mercredi 24 mars - par Jean de Beauce

Patient zéro du covid-19 = zéro pointé de notre système de santé ?

Le témoignage du prénommé "David" dans l'écho républicain de ce 23 mars 2021 est particulièrement intéressant. Considéré comme le "patient zéro" du covid-19 en Eure-et-Loir, tombé malade en mars 2020, il a donné une interview dont les détails démontrent le retard, les manquements, la négligence, l'absence de sérieux et de moyens matériels de ce qui reste de notre système de santé, après des décennies de destruction programmée de l'hôpital public.

Envoyé en mission professionnelle avec un collègue en Italie fin février, il nous relate sa contamination. A priori, dans l'avion du retour au moment de payer un sandwich avec sa carte bancaire. Ou simplement au contact des autres passagers, politique de surcharge des vols charters oblige, la moindre place étant occupée désormais : idéal pour la propagation d'un virus malin qui adore la promiscuité. 

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Première remarque : alors que Wuhan est confinée, que des morts en série sont déjà dénombrés, les compagnies aériennes n'ont alors pris aucune précaution (vente à bord, distance entre passagers...). Nous sommes pourtant deux mois après les premiers cas.

Début mars, David tombe malade et se fait tester : on lui confirme qu'il a contracté le virus. S'en suit une "prise en charge" digne d'un film de Mister Bean ou de la Panthère Rose en version médicalisée. Il est refusé à l'hôpital de Chartres (!), on lui signifie que l'endroit n'accueille pas les pestiférés dans son genre. Rien d'étonnant pour votre narrateur, qui y fut soigné par des branquignols après un accident de vélo l'année dernière : évitez de tomber malade ou de vous ramasser en vélo, bagnole et moto quand vous êtes de passage dans ce secteur, c'est un conseil d'ami...

Donc David est envoyé à Orléans sans que son mode de transport soit précisé (véhicule adapté ou non). Dans le Loiret, le personnel soignant n'a ni masque ni gants (!), il est admis au service des maladies exotiques le lendemain seulement et placé dans un "sas" où un médecin lui donne à manger par une trappe. David fut quelque peu étonné, son entreprise (privée) fut plus réactive que le système de santé (public), cherchez l'erreur. Puis David rentre chez sa compagne contaminée elle-aussi et le couple se place en quarantaine. 

Entre son arrivée en France et sa sortie de l'hôpital, son covid a pu se régaler d'une marée de cas contacts à croustiller...

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Deuxième remarque : l'amateurisme, le manque de sérieux, de formation, des soignants et l'absence de matériel de base pour exercer sereinement la médecine. Combien d'infirmières sont décédées depuis le début de cette pandémie ?

C'est toujours par ces articles de proximité que les choses s'analysent et se comprennent. Alors que la dictature chinoise confine une ville entière malgré son mépris des droits de l'homme et de la vie d'autrui, il aura fallu deux mois pour que les occidentaux réagissent et comprennent l'ampleur du problème. Des compagnies aériennes qui fonctionnent comme si de rien n'était, des hôpitaux non préparés et dépouillés de leur matériel par les politiques d'austérité, des citoyens mal informés sur la dangerosité du virus : chacun connait la suite... Afin de ne pas finir un jour en zombies comme dans le dernier train pour Busan (un peu plus, le réalisateur de ce film d'épouvante aurait choisi Wuhan...) , l'armée des douze singes ou le film avec Will Smith dernier survivant à New-York, il faudra bien se décider à réinvestir dans la recherche médicale, la santé publique et surtout relancer le civisme. Les pangolins, les fuites de laboratoire, les produits congelés sont peut-être des causes, ce sont d'abord les conséquences qu'il faudrait anticiper...

 

Source de l'article : https://www.lechorepublicain.fr/chartres-28000/actualites/premier-cas-de-covid-19-en-eure-et-loir-il-temoigne-un-an-apres_13930739/



16 réactions


  • BA 24 mars 15:42

    Mercredi 24 mars 2021 :


    En Ile-de-France, c’est la panique dans les hôpitaux.


