dimanche 24 janvier 2016 - par Abou Antoun

OS Souverain

Les députés ont tranché. Ils ont adopté mercredi un nouvel amendement au projet de loi pour une République Numérique, un amendement qui pourrait conduire à la mise en place d’un système d’exploitation 100% français.

Voici comment cette 'nouvelle' nous parvient : Un amendement à un projet qui pourrait .....

Si ce n'est pas de l'info, çà ?

On pourrait s'attendre, dans un pays démocratique à ce que la compétence des députés concerne la guerre et la paix, mais là on n'a pas besoin d'eux, les avions 'rafales' décollent sans même qu'ils en soient avertis.

Notre France, qui depuis la Sarkosie et la Hollandie se conduit comme un vassal servile (qui plus est stupide) des USA est soudain prise d'une crise identitaire forte, elle veut s'émanciper en créant un O.S. (='operating system' ou en français 'système d'exploitation' ) national, un qui soit à nous et à personne d'autre, un qui va causer français, un que les autres nous envieront mais auquel ils n'auront pas droit.

Rappelons d'abord ce qu'est un système d'exploitation. C'est le programme de base permettant d'exploiter, c'est à dire d'utiliser un ordinateur ou une machine assimilée comme un smartphone, de façon à écrire des applications, c'est à dire des programmes qui seront mis à la disposition des utilisateurs finaux desdits ordinateurs.

De tels systèmes existent déjà :

  • Des systèmes 'propriétaires' (=payants) comme toutes les déclinaisons de Windows ou MacOs d'Apple.
  • Des systèmes 'libres' (pour faire simple 'gratuits') comme les nombreuses déclinaisons de Linux.

Signalons enfin que la plupart des systèmes libres sont 'open', c'est à dire que le code est public, visible, modifiable par toute personne non satisfaite de son fonctionnement. Signalons encore que ces systèmes, qu'ils soit 'propriétaires' ou 'libres' sont diffusés de par le monde, et qu'ils supportent des millions d'applications dans tous les domaines (télécommunications, internet, bureautique, développement, graphisme, création artistique, domotique, etc.. etc...).

Le développement d'un OS est un travail de longue haleine, c'est un travail de spécialistes. Voir par exemple cette page du wiki consacrée au développement de Linux, chez Micromou tout cela relève du secret industriel.

Donc, notre doulce France, abandonnant sa souveraineté dans tous les domaines (diplomatie, défense, économie, etc.), est prête à se couper du monde pour avoir son OS à elle toute seule, na ! Qui va développer cette usine à gaz, on ne sait, avec quel argent les développeurs vont être payés, la question n'est pas abordée, on verra bien. Mais surtout à quoi va servir cette initiative, quel est son intérêt, qui va développer des applications pour cet O.S. 'made in France' ?

Il y a déjà eu des tentatives dans l'Education Nationale de développer des matériels et des logiciels spécifiques, c'était il y a 35 ans avec le LSE. Pour ceux qui s'intéressent à l'histoire vous pouvez consulter cette page. Le résultat : un fiasco complet, tout a été abandonné. Il y a de nombreuses raisons à cela les deux principales étant :

  • Un amateurisme incroyable. développeurs, formateurs, etc. n'auraient jamais pu trouver une place équivalente dans le secteur privé. Il y a donc eu créations de 'planques' réservées au personnel E.N.
  • Une inadaptation de la structure étatique pour créer de la nouveauté. Le système hiérarchique est un frein à la création dans la mesure où la nouveauté n'est pas introduite pour elle-même mais pour servir les intérêts particuliers de tel ou tel placé dans une position clé de décideur et souvent affecté du 'syndrome du dernier poste' si bien décrit dans le principe de Peter.

Il reste que la question majeure est : Dans quel but, quel est notre intérêt à nous couper du monde. Cette question a-t-elle été posée par un député ? Dans la mesure où ils ne questionnent pas l'exécutif sur les interventions aventureuses en Afrique ou au M.O. on peut se douter que non. De toutes façons la plupart des lois votées dans le numérique sont inapplicables, et cela parce que les législateurs ne comprennent absolument rien aux questions technologiques. Ils sont souvent trop âgés et sans aucune formation scientifique. Alors nos députés votent n'importe quoi sans même savoir de quoi il s'agit.

La chambre se couvre de ridicule.



128 réactions


    • BOBW BOBW 25 janvier 2016 11:39

      @Abou Antoun : ce qui est pratiquement scandaleux c’est que par le biais des mises à jour automatiques intallées Wdw entre dans votre ordinateur et installe ce qu’il veut (ce qu’il a fait de W 7 à W10 sur mon portable)


    • Abou Antoun Abou Antoun 25 janvier 2016 11:47

      @BOBW
      Oui, avec un système Windows l’utilisateur n’est pas vraiment maître de sa machine, il est esclave de Microsoft.


