Parlons clair
Au fil des réseaux sociaux, les discours se suivent et se ressemblent. Entre intolérance, agressivité et tentatives d’explications théoriques de la crise, souvent incompréhensibles pour la plupart des gens.
On peut philosopher sur telles ou telles raisons qui sont à l’origine des difficulté qui frappent bon nombre de gens, mais cela ne règle pas les problèmes.
Chacun tente de trouver une explication, pas toujours heureuse, parfois même mensongère à cette situation.
La réalité c’est :
- 3 481 600 demandeurs d’emplois. (selon le journal du net)
- Plus de 3 000 000 de salariés payés au smic. (L’Express l’Entreprise)
- Plus de 6 000 000 de personnes vivent avec les minima sociaux (Observatoire des inégalités)
- plus de 700 000 ménages surendettés en France (selon le journal du net)
Voilà la triste réalité de ce qui se passe en France. Partant de cet état de fait on peut formuler beaucoup d’hypothèses, mais ce qui est évident c’est que la misère des uns fait la richesse des autres.
La réalité c’est que les grands patrons français eux s’enrichissent.
Quelques exemples :
Christophe VIEHBACHER SANOFI gagne par an 8 648 326,00€
Jean Pal AGON L’OREAL 8 517 300,00€
Bernard ARNAUD LVMH 8 070 873,00€
Henri de CASTRIES AXA 5 323 146,00€
Denis KESSLER SCOR 5 134 250,00€
Thierry BRETON ATOS 4 941 035,00€
La liste parue sur MSN le 21/02/2014 comporte 22 grands patrons Français.
Cela n’est pas de la théorie, mais de la réalité concrète et facile à comprendre ; la « crise », l’austérité, la récession ce n’est pas pour tout le monde !
Mais cette situation est bien le fait d’un système qui profite à une minorité de Français pendant que le peuple se serre la ceinture.
Il ne suffit pas de théoriser sur telle ou telle préférence des électeurs pour que les problèmes soient réglés. Les grands partis, PS, FN, UMP défendent le système, certains se prononcent pour un capitalisme mondial, européen, ou français. Mais de toute évidence l’important à leurs yeux c’est que le capitalisme continue à exister. Etre exploité par un capitaliste américain, un capitaliste allemand ou un capitaliste français, c’est toujours être exploité.
Tout pendant que ce système perdurera, le peuple continuera à supporter le chômage, les mauvaises conditions de vie et l’insécurité.
Aujourd’hui le PS est divisé, l’UMP ne sait plus comment se situer quand au FN il se contente de surfer sur la vague sans amener de solutions économiques. Ils se contentent d’incriminer l’émigration, l’Europe, les fonctionnaires ou les gens de la gauche révolutionnaire qu’ils traitent de « gauchistes », parfois même les demandeurs d’emplois qu’ils accusent de ne pas chercher de travail.
Tout le monde connait les responsables de cette situation. Le grand patronat qui veut faire régresser les droits sociaux, faire baisser ses charges sociales et faire réduire les salaires pratiqués en France.
Ce sont eux qui ferment leurs entreprises, qui délocalisent et qui font du chantage aux politiques promettant de recréer des emplois si le gouvernement concède sur le droit et la législation du travail en abrogeant les lois protégeant les travailleurs et en accordant toujours plus de financements à ces multinationales.
Pourtant que ce soit le PS, le FN, ou l’UMP aucun d’entre eux n’a le courage de les condamner et de proposer des lois qui interdiraient cette pratique du chantage à l’emploi. Pour mériter la confiance des électeurs il ne suffit pas de dénoncer, encore faut-il, quand ont est un parti responsable, faire des propositions dans un programme et d’expliquer comment le financer.


