mercredi 29 octobre 2025 - par politzer

On ne naît pas monstre, on le devient ; on ne choisit pas le crime, on le commet

Introduction :

Une Réflexion sur la Naissance du Mal

Dans les débats contemporains autour de la criminalité violente, une phrase résonne avec une profondeur philosophique : "On ne naît pas monstre, on le devient ; on ne choisit pas le crime, on le commet."

 Cette affirmation interroge la genèse des actes barbares. Elle trouve un écho poignant dans des affaires réelles, telles que le meurtre de Lola Daviet en 2022, et dans les témoignages de tueurs en série comme Edmund Kemper.

À travers ces cas, nous explorons comment des facteurs environnementaux et psychologiques transforment un individu ordinaire en auteur d'atrocités, sans que cela relève d'un choix délibéré mais plutôt d'une compulsion forgée par le passé.

L'Affaire Lola :

De la Perversion Structurelle à l'Acte Impulsif

Le meurtre de Lola Daviet, une fillette de 12 ans assassinée le 14 octobre 2022 à Paris, illustre tragiquement cette idée. Dahbia Benkired, condamnée en octobre 2025 à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour meurtre, viol, torture et actes de barbarie, n'a pas été diagnostiquée comme folle innée. Les expertises psychiatriques ont révélé une "perversion structurelle" issue de traumas : violences subies par un ex-partenaire et une enfance difficile en Algérie. Benkired a décrit son acte comme une vengeance impulsive contre les gardiens de l'immeuble, escaladant en un viol et un meurtre sans plan prémédité. "Je me suis dit, comme je l’ai violée, autant la tuer," a-t-elle avoué, déshumanisant la victime qu'elle voyait "comme un mouton".

Ce cas souligne que le "monstre" émerge d'expériences cumulées, non d'une naissance prédestinée.

Les débats publics en France, amplifiés par le procès, ont polarisé l'opinion :

d'un côté, des critiques sur l'immigration et les failles sécuritaires ; de l'autre, des accusations d'instrumentalisation.

Pourtant, au cœur, reste cette transformation : Benkired n'a pas choisi le crime, mais l'a commis sous l'emprise d'une rage intérieure non maîtrisée.

Edmund Kemper :

L'Abus Maternel et l'Intelligence comme Miroir de la Différence

Pour étayer cette thèse, les déclarations d'Edmund Kemper, le "Co-Ed Killer" condamné pour huit meurtres dans les années 1960-1970, offrent un témoignage introspectif.

Kemper, avec un QI genius-level (136-145), attribue sa transformation à une enfance marquée par les abus de sa mère, Clarnell, une femme dominatrice qui l'humiliait et l'isolait. "Ma mère m'a toujours fait sentir comme si j'étais une nuisance, un fardeau... Elle m'enfermait dans le sous-sol ( ou les flammes d'une chaudière le terrorisait) parce qu'elle avait peur que je fasse du mal à mes sœurs," a-t-il relaté.

Ces traitements l'ont déshumanisé, forgeant une misogynie qui culmina dans des meurtres vengeurs, sa mère étant la dernière victime – décapitée comme symbole de libération.

Kemper rejette l'idée d'être "né" ainsi : "Je ne crois pas que je sois né pour être comme ça." Son intelligence l'a rendu hyper-conscient de sa "différence" – un géant intellectuel et par sa taille(2m06) piégé dans un cycle violent. "Je crois qu'il y a deux personnes en moi, et parfois l'une prend le dessus," expliquait-il, décrivant des pulsions compulsives surpassant tout choix rationnel.

Ses crimes, impulsifs et nécrophiles, étaient commis sans délibération : "Je ne pouvais pas m'en empêcher."

Épuisé, il se rendit volontairement en 1973 : "Je suis fatigué d'être un monstre, et vous n'allez pas m'attraper, alors où dois-je me rendre ?"

