens ont donné leur vie pour la souveraineté du peuple et de la nation », on se demande bien pourquoi vous voulez rester dans cette Europe qui, justement , a ouvert les portes au capitalisme du désastre, qui est en train de supprimer les Etats Nations, et qui va supprimer les acquis sociaux obtenus par nos anciens, et ruiner les classes populaires comme les classes moyennes ?

      Les réformes de Macron sont celles utilisées aux USA et en Allemagne, dans ces deux pays les classes moyennes sont en train d’être laminées.
      Pour la classe ouvrière, c’est déjà fait.

    • alinea alinea 27 décembre 2017 18:30

      @Fifi Brind_acier
      « je veux rester dans cette »Europe" ? Franchement, Fifi !!


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 décembre 2017 09:12

      @alinea
      Vous rêvez à quelque chose de totalement improbable.
      Il y a près de 40 ans qu’on nous promet « une Europe sociale ». On oublie juste de nous expliquer la recette, c’est couillon !
      Cameron a essayé de faire du chantage à la sortie, pour changer les Traités, nada, wallou, rien du tout, il n’a rien obtenu, alors que le PIB de la GB est > à celui de la France.


      Quels sont les Gouvernements européens qui sont pour une Europe sociale ?
      Donnez moi les noms ! Merkel va voter pour une Europe sociale ? Jamais.
      Qui d’autre ? Rajoy ? Orban ? Vous pouvez toujours attendre.

      Tsipras, qui gouverne avec un Parti de Droite, et qui est copain comme cochon avec Junker ?

      Peut-être le nouveau gouvernement de Droite et d’Extrême Droite autrichien ? Ils sont pour une Europe sociale ? Vous savez bien que non.


      Il suffit qu’1 seul dise non, rien ne changera, c’est ça le verrouillage de l’article 48. Il faut qu’ils soient 100% d’accord sur chaque mot, sur chacun des milliers d’articles des Traités, depuis de Traité de Rome, qui contient tous les Traités suivants.

      C’est totalement illusoire.
      Ou alors, vous attendez qu’il y ait 27 Mélenchon en même temps...
      La probabilité d’un tel évènement, c’est 1 fois tous les 745 000 ans.

    • Le421... Refuznik !! Le421 28 décembre 2017 09:25

      @alinea
      Je me répète, mais c’est vrai.
      Parlons de la phosphorescence des poissons des grandes profondeurs, les « allumés » de l’UPR dévieront sur l’article 50 du TFUE...
      C’est maladif.
      C’est comme ça !!


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 décembre 2017 12:13

      @Le421
      Vous êtes atteint d’Alzheimer précoce ? Le programme du Traité de Maastricht a été rédigé par les 12 gouvernements européens, dont celui de Mitterrand.
      Le gouvernement d’Edith Cresson, en 1991/92, ça vous dit quelque chose ? Ce sont tous vos potes du PS et ceux de Mélenchon, pendant des dizaines d’années.


      Maastricht, c’est la fin de la souveraineté avec l’ UE + la fin du Franc et de l’indépendance monétaire avec l’euro + la fin d’indépendance militaire et diplomatique, avec l’OTAN dans les Traités..., une paille !

      Votre poète Mélenchon trouvait que Maastricht était « un contre poids politique », alors que c’était le contraire ! Mélenchon ne comprend donc pas ce qu’il lit. Ou bien il est incompétent, ou les deux.

      Asselineau, au moins, sait lire les documents européens et il comprend ce qu’il lit ! Cela semble exceptionnel dans notre classe politique peuplée de mauvais lecteurs ...


      PS : Ce n’est pas l’ UPR non plus qui a inventé l’article 50. Ce sont des juristes anglais qui sont intervenus lors du Traité de Lisbonne, pour mettre une clause de sortie. S’il n’avait tenu qu’à la bande à Attali, vos potes du PS auraient fait comme pour l’euro : pas de clause de sortie !

  • Fergus Fergus 27 décembre 2017 09:53

    Bonjour, Alinea

    Un bravo sincère pour ce cri de révolte, cet appel à la résistance face aux diktats de l’industrie, et surtout de la Finance qui, telle une divinité infaillible, impose sa volonté aux moucherons que nous sommes. 

    Cela dit, il y a quand même un côté effectivement « passéiste » dans cet appel à la mobilisation populaire.

    J’ai vu laver du linge au lavoir dans mon enfance, et je ne crois pas qu’une seule personne de bonne foi ait regretté l’arrivée de la machine à laver. Dans un tout autre registre, je revois les « perforatrices » qui, lorsque j’étais jeune informaticien, s’usaient les yeux à faire des petits trous pour entrer sur des cartes des données codées incompréhensibles ; à côté d’elles, les dactylos étaient des privilégiées !

    Deux exemples parmi des milliers d’autres pour dire que rien n’est jamais simple, et encore moins manichéen.

    Bref, à chacun d’essayer de trouver sa voie dans une société en perpétuelle mutation, si possible sans trahir ses convictions et dans le souci du collectif. En fait, c’est sur ce dernier point qu’il y a le plus d’incertitudes...


    • Clocel Clocel 27 décembre 2017 10:02

      @Fergus

      Ainsi parla le sans-culottes Fergus...

      Un bel échantillon de ton « peuple » Alinea..,

      « A chacun de trouver sa voie... »

      Comprends-tu où est le problème ?


    • alinea alinea 27 décembre 2017 10:10

      @Clocel
      Oui !! beau paradoxe de nos jours, cause de ce que nous vivons...mais, c’est comme les paroles sages de tout temps : on en prend que l’écume, car se connaître et être soi n’empêche pas la conscience du Commun...


    • alinea alinea 27 décembre 2017 10:20

      @Fergus
      Je voulais, dans ce cas précis, pointer du doigt que le « progrès » (nucléaire entre parenthèse !) est souvent une complication, une source de pannes ou de désagrément comparé aux outils simples ; ni économes en eau ni économes en énergie, des ingénieurs ne savent plus quoi inventer pour faire vendre !
      Mais aussi, et peut-être surtout, une manière de se débarrasser du quotidien ( et c’est raté la plupart du temps) en allant vite, sans efforts, et ces deux axes-là me paraissent bien nocifs !
      Tout est question de mesure, et quand Monsieur Singer inventa la machine à coudre, il le fit pour soulager la peine de sa femme couturière ; la machine à laver est du même ordre ; mais j’ai vu des cuisines équipées comme des laboratoires !! ce qui pour moi représentait une énorme complexification des tâches, sans parler de la place qu’il faut pour ranger tout ça !
      Mais c’est vrai, je suis passéiste ! je n’aime pas l’aspirateur qui me tue le dos !!!


    • Fergus Fergus 27 décembre 2017 11:51

      Bonjour, Clocel

      « A chacun de trouver sa voie... » 

      En effet, j’ai écrit cela pour le faire suivre immédiatement de « sans trahir ses convictions et dans le souci du collectif » !

      Je comprends la démarche d’Alinea et je partage très largement son point de vue sur bien des points, et cela d’autant plus qu’issu d’une famille de paysans de montagne, j’ai connu à peu près tout ce qui pouvait se faire en termes d’élevage, d’agriculture et de travaux ménagers à une époque où l’on fonctionnait encore avec des bœufs et où il fallait aller chercher l’eau potable à un kilomètre de la ferme.

      Mais on ne reviendra pas en arrière, il faut en avoir conscience. Et si possible œuvrer chacun à son modeste niveau pour tempérer la révolution numérique en cours afin de n’être pas totalement dépassé demain par l’Intelligence artificielle et la fuite en avant robotique.


    • Clocel Clocel 27 décembre 2017 12:17

      @Fergus

      « Mais on ne reviendra pas en arrière »

      Merde... !

      Comment peut-on être aussi péremptoire, aussi dogmatique !?!?

      Et toujours cette manière binaire d’opposer les êtres ! Les progressistes et les passéistes et de la place au milieu pour ceux qui vont enfler tout le monde !

      Si on a aucun intérêt objectif à faire durer le merdier actuel, je ne vois aucune raison de raisonner de telle façon... C’est spécieux, clivant, aliénant, un raisonnement de sophiste.

      La question, la seule et qui s’adresse à tout le monde est : Que va-t-on faire pour tenter de sauver notre cul, ensemble ?