  • goc goc 25 janvier 2016 11:48

    merci pour l’article
    en fait ça fait deja qq années qu’on parle d’un OS français (on avait même déjà évoqué un centre développement en ... Martinique)
    perso je suis plutôt pour sur l’idée mais je crains la réalisation

    le pb c’est qu’un OS est insuffisant s’il n’y a pas les outils de développement qui vont avec
    et je ne parle pas des drivers qui nécessitent la collaboration active des constructeurs de périphériques (ce qui n’est pas gagné)

    car coté chaines de développement, si on reste avec ces daubes que sont c++, c# et autre framworks (sans parler des visual-machins qui mettent des plombes à se charger tellement ils sont obèses), on ne va pas aller bien loin sauf à obliger à développer des progs de plusieurs gigaoctets rien que pour imprimer « hello word »


    • Abou Antoun Abou Antoun 25 janvier 2016 11:56

      @goc
      le pb c’est qu’un OS est insuffisant s’il n’y a pas les outils de développement qui vont avec

      Un OS c’est une coquille vide. Oui il faut l’adapter en permanence en fonction des évolutions du matériel mais il y a aussi le problème des applications.
      Un OS avec tous les drivers reste une coquille vide.
      Vous soulevez le problème des EDI, mais cela ne concerne qu’une petite minorité des utilisateurs, les développeurs. Il y a tout le restant : browsers, clients e-mail, bureautique, applications graphiques, etc.., etc..
      Pour le développement j’utilise netbeans avec quelques autres produits. netbeans est un concurrent d’Eclipse avec ses nombreux plugins mais il est plus stable et il me paraît plus simple (subjectif).

  • LeClérocrate 25 janvier 2016 12:18

    - Il parait EVIDENT qu’on ne va pas développer un OS à partir de zéro. Les députés sont souvent à coté de leurs pompes mais faut pas exagérer non plus. D’ailleurs plusieurs députés l’on clairement dit, notemment Delphine Batho.
    D’ailleurs la plupart des OS « souverains » cité précédemment (inde, chine, russie) sont basé sur linux.

    - L’OS français existe déjà depuis 2005, il s’appelle CLIP, et est développé par l’ANSSI (agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations).
    http://www.numerama.com/tech/138683-los-souverain-made-in-france-existe-deja-decouvrez-clip.html

    - Le gouvernement veut aussi un clavier français smiley
    http://www.france24.com/fr/ministere-culture-veut-remplacer-clavier-azerty-france


    • Abou Antoun Abou Antoun 25 janvier 2016 12:30

      @LeClérocrate
      Honnêtement que va apporter une distro Linux de plus venant s’ajouter à la longue liste de celles qui existent déjà ?

      Quoi un fond d’écran bleu blanc rouge, un cocorico au démarrage ?
      Merci de me renseigner si vous avez des idées.
      PS : En Russie, je connais fort bien la situation, c’est comme en France Windows 90% (mais souvent piraté).


    • Abou Antoun Abou Antoun 25 janvier 2016 12:32

      @Abou Antoun
      Le gouvernement veut aussi un clavier français 

      A bon et alors l’azerty on en fait quoi, on le refile aux belges ?


    • Abou Antoun Abou Antoun 25 janvier 2016 13:40

      @LeClérocrate
      D’ailleurs plusieurs députés l’on clairement dit, notemment Delphine Batho.
      Voici un extrait de la fiche perso de Delphine Batho concernant sa formation :

      Le baccalauréat en poche en 1992, elle entame à Paris 7 des études d’histoire qu’elle abandonne par la suite.

      Alors dîtes moi quelle est la compétence de Madame Batho en ce qui concerne les systèmes d’exploitation et à quel titre peut-elle faire des recommandations ?


  • vmalep 25 janvier 2016 12:58

    Contrairement à ce que l’article présuppose et comme cela est clairement exprimé dans l’intervention de Mme Batho (http://www.dailymotion.com/video/x3nc8aa, après 4 min), l’idée n’est pas de créer un OS à partir de rien, mais bien à partir de Linux et en faisant la promotion des logiciels libres.

    Cette proposition me paraît au contraire tout à fait réaliste et pertinente.

    • Abou Antoun Abou Antoun 25 janvier 2016 13:14

      @vmalep
      Même réponse qu’à LeCleocrate.

      Qu’est ce que ça apporterait de plus, quel est l’intérêt ???