Cette reddition, dictée par sa lucidité, confirme qu'il s'est "enfermé" lui-même, acceptant sa dangerosité comme inévitable.( cf les déclaration d'Einstein sur le nécessaire enfermement des criminels )

Conclusion : Vers une Compréhension des Racines du Mal

Ces exemples – de Benkired à Kemper – démontrent que le mal n'est pas inné mais acquis, fruit d'abus, de rejets et de compulsions internes. On ne choisit pas le crime ; on le commet sous l'emprise d'un "devenir" traumatique. Cette perspective invite à une justice plus nuancée, axée sur la prévention des traumas plutôt que sur la stigmatisation.

Comme le soulignent les débats autour de Lola, elle questionne aussi notre société : comment empêcher que des enfants deviennent des monstres ? La réponse réside peut-être dans l'empathie et l'intervention précoce (rôle des systèmes sociaux) pour briser le cycle avant qu'il ne s'enclenche.



18 réactions


  • Étirév 29 octobre 2025 11:59

    A LONG TIME AGO IN THE PAST FAR, FAR AWAY...

    Les forces agissantes de la Maternité ont créé une humanité droite, docile, disciplinée…. d’abord, jusqu’au débordement des passions de l’homme. Mais, pendant cette époque primitive, quel Paradis était la Terre !... Nulle révolte ! nul mensonge ! nulle rébellion !
    Dans tous les hommes, à moins qu’ils ne soient des monstres, le souvenir maternel a laissé dans l’Âme une impression profonde faite de respect et de tendresse sacrée.
    Si tous les enfants étaient élevés dans la Vérité, il n’y aurait pas d’homme méchant.


  • SilentArrow 29 octobre 2025 12:03

    @politzer

     

    ...comment empêcher que des enfants deviennent des monstres ?

    Pour les parents, la question, beaucoup plus pressante est : « comment empêcher que nos enfants deviennent victimes de monstres ? »


  • Étirév 29 octobre 2025 12:04

    Si la physiologie nous montre ce qu’est le mécanisme de nos organes, si la psychologie nous apprend quelles sont nos facultés mentales et sentimentales, la morale nous enseigne l’usage que nous devons en faire.
    La physiologie nous dit ce que nous pouvons, la psychologie ce que nous faisons, la morale ce que nous devons. On peut la définir ainsi : « C’est l’ensemble des règles qui doivent guider la libre activité de l’homme. » Ces règles doivent être basées sur les vérités éternelles ; elles doivent reposer sur les principes mêmes qui ont créé la vie et dirigé l’évolution humaine. Sans cela ce n’est pas la morale. Ces principes étant partout les mêmes, sur notre terre, tous les hommes doivent être soumis aux mêmes règles de conduite puisqu’ils sont soumis aux mêmes lois physiologiques. Donc, la morale doit être une, elle doit être universelle comme les vérités premières qui doivent être l’origine et la fin de tous les devoirs de la vie.
    L’histoire nous montre, en effet, que les préceptes de morale, observés chez tous les peuples de la terre, reposent sur un fond commun d’idées. Le code du devoir a toujours été à peu près le même. La pensée souveraine qui a traversé tous les âges et qui semble être née spontanément dans toutes les parties du monde, est l’écho des lois immuables qui gouvernent la nature humaine. Les vérités morales, nécessaires à la vie sociale de l’humanité, ne sont le privilège d’aucun temps, d’aucun peuple, d’aucun individu. Partout la conscience humaine est soumise aux mêmes lois et se développe dans la même direction. Mais les causes premières sur lesquelles se base la loi morale échappent à l’entendement actuel de l’humanité. Elles sont à l’origine de la vie sociale, comme les causes qui ont dirigé l’évolution des êtres sont à l’origine de la substance organisée.
    L’idée que nous avons d’une loi morale n’a pas son origine dans notre moi actuel, nous l’apportons en naissant, c’est un lot de l’héritage ancestral. Nous pressentons les lois de l’ordre moral, nous les proclamons et nous nous y soumettons avant de les comprendre : C’est un phénomène d’atavisme. Nous pouvons même dire que, dans l’état actuel de l’esprit humain, les causes n’en sont plus du tout comprises.
    Et, cependant, il semble qu’une voix intérieure révèle à l’homme la différence qui existe entre le bien et le mal, le juste et l’injuste. Mais la cause de ces différences lui échappe. C’est un flambeau que les générations se passent de mains en mains sans que personne ne songe à demander qui a allumé ce flambeau, où, quand et pourquoi.
    Les causes morales doivent être cherchées dans les principes mêmes qui ont créé la vie et dirigé l’évolution puisqu’elles sont inhérentes à la nature humaine. Mais il faut savoir quel est le rapport qui peut exister entre ces principes et les actions des hommes ; pourquoi la nature humaine est organisée de telle sorte qu’en suivant ses impulsions l’homme ne va pas toujours vers le bien ? Quelle signification on doit donner au mot bien et au mot mal, quel est le but que l’homme doit chercher à atteindre, en un mot, qu’est-ce que la perfection morale ?
    LE BIEN E LE MAL ?