      Alors les bœufs ne sont peut-être pas la solution, mais faire le lit des trolls attaliens, non plus !

      Et ne vous emmerdez pas à m’expliquer la ferme, j’ai vécu les dix premières années de ma vie au 19 ème siècle, pas d’électricité, pas d’eau courante, en presque totale autarcie...

      Et bien, je vais faire un aveu mon bon Fergus, pour un enfant, c’était le paradis !


    • alinea alinea 27 décembre 2017 12:45

      @Clocel
      Oui, un paradis, où la tâche accomplie était énorme mais où il y avait le temps, plutôt un rythme, son rythme...


    • Fergus Fergus 27 décembre 2017 15:28

      @ Clocel

      « Comment peut-on être aussi péremptoire, aussi dogmatique !?!? »

      Je ne suis ni « péremptoire » ni « dogmatique », ce serait plutôt vous qui l’êtes !

      Effectivement, l’« on ne reviendra pas en arrière ». Comment pouvez-vous nier cette évidence ?Comment ne pas admettre que les évolutions de la société, notamment du fait de l’apport des techniques, ont été tout autant porteuses d’avancées en matière de confort de vie que de régressions en matière de solidarité sociale ???

      « Que va-t-on faire pour tenter de sauver notre cul, ensemble ? »

      La question est là, et c’est très exactement ce que je dis en déplorant que la solidarité à a laquelle je fais allusion ci-dessus n’existe plus que de manière très marginale et si peu efficiente que les pouvoirs publics s’en « ’battent les couilles » pour parler de manière jeune et triviale.

      Ne vous trompez pas d’adversaire, Clocel ! Ce n’est pas en tirant sur ceux qui ne pensent pas très exactement comme vous que vous ferez avancer la cause que vous défendez ! Cette approche sectaire est précisément l’une des causes de l’échec des synergies de lutte sociale !


    • Fergus Fergus 27 décembre 2017 15:39

      @ Clocel

      « pour un enfant, c’était le paradis ! »

      Pour un enfant, la plupart des milieux où ils ont évolué jeunes est « le paradis », et je l’ai moi-même vécu comme tel.

      Malgré les moments de répugnance lorsqu’on égorgeait cochon ou brebis.

      Malgré le scorbut ou le botulisme qui attaquaient ici et là des voisins ou parents mal alimentés.

      Malgré la peau transpercée de pluie glaciale en gardant les vaches sous un orage d’automne.

      Malgré le gel qui opacifiait les vitres en hiver dans une chambre à 5 degrés. 

      Malgré les côtes fêlées par des coups de corne en attachant les vaches à leur crèche.

      Malgré les projections de fumier sur la tête en chargeant à la fourche un tombereau d’épandage.

      Malgré les furoncles, les ampoules et les piqûres de guêpe ou de frelon.

      Eh oui, malgré tout cela, c’était « le paradis ». Ou plutôt c’est le paradis dans notre mémoire, celle de personnes âgées qui regrettent plus ou moins consciemment le temps de leur enfance !!!


    • foufouille foufouille 27 décembre 2017 15:56

      @Clocel
      "Et ne vous emmerdez pas à m’expliquer la ferme, j’ai vécu les dix premières années de ma vie au 19 ème siècle, pas d’électricité, pas d’eau courante, en presque totale autarcie...
      Et bien, je vais faire un aveu mon bon Fergus, pour un enfant, c’était le paradis !"

      j’ai vécu quelques années comme ça aussi mais j’a beaucoup moins apprécier de devoir aller à l’école avec deux kilomêtres par moins vingt, faire chauffer l’eau pour se laver mais fallait pomper l’eau du puits avant, dormir sans chauffage .............
      je constate que tu as un ordinateur, il fonctionne avec une dynamo de vélo ?
       


    • Aristide Aristide 27 décembre 2017 17:10

      @Fergus


      de régressions en matière de solidarité sociale ??? 

      Allons, je rêve !!!

      La question est là, et c’est très exactement ce que je dis en déplorant que la solidarité à a laquelle je fais allusion ci-dessus n’existe plus que de manière très marginale et si peu efficiente que les pouvoirs publics s’en « ’battent les couilles » pour parler de manière jeune et triviale.

      Une précision, la solidarité n’est pas seulement un sentiment, c’est un fait mesurable. Comment ? Par le taux de prélèvement obligatoire, impôts, cotisations sociales, taxes etc ... enfin tout ce qui permet de financer ce qui nous différencie de nombreux pays. Nous sommes passés devant le Danemark en terme de TPO, depuis 1970 la part de la richesse nationale consacrée à l’action sociale, la maladie, ... a pratiquement doublé.

      On est bien loin de cette image d’Epinal consistant à laisser croire que la France est un monde d’égoïstes et que les régressions en matière de solidarité sociale sont un fait.

      Ne vous sentez pas attaqué, cette idée soutenue par Alinea sur un passé radieux et fantasmé qui devrait revenir est d’un tel ridicule !!! 

    • Fergus Fergus 27 décembre 2017 17:40

      Bonjour, Aristide

      Vous m’avez mal compris : lorsque je parle de « régressions en matière de solidarité sociale », ce n’est pas à l’action des gouvernements qui se sont succédé que je fais référence, mais au repli des Français sur leurs propres intérêts en lieu et place des actions collectives qui, naguère, ont permis la conquête puis la sauvegarde de droits, hélas menacés aujourd’hui par les individualismes.


    • Aristide Aristide 27 décembre 2017 17:51

      @Fergus


      C’est tout de même apporter de l’eau à un moulin à sornettes d’Alinéa que de participer à cette mise en cause assez injustifiée de notre modèle de protection sociale par cette phrase des plus ambiguë. Il n’y a aucune régression en matière de solidarité sociale, au contraire.

      Maintenant si vous parlez de la perte de pouvoir de tous les politiques et autres syndicalistes qui arguent de cette régression pour mobiliser « le peuple », vous faites fausse route. Les Français savent que le modèle actuel est LE modèle le plus avancé de tous les pays, imparfait surement, ils comprennent assez justement qu’il s’agit maintenant d’améliorer son fonctionnement, de cibler les vrais bénéficiaires, d’ajuster aux mieux les moyens, ...

      Un exemple ?  La formation professionnelle, ou des agences proches des syndicats patronaux et autres, de clubs, ... accaparent l’essentiel des budgets pour des formations aussi inutiles que dispendieuses.

    • pipiou 27 décembre 2017 18:19

      @Fergus
      C’est pour cela qu’après « une bonne guerre » on trouve tout formidable , et inversement quand on est gavé de tout on n’a plus goût à rien.

      Car l’être humain, lui, ne progresse pas tant que cela, ce qui devrait faire plaisir aux spécistes.


    • Fergus Fergus 27 décembre 2017 18:33

      Bonsoir, pipiou

      Votre propos est - malheureusement - frappé au coin du bon sens.


    • Fergus Fergus 27 décembre 2017 18:37

      @ Aristide

      Une nouvelle fois, vous ne comprenez que ce que vous voulez comprendre, et déformez les propos de vos interlocuteurs pour alimenter ces polémiques stériles dont vous êtes si friand.

      Alinea a parlé plus loin d’« aigreur » vous concernant. Réfléchissez à ce mot que je vous ai déjà servi, comme d’autres intervenants de ce site !


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 27 décembre 2017 18:38

      @Fergus
      Mais on ne reviendra pas en arrière, il faut en avoir conscience.

      Si, si Fergus, quand nous serons comme les Grecs, nous ne pourrons plus avoir le train de vie d’aujourd’hui... Même dans les familles modestes, aujourd’hui, on manque rarement d’appareils électroménagers.

      Mais quand les appareils tomberont en panne, nous ne pourrons plus les remplacer. Il faudra bien revenir au balai, à la fourchette pour la mayonnaise, et aller rincer le linge au lavoir, ou à la rivière....

      Il a suffit de 4 ans d’austérité aux Grecs pour revenir 50 ans en arrière.


    • Aristide Aristide 27 décembre 2017 18:50

      @Fergus


      Alinea a parlé plus loin d’« aigreur » vous concernant. Réfléchissez à ce mot que je vous ai déjà servi, comme d’autres intervenants de ce site ! 