    • Abou Antoun Abou Antoun 25 janvier 2016 14:08

      @vmalep
      Je viens de me farcir les 6 minutes de l’intervention de Madame Batho. C’est 80% de blablabla. En outre il semble qu’elle veuille défendre le logiciel libre, c’est plutôt bien, mais elle y voit une solution pour lutter contre certains abus du web (e-commerce hors frontière, contenus illicites de certains sites au regard de la loi française). madame Batho ne comprends pas, et vu sa formation ce n’est pas étonnant que ces deux problèmes n’ont RIEN à voir. Quand tous les foyers français seront équipé de l’OS Cocorico, qu’est-ce qui va les empêcher d’aller sur les sites interdits situés à l’étranger, ou de passer des commandes sur des sites commerciaux ne payant pas l’impôt en France. Non la seule solution dans l’optique Batho c’est de construire un internet franco-français à la mode de la Corée du Nord en verrouillant tous les accès externes. C’est techniquement possible quoique difficile mais alors cette fois la dictature sera officielle, Hollande I n’aura plus qu’à fonder sa dynastie.
      Madame Batho (niveau bac la série n’est pas précisée) n’y connaît rien à rien et raconte n’importe quoi. le pire c’est que ses collègues ne valent guère mieux.
      Madame Dubby-Muller, impliquée, c’est un peu mieux, mais comme toujours elle nous vient de sciences-po (le mot sciences accolé à politique me fera toujours rire) avec un DESS ’écnomie d’entreprise’. Où est sa compétence dans le domaine du numérique ?


  • riemann66 riemann66 25 janvier 2016 13:42

    Bonjour et merci pour cet article éclairant et suscitant de nombreux commentaires d’experts.

    Permettez-moi d’apporter un bémol concernant la focalisation sur le choix d’un OS. Certains ne voient comme réponse que le système Linux, ou plus exactement comme le demande Richard Stallman, le système GNU/Linux. Bien sûr qu’il vaut mieux éviter les systèmes propriétaires comme Windows ou ceux comme Apple qui cachent un Unix sous des couches propriétaires ! Mais ce n’est pas toujours possible dans la vraie vie, quand on n’a pas envie de passer son temps à chercher la meilleure « distri » sans parler de compiler des noyaux, on n’est pas tous des « geeks » ! Et les machines sont devenues assez puissantes pour faire tourner en parallèle un MacOS, un Windows et un Linux, tous ces outils qui s’occupent de l’interface de bas niveau entre les périphériques et nous.
    Ce qui compte vraiment c’est ce qu’on fait tourner dessus et comment on utilise les outils. En local, par exemple, le choix d’OpenOffice (ou LibreOffice) apporte la liberté souhaitée : peu importe le système, les formats de données et les outils pour les traiter sont standardisés. Mais avec internet le choix d’un OS devient aujourd’hui un problème secondaire. Nos ordinateurs sont interconnectés pour former un super-ordinateur global et c’est le navigateur qui en devient l’OS.
    Le choix d’un navigateur « ouvert et libre » devient donc primordial. Firefox tourne sur tous les systèmes, utilisons-le. Mais ce n’est pas suffisant, apprenons aussi à l’utiliser ! Avez-vous remarqué que les barres d’adresse et de recherche sont maintenant confondues en une seule, par défaut reliée à Google ? Hier, quand vous vouliez ouvrir une page d’Agoravox il vous fallait taper exactement son adresse, http://www.agoravox.fr. Aujourd’hui vous tapez Agoratruc et Google interprète ce mot, vous propose un lien sur Agoravox, ça fonctionne en général ... et vous êtes fiché comme visiteur d’Agoravox ! Demain Google pourra peut-être « oublier » le lien sur Agoravox et vous proposer, par exemple, un lien sur Auchan, LeFigaro ou autre. Donc, apprenons à taper la bonne adresse pour éviter le détour par Google ou utilisons un moteur de recherche « ouvert », par exemple IxQuick qui ne nous fiche pas. Sinon les navigateurs que nous connaissons finiront par devenir des vitrines press-boutons nous canalisant en fonction de choix qui nous sont étranger. Ce qui est déjà le cas sur les smartphones. Avant de proposer à Mme. Michu de passer sur GNU/Linux, apprenons-lui à comprendre ce qu’est une adresse. J’ai remarqué chez certains « geeks » une nette tendance à remplacer un problème simple par deux problèmes plus compliqués. Plongeant inévitablement Mme. Michu dans le plus total désespoir.

    En résumé, à mon avis, utilisons tout ce qui nous tombe sous la main comme OS mais apprenons à utiliser les outils de façon indépendante de ces OS. Et même de façon indépendante des machines ! Pouvoir commencer un travail au collège sur un vieux PC, le continuer à la maison sur un Mac, le relire et corriger dans le métro sur son smartphone et le présenter sur n’importe quel ordinateur à portée de la main, voilà une façon de se libérer. C’est bien ce que nous faisons sur Agoravox, nous lisons, commentons et même rédigeons des textes sur des machines différentes par le biais d’un type de logiciel indépendant des OS. Ce type de logiciel s’appelle un wiki. En l’occurrence SPIP. Il y en a d’autres, comme MediaWiki qui fait tourner Wikipedia et nous donne accès à une formidable encyclopédie. Je m’étonne que ce concept inventé en 1995 par Ward Cunningham et offert gratuitement à la communauté ne soit pas davantage mis en valeur.
    Personnellement j’utilise l’outil wiki au quotidien pour faire tout et n’importe quoi (notes, cours, rapports, articles, codage, blog, ..., sauf le café) et c’est un bonheur que je souhaite à beaucoup.