  • Étirév 29 octobre 2025 12:07

    LA « CHUTE »

    La femme, comme l’homme, possède dans l’enfance des facultés sensitives et motrices équilibrées. La petite fille partage les jeux remuants, bruyants, du petit garçon. Elle a, à peu de chose près, le même degré de motricité, elle court, saute, danse, se livre à des exercices de gymnastique comme son petit frère.
    Quand la vie sexuelle commence à se manifester chez l’enfant, elle le fait entrer dans une phase nouvelle qui est l’adolescence.
    Les conditions physiologiques des deux sexes vont se modifier ; chacun d’eux étant régi par une polarité inverse, ils vont commencer à suivre des voies divergentes, et leur donner des caractères psychiques qu’ils n’avaient pas eu jusque-là.
    Si nous suivons l’évolution sexuelle de l’homme depuis l’enfance, nous voyons que c’est dans la période qui précède l’adolescence que l’esprit prend son plus grand développement ; la multitude d’idées que l’enfant acquiert, en quelques années, demande un travail cérébral qui dépasse de beaucoup l’effort que l’homme adulte pourrait faire.
    Quel est celui qui ne se souvient d’avoir traversé, dans son enfance, cette période de grande lucidité, pendant laquelle il observait la Nature, il cherchait la cause des phénomènes qui se produisaient autour de lui et essayait de résoudre les grands problèmes de la philosophie naturelle ?
    Quelle est la mère qui n’a constaté, chez son enfant, cette grande curiosité de la Nature qui se révèle par d’incessant pourquoi ?
    Suivons-le et voyons-le arriver à l’âge ingrat de la première jeunesse. Ce n’est plus la Nature qui va le préoccuper, c’est la femme. Ses facultés intellectuelles sont amoindries, mais ses sens sont développés ; il a perdu le jugement droit de l’enfant, mais il va le remplacer par l’imagination ; en même temps il acquiert une audace qui lui tient lieu de logique.
    Les suites fatales de la sexualité masculine, c’est-à-dire les conséquences de l’union des sexes, font apparaître en lui les germes des 7 faiblesses humaines dont la Théogonie fit les 7 péchés capitaux :
    - L’orgueil qui va lui insinuer des idées de supériorité vaine.
    - L’égoïsme qui lui conseillera de prendre aux autres ce qu’ils ont, leur avoir, leurs places dans la vie, leurs privilèges et les honneurs qui leur sont dus.
    - L’envie qui va lui souffler ses premières haines.
    - La colère qui le jettera dans des disputes, des violences et des crimes.
    - La luxure qui fera apparaître en lui la bête humaine.
    - L’intempérance qui altérera sa santé et troublera sa raison.
    - La paresse qui l’amollira et fera de lui un être inutile, à charge aux autres.
    Ajoutons à cela l’invasion du doute, père du mensonge, du mensonge, père de l’hypocrisie génératrice de la ruse.
    Son esprit a des éclipses, des moments de torpeur. Chacune de ses « œuvres basses » lui fait perdre une parcelle de l’étincelle de vie ; c’est une brèche par laquelle entre peu à peu la déraison, si vite envahissante. C’est alors qu’il commence à renverser l’ordre des idées, que son jugement perd sa droiture, qu’il se fausse. Des intérêts personnels, des entraînements sexuels commencent à le guider. C’est l’âge de la perversion qui apparaît. Puis sa force musculaire qui augmente lui donne de l’audace et sa sensibilité qui s’atténue le rend dur et méchant, il ne sent plus autant la souffrance des autres.
    « L’homme est un loup pour ses semblables », a dit Hobbes. C’est que la haine naît en lui dès son entrée dans la vie sexuelle. Le petit garçon commence à détester la vie dans les autres en attendant que l’homme déteste les hommes. Faire souffrir ses petits camarades, ses petites sœurs, les vexer, les narguer, les taquiner est déjà un plaisir pour lui. Cette haine de la vie se manifeste aussi envers les animaux, envers les insectes qu’il torture pour le plaisir de les torturer. On dirait qu’il veut se venger sur l’univers tout entier des conditions physiologiques et psychiques qui s’imposent à lui. Le jeune adolescent prend en haine le genre humain, qu’il considère comme un témoin de sa déchéance. Il cherche la solitude parce qu’il lui semble que, parmi les autres, il va se trouver humilié. La misogynie naît aussi en lui, à ce moment, et la première femme sur laquelle tombe sa haine de sexe, c’est souvent sa mère ; il ne veut plus l’embrasser, il la craint et la fuit.