      Comme quoi vous n’êtes pas le seul « insoumis » qui parle de « régression en matière de solidarité sociale », vous êtes bien incapble de soutenir cette expression pourtant assez claire. Les mots ont un sens, si vous parliez de « la diminution de la mobilisation sur des sujets sociaux » c’était autre chose.

      Il me semble que j’ai donné des arguments chiffrés et des exemples qui contredisent votre discours mais bon, comme à l’accoutumé incapable de soutenir ses propos ... la seule ressource en appeler au jugement de quelques personnes de la même engeance.

    • Clocel Clocel 27 décembre 2017 19:44

      @foufouille

      Solidarité entre fossiles ???

      Si AV se mettait à faire de la pub pour les couches Confiance, il ferait un carton !

      Pile-poil le cœur de cible ! smiley

      Et pour répondre à ta question, l’énergie n’est vraiment pas un problème pour celui qui en use peu, les appareils modernes sont très économes, à condition de savoir les choisir...

      Pourquoi crois-tu qu’EDF soit si pressé de changer les instrument de mesure ?


    • foufouille foufouille 27 décembre 2017 21:14

      @Clocel

      « Pourquoi crois-tu qu’EDF soit si pressé de changer les instrument de mesure ? » par ce que certains fraudent pas mal.


    • Ouam (Paria statutaire non vacciné) Ouam 29 décembre 2017 13:44

      @Fergus
      bonjour,
      "Effectivement, l’« on ne reviendra pas en arrière ».
      Comment pouvez-vous nier cette évidence ?
      Comment ne pas admettre que les évolutions de la société, notamment du fait de l’apport des techniques, ont été tout autant porteuses d’avancées en matière de confort de vie que de régressions en matière de solidarité sociale ???« 

      ben parce que ...
      non je vais plutot vous laisser le découvrir, on doit tous travailler un peu pour avancer intellectuellement, c’est au pied du mur que l’on voit le macon, elorsqu’il fait une erreur de fondation, c’est lui qui prends la pleine mesure de ses erreurs avec la fissuration de celui-ci.

      vous avancerez certainement plus vite en comprenant vous memes les raisons pour lesquelles clocel, amha a certainement raison dans ce qu’il avance.
       
      je vais vous donner un indice avec une ou deuxs remarques
       »oui et certainement bien plus vite que vous le pensez, pas par choix mais bien du auxs faits« 

      et la suivante :
       »sauf si nous trouvons comment acceller et courber l’espace temporel, ou l’énergie infinie et absolue dans le vide sidéral (ca va ensemble), c’est le seul cas ou clocel peut se planter.


  • Pauline pas Bismutée 27 décembre 2017 10:04

    @ Alinea

    Trop vrai … bientôt le deuxième cercle de l’enfer ?

    A toujours prendre les chemins de moindre résistance, nous allons de plein gré vers l’abattoir.

    Et le travail, qui, comme le disait si bien Khalil Gibran, devrait être « l’amour rendu visible » ; seules quelques âmes intègres et fidèles artisans  en comprennent encore le sens.

    Bientôt en France, comme en Islande ? Pas encore perdu, ne pas oublier que nous avons davantage peur de notre grandeur que de notre petitesse.

    Amicalement


  • Ciriaco Ciriaco 27 décembre 2017 10:24

    Comme je le disais ici il n’y a pas si longtemps, il fut un temps où vous n’auriez pas arraché un livre au prolo pendant son temps de pause, conscient qu’il était du vol de classe et de la nécessité de se défendre. Ce vol est à son apogée, et le prolo ne veut pas entendre parler de culture, arnaché qu’il est sur son smarphone.

    J’ai participé aux nuits debouts. Il y avait là des trentenaires débitant des propos qu’auraient pu tenir des adolescents, ne réussissant de fait à faire débat qu’avec des anars aussi bêtement que simplement anti-flics, tandis que le mainstream cognait déjà.

    L’insoumis est seul. Il partage comme le font les hommes. Un temps avant que la nuit ne vienne. Qui voit la vie telle qu’elle est ? Une culture toujours vivante, comme une chandelle qui luit dans les livres. Qu’il jette un oeil sur notre société et la petite flamme est déjà soufflée.


    • Fergus Fergus 27 décembre 2017 11:55

      Bonjour, Ciriaco

      Bravo pour ce commentaire lucide ! Par chance, la nuit n’est pas encore là, mais il est évident que l’individualisme né du (relatif) confort auquel je faisais allusion plus haut est mortifère pour la société, condamnée à être toujours plus étriquée et toujours plus dépendante de la doxa imposée par les oligarques.


    • joletaxi 27 décembre 2017 11:59

      @Fergus

      mince, ça c’est du parlé « conscientisé » ou je ne m’y connais pas
      heu, ça veut dire quoi au fait ?
      en tout cas, c’est beau,


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 27 décembre 2017 19:01

      @Fergus
      Le confort est apporté par le modèle social français issu du CNR, qui redistribue plus de 50% de la richesse produite. Ce qui en fait un 2e salaire, si vous ajoutez bout à bout tous les systèmes sociaux de solidarité qui existent.


      Mais je devrais en parler au passé, car depuis 2014, la Commission européenne, le MEDEF, le FMI, la BCE et les Traités, imposent la fin de ce modèle à la France.


      Comment cela se passe ? Par l’application des Traités, en particulier par l’article 121 du TFUE, qui soumet les gouvernements français aux décisions économiques et sociales de la Commission européenne.

    • Fergus Fergus 27 décembre 2017 20:55

      Bonsoir, Fifi Brind_acier

      « Le confort est apporté par le modèle social français issu du CNR »

      Vous faites semblant de croire cela, mais vous savez très bien que le CNR n’y est pas pour grand chose : on trouve grosso modo les mêmes éléments de confort dans tous les pays d’Europe occidentale, un peu plus dans les pays du Nord, et un peu moins dans les pays du Sud. smiley


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 décembre 2017 11:06

      @Fergus
      Je me moque de savoir quel modèle ils appliquent dans les autres pays ...
      En France, c’est le programme du CNR, toutes les forces politiques réunies, les Communistes et les Gaullistes, qui ont mis en place le modèle social.


      Et oui, c’était un programme de politique intérieure nationale !
      Ce qui est interdit depuis Maastricht.
      On ne peut faire que des politiques européennes.

    • Aristide Aristide 28 décembre 2017 11:25

      @Fifi Brind_acier


      Pas plus que ce sont les seules luttes qui ont apporté les avancées de notre modèle comme certains se plaisent à le dire, on peut simplement dire que le CNR a été initiateur d’un modèle qui s’est construit tout au long de la fin du XXème siécle, 

      La France est lié par des engagements européens mais conserve un grand pouvoir pour mener des politiques nationales, influencer les politiques européennes, ... Ce ne sont pas les déclarations de quelques technocrates européens qui en changeront quoique ce soit.

      Tout le droit du travail est du seul ressort de notre pays, le modèle social est maintenu depuis des années. Si on vous croyait le TPO baisserait pour rejoindre la moyenne des états et c’est le contraire qui se constate, notre modèle est le plus protecteur, il continue à l’être même si marginalement il existe des tentatives de le rogner pour faire plaisir à tel ou tel autre lobby patronal.

      La vision caricaturale consistant à faire croire que notre modèle social est en perdition ne sert les interets que de quelques boutiquiers transformés en gourous politiques, de Mélenchon en Asselineau ...

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 décembre 2017 12:40

      @Aristide
      Quelles sont vos sources ? Pourquoi ne citez-vous pas les articles des Traités qui permettent de faire tout ce que vous dites ? Commencez donc par lire les Traités !

      Et si vous n’y comprenez pas la novlangue européenne, adressez-vous à l’ UPR, on vous fera gratos une traduction. Exemple : « Les articles des Traités les plus toxiques » . Ceux qui permettent depuis 2014 de détruire la France et les acquis sociaux...


      L’UPR fait depuis 10 ans des traductions gratuites « européen / français » !
      Exemple sur les Grandes Orientations de Politique économique, inscrites dans les documents de Bercy. Vous lisez les documents de Bercy ? Non, mais l’ UPR, oui.
      C’est ballot, hein ?

      Toutes les analyses de l’ UPR sont sourcées, elles s’appuient sur les documents officiels français, européens, américains, que tout le monde peut vérifier...

