mardi 8 septembre - par Luniterre

Pour abréger le « Sigmaringen » de la macronie et libérer la France du banco-centralisme

Ce que les rares gauchistes qui ont réellement essayé de lire Marx finissent par lui reprocher, et pour finalement enterrer son œuvre derrière leur verbiage pseudo- « intellectuel », en réalité utopiste et idéaliste petit-bourgeois, c'est de ne pas caractériser une antinomie complète entre le capital et le travail, contrairement à ce que leur verbiage donne à laisser penser et croire.

Et c'est aussi pourquoi ils sont dans l'incapacité de comprendre la mutation banco-centraliste actuelle du système de domination de classe.

Dans l’œuvre de Marx il y a d'autant moins d'antinomie entre le capital et le travail qu'ils sont absolument et par nature consubstantiels l'un à l'autre et surtout, particulièrement et essentiellement, à l'ère du capital industriel naissant, qui était le substrat économique et social de l’œuvre de Marx.

Pendant toute la période d'expansion du capitalisme industriel il y a clairement interdépendance et symbiose du capital et du prolétariat industriels. Le capital ne peut s'élargir qu'en extrayant toujours davantage de plus-value d'un prolétariat industriel lui-même toujours davantage en expansion, et à la fois comme producteur et comme consommateur, la réalisation de la plus-value n'étant complète que par la réalisation finale de la valeur d'usage de la production consommée.

Tant qu'il est encore en expansion, le capitalisme industriel régule de manière plus ou moins spontanée, même si à travers de nombreux conflits sociaux, la part réciproque de valeur ajoutée par le travail qui est extraite sous forme de plus-value capitalisée et la part de valeur ajoutée rétrocédée au travailleur producteur sous forme de salaire.

La part salariale est donc constamment plus ou moins réajustée pour correspondre au niveau de vie juste nécessaire et suffisant pour que le travailleur producteur soit en état de continuer son travail et de consommer dans les conditions économiques et sociales lui permettant de s'intégrer sans heurts irréductibles dans la société de son époque.

Et donc, sauf mauvaise gestion extrême de la part des investisseurs capitalistes il y a donc assez vite bien davantage « symbiose » du capital et du travail que relation de prédation systématique, même de type parasitaire prolongée mais menant plus ou moins inexorablement à la mort synchronisée du parasite et de son substrat biologique.

Pendant plus d'un siècle le capital n'a pu s'élargir qu'en élargissant son substrat prolétarien productif, pour en extraire toujours davantage de plus-value, qu'elle soit absolue ou relative.

Et tant que le prolétariat industriel productif a été en expansion, la variation de la composition organique du capital, entre capital fixe « matériel » et capital variable « humain » n'a pas changé essentiellement cette dynamique de développement économique.

Ce sont les débuts de l'automatisation généralisée des processus productifs, au tournant des années 70 du siècle passé, puis leur robotisation massive, excluant de plus en plus, et parfois complètement, le prolétariat industriel du processus productif, qui ont fondamentalement changé la relation entre l'évolution de la composition organique du capital et l'évolution des rapports sociaux.

Le prolétariat industriel passe alors rapidement du statut de classe sociale en expansion, dont la dynamique à la fois d'intégration et d'autonomie relative est consubstantielle au développement économique global de la société, au statut de classe obsolète et carrément en voie de disparition programmée, sinon déjà quasiment effective, selon les pays, en tant que classe en soi et classe pour soi, dotée de sa propre expression sociale et politique susceptible d'influer sur le cours de l'histoire.

Avec la disparition du prolétariat industriel productif disparaît la symbiose, même conflictuelle, entre le capital et le travail, et disparaît donc le capitalisme à proprement parler, au sens précis où Marx le définit à travers son expansion reposant sur l'extraction de la plus-value générée par le travail productif industriel.

Avec la robotisation de l'industrie se produit donc une rupture historique entre le capital et le travail, ce que sont donc incapables de comprendre les gauchistes, dans la mesure où ils sont précisément incapables de comprendre ce qu'était la relation symbiotique entre capital et travail qui a donné naissance au capitalisme industriel, c'est à dire au capitalisme en tant que tel, promoteur de la société industrielle moderne.