    Notons qu’il existe deux espèces de misanthropie : À côté de celui qui s’isole par haine des hommes qu’il croit supérieurs à lui, il y a celui qui cherche la solitude pour fuir le contact du vice ou de la bêtise humaine. La misanthropie du vice n’existe réellement que chez l’adolescent ; elle se perd vite dans les sociétés où l’abaissement moral est général. Quand les hommes dégradés se trouvent nombreux, ils ne se cachent plus, le nombre leur sert d’excuse ; ils se soutiennent mutuellement, et loin de cacher leur déchéance dans la solitude ils affirment leurs vices et s’en font des vertus.
    Rappelons encore que l’élément sanguin, générateur des muscles et de la force musculaire, n’est pas donné, par l’homme, à la génération ; c’est une réserve qu’il garde pour l’édification de son propre corps, contrairement à la femme chez qui l’élément sanguin est donné à la génération (dans les menstrues et dans l’ovulation), tandis que l’élément sensitif, qui est « le principe de vie », qui n’y participe pas, contrairement à l’homme, et qui entretient les fonctions intellectuelles, constitue une réserve individuelle.
    Aussi, l’homme est poussé par le besoin qu’il ressent d’éliminer l’élément sensitif, à s’enfoncer dans une voie décroissante qui lui donne des caractères physiques qui le rapprochent de l’animal, de l’Anthropoïde (la « bête humaine »). C’est pourquoi il affirme que le singe est son ancêtre, pour justifier cette ressemblance.
    Donc, si, chez l’homme, la fonction sexuelle diminue ses facultés sensitives, elle ne diminue pas ses facultés motrices.
    La force musculaire de l’homme suit une progression ascendante, de l’enfance à l’âge viril, dans la même proportion que l’accomplissement de ses fonctions sexuelles. Précisons encore que le principe albuminoïde, alcalin, tiré du sang, qui génère et nourrit le système nerveux moteur est un principe de destruction qui use l’organisme ; Claude Bernard, médecin français au XIXème siècle, l’appelait : le « ferment moteur » (qui engendre « le principe de mort »). Si la motricité augmente, le principe de la destruction augmente avec elle ; chaque effort est suivi d’une réaction morbide. C’est parce que la force musculaire a augmenté, dans l’évolution humaine, que la vie de l’homme s’est constamment raccourcie dans le passé. Aussi, nous pouvons constater que, dans la série zoologique, ce sont les êtres dont les facultés motrices sont le plus développées qui vivent le moins longtemps. De plus, si nous prenons la vie humaine comme exemple, nous voyons, par les chiffres que la statistique nous fournit, que, encore et toujours, les femmes, dont les facultés motrices sont toujours moins intenses que celles des hommes, vivent plus longtemps que ces derniers.
    À propos du mot « viril », rappelons qu’il sert actuellement à indiquer tout ce qui est masculin, et exprime surtout une idée de force, mais de force génératrice. Or, le mot « viril » ne signifie pas seulement « force », il signifie aussi « vertu », la vertu masculine, c’est-à-dire le contraire de la force génératrice : la continence. Mais cette signification du mot s’est altérée et on a confondu « VIR » avec « VIS », (force). Le mot « vertu » du latin « virtus » dérive du mot « vir » (homme), et forme le mot « virilité » qui indique le courage MORAL de l’homme. La base de la vertu, était pour l’homme, la résistance à son instinct ; il faisait acte de courage moral s’il résistait à l’entraînement sexuel ; pour cela il lui fallait mettre en jeu la volonté. De là, courage, volonté, vertu, étaient considérés comme des actions viriles, morales, parce que c’est chez l’homme seulement que les impulsions de l’instinct ont de fatales conséquences.
    À l’époque reculée où l’homme n’avait encore pour mœurs que ses instincts, on avait remarqué combien sa nature le portait à l’opposition, à la contradiction, à la domination.
    C’est pour enrayer ses mauvais instincts que les Mères instituèrent une discipline élémentaire qui est toujours restée depuis dans la société, et qu’on désigne encore par les mots « éducation », « convenance », « savoir-vivre », « manières comme il faut ».
    La discipline maternelle a formé les hommes, c’est par elle qu’ils se sont ÉLEVÉS au-dessus de leur nature masculine, et nous soulignons le mot élevé pour faire comprendre que s’ils avaient suivi les instincts de leur nature, sans ce correctif, ils n’auraient pas grandi dans la civilisation, ils seraient tombés tout de suite dans la vie grossière des dégénérés et dans la folie qui en est la conséquence.
    PSYCHOLOGIE DE L’HOMME ET DE LA FEMME