      Vous perdez votre temps, c’est trop tard, 14 millions de vues pour les conférences d’Asselineau sur YouTube, les Français qui connaissent l’ UPR ne vous croient plus ! Mes condoléances.


    • pipiou 28 décembre 2017 13:51

      @Fifi Brind_acier

      Les analyses bidons de l’UPR ne convainquent que 1% des Français, vous voulez un lien vers le résultat des présidentielles ou vous pouvez trouver toute seule ?


    • foufouille foufouille 28 décembre 2017 14:06

      @Fifi Brind_acier

      « 14 millions de vues pour les conférences d’Asselineau sur YouTube » chaque troll upr regarde donc plusieurs fois les vidéos de son employé fictif achlino. en vrai, tu as 0.7% des électeurs.


    • Fergus Fergus 28 décembre 2017 16:25

      Bonjour, foufouille

      Tous les chiffres qui concernent l’UPR sont en effet bidonnés. Cela me rappelle ces sondages en ligne saturés par les militants de ce micro-parti qui donnaient Asselineau présent au 2e tour avec un score impressionnant à plus de 20 %. smiley


    • foufouille foufouille 28 décembre 2017 17:01

      @Fergus

      c’était un site bidon où tu pouvais voté plusieurs fois avec un proxy.


    • alinea alinea 28 décembre 2017 17:38

      @foufouille
      N’en niez pas pour autant l’intérêt, et l’importance qu’il a au niveau de l’éducation populaire ; il a le mérite de la clarté dans le tour d’horizon qu’il fait et qui a sûrement ouvert des esprits enclins à l’ignorance due aux médias autorisés !!


    • Aristide Aristide 28 décembre 2017 17:50

      @Fifi Brind_acier


      Comment se fait-il que le TPO ne baisse pas alors que vous ne cessez de prétendre que le modèle social est à l’agonie !!!



    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 décembre 2017 21:42

      @pipiou

      10% du temps de parole à la télé = 10 % des voix.
      15% ----------------------------------> = 15% des voix
      30% ----------------------------------> = 30% des voix

      et 1% = 1% des voix. What else ?

      Vous découvrez que ce sont les médias qui font les élections ?
      Félicitations !


    • foufouille foufouille 29 décembre 2017 10:09

      @Fifi Brind_acier

      donc où qui sont tes 14 millions de vues ? tu regardes achlino en boucle ? je te laisse acheter tes produits upr chinois car les français sont trop cher.


  • Graal 27 décembre 2017 10:28

    @Alinéa

    Bigre, voila que le grand tribun fait des émules !

    Et moi qui n’ai même pas eu le temps de voter. Comme je m’en veux !

    Quel souffle, surtout boosté par quelques vulgarités (Connerie, nom de dieu, merde…).

    Mais au diable la critique ! (Sait-on jamais, il y a peut-être un Jaja œil de lynx oreille fine aux aguets.) Vive l’espoir et l’enthousiasme, à l’aube d’une nouvelle année.


    • alinea alinea 27 décembre 2017 18:21

      @Graal
      vulgus pecus !! mais les mots ne sont pas faits pour les chiens ! je les emploie, et si j’ai envie de dire bordel de merde, je ne dis pas oh my God, la bouche en cul de poule !
      Alain Rey m’approuve !!!
      Je n’ai pas compris votre première phrase, mais je vous souhaite une bonne année quand même !


    • Graal 27 décembre 2017 22:45

      @alinea
      « vulgum pecus »  !
       « si j’ai envie de dire bordel de merde » Et vous avez besoin de ça pour convaincre ?
      « Je n’ai pas compris votre première phrase »  J’en doute un peu, mais vous avez au moins compris le reste.
      « je vous souhaite une bonne année » Moi aussi


    • alinea alinea 27 décembre 2017 23:08

      @Graal
      Oups !! ça ne m’a même pas écorchée !
      Non, je ne comprends pas ce que Mélenchon vient faire là ! quant à « émule » tout dépend quel sens vous donnez à ce mot.


    • Le421... Refuznik !! Le421 28 décembre 2017 09:29

      @alinea
      Émule, émule, c’est pas un « machin » pour télécharger ça ??
       smiley


  • leypanou 27 décembre 2017 10:55

    tout ce qui fait de nous une nation, notre système social, notre politique, est entrain de disparaître  : cela va faire plaisir à Choucas, aux patriotes et à Rodriguez.


  • Philippe VERGNES 27 décembre 2017 11:01

    @ Bonjour Alinéa,


    Joli coup de gueule et comme nous allons entrer dans la période des vœux, puisse-t-il être entendu.

    Je ne voudrais pas paraître pessimiste, mais selon mon point de vue, alea jacta est. Les dès sont jetés et le Rubicon est franchi. Il faut se préparer à manger notre pain noir, car si l’on regarde objectivement la situation écologique dont notre survie dépend, il n’y a d’autre solution qu’un effondrement pur et simple du système. Et c’est ce qui se produira très probablement, car pour rétablir les équilibres que nous avons bouleversés, il faudrait diviser notre train de vie par 6 (lu dans une étude que je ne retrouve plus). A l’exception de quelques « hurluberlus », personne n’acceptera jamais cela. Tant et si bien que l’agriculture et la nature ne pourront plus nourrir la planète ni même nous fournir l’énergie nécessaire à notre économie. C’est Sans lendemain !

    La nécessité d’une transition énergétique et écologique est une urgence absolue... sauf que nous n’en prenons vraiment pas le chemin. Tout au contraire !

    Il n’y a qu’à voir les méandres dans lesquels évolue notre ministre de l’environnement pour se rendre compte qu’un tel changement de mentalité n’est pas encore à l’ordre du jour (l’analyse de son budget et des solutions qu’il préconise valent toutes les explications). Et la liste est encore longue...

    Ceci dit, passer tout de même de bonnes fêtes de fin d’année, car il ne faut pas se déprimer pour autant, nous n’y pouvons rien changer.

    • alinea alinea 27 décembre 2017 12:27

      @Philippe VERGNES
      Les mentalités devraient changer du fait, justement, que les gouvernants n’ont plus de limites !
      À un certain stade d’absurde et de trahisons, tout le monde morfle, tout le monde le voit, et ce premier regard est indispensable, comment dit-on : nécessaire mais pas suffisant.
      Une chose saute aux yeux : aujourd’hui, on joue contre soi, et ça, c’est incroyable !
      Je lis plus bas que je suis contre le progrès et que j’utilise internet : je m’y suis pliée, contrainte et forcée sous peine d’être littéralement exclue.
      Nous n’avons plus aucun choix à ce niveau là ; le progrès n’est pas un mode de vie contraint, mais quelques trouvailles qui ouvrent des portes.
      Quant à l’écologie, cette manière de se supporter hors du monde, qui autorise sa destruction sans que l’on s’en soucie plus que ça, je crois que nous sommes bien d’accord.


    • pipiou 27 décembre 2017 12:58

      @alinea
      « je m’y suis pliée, contrainte et forcée » ... triste soumission en effet.

      Mais en réalité vous avez le choix : créez un blog qui fonctionne par courrier postal, soyez rebelle, montrez à Jean-Luc que l’hologrammisme est une folie.

      Plus sérieusement, la première chose dont le Peuple français a besoin c’est d’optimisme.
      Lisez les liens de Joe ci-dessous, ils sont très instructifs.
      Pour cela il suffit de cliquer sur un lien et les machines font le reste : elles vous apportent le savoir sans que vous ayez besoin de prendre l’avion.


    • alinea alinea 27 décembre 2017 13:03

      @pipiou
      L’optimisme, c’est d’être acteur de sa vie ; sinon, ce sont des recettes !


    • Philippe VERGNES 27 décembre 2017 14:20

      @ Bonjour pipiou,


      Je connais par cœur les arguments développés dans les articles communiqués en lien ci-dessous par joletaxi, je ne peux pas dire qu’ils soient faux, ils sont simplement sous-évalués dans le sens où ils ne voient que le bon côté des choses : « La seule différence entre un optimiste et un pessimiste, c’est que l’optimiste est un imbécile heureux et le pessimiste un imbécile triste » (Georges Bernanos).