    Île-de-France : les réanimations saturées, de nombreuses déprogrammations dans les hôpitaux.


    En Ile-de-France, le niveau d’occupation des services de réanimation a déjà dépassé celui de la deuxième vague. L’Agence régionale de santé demande donc aux hôpitaux de faire encore des efforts supplémentaires.


    Pas moins de 1.348 malades sont actuellement en soins critiques, ce mardi 23 mars au soir. Et ils seront probablement plus de 1.500 d’ici la fin de la semaine, estime l’ARS.


    « Les chiffres de ce mardi, qu’il s’agisse des entrées en réanimation ou en hospitalisation conventionnelle sont particulièrement élevés. Nous n’avions pas connu un nombre d’entrées aussi haut en 24 heures depuis la première vague », a souligné Martin Hirsch, le président de l’AP-HP dans un message à ses équipes ce mercredi 24 mars.


    En conséquence, il a été demandé ce mardi aux établissements de se préparer à augmenter le nombre de places disponibles en soins critiques, jusqu’à 2.200 lits. Et pour libérer de la place et des soignants, de nouvelles opérations de chirurgie vont devoir être annulées.


    « Il faut se mettre en ordre de marche pour préparer une éventuelle très forte vague. On déprogramme des opérations pour redéployer du personnel et des structures afin d’armer des lits de réanimation », a expliqué ce mercredi sur CNEWS le Pr Jean-Louis Téboul, chef du service réanimation de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.


    Ainsi, de 40 % de déprogrammations ordonnées depuis le 8 mars, ce niveau pourrait bientôt atteindre 80 %, selon le directeur général de l’ARS Aurélien Rousseau. C’est le « palier 4 » du plan de bataille de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France face au virus. Celui-ci avait été activé lors de la première vague, qui avait vu les hôpitaux de la région accueillir jusqu’à 2.668 personnes en soins critiques, au pic du 8 avril 2020. Mais à cette période, il n’y avait quasiment pas de patients hors Covid.


    Lors de la deuxième vague, ce chiffre n’était monté « que » jusqu’à 1.138, le 12 novembre. Le « palier 3 » avait été enclenché, prévoyant jusqu’à 60 % de déprogrammations d’opérations. En sachant qu’en temps normal, la région parisienne dispose d’environ 1.100 lits de réanimation.


    « Le nombre d’hospitalisations pour Covid augmente de plus en plus vite en Ile-de-France. Nous ne tiendrons pas longtemps à ce rythme ou pire si il continue de s’accélérer. Je ne vois pas d’autres options qu’un vrai confinement », s’est inquiété Rémi Salomon, président de la commission médicale de l’APHP.


    De quoi interroger sur l’efficacité du confinement annoncé jeudi par Jean Castex. « Ces mesures restrictives de freinage sont au final relativement légères. Il y a un assez fort consensus dans la communauté scientifique sur le fait qu’elles ne seront pas suffisantes », a anticipé sur CNEWS le Pr Jean-Louis Téboul, chef du service réanimation de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.


    Sans oublier que les déprogrammations d’opérations peuvent avoir des conséquences très lourdes sur la santé des malades. « A terme, cela entraîne un risque de sur-hospitalisation et de sur-mortalité. Mieux vaut retirer un polype en prévention que soigner un cancer », avait souligné à Cnews le docteur Etienne Fourquet, président du Syndicat des anesthésistes-réanimateurs.


    Quant à l’autre solution envisagée, le transfert « massif » de patients vers le reste de la France, le nombre d’évacuations sanitaires ne semble pas suffisamment élevé pour donner de l’air aux hôpitaux de la région parisienne.


    https://www.cnews.fr/videos/france/2021-03-24/ile-de-france-les-reanimations-saturees-de-nombreuses-deprogrammations-dans


  • Jeekes Jeekes 24 mars 16:35

    ’’il nous relate sa contamination’’

     

    Celle-là, fallait la faire !