  • jjwaDal jjwaDal 29 octobre 2025 17:03

    Nous sommes le produit de la rencontre entre des contraintes biologiques (le premier formatage), une éducation parentale (le second) et enfin celui lié à la société dans laquelle nous allons passer notre vie.
    Si nous avons un libre arbitre, il est probablement limité, car cela reviendrait à agir sur notre système d’exploitation alors que nous ne l’avons pas créé (pour prendre une analogie informatique).
    Je doute que nous ayons de même un destin inévitable programmé par notre enfance et les circonstances de notre éducation précoce. Mais effectivement plus cette enfance est chargée et plus il faudra d’heureux hasards et de chances pour que nous croisions les contre poisons intellectuels et ou affectifs pour nous en sortir. Les moyens peuvent exister sans les moyens d’y accéder par limite culturelle par ex.
    Les hauts dignitaires nazis qu’on a pendu après le procès de Nuremberg n’étaient pas nés monstres, mais ce sont bien les évolutions sociales et la structure sociale d’alors qui les menés aux comportements qui furent jugés.
    On aurait dû pendre les structures sociales qui avaient donné les conditions de possibilités pour qu’ils occupent les postes qu’ils avaient et fassent ce qu’ils ont fait. Sinon ils auraient obéis à d’autres ordres et en aurait donné de bien différents.
    Je partage cette idée que les humains sont les effecteurs (ceux qui font) mais jamais les auteurs (ce qui donne la condition de possibilité d’être ce que l’on est).
    Responsables mais pas coupables en somme. Mais comme on n’envoie pas des structures sociales défaillantes en prison on envoie les lampistes. Avons-nous le choix réellement ?


  • Jean Keim Jean Keim 30 octobre 2025 07:39

    On peut écrire des tonnes de mots sur le mal tout en ne soupçonnant pas son inhérence comprise quelque part entre le trivial et le paroxysmique, en fait le mal c’est tout simplement l’absence du bien.