    • Abou Antoun Abou Antoun 25 janvier 2016 14:45

      @riemann66
      Permettez-moi d’apporter un bémol concernant la focalisation sur le choix d’un OS.
      Bien sûr ! Je suis pour le libre et j’utilise Linux depuis plusieurs années. mais je suis non sectaire et j’adresse la parole à des aficionados de Bill. A commencer par mon épouse, informaticienne, ingénieur système, qui ne veut rien que du micromou sans même avoir testé un linux. Par contre, alors qu’elle est sur le papier plus compétente que moi pour ce job, elle ne veut pas se charger de la mise à jour ou du dépannage de ses systèmes, estimant que c’est un boulot d’hommes, comme sortir les poubelles. Comme en plus elle est conservatrice et veut garder son winmail depuis Vista je ne vous dis pas les crises de nerfs. Ce qui fait qu’à mon corps défendant je connais bien les systèmes windows et leurs défauts. Une des caractéristiques des systèmes windows c’est qu’il n’y a pas de compatibilité ascendante et c’est voulu. Si vous voulez mettre à jour un logiciel d’Office il vous mettre à jour non seulement le produit (par exemple word) mais aussi tout le package et l’OS.
      Tout cela est planifié pour taxer les clients.
      Ce qui compte vraiment c’est ce qu’on fait tourner dessus et comment on utilise les outils.
      Oui ce qui compte c’est surtout ce qu’on fait avec son ordinateur. C’est bien beau d’avoir une belle voiture mais si elle ne quitte pas le garage. On a actuellement un décalage entre les possibilités des machines et ce que les gens font réellement avec. Finalement les seuls à utiliser leurs bécanes à fond ce sont les joueurs, car les jeux vidéo en solo ou en réseau sont les plus gros consommateurs de ressources, loin devant la bureautique ou le développement.
      Avez-vous remarqué que les barres d’adresse et de recherche sont maintenant confondues en une seule, par défaut reliée à Google ?
      Cela ne m’a pas échappé ! D’ailleurs si vous faites une recherche pour un séjour à l’hôtel et que vous accédiez à ’booking ;com’ vous allez vous trainer la pub sur les hôtels de la région pendant plus de deux semaines. Google c’est un peu big brother. Google vit de son activité d’espionnage, car il fait valoir dans ses contrats publicitaires des connaissances qu’il a de l’utilisateur. Un jour on questionnera peut être google sur vos opinions politiques et religieuses, donc en fait une vraie dictature peut s’installer avec la coopération d’organisations du type google qui en savent plus sur chacun de nous que la DGST.
      par exemple IxQuick qui ne nous fiche pas
      Comment en être sûr ?
      On dit la même chose de DuckDuckGo.
      En résumé, à mon avis, utilisons tout ce qui nous tombe sous la main comme OS mais apprenons à utiliser les outils de façon indépendante de ces OS. Et même de façon indépendante des machines ! Pouvoir commencer un travail au collège sur un vieux PC, le continuer à la maison sur un Mac, le relire et corriger dans le métro
      Il suffit de n’utiliser pour ses documents que des formats standard. Mais ce n’est pas toujours facile quand les standards de fait sont propriétaires (exemple pdf : adobe, xls : MS)
      Ce type de logiciel s’appelle un wiki. En l’occurrence SPIP.
      C’est plutôt un CMS, à l’instar de WordPress, Joomla et Drupal.
      Personnellement j’utilise l’outil wiki au quotidien pour faire tout et n’importe quoi
      Il y a beaucoup d’outils analogues mais un simple traitement de texte correctement paramétré avec des fichiers modèles (.dot pour word), ou un éditeur html avec des feuilles de style font tout aussi bien l’affaire. D’ailleurs on n’a pas intérêt à utiliser les mêmes outils pour les tirages papier que pour les pages web, la logique n’est pas la même.