      Pour ma part, je préfère de loin être réaliste. Ce qui nécessite d’être pragmatique. Le pragmatisme c’est ça, ou encore cela (à écouter attentivement), etc. Ce ne sont pas des charlots qui ont réalisé ses études, mais des chercheurs qui étudient ces questions de très très près. Lire également le rapport Meadows : les limites de la croissance.

      Et pour être informé dans les meilleurs délais des études prospectives en cours sur l’évolution du monde et de notre société, suivre l’association Adrastia. Je n’ai pas encore trouvé mieux en termes d’objectivité sur l’information dispensée sur ces sujets délicats.

    • Philippe VERGNES 27 décembre 2017 14:35

      « Ce ne sont pas des charlots qui ont réalisé ces études, ... »


    • joletaxi 27 décembre 2017 14:44

      @Philippe VERGNES

      Je connais par cœur les arguments développés dans les articles communiqués en lien ci-dessous par Philippe VERGNES
       
      sauf que les élucubrations de ces ’savants" ont toujours été démenties par les faits(rien de plus têtu que les faits non ?)
      et dans mes liens, on énumère des faits, ce qui me semble raisonnable.

      cette hystérie engendrée par la mouvance verte suscitera des études savoureuses des sociologues du futur, enfin, si cela existera encore, vu quel’on sera tous aux champs à biner les mauvaises herbes


    • pipiou 27 décembre 2017 14:58

      @Philippe VERGNES

      Les faits exposés par Joeletaxi sont-ils réalistes, oui ou non ?
      Vous-même reconnaissez qu’ils sont vrais (ce ne sont pas des charlots qui ...), et comme ça ne vous plait pas, vous concluez que c’est une question de point de vue.

      C’est bien de souligner qu’il s’agit de verre à moitié plein ou vide.
      Sauf qu’Alinea voit le verre vide !

      Nous vivons une période d’abondance telle que l’humanité n’en a jamais connu, c’est un fait pragmatique, réaliste.
      Et c’est dans la nature humaine d’avoir peur de perdre ce que l’on a.

      En fait Alinea, comme vous, tient un discours de nanti : qu’est-ce que je peux perdre ?
      Car les liens de Joeletaxi sur ce qu’on a sont des faits ; vos videos sur que l’on pourrait perdre sont des projections.

      Préférez-vous être un imbécile heureux ou un imbécile triste ?


    • pipiou 27 décembre 2017 15:01

      @alinea

      Non, on peut très bien être acteur de sa vie et être pessimiste.
      L’optimiste c’est prendre acte du positif, ce positif que vous ne voyez pas mais qui est indéniable.


    • Philippe VERGNES 27 décembre 2017 16:14

      @ pipiou & joletaxi,


      Aucune projection si vous écoutez bien les vidéos communiquées en lien qui porte une analyse sur des faits bien réels et parfaitement objectivés, encore faut-il pour cela les avoir visionnées. En gros : la croissance c’est fini et la transition va être douloureuse pour ceux qui n’y sont pas préparés, car plus dure sera la chute.

      Oui, nous avons vécu en période d’abondance telle que l’humanité n’en a jamais connu. C’est certes un fait pragmatique que je n’ai jamais nié... tout comme je ne nie pas non plus que cette période d’abondance touche à sa fin. Ceci aussi est un fait inéluctable dans bien des domaines où cela se fait déjà sentir. Dans le mien, qui est celui de l’exploitation des ressources halieutiques (mers et océans) on sonne déjà le tocsin, mais il est trop tard... fin de la partie, tout le monde rentre chez soi. Nous en sommes à racler les fonds de tiroir. Le reste suivra bientôt et il faut être terriblement aveugle pour ne pas le comprendre.

      Ni imbécile heureux, ni imbécile triste, simplement pragmatique et réaliste. Par les temps qui courent, c’est la voie de la sagesse.

    • alinea alinea 27 décembre 2017 16:16

      @pipiou
      Tout dépend de qui l’on est ; j’en vois du positif, mais il ne m’est pas offert par la société progressiste !! Au contraire, ses méfaits m’atteignent jusque chez moi, je ne vois que régression dans les choses que je croyais acquises !


    • alinea alinea 27 décembre 2017 16:20

      @pipiou
      L’abondance ? mais je n’en ai rien à foutre de votre abondance qui pille tant de populations et de terres ; je me tue à expliquer que cette abondance est un leurre, fatal.
      Et je ne suis pas nantie, je n’ai rien à perdre et, avec rien, je saurai vivre mieux que l’immense majorité des gens !


    • Philippe VERGNES 27 décembre 2017 16:26

      @ joletaxi,


      Comme le suggérait en substance Ciriaco ci-dessus, la première « décroissance » que notre société a connu est celle de la culture... et donc de la pensée critique. C’est toujours par là que l’on commence lorsque l’on veut asservir un peuple, une nation ou une population. Aujourd’hui, on consomme l’info comme on va au fast-food et on s’autorise à avoir des avis sur tout sans même connaître le sujet dont on parle. Il faut s’y faire : c’est la « modernité » !

      Mes principaux liens sont des vidéos et non pas des articles... ça ne coûte rien de les regarder avant de juger : c’est ce qui s’appelle avoir l’esprit critique (dans le bon sens du terme). smiley

    • pipiou 27 décembre 2017 18:14

      @alinea

      Elle n’est pas un leurre puisque vous vivez chez vous en toute tranquillité une retraite paisible, au milieu de vos chevaux avec une espérance et une qualité de vie exceptionnelles, objectivement.

      Votre seul problème c’est Internet : c’est lui qui vous donne une vision négative de votre univers.

      Un conseil : lâchez votre PC et retournez au fourneau, c’était mieux avant quand les bonshommes et surtout les curés vous disaient de quoi il fallait s’inquiéter et quand les bonnes femmes ne conduisaient pas de 4X4.

      La liberté est finalement un triste cadeau.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 27 décembre 2017 19:06

      @Philippe VERGNES
      Rassurez-vous, quand Macron aura terminé de détruire le modèle social français, et que nous serons ruinés comme les Grecs, les questions liées à la consommation seront résolues.... Nous serons tous écolos, car seuls les SDF sont écolos, ils consomment peu, et donc, ils polluent peu ...


    • alinea alinea 27 décembre 2017 19:31

      @Fifi Brind_acier
      Comme disait Isga : Vivement !
      la pauvreté n’empêche nullement de bien se marrer, au contraire !


    • Philippe VERGNES 27 décembre 2017 20:07

      @ Bonsoir Fifi Brind_acier,


      Oui... je n’en doute pas. Comme enfileur de perles celui-là, difficile de faire mieux. Comme le disait tantôt Canteloup dans un de ses sketchs sur TFI : « Il a un melon celui-là ». Quand je pense aux nombres de dévots qui tombent en béatitude devant le personnage, j’en suis encore baba... et c’est bien pour cela que je dis à alinéa ci-dessus que les dès sont jetés.

      Je ne m’en réjouis pas même si je ne serais certainement pas le plus touché par ce type de changement qui pour moi ne changeront pas grand chose à ma situation.

    • Ciriaco Ciriaco 28 décembre 2017 01:12

      @Philippe VERGNES
      Gaël Giraud, lien très intéressant à approfondir, merci.


    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 09:31
      @ Ciriaco,

      Pas de quoi.

      De façon générale, l’association Adriasta diffuse des infos de même niveau sur le sujet débattu par Gaël Giraud. Les conférences vidéos sur leur compte You Tube sont également à connaître (celle d’Arthur Keller notamment). Cependant, la position de sagesse qui est à mon sens celle d’être réaliste (ni pessimiste, ni optimiste) est une position politiquement intenable. Plus dure sera la chute... malheureusement !

    • Ciriaco Ciriaco 28 décembre 2017 10:45

      @Philippe VERGNES
      Sans constat pourtant, c’est-à-dire sans rapports à la réalité, rien de ce qui est imaginable ne pourra être mis en oeuvre. Ces rapports sont aujourd’hui complexes car il sont aussi parcellaires alors que les problèmes systémiques sont planétaires.

      La pensée locale émerge de plus en plus à la marge. C’est une pensée reliée par nature, ancrée dans le monde, saine. Mais du constat et des idées aux actions, sans ligne politique, c’est seulement l’initiative individuelle qui fait avancer, alors que le mainstream reste ancré dans des conservatismes et des stratégies de classe qui nous immobilisent.