    • jjwaDal jjwaDal 30 octobre 2025 13:04

      @Jean Keim
      Un peu simple. Pour une vache le bien est de pouvoir brouter de l’herbe sans qu’un primate mal dégrossi se prenne l’idée de la tuer et la manger par pur plaisir (proverbe végétarien…). Qui décide du bien et du mal ? Le plus fort car la raison du plus fort ?...
      Après enquête je suis convaincu que nous partageons cette planète avec des entités non originaire de notre civilisation, éventuellement d’origine non indigène et possiblement non humaine. Si c’est l’espèce la plus évoluée qui a le privilège de décider de ce qui est le « bien » (pour elle) et que leur volonté est de nous traiter comme du bétail, est-ce le bien pour nous ? Etant les rois incontestés de l’hypocrisie je suppose que la réponse serait non (pour nous) , mais bien sûr, c’est toujours l’espèce la plus évoluée qui décide et malheureusement ce n’est pas nous...
      Il suffit de contempler nos conflits et de regarder à quoi ressemblent nos chefs de tribus pour s’en convaincre.


    • Jean Keim Jean Keim 30 octobre 2025 17:10

      @jjwaDal

      Il n’est pas évident de comprendre la nature du mal qui n’est pas le contraire du bien, le bien ne cherche jamais à s’imposer, la présence du mal le chasse irrémédiablement.

      La vache qui broute suit sa nature et le fait probablement pour le plaisir de manger.

      Le plaisir quand il est un objectif à atteindre est incompatible avec le bien.

      Le bien est l’apanage d’un esprit sain, un tel esprit est conscient et rationnel.


    • Jean Keim Jean Keim 31 octobre 2025 07:15

      @jjwaDal

      << Après enquête je suis convaincu que nous partageons cette planète avec des entités non originaire de notre civilisation, éventuellement d’origine non indigène et possiblement non humaine. >>

      Pourquoi pas !

      Le résultat de votre enquête aurait-il matière à en faire un article ?


    • jjwaDal jjwaDal 31 octobre 2025 10:18

      @Jean Keim
      Le dossier est connu par l’immense majorité comme relevant du folklore et suscite peu l’envie d’examiner les faits. Peu de gens sont conscients qu’un projet de loi vise aux USA (UAP Disclosure Act) à rétrocéder à l’Etat Fédéral tout matériel volant d’origine non humaine et tout matériau biologique d’origine étrangère à ce que notre science connaît (ils songent à des occupants morts ou vivants sinon des pilotes) pour permettre à une commission Ad hoc de décider ce qu’on peut divulguer ou pas sans créer de chaos social.
      Ce projet de loi bipartisan a été curieusement combattu et a été rejeté en première présentation, malgré l’appui soutenu de Chuck Shumer, à l’époque chef de la majorité au Sénat. Il doit repasser au vote dans les prochains mois.
      En gros le but est de faire disparaître l’omerta généralisée qui nuit à la sécurité nationale, à la sécurité aérienne et aux finances publiques, un soupçon documenté étant que les milliers de milliards de dollars introuvables du Pentagone ont servi (au moins en partie) à financer des recherches illégales (non supervisées par les commissions ad hoc) sur des matériels d’origine non humaine à des fins militaires.
      C’est un dossier qui court sur des milliers d’années, quand on lit « passeport pour Magonia » de Jacques Vallée par ex qui semble relier les folklores sur tous les continents et les époques, l’origine probable des religions et le phénomène « ovnis ».
      J’ai appris par ex qu’au moyen-âge, nos contemporains croisaient parfois des « nains » un peu curieux qu’ils avaient baptisés des « aristocrates » à cause d’un détail. Alors que nos ancêtres ne connaissaient ni lessive ni shampooing et probablement pas mal le rapiéçage, leurs rencontres étaient toujours impeccablement bien habillées, faisant penser à nos campagnards à des « gens de la haute société » se baladant en pleine campagne. D’innombrables noms furent donné à ces entités selon les régions et époques. Il se trouve que la religion ayant peur du grand méchant loup tenait registre dans les paroisses et au Vatican (superbes archives selon Diana Pazulka, chercheuse) de tout fait anormal (maisons volantes au 12ième par ex), même si l’odeur de soufre du diable était absente.
      Mon dernier article sur le sujet a eu peu de succès, tant l’entrée dans le sujet est ardue, mêmes si mes sources sont éloquentes (en américain pour l’essentiel hélas, mais l’I.A arrive sur YouTube).