  • riemann66 riemann66 25 janvier 2016 19:30

    Merci pour votre lecture attentive et pour vos réponses. Je retiendrai le dernier point sur les wikis.
    - Wiki ou CMS, ce n’est qu’une question de taille. Un simple traitement de texte ne rend pas vraiment les mêmes services, à moins d’utiliser Emacs, le couteau suisse inventé par Richard Stallman. Et comme je suis incapable de l’utiliser, c’est vraiment un outil pour geeks, j’ai construit le mien : http://epsilonwiki.free.fr/alphawiki_2/, un wiki ultra-léger (100ko zippé) équipé d’un langage à trois vitesses, lambdatalk, un dialecte du Lisp, utilisable par un débutant, un web-designer et même un codeur confirmé. Quant à votre remarque « D’ailleurs on n’a pas intérêt à utiliser les mêmes outils pour les tirages papier que pour les pages web, la logique n’est pas la même. » je peux affirmer le contraire. Si vous en avez la curiosité comparez ce document web : http://epsilonwiki.free.fr/alphawiki_2/?view=lambdatalk_slides_5 et ce document papier : http://epsilonwiki.free.fr/alphawiki_2/data/ELS_LAMBDATALK_20150403.pdf, tous les deux issus d’un même contenu passé au filtre de deux fichiers CSS appropriés.
    Donc je continue de penser qu’il faut non seulement jouer avec des formats standards, mais encore choisir de bons outils légers tournant sur les épaules des géants que sont devenus les navigateurs. Et au besoin les créer.


  • baron 25 janvier 2016 20:20

    @riemann66

    Pour faire court vous considérez que l’OS n’est pas si important au regard des logiciels qui vont tourner dessus.
    Admettons, mais ce n’est pas le sujet, pour appel le sujet porte sur la création d’un OS souverain, ce qui revient à dire un OS dont on peut vérifier et modifier le code source.
    Parce que l’enjeu de souveraineté est à ce niveau.
    Avoir la maîtrise du code source n’est pas simplement une question de sécurité mais aussi de commerce et de technologie.
    Combien d’éditeur de logiciels ont disparu faute de n’avoir pu s’adapter à l’environnement changeant voir instable de MS ? Parce que les éditeurs doivent investir de plus en plus ne serais ce pour pouvoir tourner avec ces OS. De fait, les propriétaires des OS sont avantagés, ils peuvent déposer des brevets et toucher des royalties simplement en vous fournissant des bibliothèques ou des partis de codes indispensables, ou pour vous laisser utiliser des fonctionnalités spécifiques etc .... on pourrais évoquer les difficultés à développer des logiciels rapides, performants qui ne bugs pas. Il y a un surcoût lié à la méconnaissance du fonctionnement de l’OS et de l’environnement puisque les brevets sont protégés vous êtes quelque part tributaire du bon vouloir de celui qui connaît le code source.
    La question, n’est même pas de savoir si il faut réutiliser tout ou partie du code de linux.
    Il convient de mesurer tout les avantages et les inconvénients et savoir si oui ou non on veux être plus présent sur le marché du logiciel.
    il peut donc très rapidement devenir intéressant voir juteux financièrement de développer un OS, même si son développement peut coûter chers, voir très chers, il faut aussi compter l’argent perdu pour nos éditeurs et nos emplois.


    • riemann66 riemann66 25 janvier 2016 21:07

      @baron : bonsoir. Vous dites « pour (r)appel le sujet porte sur la création d’un OS souverain. » J’entends bien ! Ce que j’essaie de défendre c’est l’idée que notre « souveraineté » ne viendra pas d’un nième futur OS conçu indépendamment de nous par une usine étatique ou un marché juteux, mais par la maîtrise des outils existants par le plus grand nombre d’entre nous. D’accord, ce n’est pas exclusif, les deux peuvent aller de pair. Mais j’aime bien l’idée qu’on n’a pas à attendre cet OS miraculeux pour commencer à utiliser intelligemment ceux qui existent.


  • gogoRat gogoRat 25 janvier 2016 20:24

    M’enfin voyons ! L’Etat-il pour vocation de planifier des réalisations de produits ou d’outillages ?
     
     En matière de lettres, l’Etat s’est permis de mettre en œuvre la notion d’académie
    (’Une Académie est une assemblée de gens de lettres, de savants ou d’artistes reconnus par leurs pairs. Ces dites assemblées ont pour mission de veiller aux règles, codes et usages dans leurs disciplines. Pour ce faire, les académies publient des ouvrages tels que des dictionnaires, des grammaires, etc. cf wikipédia)
     D’un point de vue strictement démocrate, cette optique aristocratique (prétention au ’meilleur’), de légitimation de ce qui est retenu comme consensuel,reste sujet à caution ( Culture d’Etat ?) ;
    mais, au moins, l’académie se contente d’arbitrer et d’enregistrer les réussites d’une production littéraire libre : elle n’a pas la prétention de construire La Littérature française officielle !
     
     Ce serait bien d’y penser lorsqu’on songe à la discipline informatique.
     
