Pascal Praud défend Brigitte Macron sur son genre : ça fera date
Pascal Praud, l’indignation paresseuse d’un journaliste sans curiosité
Pascal Praud, grand naïf devant l’éternel, s’est encore illustré cette semaine dans son émission en se scandalisant du “traitement ignoble” réservé à la prétendue “femme” du président Macron.
Affaire “nauséabonde”, “complotiste”, “malsaine” — les mots étaient forts, l’émotion manifeste, mais l’analyse… absente.
Comme souvent, la posture a pris le pas sur la rigueur.
Et voilà un journaliste chevronné, censé être un esprit libre, qui se livre à un procès moral sans même avoir pris la peine de s’informer des faits. Pas une minute de recul, pas une once de vérification, pas la moindre curiosité intellectuelle.
Quand l’indignation remplace l’enquête
Ce qui choque ici, ce n’est pas tant l’opinion de Pascal Praud que sa légèreté de traitement.
Car il ne s’agit pas d’un sujet “anecdotique”, ni d’un simple “ragot d’Internet” : il s’agit d’une affaire soulevée par un journaliste d’investigation reconnu, Xavier Poussard, dont le sérieux n’est plus à démontrer.
Mais Praud, fidèle à une ligne de confort médiatique devenue la norme, n’a pas même pris la peine d’analyser objectivement les éléments avancés par son confrère.
Quant à la série documentaire “Becoming Brigitte”, réalisée par Candace Owens, elle aurait pourtant mérité qu’on la visionne avant de juger.
Owens, l’une des journalistes les plus rigoureuses et les plus courageuses de sa génération, n’a rien d’une complotiste : elle enquête, elle croise, elle vérifie.
Mais dans notre petit monde médiatique français, il suffit qu’un sujet dérange pour que l’on s’en détourne, sans même en connaître le contenu.
Un sujet grave traité comme une conversation de café
Il faut s’indigner — oui —, mais encore faut-il savoir de quoi l’on s’indigne.
Or, le ton adopté par Pascal Praud et ses chroniqueurs relève davantage du débat de bistrot que de l’analyse journalistique. Les rires, les haussements d’épaules, les phrases toutes faites : “il y a des limites à tout”, “on ne peut pas dire n’importe quoi sur les réseaux”...
Voilà comment un plateau télé traite désormais un dossier potentiellement explosif, qui mériterait au contraire une enquête approfondie, froide et argumentée.
Comment ne pas voir dans cette désinvolture un symptôme du naufrage médiatique ?
Des journalistes expérimentés, censés informer et questionner le réel, se contentent désormais d’un commentaire moral superficiel, sans jamais s’aventurer sur le terrain des faits.
La fin du journalisme de vérité ?
On aurait aimé entendre un Pascal Praud plus curieux, plus prudent, plus ouvert.
Un journaliste capable de dire : “Je ne sais pas, mais j’aimerais comprendre.”
Mais non — à la place, nous avons eu un tribunal expéditif, une indignation pavlovienne, et cette impression gênante que l’animateur se protège davantage lui-même qu’il ne cherche la vérité.
C’est là le drame du journalisme contemporain : l’émotion remplace l’enquête, la morale remplace la méthode.
Le courage, c’est de poser des questions — même dérangeantes.
La lâcheté, c’est de les esquiver en prétendant qu’elles ne méritent pas d’être posées.
La vérité, tôt ou tard, frappe à la porte
Cette émission fera date, Monsieur Praud.
Et je vous le dis très calmement : je vous la ressortirai dans quelques mois.
Car lorsque les faits s’imposent, ils le font toujours avec brutalité.
Et ceux qui auront préféré la posture à la vérité devront bien, un jour, répondre de leur paresse intellectuelle.
Le journalisme, le vrai, ne consiste pas à plaire ni à rassurer.
Il consiste à chercher, à douter, à creuser — même quand cela dérange les puissants.
C’est cela, le métier.
Et c’est précisément ce que Pascal Praud, dans cette affaire, a oublié.
Jean-Luc Robert – Psychologue clinicien et observateur du réel




) par un spécialiste européen de la féminisation des visages masculins, info certifiée » Idriss Aberkane chez Eric Morillot, à 1’:06:45 