jeudi 12 octobre - par CHALOT

Pas d’union sacrée avec les bailleurs !

Sur l’agglomération de Melun, plusieurs familles que nous accompagnons ont été expulsées, malgré notre intervention.

La plupart des expulsions ne se passent pas comme l’image mise pour illustrer cet article, ce qui n’empêche pas la violence sociale qui s’exprime avec ces familles qui se retrouvent dans la rue sans que soit prévu leur hébergement.

Il nous faut alors intervenir vigoureusement auprès des pouvoirs publics et du 115.

NOUS NE LACHONS ET LACHERONS RIEN !

 

Le samedi 14 octobre, les associations de solidarité, les associations de locataires, le mouvement social vont manifester avec des bailleurs sociaux pour la défense des APL.

Pas d’économies sur le dos des locataires !

L’entourloupe qui consiste à demander aux bailleurs sociaux de baisser de 50 ou 60 € les loyers afin de compenser la baisse des APL ne marche pas.

Nous savons qu’en bout de course ce sont les locataires qui feront les frais de cette opération comptable : les bailleurs n’investiront plus dans les réhabilitations et gèleront les constructions neuves.

Quant aux locataires du secteur privé, ils seront deux fois perdants : une fois avec la baisse de l’APL et une deuxième fois puisque les bailleurs privés ne peuvent pas être obligés de baisser le montant des loyers.

Samedi nous serons avec des bailleurs dans la rue mais il ne s’agit pas pour nous de faire l’union sacrée avec eux.

De très nombreux bailleurs sociaux multiplient à tour de bras les expulsions locatives, n’hésitant pas à jeter dans la rue, hommes, femmes et enfants.

Cette semaine, sur l’agglomération melunaise, ce fut l’hécatombe….

NOUS CONTINUERONS A NOUS OPPOSER AUX EXPULSIONS !

De plus en plus de familles ne peuvent pas payer leurs loyers et leur endettement ne provient pas d’une mauvaise gestion du budget familial.

Comment voulez-vous pouvoir régler un loyer quand votre revenu se situe sous le seuil de pauvreté ?

Les hébergements des familles se font difficilement, faute de place…

Cet après-midi, j’avais à peine installé une maman et ses deux fillettes dans un hôtel que le téléphone sonnait et qu’on m’annonçait que deux adultes et quatre enfants allaient se retrouver à la rue.

J’ai appelé le 115 pour m’entendre dire : on ne peut rien faire, contactez demain le SIAO !

Où vont dormir ces deux adultes et leurs enfants ?

Y EN A ASSEZ DE CETTE CHASSE AUX PAUVRES A PEINE DEGUISEE QUI MENE A UNE EXPULSION SANS QU’UNE PREVENTION SERIEUSE SOIT EFFECTUEE PAR LE BAILLEUR !

Y EN A ASSEZ DE JETER LES EXPULSES ET LES SANS TOIT DANS DES HOTELS SITUES DANS UN NO MAN’S LAND !

Jean-François Chalot



18 réactions


  • Lugsama Lugsama 12 octobre 09:56

    Pas un problème avec la photo ? Avez-vous l’autorisation de toutes ces personnes pour afficher leurs visages ?


  • CHALOT CHALOT 12 octobre 10:04

    C’est une photo de presse parue . Du domaine public


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 12 octobre 10:33

      @CHALOT

      Photo de presse ? Oui
      Du domaine public ? Non

      Tout est à moi, rien n’est à eux, lalalalala.
      (Source : Le chant de guerre de Chalot et de ses officines, Editions de la gamelle subventionnée, sd)


  • Vincent.Binder 12 octobre 14:02

    Ce qui m’horripile avec les défenseurs des locataires expulsés, c’est qu’ils ne parlent jamais des raisons qui les ont rendu expulsables. Vouloir voire exiger qu’un mauvais payeur ne soit pas expulsé ou relogé dans des conditions similaires voire meilleures est aussi absurde et inconscient que de voter une loi qui empêche un honnête propriétaire de récupérer son chez-soi plus de 48 heures après l’installation de squatteurs.


    • devphil30 devphil30 13 octobre 06:51

      @Vincent.Binder

      Tout a fait d’accord avec vous.

      Que se passe t’il quand un locataire ne paye pas son loyer ?

      C’est la bailleur qui paye les traites à la banque et si le bailleur ne peux plus payer alors c’est la saisie de son bien.

      Entre temps le bailleur a payé les impôts sur les revenus locatifs , l’impôt foncier , les charges de copropriété , les travaux dans l’immeuble.

      Quand on s’engage , on paye c’est ce que fait un bailleur avec la banque et pourtant combien de fois les impayés se généralisent où la loi généreuse dans son application laisse 18 mois au locataire pour qu’une procédure aboutisse.

      Entre temps la bailleur continue de payer et il retrouve souvent son appartement fortement dégradé

      Si l’état veux s’occuper des logements pour les personnes en difficulté c’est sans problème mais que l’état ne fasse pas des lois pénalisants les bailleurs.

      Je ne suis pas pour l’expulsion mais je suis contre les mauvais payeurs intentionnels

      Philippe 
       


  • sarcastelle sarcastelle 12 octobre 14:11

    Quant aux locataires du secteur privé, ils seront deux fois perdants : une fois avec la baisse de l’APL, et une deuxième fois puisque les bailleurs privés ne peuvent pas être obligés de baisser le montant des loyers. 