     Par ailleurs, les acteurs de l’industrie informatique ne sauraient ignorer que la plus mauvaise démarche pour répondre à un besoin est de partir des solutions en vogue . ( Le concept d’analyse de la valeur a fait ses preuves )
     Le B A BA est d’exprimer le besoin (par documentations écrites et rédigées), d’en débattre, de l’analyser, d’établir un cahier des charges , etc ...
     Promettre aux Français un OS clé en mains, genre nouveau joujou qui sortirai on ne sait d’où, n’est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs ( Je sais, certains aiment voir des veaux ; mais, manque de bol, ceux-ci ont maintenant tendance à rechigner à veauter )
     
     Vouloir de nouveaux joujoux en refusant de mettre la main à la pâte serait irresponsable et immature : la politique passe aussi maintenant par un minimum d’orientations techniques : une excessive technophobie masquerait mal un faux prétexte à refuser d’assumer notre dimension citoyenne.
     ( Par exemple, doit-on utiliser des bases de données tout le temps et partout sans jamais se préoccuper de ce qui se cache là dessous, ni du pourquoi d’un truc comme la CNIL ? Est-il sur que ce soit moins important à comprendre que les dernières billevesées du dernier journaleux en vogue chez les grosses têtes ?)


    • gogoRat gogoRat 26 janvier 2016 12:06


      Pour la petite histoire (et aussi la grande), il est significatif de rappeler l’origine d’un des premiers systèmes d’exploitation, introduisant le concept de ’temps partagé’ (multiplexé) :
      le ’Multics’(https://fr.wikipedia.org/wiki/Multics) de Licklider (https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Carl_Robnett_Licklider), précurseur aussi de rien moins de l’Internet.
       
       Même l’armée américaine n’a pas eu la prétention d’imposer sa propre conception d’un unique OS américain. En insufflant ses objectifs (cf ARPAnet : « Advanced Research Projects Agency Network » - https://fr.wikipedia.org/wiki/ARPANET) au sein des organismes de recherche, avec libre ouverture ,au final, sur tout le phénomène universitaire mondial, Elle a récolté une capacité à drainer des leadership mondiaux dépassant sans doute toutes ses espérances.


  • izarn izarn 26 janvier 2016 13:17

    Je vais vous dire un truc : L’armée Français a adopté Linux, pour ne pas avoir à faire à Microsoft et Apple. En toute logique.
    Bien entendu, Linux est « open » et la version militaire n’est pas diffusée. Logique.
    On peut imaginer une variation de Linux pour l’administration française, en utilisant des logiciels libres, reformatés.
    Pas obligé de partir de zéro....
    Android n’est pas parti de zéro....
    Ceci dit, s’il s’agit de faire des logiciels « merde in France » le secret de nos informaticiens héxagonaux (Voir la fiche de paye des militaires....)
    Vous avez raison.
    Sinon, rester français, n’est pas si compliqué que ça.


  • Abou Antoun Abou Antoun 26 janvier 2016 13:34

    Il est temps de conclure.

    Je remercie tout d’abord les nombreux intervenants dont les apports ont enrichi la discussion.

    Nous avons parfois dévié du sujet en comparant les mérites respectifs des systèmes propriétaires et des systèmes libres, ce qui n’était pas complètement le sujet mais avait quand même un rapport avec le sujet.

    J’ai écrit cet article de manière impulsive à la lecture du communiqué ambigu que j’ai cité en tête d’article. A priori j’avais compris que nos députés voulaient la création d’un OS national créé ex-nihilo. Cela m’a paru, comme à la plupart d’entre vous, qui savent de quoi il retourne, une idée stupide.

    J’ai également été choqué de l’expression d’une volonté d’indépendance dans un domaine finalement très marginal alors que le pays abandonne son indépendance dans des domaines cruciaux. Il y bien un côté ridicule, que je maintiens, même si cela déplaît à certains de militer pour un OS ’souverain’ quand on a abandonné sa souveraineté dans à peu près tous les domaines.

    Par la suite, un lecteur attire mon attention sur une intervention de Madame Delphine Batho, parlementaire, qui parle plutôt, d’un OS basé sur le noyau linux, ce qu’on appelle dans le jargon une ’distro’.

    La question devient alors « Cela a-t-il un sens de concevoir une nouvelle distro linux qualifiée de ’standard français’ ? ». Là j’avoue qu’on peut avoir des avis partagés. Tout d’abord on me fait remarquer que la chose existe déjà avec CLIP. Je doute fort que Madame Batho ait entendu parler de CLIP et sache exactement ce qu’est un noyau Linux. Madame Batho bien que relativement jeune pour une parlementaire me semble complètement inculte en matière d’informatique, d’ailleurs elle ne doit sa promotion qu’à son militantisme pas à ses diplômes puisqu’elle est juste bachelière, ce qui de nos jours ne lui permettrait pas de trouver un emploi de caissière dans un supermarché. En tout cas Madame Batho mélange tout laissant à penser que l’introduction d’un OS souverain pourrait contribuer à réglementer le web. Réglementer le web c’est contrôler tous les accès, ce qui n’est pas extraordinairement compliqué dans la mesure où 95 % des utilisateurs passent par un FAI, le restant, comme les universités, utilisant une connexion directe.

