lundi 21 août - par Libertad14

Philosophie négationniste ??

Par les temps qui courent, certains veulent expliquer tout ce qui caractérise la situation actuelle.

Les palabres ne manquent pas et nous entendons tout et son contraire, c’est à qui fera la preuve de la plus grande philosophie de supermarchés.

 Ce qui reste évident ce sont les profondes inégalités qui règnent depuis les temps les plus anciens entre ceux qui exploitent la force du travail des plus démunis financièrement et ceux qui n’ont que pour richesse leur sueur et leur courage.

 Dans toute société organisée il y a des gens qui, par leur instruction, pensent et mettent leur connaissances au service de l’évolution de la société et ceux qui contribuent par leur savoir faire et leur dévotion à la réalisation des grande découvertes. C’est ainsi que le monde doit évoluer en principe. Ce qui tend à démontrer que du balayeur à l’ingénieur tous sont utiles voire indispensable pour avancer.

 Si notre société va mal, c’est à cause des injustices existantes, ceux qui spéculent à la fois sur l’économie et sur le dos des travailleurs et ceux qui pour vivre vendent leur force de travail trop souvent mal valorisée.

 Que ce soit le paysan qui vend sa récolte, l’artisan son savoir faire, l’ouvrier sa force de travail, tous cherchent à tirer un meilleur revenu de leur travail. Pourtant que constatons-nous dans notre société ?? L’opulence n’est réservée qu’à une minorité qui détient les commandes des banques et des entreprises, une minorité qui profite des taxes et des impôts prélevés sur le peuple, une minorité qui décide de qui à le droit de travailler ou de chômer, autrement dit de survivre ou de crever !! Voila la réalité.

 Dans notre système capitalo-républicain, il y a deux façon de penser aujourd’hui : ceux qui pensent qu’ils ne peuvent rien changer c’est ainsi il faut faire avec et ceux qui envers et contre tout tentent de faire changer les choses.

  Notre histoire est construite de luttes qui ont toujours opposé les profiteurs et les exploités tantôt avec des avancées sociales, tantôt avec des reculs car toujours l’enjeu fut et reste toujours d’actualité : A QUI DOIVENT PROFITER LES RICHESSES CREEES ?

 On peut tourner la question dans tous les sens, on retombe toujours sur cet enjeu. Nier ce fait c’est être négationniste.

 Les grandes phrases, les grandes théories ne sont qu’artifices pour cacher la réalité et maintenir le peuple dans l’ignorance. Un peuple à qui ils veulent faire perdre le sens de la vérité. N’y a-t-il pas question quand ils étalent les richesses dans les marinas à Nice tout autour de la méditerranée, les somptueux banquets organisés pour satisfaire leur égo et ce au frais de l’Etat face à ceux qui pour vivre sont obligés d’aller aux restos du cœur

. N’y a-t-il pas question quand un travailleur gagne un malheureux SMIC alors qu’un grand patron Carlos Ghosn (Renault-Nissan)par exemple gagne lui l’équivalent de 15,600 millions d’€ par an soit l’équivalent de 1122 années de smic.

 Alors toutes ces philosophies qui préfèrent plaider pour un attentisme ne font que faire le lit de cette société capitalo-bourgeoise. Des voix se sont élevées par le passé : des Jean Jaurès, des Ambroise Croizat, et autres compagnons de lutte. Mais de ces hommes la grande presse capitaliste préfère les laisser dans l’oubli préférant par le négationnisme trafiquer l’Histoire pour que ces militants ouvriers soient assimilés à des dictateurs, mélangeant fascistes et révolutionnaires. Rien ne les arrête, ils vont jusqu'à comparer Lénine à Hitler !! Cet anti communiste primaire ne fait que renforcer la puissance du capitalisme qui tente avec tous ses moyens de faire croire aux peuples qu’il n’y a pas d’autres solutions ni autres alternatives que ce système qu’ils nous imposent depuis des centaines d’années. 

19/08/2017



6 réactions


  • Cateaufoncel 21 août 14:50

    Qu’on puisse se faire une idée, ça se passe comment, question niveau de vie et pouvoir d’achat, dans les pays où les richesses créées profitent au prolétariat ?


  • sirocco sirocco 21 août 15:22

    Prenons un exemple : Cuba.

    Dans les foyers cubains, vous ne trouverez certes pas l’écran de télé incurvé ni la dernière console de jeux sortie sur le marché. La plupart des maisons n’ont pas de garage, et pour cause : peu de gens possèdent une voiture. Dans les magasins, vous ne verrez pas des plats préparés industriels sur 5 mètres de long dans des vitrines réfrigérées.

     
    Mais dans la rue, les gens semblent contents. Les filles sont belles, l’air est respirable, la nourriture qu’on mange est saine, on voit assez peu d’obèses, il n’y a pas de clochards qui dorment sur les trottoirs, on entend de la musique partout, les gens dansent spontanément et aiment faire la fête. Les Cubains sont vite joyeux. Comparé à la tronche tirée par les Français dans la rue, y’a pas photo.

     
    Alors sans aucun doute, la frénésie de consommation n’a pas (encore) pris la tête des Cubains. Mais ils sont heureux de vivre avec ce qu’ils ont. Cela ne vaut-il pas un portefeuille bien garni ?


    • Cateaufoncel 21 août 18:02

      @sirocco

      Ouais bon, tout ça, c’est ambiance Caraïbe-latino... Mais à part ça ?


    • baldis30 21 août 18:43

      @sirocco
      bonsoir,

      ce qu’il y a de bien mieux que ce que vous énumérez c’est l’instruction ... c’est bien plus fondamental que tout le reste car à terme cela fait la différence .... et il y a des exemples dans d’autres pays ... Cuba a choisi le bon chemin en privilégiant ce secteur !


    • Cateaufoncel 21 août 19:36

      @baldis30

      "...ce qu’il y a de bien mieux que ce que vous énumérez c’est l’instruction ... c’est bien plus fondamental que tout le reste car à terme...
      "

      Le régime a 58 ans, c’est prévu pour quand le terme en question ?


  • eddofr eddofr 22 août 15:40

    Globalement, il n’existe aucun pays où la production de richesses profite directement prolétariat.


    Les pays prétendument communistes sont au mieux des oligarchies bureaucratiques.

    Pour faire profiter le prolétariat des richesses produites, il faut commencer par changer le vocabulaire économique et social.

    La masse salariale n’est pas un coût, c’est un investissement.
    Il n’existe pas de ressources humaines, il existe un Capital Humain.
    Le prolétaire investit son travail comme l’actionnaire investit son argent.
    les cotisations sociales ne sont pas une contribution de l’entreprise, c’est du salaire mutualisé (entre tous les salariés)
    ...

    Et il faut revoir la notion d’investissement et de propriété de l’entreprise ...

    Petit exercice :

    Essayez de considérer le travail du prolétaire comme un investissement, au même titre que l’argent de l’actionnaire et réfléchissez aux conséquences sur la répartition du chiffre d’affaire et de la valeur de l’entreprise ... 

    Pour cela, pensez à l’artisan, dont le travail est justement traité comme un investissement.

    Vous avez trois heures, cinquante lignes minimum.



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