    • Jean Keim Jean Keim 31 octobre 2025 15:41

      @jjwaDal

      Je crois qu’au cours d’une vie humaine il nous faut trouver l’essentiel, qq. chose comme la source fondamentale, la source du bien, dussions-nous avoir tous les savoirs du monde, nous resterons pauvre en esprit si nous ne la trouvons pas.


    • microf 31 octobre 2025 16:59

      @Jean Keim

      Entièrement d´accord avec vos commentaires sur le sujet et surtout lorsque vous dites " en fait le mal c’est tout simplement l’absence du bien.« 

      J´ajouterai seulement que ce mal trouve sa source dans le péché, dans le 5ème des 10 Commandements de la FOI Catholique est dit ceci » tu ne tueras point ".


    • Jean Keim Jean Keim 31 octobre 2025 20:29

      @microf

      Votre dernier paragraphe est curieux, en fait le péché c’est le mal, quand un esprit est sain ou quand il le redevient, le péché est aboli.


    • microf 31 octobre 2025 22:02

      @Jean Keim

      Bien sûr c´est le péché qui nous conduit au mal, tant qu´on ne pèche pas on ne fait pas du mal. Et le péché sera complètement aboli de la nature humaine qu´on sera dans l´autre monde, lorsqu´on aura quitté cette dimension terrestre.

      En tant qu´être humain, nous sommes enclin á pécher, c´est pourquoi il nous est
      demandé de veiller, car la chair est faible et l´esprit est vif, c´est pourquoi il faut veiller á ce que cette chair ne faiblisse pas, l´adversaire á savoir le diable rôde toujours pour nous affaiblir et nous entrainer á pécher, et alors on commet le mal.
       


    • Jean Keim Jean Keim 1er novembre 2025 07:54

      @microf

      Merci pour vos commentaires.

      Personnellement j’ai la conviction que le diable est dans notre mode de penser, je ne crois plus que le diable soit une entité antithèse de Dieux, notre diable personnel – à chacun le sien – est né avec le développement processusel de notre pensée, c’est-à-dire notre ego.

      Certains citerons la sentence lapidaire : « La plus grand ruse du diable est de faire croire qu’il n’existe pas » mais cette citation est une pensée comme une autre, elle est le résultat du processus.

      Jésus durant tout son ministère s’est heurté à l’aspect processuel de la pensée, là se trouvait son plus redoutable adversaire qui a le don de ‘’compliquer tout ce qui peut être simple’’.

      Jésus a été condamné et crucifié parce qu’il mettait en péril l’organisation du Sanhédrin, de nos jours encore des gens sont exécutés parce qu’ils sont un danger pour l’ordre établi.


  • Thot Thot 30 octobre 2025 13:37

    Cet article est très léger. Que penser alors des enfants qui commettent des crimes ? Que penser alors des criminels qui n’ont jamais eu de problème ?

    Vous fermez l’étude d’un fait complexe (le sens moral, le jugement personnel, le passage à l’acte...) avec uniquement deux exemples pris quasiment au hasard.


  • Mozart Mozart 31 octobre 2025 10:43

    Je ne suis pas sur que Mesrine n’ait pas choisi le mal (entre autres malfaisants).


    • microf 31 octobre 2025 17:06

      @Mozart

      Le 2 Novembre 1979 Mesrine était abattu par la police á Paris.

      Le mois de Novembre est un mois oú l´on prie pour les morts, je prierai pour le repos de son âme afin qu´il ait cette Paix qu´il n´a pas pu avoir dans ce monde en faisant tant de mal.


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