    Je cite l’exemple de la gendarmerie française et je salue cet exemple, je l’approuve sans réserve. Que fait la gendarmerie ? Elle choisit une distribution populaire, Ubuntu, et la personnalise pour ses besoins. En quoi consiste cette personnalisation ? Et bien à mon avis tout simplement en installant des applications spécifiques dont les gendarmes ont besoin, que ce soit des outils standards ou des outils spécifiques conçus par des fonctionnaires bénévoles ou des programmeurs payés par le corps des gendarmes. Maintenant GendBuntu n’est pas à proprement parler un fork d’Ubuntu, elle sera actualisée à chaque nouvelle version LTS d’Ubuntu. Et de fait cette actualisation, si les choses sont bien faites sera faite de manière plus ou moins automatique les applis et les données étant conservées. Les gendarmes ne sont pas, en tant que tels, des beta-testeurs des nouvelles versions.

    Le profit pour la gendarmerie est avant tout de faire de substantielles économies, mais pas seulement, ils garantissent leur investissements ans la mesure où, autant que j’ai pu en juger il y a toujours compatibilité ascendante, chose qui n’est pas le cas chez MS. J’ai écrit des applications pour XP qui ne passent plus sous W7 et suivants.

    On peut regretter que l’E.N. n’ait pas suivi le même chemin avec, par exemple Edubuntu ou bien une EnBuntu typiquement française. Enfin quand je prends l’exemple d’Ubuntu je ne fais pas de pub particulière, c’est juste un exemple de distribution populaire, gratuite pouvant être facilement personnalisée. Il serait intéressant de voir quelle rente font à MS les écoles, les collèges les lycées et les universités. Cet argent ne serait-il pas mieux employé à recruter des enseignants ou à acheter du matériel ?

    Bon, alors maintenant la question qui se pose est la suivante :

    Un OS national (souverain), disons FrenchBuntu, FrenchMint, pour caricaturer ou alors des versions personnalisées GendMint, EduMint etc. ?

    Je pense que la première solution est mauvaise, autrement dit que les députés ont tort dans tous les cas de figure, et voici mon argumentation.

    Soit le FrenchBuntu est un fork dans ce cas il devra évoluer séparément et prendre en compte la diversité des matériels, l’évolution technologique, les innovations en matière d’interface graphique, etc.. etc.. Nous entrons là en plein dans la problématique de la maintenance d’un O.S. l’économie ayant seulement été réalisée au départ. Un lecteur qui connaît bien la question dit que ce n’est pas réaliste et je l’approuve.

    Si ce n’est pas un fork, c’est une simple personnalisation de ce qu’on voudra Debian, Ubuntu, Mint, ou pourquoi pas Suse qui a aussi ses qualités, encore une fois nous ne sommes pas là pour faire de la publicité ni pour faire un comparatif. Donc cette personnalisation devra suivre l’évolution technologique et faire des mises à jour suivant le développement du modèle choisi au départ, c’est par exemple ce que fait Mint à partir d’Ubuntu en toute clarté.

    Mais maintenant, qu’on veuille bien considérer que les besoins des gendarmes,ne sont pas ceux de l’Eucation, ni ceux du personnel de santé. Donc le FrenchBuntu devra encore être personnalisé en FrenchEdBuntu, etc.

    Donc en somme à quoi sert le FrenchBuntu. A rien !!!

    Il suffit en fait que l’État conseille aux administrations d’utiliser un système open-source, ce conseil pouvant aller jusqu’à une recommandation, dans la mesure où ces produits sont gratuits cela laisse peu de place à la corruption.

    Un autre aspect des choses est mon opposition à la création d’un corps de fonctionnaires responsable de l’OS souverain. Et là, c’est mon expérience professionnelle qui parle. De toute évidence certains intervenants ont eu des vécus similaires. L’introduction de la technologie dans le cadre de la fonction publique (audiovisuel, micro-info) etc. est une vraie catastrophe. C’est la porte ouverte au copinage à la cooptation, et au final c’est une gabegie, un désastre. Et puis comme le souligne un lecteur bien informé. Est-ce le rôle de l’État de promouvoir un matériel ou un produit logiciel ? Non, l’État doit se cantonner dans ses fonctions régaliennes.

    Si la France a des désirs d’indépendance qu’elle commence par les affirmer dans les domaines essentiels que sont la défense, la diplomatie, l’économie. Je le répète c’est ridicule de pérorer avec un ’OS souverain’ quand on a vassalisé le pays totalement. C’est de l’enfumage.