    .
    Non, ami Chalot. Ils sont perdants une seule fois en perdant l’APL, point ! Pas moyen de calculer autrement. 

  • ZenZoe ZenZoe 12 octobre 14:19

    L’auteur qui n’est pas idiot doit bien se rendre compte que ses articles ne font pas pleurer grand monde et ne changeront rien à la situation des familles en cause.
    C’est en fait juste de la pub pour valider l’existence de son association.


  • CHALOT CHALOT 12 octobre 14:52

    Je ne tiens pas à faire pleurer .....

    Surtout pas ceux qui ne lisent pas mais condamnent

    • ZenZoe ZenZoe 12 octobre 16:41

      @CHALOT
      Je lis et je ne condamne personne. Ou plutôt si, je condamne votre manière de présenter les choses. La cause que vous défendez en vaut la peine, mais vos articles sont souvent contre-productifs parce que peu clairs sur l’objectif poursuivi. Que voulez-vous faire exactement ?
      Juste informer le lecteur au jour le jour d’expulsions ? Emouvoir ? Pousser à l’action et si oui laquelle ? Alerter sur l’incurie des pouvoirs publics ? Ou valider votre action (publicité) ?
      Une fois l’objectif fixé, il s’agit de trouver la bonne manière de le communiquer sans s’égarer. La communication est une science qui ne s’improvise pas. Les exemples que vous donnez sont mal choisis ou pas assez expliqués. Et tout le monde vous tombe dessus. C’est dommage.


    • ZenZoe ZenZoe 12 octobre 16:48

      @CHALOT
      Je voudrais aussi rajouter que votre mépris permanent de tous les bailleurs sans exception nuit à la cause des locataires finalement. Pourquoi donc un propriétaire ferait-il des efforts pour des gens qui ne savent que lui cracher à la figure ?
      Se mettre à leur place de temps en temps, y avez-vous pensé ?


  • Eric F Eric F 12 octobre 19:53

    « Y EN A ASSEZ DE JETER LES EXPULSES [...] DANS DES HOTELS ... »
    il y a un truc que je ne comprends pas, la collectivité ou les associations prennent en charge un coût d’hotel (si on compte 40 euros la chambre en discount, ça fait 12000 euros par mois), pourquoi ne pas prendre plutôt en charge le loyer ?


    • Eric F Eric F 12 octobre 19:55

      @Eric F
      pardon pour le « zéro de trop », à 40 euros la nuit, ça fait 1200 euros par mois


  • CHALOT CHALOT 12 octobre 23:06

    Zenzoé ! Je ne méprise ni les bailleurs sociaux, ni les petits bailleurs privés.

    A chaque fois j’essaye de discuter et d’obtenir une situation d’équilibre ou personne n’est lésée : pour cette dame un échelonnement de la dette.
    J’ai écrit plusieurs textes d’explications en amont des expulsions.
    Quant aux petits bailleurs privés, je travaille avec eux sur des relogements avec des garanties données
    Eric F !
    Je suis en contact avec une famille de 6 personnes dont quatre enfants, logés à l’hôtel jusqu’ici depuis plus de 3 ans.
    Les bras m’en tombent !?
    Il y a quelque chose qui cloche quelque part .
    Il existe d’autres solutions comme celle-là :
    une maman mère d’un enfant malade a obtenu après son expulsion, une chambre dans un ensemble où les cuisines et salles de séjours sont communs.
    Dans quelques semaines elle va obtenir avec un accompagnement un logement avec : un loyer qu’elle paiera et elle règlera chaque mois quelques dieaines d’euros pour sa dette.
    Voici une solution raisonnable....IL N’EST PAS TROP TARD MEME SI ON A PERDU SON TEMPS.
    Merci à vous et quelques autres qui argumentez

    • Eric F Eric F 13 octobre 15:06

      @CHALOT
      Peut-être y a t il trop de décalage entre le premier défaut de paiement de loyer et la procédure d’expulsion et de relogement. Le propriétaire bailleur paie des charges (qu’il ne peut pas récupérer), impôts, etc. il ne s’agit pas seulement de manque à gagner mais de frais déficitaires (si c’est un organisme, il répercutera le cout sur l’ensemble des loyers des autres locataires). Si dès le second défaut de paiement un mécanisme de cautionnement était mis en place, le proprio renoncerait probablement à « récupérer » les loyers antérieurs non versés, mais l’état devrait alors réduire aussi la taxe foncière au pro-rata. Ceci étant, il y a déficit de logements sociaux, et incrustation de certains locataires ayant les moyens d’aller sur le marché privé.


  • CHALOT CHALOT 12 octobre 23:10

    Je n’ai bloqué personne Elric ! ce n’est pas dans mes « gênes »


  • soi même 12 octobre 23:55
    Pas d’union sacrée avec les bailleurs !

    Chalot au lieu de nous faire chier avec ton misérabilisme à la petite semaine, nous n’avez jamais pensé être propriétaire pour répondre à ta question des bailleurs ?

    Un peut de capitalisme dans ton communisme cucul praline ferait un plus que tes pleurnicheries Huronienne.


  • CHALOT CHALOT 13 octobre 08:32

    soi-même peut rester entre soi et ne pas lire mes articles ce qui llui éviterait d’avoir les problèmes intestinaux qu’il évoque  !


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