      Nous devrions tous soutenir les gens auxquels vous vous référez. C’est la condition de la constitution d’un peuple au XXIème siècle.


    • alinea alinea 28 décembre 2017 11:02

      @Philippe VERGNES
      Merci Philippe Vergnes pour tous vos liens ; j’ai passé une soirée agréable hier en écoutant comment et pourquoi la fin proche de notre monde ! smiley
      C’est effectivement concis...mais chaque fois que je lis ou écoute ces constats, ma rage bout d’autant plus fort qu’il est possible à tant de gens d’en faire fi !


    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 11:16

      @ Ciriaco,


      « Nous devrions tous soutenir les gens auxquels vous vous référez. C’est la condition de la constitution d’un peuple au XXIème siècle. »

      C’est ce que je fais en adhérant à certaines associations et en tentant de les faire connaitre... parfois depuis des années, mais force est de constater, comme le suggère Alinéa dans cet article, que le peuple et leurs représentants également, sont totalement amorphes. C’est ce qui m’a conduit à étudier les perversions et la manipulation pour comprendre cet « atavisme » face aux dangers qui nous menacent tous.

      Je crois beaucoup aux initiatives individuelles, mais pour les avoir étudiés pendant longtemps dans le domaine de l’agriculture bio, il faut malheureusement constater qu’elles sont encore trop peu nombreuses pour être significatives. Toutefois, il est vrai que l’on assiste à un changement des mentalités qui, même s’il ne produit pas encore d’effet, était imperceptible il y a quelques années en arrière de cela.

    • alinea alinea 28 décembre 2017 11:28

      @Philippe VERGNES
      Ces initiatives individuelles fonctionnent encore naturellement, sur un rythme lent, comme cela s’est toujours fait, jusqu’à l’évènement qui le rompt, qui provoque une faille, une « révolution ».
      J’essaie de le dire depuis longtemps : il y a urgence, urgence à avoir le sentiment d’urgence ; le rythme naturel est brisé, mais plus comme jadis par « un » évènement, mais par une somme de mises en application d’idées, qui nous étouffent.
      On ne peut réagir qu’aux faits, le peuple, comme entité complexe ne peut s’unir que dans l’action ; il ne lutte pas contre des idées, des idéologies.
      Et puis, tout s’en mêle, les drogues, les occupations palliatives qui anesthésient... éviter de parvenir à la conscience... de son impuissance. Et là, je suis très pessimiste, même si je veux croire encore à la force de Vie.


    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 11:36

      @ alinea,


      Pas de quoi...

      Je comprends d’autant mieux votre rage que pour moi, cela fait maintenant plus de vingt cinq ans que dans mon domaine j’ai commencé à tirer la sonnette d’alarme. J’ai eu le tort à l’époque de m’opposer à la PCP (Politique Commune des Pêche de l’UE) qui se mettait en place. J’ai annoncé toutes les difficultés auxquelles nous allions être confrontées si nous suivions une telle politique. Résultat : j’ai connu le pire du pire jusqu’aux tentatives d’assassinats (et non pas de meurtre, car elles ont été préméditées et habilement pilotées à distance dans l’intention de me faire taire par tous les moyens). Depuis, j’étudie la criminologie non sans certains résultats puisque mes écrits m’ont permis d’intégrer un groupe d’études et de recherches sur le sujet afin d’enrichir la réflexion sur le problème de la criminalité en col blanc, sujet totalement tabou en France et dont la première victime est la biodiversité (auquel on peut rajouter désormais notre santé).

      Mais encore une fois, sur tous ces sujets-là ma position est pragmatique : les faits, rien que les faits et coller le plus possible à la réalité en n’étant ni optimiste, ni pessimiste. Pour cela, il faut s’entraîner à la pensée critique en tenant compte de tous les avis et ne juger d’une situation qu’après cette longue démarche très chronophage. D’où les liens que j’ai inséré dans mes précédents commentaires : ce sont les meilleurs que j’ai pu trouvé collant le plus possible à nos problématiques du moment.

    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 11:55

      @ alinea,


      Oui... et tout comme vous me semble-t-il, j’attends cet évènement qui rompra le rythme lent et apportera une « révolution » avec impatience. En ayant tout de même, je dois le concéder, un sentiment ambivalent à son égard, car il est certain que cela ne se fera pas sans heurt. Quoi qu’il en soit, cela risque d’être un mal nécessaire.

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 décembre 2017 12:58

      @Philippe VERGNES
      Macron est très compétent, et pas fou du tout, il bosse pour les 1%.
      C’est un produit marketing, vendu comme une lessive, à une minorité d’électeurs.
      Son gouvernement rassemble le PS et l’ UMP, sous une couverture de modernité :
      « Je vous aime, Pensez Printemps, Ayez confiance... !


      Penser qu’il est incompétent, comme dit Chouard, »c’est passer à côté de la trahison". Les mécontents sont majoritaires dans ce pays, mais divisés.
      Ils ne constituent donc pas une force politique. Si vous ajoutez tous les votes protestataires éparpillés, Mélenchon, Poutou, FN, Arthaud, Lassalle, Asselineau etc, vous avez 55, 8% des votes exprimés.
      Et si vous ajoutez les mécontents qui ne votent plus, bien davantage !

      PS : C’est la Commission européenne qui décide des lois, pas les Gouvernements.

    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 14:07

      @ Fifi Brind_acier,


      Les psychopathes ne sont absolument pas fou, tout du moins pas au sens où on l’entend communément... et encore moins incompétent, c’est certain. C’est une grosse erreur que de les considérer ainsi, mais dans les détails lorsque l’on gratte un peu le vernis c’est une tout autre histoire, car leur type de folie est avant tout « morale » (mais ce mot serait à lui seul à préciser longuement) : ces gens-là sont capables de vous faire passer un génocide pour un bien de l’humanité, si vous voyez ce que je veux dire. Et c’est très justement à ce niveau-là que ce situe leur « incompétence », non pas sur un plan économique, domaine qu’il maîtrise à la perfection, mais tout simplement sur un plan humain en tant qu’être sensible et non pas « calculateur ».

      C’est cette dissociation que l’on a un temps modélisée sous la forme cerveau droit/cerveau gauche qui est à l’origine de tous nos problèmes actuels, car comme le disait une citation que l’on attribue à Einstein : « Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel un serviteur fidèle, nous avons créé une société qui honore le serviteur fidèle et a oublié le don. »

      Par ailleurs, Macron est quelqu’un de « super adapté » au système, mais « est-ce un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société malade » ?

    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 14:25

      @ Self con troll,


      Nous ne devons très certainement pas avoir la même définition de ce que représente la criminalité en col blanc qui est un champ d’étude bien défini en criminologie. Prétendre que c’est la faute au système et tout aussi stupide à mon sens que d’incriminer ou d’imputer la faute aux seuls individus.

      Nous n’en sommes plus là depuis bien longtemps au niveau de la recherche, mais il est vrai que ce type de questions n’est pas encore arrivé en France alors qu’il existe des pays où on étudie cette problématique depuis plus d’un demi siècle. En France, des gugusses en sont encore à se crêper le chignon pour savoir qui de la poule ou de l’œuf était avant. Ce serait risible si ce n’était si dramatique.

      « La criminalité dont vous parlez est le fruit d’une cascade de concessions au système, que certains des participants peuvent considérer comme bénignes. »

      Ce n’est là que la face visible de l’iceberg. Ce n’est pas pour rien que je dis souvent qu’il faut apprendre à se dessiller un peu. Quel grand naïf vous faites !

    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 14:35

      @ Self con troll,


      51 articles sur le sujet... commencer par rattraper le retard, la suite viendra à la rentrée !