La disparition du prolétariat industriel en tant que classe en soi et classe pour soi ne change pas seulement la composition organique du capital, elle change complètement et radicalement la fonction du capital qui n'existe plus, dès lors, que sous sa forme et sa fonction de capital fixe, pour l'essentiel.

Dépourvu de son substrat symbiotique prolétarien, le capital fixe se trouve dans l'incapacité d'assurer de manière même relativement endogène sa propre expansion et domination.

Le paradoxe est donc qu'il reste le substrat essentiel de l'ensemble de la production économique socialement nécessaire sans exprimer ou refléter aucune relation sociale humaine d'échange direct ou indirect entre travail productif désormais robotisé et consommation sociale vitale.

Dès lors il ne peut plus survivre, en tant que levier de domination, qu'en tant que parasite de l'ensemble du reste du corps social formellement « désindustrialisé » et/ou « post-industriel » au sens de l'analyse sociologique du terme.

Il n'y a donc pas de « société post-industrielle » ou de « société désindustrialisée » qui puisse réellement survivre ne serait-ce que quelques minutes, mais une société « moderne » où les fonctions productives et la consommation sociale la plus vitale sont désormais quasiment complètement séparées.

Le cycle du capital fixe est donc désormais dans une dépendance totale de son alimentation financière par le reste du corps social, essentiellement constitué des activités de services, mais il a néanmoins réussi à lui imposer sa propre domination à travers le cycle de la dette publique.

La dette publique est le dard du capital fixe planté dans le corps social par les banco-centralistes pour en extraire les intérêts financiers qui permettent à cette classe de parasites de poursuivre l'ancienne domination d'une classe de capitalistes devenue obsolète sous sa forme symbiotique d'avec le prolétariat industriel défunt.

C'est donc un dard à double sens qui injecte au corps social les liquidités vitales pour alimenter le cycle du capital fixe tout en en extrayant les intérêts parasitaires comme substitut de la défunte plus-value sur le travail humain productif.

La différence fondamentale étant que ce processus n'est plus aucunement limité par les lois « libérales » du marché de l'offre et de la demande, fût-ce au prix de crises parfois violentes, mais seulement par les décisions arbitraires de quelques banquiers centraux de « soutenir » ou non la dette publique de telle ou telle nation.

La prédation banco-centraliste ne « s'équilibre » donc qu'en cherchant à imposer aux nations la dépendance qui les tienne en permanence juste au bord de la faillite, mais sans jamais les achever tout à fait, de façon à entretenir le cycle de prédation parasite qui alimente à la fois les fortunes des boursicoteurs financiers à grande échelle et les salaires plus que confortables des bureaucrates et des hauts fonctionnaires de facto corrompus car dévoués à ce système mortifère.

En tant que système fondé entièrement sur la prédation, le parasitisme et le pouvoir le plus arbitraire, le banco-centralisme n'est pas seulement une forme nouvelle de totalitarisme, il en est carrément la forme la plus aboutie jusqu'à présent dans l'histoire de l'humanité, et éventuellement sa forme ultime, si nous arrivons à y mettre fin.

De manière caractéristique, et notamment depuis son célèbre et très significatif « Quoi qu'il en coûte ! », la France macronienne est l'archétype d'une nation complètement entrée dans la dépendance de ce système et dont la classe politique lui est totalement et entièrement soumise.

Mais cette soumission globale d'une nation n'est une fatalité que tant que sa population ne s'éveille pas à la conscience que sa dette publique est instrumentalisée par ce système de parasitisme et de prédation mondialiste et qu'elle pourrait au contraire être resocialisée, renationalisée et réduite en conséquence à la réalité de ses besoins sociaux incontournables en matière de développement de ses infrastructures évaluées en capital fixe réellement socialement utile.