     

    Alors le mec il relate quand il a été con-taminé.

    Paske le mec, il a vu le méchant p’tit virus lui sauter aux naseaux ?

    Il a une vision bionique, quoi...

     

    Non, sans blague, c’est pas bientôt fini ces conneries ?

     

    Dire qu’on a des dirigeants pourris et corrompus, d’accord, ça crève les yeux.

    Dire qu’on a des merdias veules, pourris et corrompus, d’accord aussi.

    Dire qu’on a des ’’médecins’’ de plateaux TV pourris et corromus, c’est une évidence.

     

    Mais faudrait arrêter avec les pénuries de ceci-cela et tout le reste de la doxa vaccinatoire. Suffit de dénoncer les magouilles.

    Ras le bol, fait chier ces n’artiks pour ne rien dire ! 

     

     

     


  • lejules lejules 24 mars 16:42

    https://www.youtube.com/watch?v=HJum4b_iCRk

    pour lutter contre la propagande par l’humour. plus ringard tu meurs


  • Xenozoid Xenozoid 24 mars 16:48

    Le témoignage du prénommé « David » dans l’écho républicain de ce 23 mars 2021 est particulièrement intéressant. Considéré comme le « patient zéro » du covid-19 en Eure-et-Loir, tombé malade en mars 2020, il a donné une interview dont les détails....

    ....il nous relate sa contamination. A priori, dans l’avion du retour au moment de payer un sandwich avec sa carte bancaire.....



    bon j’ai arrêté là, j’ai pris un parachute, et dans ma chute j’ai croisé les skipral....



  • Olivier Perriet Olivier Perriet 25 mars 09:38

    Ah Ah Ah, sacré Fabien comme la mouche du coche, toujours en retard d’une guerre.

    Dans le Loiret, le personnel soignant n’a ni masque ni gants (!),


    Euhh, vous aviez vu combien de médecins porter des masques avant février 2020, avant que ce qu’on n’avait jamais demandé soit exigible là, tout de suite, maintenant, dans l’hystérie la plus totale, par des anti-Macron pathétiques qui vous expliquent qu’au moindre problème, c’est la fin du monde ?

    Mais qui aurait pensé que les Français seraient considérés comme des enfants morts de peur à l’idée de mettre le nez dehors, avant que la CGT demande des masques pour la police, les chauffeurs routiers, puis pour tout un chacun quand il va faire ses courses ?

    Répondez, maintenant, et que ça saute ! smiley

    Enfin non, vous répondrez pas, vous préférez cirer les pompes du prézident txhétxhène avec sa tête d’assassin smiley


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 25 mars 10:38

    Sinon, j’adore les mines de Raphaëlle Bacqué et surtout son petit sourire forcé quand elle explique une évidence smiley

    https://static.actu.fr/uploads/2019/04/25635-190424120002600-0.jpg


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 25 mars 11:45

      @SPQR Sono Pazzi Questi Romani
       
       vous avez vu ? IL parle avec son masque !!!
       
       Ruffin, un vaccineur comme les autres.
       
       Dès lors que vous êtes du parti des vaccineurs, vous êtes forclos dans votre opposition, puisque si le pouvoir va à hue et à dia, l’opposition ne peut qu’aller aussi à hue et à dia.
       
       Cette « pénurie » de masques c’est reculer pour mieux sauter : plus les masques se font attendre, et plus les gens en voudront.


  • I.A. 25 mars 12:14

    Ok pour le démantèlement en règle des hôpitaux, et de la santé en général...

    Cela dit, vous commencez juste à en faire un peu trop, en regard de la létalité de cette épidémie de pétoche : 0,5% à tout casser !

    Alors calmez-vous un peu, mon vieux, avec vos confinements façon « dictature chinoise » pour reprendre vos propres termes !


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