    • alinea alinea 28 décembre 2017 14:47

      @Philippe VERGNES
      Je suis tout à fait d’accord avec ça !
      Dit autrement, c’est le bon élève qui manque totalement de personnalité mais qui sait naviguer à vue pour séduire et satisfaire, ses profs, ses supérieurs ; il possède une intelligence servile, mais une intelligence tout de même qui fait qu’il sert si bien qu’on le hisse, en confiance.
      N’est qu’à voir ses discours quand il se lâche, il est ridicule, enfantin, mais il a appris à s’approprier les influences qu’on exerce sur lui, les faire siennes en quelque sorte !
      Un danger.
      Je ne connaissais pas cette citation imputée à Einstein, mais elle dit bien ce que je ressens, ce que je sais : la cause de notre intelligence est nos sens, notre intuition, qui suscitent ; on en fait quelque chose si notre pan rationnel est à son service. À défaut de l’un, l’autre est vain, à défaut de l’autre, l’un est dangereux.


    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 15:34

      @ alinea,


      C’est tout le sens et le fond de mes articles sur la perversion narcissique qui naît justement d’une dissociation entre notre mental intuitif et notre mental rationnel : l’un sans l’autre est « dysfonctionnel », mais le plus dangereux est le cas du cerveau rationnel qui a oublié le don sacré. La rationalité poussée à l’extrême, dissociée de notre mental intuitif, mène à la « folie raisonnante » qui est le propre de la paranoïa, maladie maîtresse de bon nombre de nos gouvernants (cf. Eugène Enriquez, Olivier Labouret, Ariane Bilheran, Elias Canetti, etc. et tant d’autres que je présente dans mes articles).

      Désormais, nous avons assez de données pour comprendre cela scientifiquement (lire notamment les travaux d’Antonio Damasio pour ne citer que lui), mais nous sommes toujours sous la dominance du mental rationnel qui ignore... pire, qui conchie le don sacré.

      Autre document qui prouve que nous savons parfaitement bien que les intuitions sont prépondérantes dans la construction de notre intelligence, de notre identité, de notre personnalité, etc. et sont donc indispensables à l’exercice de notre citoyenneté : OCDE - Comprendre le cerveau : naissance d’une science de l’apprentissage. D’où ma question maintes fois réitérées : pourquoi nos politiques publiques font l’inverse de ce qu’il faudrait faire en matière d’éducation de nos jeunes générations alors qu’ils ont tous les éléments à leur disposition pour prendre les bonnes décisions qui, de plus, feraient consensus ?

      Lorsque l’on prend le temps de creuser un peu pour répondre à cette question... ben, on ne peut qu’en conclure que le « c’est la faute au système » à bon dos. Encore faut-il avoir une pensée critique suffisamment développée pour se poser ce genre de questions.

    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 15:35

      @ Self con troll,


      LOL !

      Qui sait...

    • alinea alinea 28 décembre 2017 17:35

      @Philippe VERGNES
      Oui.. c’est le mal profond de notre civilisation, qui se propage et perdure ; c’est pourquoi je me plais à me définir comme obscurantiste, ésotérique, d’avant les Lumières ! La connaissance date de bien avant cela, et cette connaissance n’offre aucune violence ni aucun danger !!
      « La faute au système », j’en touche deux mots dans l’article !!! bien d’accord avec vous !


    • Gollum Gollum 28 décembre 2017 18:08

      @alinea

      Suite à vos échanges sur les psychopathes en col blanc voir ici la photo de Jeff Bezos l’homme le plus riche de la planète : http://www.lepoint.fr/economie/jeff-bezos-l-homme-le-plus-riche-du-monde-28-12-2017-2182880_28.php

      Admirez la différence de regard entre l’œil droit et l’œil gauche étonnamment ouvert, qui révèle un esprit scindé en deux, l’œil droit symbolisant la face offerte au monde et l’œil gauche révélant la personnalité profonde..

      À mettre en parallèle avec un personnage du Seigneur des Anneaux, lui aussi caractérisé par une dualité propre aux Ténèbres.. un certain.. Gollum. smiley

    • alinea alinea 28 décembre 2017 18:42

      @Gollum
      C’est étonnant !! mais bizarre : l’œil droit, fermé, celui qui s’offre au monde, et la personnalité profonde grande ouverte ?
      Vous auriez un début d’explication pour que j’y vois plus clair ?


    • Gollum Gollum 28 décembre 2017 18:53

      @alinea

      L’œil droit n’est pas réellement fermé, il a presque l’air normal. Par contre le gauche est grand ouvert avec un côté dominateur presque effrayant… un côté halluciné.

      Perso je trouve que cet œil gauche fait peur.

      La très nette différence entre les deux interpelle. Il n’est pas le seul. J’ai souvent repéré cette dichotomie chez nombre de personnes de pouvoir (pas toutes non plus).

    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 18:57
      @ Self con troll,

      « Prétendre que c’est la faute au système est tout aussi stupide à mon sens que d’incriminer ou d’imputer la faute aux seuls individus. »

      Vous l’aurez compris et corrigé de vous-même je présume.

      @ alinea,

      Oui... l’obscurantisme, l’ésotérisme... mais aussi le symbolisme, le mysticisme, etc. pris dans un sens positif sont tout à fait bénéfique, mais avez-vous noté comme tous ces termes qui font appel à notre mental intuitif sont connotés négativement dans notre société moderne ?

      Concernant le « c’est la faute au système », je crois que ceux qui se limitent à ce constat ne se rendent pas compte à quel point cela leur permet de se déresponsabiliser en tant qu’individu et alimente les batailles politiques auxquelles nous assistons qui ne sont qu’une grande farce d’un « Circus politicus » mettant en œuvre un principe bien connu : diviser pour mieux régner. Le pire, c’est que pour avoir bataillé longtemps avec certains « systémiciens » pur jus, il est sidérant de constater que ce qu’ils reprochent à certaines analyses plus axées sur l’individu ce sont exactement les mêmes défauts auxquels ils croient échapper en imputant toutes les fautes au système. C’était tout le sens de mon article : « Se comprendre ou s’entretuer : question de logique ? » qui faisait état des quatre types de logiques existant dans les sciences humaines, alors que la seule voie « raisonnable » est celle de l’intégration prenant en compte les apports de toutes ces disciplines. Ce qui revient à chercher à les unir plutôt qu’à les opposer, mais cela, peu de gens savent faire.

      En résumé, c’est la faute au système, oui... mais qui nourrit le système si ce n’est les individus ?

      Ce qui entraîne tout un tas de question sur les leviers de changements possibles... qui ne sont certainement pas ceux d’un parti politique quelconque, d’où mon constat : tout va s’effondrer ! Et peut-être même plus vite que l’on ne pense à observer ce qui se passe chez Dame Nature.

      La voie de la raison serait celle prônée par Ciriaco ci-dessus concernant les initiatives individuelles, mais elles sont encore trop peu nombreuse comme souligné précédemment.

    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 19:07

      @ Bonsoir Gollum,


      Sans me risquer à une quelconque interprétation, c’est assez hallucinant... ce côté halluciné en opposition avec le regard perçant du côté droit.


    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 21:11

      @ Self con troll,


      Puisque le sujet de la « banalité du mal » semble vous intéresser, commencer donc par prendre connaissance d’un classique du genre : Souffrance en France, la banalisation de l’injustice sociale de Christophe Dejours. Un incontournable... pour débuter !

      C’est déjà très vieux pour moi, mais il faut d’abord commencer par là pour comprendre comment un système en vient à se dérégler. Ensuite, passer à Vincent de Gaulejac et étudier comment les injonctions paradoxales, à la base du psychovirus que je dénonce dans mes articles, contaminent la psyché des gens et de notre société, car Christophe Dejours n’est qu’une entrée en matière. Mais c’est du boulot pour en arriver à faire de tels liens. C’est pourquoi j’y reviendrais encore prochainement !
      Vous dites plus haut : « Si ma représentation des choses est trop éloignée de la réalité, l’action que je définis à partir de cette représentation peut avoir un effet néfaste sur cette réalité. »

      Justement... et c’est ce qui est « fou » chez certains qui croient s’être posés sur la lune alors qu’ils ont encore leur doigt coincé dans leur trou du cul (contraction des maximes : « se sortir les doigts du cul » et « lorsque le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt ») : leur représentation des choses est trop éloignée de la réalité pour avoir une action autre que néfaste sur cette réalité. Encore une fois, lire les travaux de Vincent de Gaulejac à ce sujet. Avec lui, vous touchez la pointe de la face cachée de l’iceberg et c’est d’un tout autre niveau que certaines analyses systémiques débilitantes tout juste bonnes à satisfaire des étudiants « décervelés » qui rempliront des formations ne profitant qu’à ceux qui les dispensent.