D'où le principe de faire renaître, sous une forme nouvelle et adaptée à notre époque, sur une base constitutionnelle et démocratique, le Conseil National du Crédit qui fût l'instrument de la libération économique, suite à la libération militaire de la précédente forme de totalitarisme en Europe.
 

Luniterre
 

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/09/pour-abreger-le-sigmaringen-de-la-macronie-et-liberer-la-france-du-banco-centralisme.html

 

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Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France

 

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Totalitarisme 2.0 en marche : vers le "Sigmaringen" de la macronie !

 

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Il était une fois... le Conseil National du Crédit (1945). Et aujourd'hui ? (Edition restaurée)

 

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Récent sur Ciel de France  :
 

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En "roulant" sa dette le pouvoir macronien banco-centraliste roule et écrase les Français
 

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D’un kollabo l’autre : test « comparatif historique » Mélenchon Vs Doriot... (Une conclusion au débat sur AgoraVox ?)
 

 

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L'IA est elle l'avenir du genre humain ou son fossoyeur ?

 

 

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Une suite au débat initié à propos de cet article sur la guerre en Ukraine : 

 

De la conception gauchisante des "rides politiques" internationales...
 

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"Flash back 2021", à Genève, genèse de la guerre en Ukraine

 

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Modern Monetary Theory" et banco-centralisme : petite histoire d’une fusion "idéologique", mais pas que...
 

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Été 2026 – La France livrée aux incendies et au pillage économique US : quelle responsabilité de la macronie ?

 

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1945-2026, de Nagasaki à Gaza, une continuité criminelle systémique (Edition AgoraVox + Piepers en Traduction FR)

 

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1939 - Einstein, auteur du premier chantage à l'arme de destruction massive ! (Republication Août 2026)
 

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/08/1939-einstein-auteur-du-premier-chantage-a-l-arme-de-destruction-massive-republication-aout-2026.html

 

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Maintenant sur AgoraVox - Le banco-centralisme selon Charles Sannat : « De toute manière Sainte Fed et Sainte BCE et sainte Bank of England interviendront »

 

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/07/maintenant-sur-agoravox-le-banco-centralisme-selon-charles-sannat-de-toute-maniere-sainte-fed-et-sainte-bce-et-sainte-bank-of-england-interviendront.html

 

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2014 - Andrew Haldane, le spleen du banquier central à mi-chemin sur les marches du pouvoir
 

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/08/2014-andrew-haldane-le-spleen-du-banquier-central-a-mi-chemin-sur-les-marches-du-pouvoir.html

 