  • Debrief 26 janvier 2016 17:18

    Créer et maintenir un OS (noyau + interface graphique) est un tâche colossale qui n’a de sens que pour des gens payés par l’argent public et qui n’ont rien connu d’autre, et encore moins en matière de technologie.
    Il existe un noyau qui répond à tous le besoins d’indépendance. C’est LINUX.
    Il existe des interfaces graphiques diverses et variées autour de ce noyau, et la possibilité de personnaliser si besoin.
    Si c’est pour se protéger de l’espionnage omniprésent, seul un cryptage généralisé des données stockées et échangées peut le faire et ça n’a rien à voir avec un OS souverain, avec quelques précautions.
    Alors est-ce un nouveau NDDL avec une VINCI-like Cie derrière qui sollicite la manne de l’état copain ?
    Sinon, qui aurait pu sortir une pareille ineptie ?


    • Abou Antoun Abou Antoun 26 janvier 2016 18:39

      @Debrief
      Alors est-ce un nouveau NDDL avec une VINCI-like Cie derrière qui sollicite la manne de l’état copain ?

      Çà c’est aussi une possibilité. Qu’on se souvienne des retraites complémentaires dont la gestion aurait pu être confiée à la sécu, c’était une histoire de ce genre.

    • pemile pemile 2 février 2016 09:35

      @Abou Antoun

      Les membres du collectif Édunathon demandent l’annulation de l’accord entre Microsoft et l’Éducation Nationale

      http://www.cnll.fr/news/edunathon-ecole-microsoft/


    • Abou Antoun Abou Antoun 2 février 2016 10:55

      @pemile
      Excellente nouvelle. Si je peux joindre ma signature à une pétition je le ferai sans la moindre hésitation.

      Merci pour l’information.

  • Homme de Boutx Homme de Boutx 3 février 2016 14:52

    Pourquoi pas un OS Français !
    on a bien fait ariane lorsque les us voulaient nous interdire d’envoyer nos satellites pour pouvoir tout maitriser. (demain Galileo nous permettra d’avoir notre propre gps et la précision dont nous avons besoin et pas celle qu’ils ont décidé pour nous)

    L’OS, c’est la même logique : pourquoi subir leur dictat, changer de logiciels et de matériel à chaque version car les drivers ne sont plus compatibles, .... se reformer tous les 3 à 5 ans tous cela parce qu’ils ont changé les présentations,... sans réellement changer les fonctionnalités, lorsqu’elles ne sont pas supprimées
    pourquoi payer encore pendant des siècles parce qu’ils ont le monopole ?

    ils sont peut-être vieux mais lucides (sauf si on leur a dit de voter sans réfléchir)

    40 millions d’ordinateurs changés tous les 5 ans, à 50€ l’OS, c’est un marché de 400 millions par an, aujourd’hui une hémorragie.

    Combien vous faut-il d’informaticiens pour gagner 400 millions par an ?

    Réfléchissez avant d’écrire.


    • Abou Antoun Abou Antoun 3 février 2016 16:55

      @Homme de Boutx
      Réfléchissez avant d’écrire.

      Et moi je vous dit « lisez avant de réagir ». Vous mélangez le problème d’un OS national avec le problème de l’open-source. je milite pour et j’utilise exclusivement pour mes besoins perso. l’open-source.
      Ces produits sont le bien commun, ils sont à tout le monde et à personne. il n’y a aucune dépendance. Ce que vous décrivez c’est l’univers windows. 

    • Homme de Boutx Homme de Boutx 3 février 2016 19:39

      @Abou Antoun
      désolé mais je viens de vous relire ;.. pas une phrase de constructive tous nuls moi et les petits oiseaux..

      il est évident que l’on ne va pas se gêner de reprendre des sources libres et avec un bon cahier des charges et un financement avec pour enjeu 400 millions par an sur 40 ans de carrière, de quoi pouvoir évoluer dans le sens du progrès et pas celui du fric !

       :


  • emmanuel muller emmanuel muller 23 octobre 2017 09:42

    Sujet intéressant que j’ai raté.

    Une donnée est erronée et change radicalement la donne : le logiciel libre.

    Rien a voir avec le gratuit, vos téléphones sont remplis de logiciels gratuits propriétaire.

    Non, c’est librement réutilisable, et c’est ça qui invalide complètement le raisonnement.

    Linux est complexe a développer expose l’article ?
    Et alors, il n’a pas l’être de nouveau, il est réutilisable !

    Même Google l’a utilisé pour faire son Android. et l’état français peut a moindre frais l’utiliser a son tour, sans beaucoup de travail.

    D’ailleurs il l’a déjà fait ! Il l’a fait pour l’armée, la gendarmerie, et l’assemblée national après que le débat sur les lois DADVSI, la loi dite vivendi universal, ai permis aux militant du libre d’expliquer les failles des systèmes propriétaire.
    La loie est passé quand même, mais depuis chaque député a 2 ordinateurs utilisant des libres, c’est a dire dont on connais le fonctionnement, adapté a leurs besoins propres.

    Pour ne pas se couper du monde, comme vous dites, il faut utiliser des mécanismes dont on connais le fonctionnement. Tel est la question et la réponse .... à mon humble avis.


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