    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 21:20

      @ Self con troll,


      Ps : Je jetterais un œil à votre article lorsqu’il sera en modération. J’ignore quelle tournure vous lui donnerez, mais je doute qu’il puisse servir de bon exemple à la problématique « d’une cascade de concessions, même bénignes, au système » pour expliquer le problème de responsabilité auquel je me réfère. Cette cascade de concessions est l’une des facettes analysées par Christophe Dejours dans l’ouvrage cité et elle a des causes bien précises qui ne sont pas imputables au système justement.

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 28 décembre 2017 21:49

      @Philippe VERGNES
      Vous vous creusez le cerveau pour rien, en Europe, il suffit d’être d’accord avec les Traités et de fonctionner dans un système supranational. Ils se fichent bien de la compétence économique....

      Vous comprenez le fait que la classe politique n’a plus la main depuis Maastricht ?
      J’ai l’impression que vous croyez que nous sommes dans un pays souverain...

      Seule leur capacité à enfumer les citoyens est importante.


    • Philippe VERGNES 28 décembre 2017 22:02

      @ Fifi Brind_acier,


      Il semblerait que vous m’ayez très mal lu.

      Le problème de la souveraineté n’a strictement rien à voir avec ce à quoi je me réfère. J’ai commencé à dénoncer la politique européenne dans mon secteur d’activité précisément en 1992, il y a longtemps que j’ai compris que cette voie ne mènerait à rien. Seule « leur capacité à enfumer les citoyens » m’importe et à ce titre, on est loin d’avoir pris la réelle mesure de leur stratégie. C’est également à ça que je fais allusion lorsque je parle de se dessiller un peu.

      Nous vivons à l’époque de l’ingénierie sociale telle que prophétisée par Aldous Huxley en 1933 (avec une pointe de George Orwell).

    • Ciriaco Ciriaco 28 décembre 2017 22:47

      @Philippe VERGNES
      Pour continuer cet intéressant débat... Nous avons besoin de politique, pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’il y a des problèmes forts, présents et à venir, institutionnels, nationaux et internationaux que nous ne pouvons par contraindre autrement (je fais cours). Le pouvoir sait parfaitement profiter de notre absence.


      Qui consent à l’absence politique admet ne pas être concerné par les productions, les rapports et les structures sociales, celles-là même que nous vivons pourtant, mais d’une manière si quotidienne que nous en percevons mal les prégnances.

      Bien que cela s’y prête malheureusement, je ne parle pas d’idéologie. Concrètement, quand je faisais la manche l’an dernier, exclu et précarisé, ce ne sont pas les gens qui m’ont aidé (ils ne vous aident pas dans ce cas là - me suis plutôt fait casser la gueule), mais les maigres institutions présentes sur le terrain (deux en fait, le secours pop et l’hôpital public). Par ailleurs j’ai toujours travaillé dur, mais sans me compromettre - ce qui, vous l’avez signalé, est réellement dangereux. C’est une conséquence des structures sociales, et pas une nouveauté. Je serais apolitique si ce pouvoir informel me fichait la paix - mais ce pouvoir ne fait jamais aucune concession, tout au plus permet-il la passivité à l’ordre qu’il impose. Cet ordre ne doit pas simplement être contesté, mais contré par des expressions qui ne s’y enferment pas. J’écrivais il y a peu sur la poésie.

      Ce n’est qu’un aspect mais il nourrit ma conscience, déjà alertée par les conséquences concrètes de ma condition de naissance. En guise de témoignage, je soutiens et suis engagé dans le mouvement de la FI. Ce n’est pas une totalité, y chercher une perfection systémique serait ne pas bien comprendre. Aucun leader jamais ne m’aidera, mais je prends plaisir quand je vois le seul homme politique capable de dire, « ne comptez pas sur moi, à vous de faire le boulot ». Il y a une ligne de fond importante, et par delà un lien social et culturel, une vue et un langage qui d’un coup existent dans la réalité. Certains surestiment et s’enferment en effet dans des positions de parti qui nous desservent, d’autres sous-estiment et nous laissent simplement à notre étoile.

      Il n’y a de fait pas de séparation entre individu et société, ou du moins il ne devrait pas y en avoir. C’est notre nature, animaux sociaux. Que ce lien soit mordu et c’est jusque dans notre corps que nous en portons les stigmates. Lorsqu’un auditeur signale à France Inter qu’il n’est pas trop tôt de voir Gaël Giraud, l’économiste que vous mentionniez, je dis que l’espoir est aussi là. Et c’est pour ça que je vous remerciais pour vos liens, en particulier celui-là, une fois le constat fait pour ma part, pour la découverte, le positif alerté, le nouveau, l’élan, auxquels je tiens profondément.

    • Philippe VERGNES 29 décembre 2017 00:37

      @ Ciriaco,


      Certes... j’entends bien que nous puissions avoir besoin de politique en tant que citoyen, mais pas de celle que l’on nous affuble actuellement du mot perverti de politique, car dans l’état actuel de notre conscience collective, aucun homme politique digne de ce nom ne pourra jamais être élu. Le serait-il qu’il ne pourrait rien changer. L’Europe économique a verrouillé le système. Imaginer tout de même le topo : « Oyez braves gens, l’heure est grave, voter pour moi, car il va falloir se serrer la ceinture ! »

      L’ingénierie sociale qu’adopte le pouvoir sait parfaitement bien comment gérer les populations. C’est en ce point que nous avons déjà perdu la partie : « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter. » (Waren Buffet) Il faut avoir été dans le secret des dieux des hommes politiques de hauts rangs pour comprendre le mépris que la plupart d’entre eux ont du peuple et surtout, comment ils prennent leurs décisions.

      L’homme est bien un animal social, mais encore immature et plus équipé/occupé à travailler à sa survie à court terme qu’à prévoir et gérer son développement sur le long terme. De plus, le pire à l’heure actuelle est le fait de prendre l’humain comme un moyen et non comme une fin. C’est le cas notamment avec des idéologies telles que le transhumanisme. C’est dramatique et cela rejoint la citation d’Einstein insérée plus haut.

      Mais je garde encore un petit espoir pour que les initiatives individuelles que vous signalez très bien puissent un jour se développer afin d’assurer le changement de société nécessaire à notre avenir (cela se fera probablement dans les conditions soulignées par alinéa). Cependant, face à l’avidité des puissances auxquelles elles s’opposent, je trouve le rapport de force bien trop déséquilibré à l’heure actuelle. Toutefois, je n’ai pas honte d’avouer que j’ai perdu la foi, car dans mon secteur d’activité, j’ai lutté contre des moulins à vent pendant vingt cinq ans et désormais, la messe est dite. Seul un effondrement de notre système économique pourrait encore changer la donne et je crois bien que c’est ce vers quoi nous nous dirigeons.

      Ps : Je ne me suis pas compromis non plus... j’en ai payé le prix. Un prix très fort ! Et si vous êtes passé par la précarité pour ces raisons-là vous devez alors savoir que très... très peu de gens sont capables de ne pas se compromettre par respect d’une éthique ou de certaines valeurs. Par contre, des forts en gueule, ça... ça n’a jamais manqué.

    • Ciriaco Ciriaco 29 décembre 2017 01:49

      @Philippe VERGNES
      « une pièce étroite, caverne encore où veillera qui s’emploie à scruter le cœur du monde [...] contre le mur, des mots qu’on tire vers le rougeoiement de la flamme » - Mary-Laure Zoss.


      Je vous souhaite une bonne soirée.

    • Francis JL 29 décembre 2017 08:39

      @Ciriaco
       
      vous écrivez : ’’Qui consent à l’absence politique admet ne pas être concerné par les productions, les rapports et les structures sociales, celles-là même que nous vivons pourtant, mais d’une manière si quotidienne que nous en percevons mal les prégnances.’’
       
      C’est bien pourtant ce que fait la pensée binaire, idiote utile du Capital, quand elle amalgame les politiques corrompus avec les prédateurs économiques.
       
      Pour sortir de la pensée binaire


    • Philippe VERGNES 29 décembre 2017 11:42

      @ Ciriaco,


      Avec un peu de retard... merci !

      Passer de bonnes fêtes de fin d’année.

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