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11 réactions


  • Étirév 8 septembre 12:27

    Napoléon Bonaparte disait : « Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. ».
    Rappelons que, en 1905, le Tsar Nicolas II refusa d’accepter la création sur le sol Russe d’une Banque centrale, contrairement à ce qui arrivera en 1913 avec la « Federal Reserve » (« FED ») aux USA ; une banque centrale qui, au moyen du contrôle du crédit, aurait permis aux « puissances d’argent » de contrôler l’économie Russe. D’après Vladimir Volkoff « La Russie impériale gênait les Usuriers pour plusieurs raisons, et d’abord elle dépendait d’eux beaucoup moins que les autres pays européens. ». Le premier organisme bancaire central en Russie a été créé le 12 juin 1860 sous le nom de Banque d’État de l’Empire Russe, qui a été formée sur la base de la Banque commerciale d’État par l’oukaze (décret ou édit) de l’Empereur Alexandre II. Il était précisé dans les statuts que cette banque était destinée au crédit à court terme du commerce et de l’industrie. Au début de 1917, la banque comptait onze succursales, 133 bureaux permanents et cinq bureaux temporaires et 42 agences. Le 7 novembre 1917, date de la « révolution d’Octobre », la Banque d’État Russe a été dissoute et remplacée par la Banque populaire de Russie ; on passera alors d’un Gouverneur de la banque nommé par Nicolas II, à un Président du Conseil d’Administration nommé par le Premier ministre de l’Union Soviétique, en l’occurrence Lénine (rappelons que la famille impériale a été massacrée en juillet 1918). La Banque populaire de Russie existera jusqu’à la création, en 1923, de la Gosbank (banque centrale de l’Union Soviétique). La Gosbank avait un fonctionnement identique à celui de la « FED » américaine. Comme celle-ci, elle puisait l’argent du « rien » et représentait le rêve de tout capitaliste financier. La Gosbank contrôlait les transactions financières soviétiques de plus près encore que les autres banques centrales ne le font dans les pays de l’Ouest. En effet, toutes les transactions entre les entreprises soviétiques passaient par la Gosbank qui pouvait, ainsi, tout surveiller.
    Depuis décembre 1991, la Gosbank de l’URSS est devenue la Banque Centrale de la fédération de Russie de Vladimir Poutine.
    Les banques centrales sont aujourd’hui l’élément pivot, fondamental, du système monétaire mondial. En prenant le contrôle des monnaies, ces « puissances d’argent » ont pris le contrôle des économies puisqu’elles étaient en mesure de décider, en toute autonomie et de façon discrétionnaire, de l’affectation des ressources monétaires ; le petit nombre d’hommes, de « Familles », « maîtres » absolus de l’argent et détenteurs de cet énorme pouvoir économique discrétionnaire, distribuent en quelque sorte le sang à l’organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que, sans leur consentement, nul ne peut survivre.
    « Cœur nucléaire » du dispositif monétaire international, le système des banques centrales est une escroquerie institutionnelle ; il est une véritable association de malfaiteurs, « faux-monnayeurs », et la plus grande duperie de l’histoire financière des temps modernes.
    La captation monétaire par les banquiers a historiquement permis à ces derniers de générer de gros conglomérats économiques : les grandes entreprises, elles-mêmes devenues « groupes d’entreprises ». Ces « groupes d’entreprises » sont contrôlés par des personnes privées et disposent, aujourd’hui comme hier, de la force de canon étatique, laquelle évolue de plus en plus souvent, au rythme de la décadence étatique, en milices privées : citons la PMC (Private Military Company) « Academi » précédemment connue sous le nom de « Blackwater ». Précisons que « Academi » été renommée « Xe Services » en 2009, puis a de nouveau été renommée « Academi » en 2011, après avoir été rachetée par un groupe d’investisseurs privés. En 2014, « Academi » a fusionné avec « Triple Canopy » pour former présentement « Constellis Holdings ». Le poids des PMC et ESSD (Entreprise de Services de Sécurité et de Défense), surtout anglo-saxonnes, a été croissant depuis les années 1990.
    Notons, cependant, qu’une organisation paramilitaire de type PMC a vu le jour en Russie en 2014 : il s’agit du « Groupe Wagner ».
    L’armée et la monnaie sont les deux mamelles de la domination de l’oligarchie mondialiste.
    NB : Vers la fin des années 20, pour faire suite aux plans « Dawes » (1924) et « Young » (1928), et dans le but de faciliter le paiements des réparations pour mieux dévaliser l’Allemagne (conservant ainsi une situation instable et potentiellement explosive, dans laquelle l’Allemagne ferait office de détonateur), les banquiers internationaux créeront, en Suisse, une institution financière (amenée à avoir un « bel » avenir) dotée de la totalité des prérogatives diplomatiques d’un État (notamment en matière d’immunité de ses membres) et qui ne rendra de compte à personne : la Banque des Règlements Internationaux (banque centrale des banques centrales). La B.R.I. deviendra, alors, la principale machine ouvrière de la Deuxième Guerre Mondiale.
    Précisons que la B.R.I. a été créée par une initiative, à la fois, de Norman Montagu (Gouverneur de la banque centrale d’Angleterre), John Foster Dulles (secrétaire d’État des États-Unis), J-P Morgan (banquier d’affaires) et de Haljmar Schacht (fonctionnaire subalterne auprès de l’autorité bancaire allemande créée par les alliés à l’issue de WW1 et qui devint ministre de l’Économie du IIIème Reich de 1934 à 1939). À toutes fins utiles, faisons remarquer que, malgré l’importance de sa fonction dans le régime Nazi, Haljmar Schacht fera partie des trois seuls accusés du Tribunal de Nuremberg qui seront acquittés, tous les autres seront condamnés à mort ou à la réclusion perpétuelle.
    Faisons remarquer que le communisme de Marx est une « image-miroir » du nazisme hitlérien : tous deux ont été créés par le cartel des banques centrales, et tous deux sont socialistes. La seule différence est que l’un exalte la race tandis que l’autre met en avant la classe sociale. On retrouve là, le mode opératoire habituel si caractéristique chez les globalistes : la subtile « gestion des contraires ». Du reste, c’était Goebbels en personne qui, en 1936, devant le congrès du parti national-socialiste proclamait : « Notre bataille contre le bolchevisme n’est pas une bataille contre, mais pour le socialisme ». Tandis que l’économiste libéral autrichien Friedrich von Hayek, prix Nobel en 1944, aimait rappeler ces paroles de Hitler : « Fondamentalement le national-socialisme et le marxisme sont identiques ».
    Blog


    • Luniterre Luniterre 8 septembre 17:25

      @Étirév

       « La Gosbank contrôlait les transactions financières soviétiques de plus près encore que les autres banques centrales ne le font dans les pays de l’Ouest. En effet, toutes les transactions entre les entreprises soviétiques passaient par la Gosbank qui pouvait, ainsi, tout surveiller.


      Depuis décembre 1991, la Gosbank de l’URSS est devenue la Banque Centrale de la fédération de Russie de Vladimir Poutine. »

       

      Le contrôle d’une Banque Centrale Nationale sur la circulation monétaire et du crédit sur son propre territoire, c’est tout simplement sa fonction de base et sa raison d’être.

      La question importante est donc de savoir qui contrôle la Banque Centrale Nationale, et pour quelle politique économique et monétaire.

      En France la Banque de France n’est plus, de part son statut actuel, qu’une « succursale locale » de la BCE et ne travaille donc plus que pour le compte de celle ci et sa politique « européenne » et non plus du tout pour le bien de l’économie et de la société française.

      Évidemment, les deux pourraient éventuellement correspondre, mais en pratique on voit bien que ce n’est pas du tout le cas.

      En Russie, par contre, qu’on l’aime ou non, le fait est que le gouvernement national de Poutine a conservé le contrôle de sa Banque Centrale Nationale et travaille pour l’essentiel en bonne entente avec la présidente de la Banque Centrale de la Fédération de Russie, Elvira Nabioullina, en poste depuis 2013.

      C’est l’un des facteurs essentiels de la résilience de ce pays depuis les différentes vagues de sanctions internationales, décuplées depuis depuis 2022, évidemment.

      Donc la Russie reste un pays de capitalisme national, et non pas un pays dominé par le mondialisme banco-centraliste, et il est même carrément le principal pays à résister dans cette situation, avec quelques autres, alors que la Chine, par contre, même si alliée avec la Russie sur de nombreux aspects de la politique internationale, n’en constitue pas moins un pôle rival des USA concernant la mondialisation banco-centraliste.

       

      A ce sujet relire >>>

       

      Dette mondiale : « vilain canard » qui n’en a pas !


      https://cieldefrance.eklablog.com/dette-mondiale-vilain-canard-qui-n-en-a-pas-a213787605

       

      Luniterre

       


  • Rinbeau Rinbeau 8 septembre 13:06

    Pour Karl Marx le prolétariat n’a pas de frontière.. Le capitalisme industriel existe bel et bien.. Mais il s’est déplacé vers d’autres pays où l’ouvrier pour le patron coûte moins cher et ne connait pas la notion de grève.. Reste effectivement en occident la ploutocratie bancaire.. Et ça doit faire longtemps que vous n’avez pas mis les pieds dans une entreprise Française pour vous rendre compte sur le terrain que les analyses de Marx restent tout à fait pertinentes..


    • Luniterre Luniterre 8 septembre 15:35

      @Rinbeau

      L’industrie s’est « déplacée » depuis déjà les années 70 du siècle passé, mais comme il est précisé dans l’article l’automatisation généralisée, puis la robotisation des processus de production industriels a également commencé à cette même époque, et donc également la tertiarisation, dans les pays nouvellement industrialisés


      >>> la robotisation et la tertiarisation ont donc également gagné le Japon puis la Chine, même si avec quelques années et décennies de décalage


      >>> les usines entièrement robotiques sont de plus en plus nombreuses, même en Chine


      >>> effectivement, ça fait quelques décennies que je n’ai plus travaillé en usine, mais dès le début des années 70, chez Simca-Chrysler, à Poissy, lors du changement de modèle entre la Simca 1301-1501 et la Chrysler 160-180 le nombre d’ouvriers sur le ligne de production s’est déjà trouvé sensiblement divisé par dix, suite à l’automatisation de la nouvelle ligne de production.


      >>> aujourd’hui, cette usine qui a compté jusqu’à 25 000 ouvriers et plus est quasiment sur le point de fermer complètement, avec une activité transformée et ultra réduite.


      >>> lorsque l’on parle d’usines quasiment entièrement robotisées on peut encore parler de capital fixe, évidemment, mais certainement pas de « capitalisme industriel » au sens de Marx, qui implique l’élargissement du capital à travers la plus-value réalisée sur le travail humain productif, et non pas sur la production robotique, dont la valeur intrinsèque n’est que la valeur d’amortissement du dit capital fixe robotique


      >>> le profit, dans ce cas, ne provenant que d’un excédent monétaire en circulation sur le marché, essentiellement au titre de la dette, qui seule permet de compléter le cycle de renouvellement du capital fixe de manière « rentable »


      >>> donc on ne peut plus parler de « capitalisme », industriel ou autre, mais seulement de banco-centralisme, en raison de l’origine de la monnaie « extra », en circulation au titre de la dette


      >>> donc les analyses de Marx qui restent effectivement tout à fait pertinentes sont essentiellement celles des Grundrisse, qui explorent la prospective de cette fin du capitalisme en train de se produire de notre temps


      >>> la seule « nuance », mais de taille, c’est que le prolétariat industriel a d’ores et déjà disparu en tant que classe en soi et pour soi dans la mesure où, comme vous le soulignez vous même, son émergence politique ne s’est pas produite dans les pays les plus récemment industrialisés, dont la Chine, pourtant supposément « communiste » !


      >>> les seules luttes ouvrières notables s’y son produites essentiellement à Shangaï, au tournant des années 60 et 70 et ont été violemment réprimées par le pouvoir maoïste, au nom de la prétendue « Grande Révolution Culturelle Prolétarienne » !!!


      Luniterre



    • Luniterre Luniterre 8 septembre 16:18

      @Rinbeau

      PS >>> Concernant l’effacement politique et social de la classe ouvrière en France, relire >>>


      1936-2026, le combat social est-il encore possible, et pour quel objectif ?

      https://cieldefrance.eklablog.com/2026/06/1936-2026-le-combat-social-est-il-encore-possible-et-pour-quel-objectif.html


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      Les nouveaux chiffres de l’emploi industriel ouvrier en 2026 (Edition AgoraVox)

      https://cieldefrance.eklablog.com/2026/06/les-nouveaux-chiffres-de-l-emploi-industriel-ouvrier-en-2026-edition-agoravox.html


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      De la conception gauchisante des « rides politiques » internationales...

       https://cieldefrance.eklablog.com/2026/08/de-la-conception-gauchisante-des-rides-politiques-internationales.html


      Dans ce récent article il y a un lien vers un doc PDF reproduisant un article d’« Alternative » datant de 1996, soit donc un an après les grandes luttes sociales de l’année précédente, concernant les retraites, et qui montre que déjà à cette époque la classe ouvrière industrielle est devenue minoritaire au sein même de l’ensemble de la catégorie « ouvrière » telle que définie par l’INSEE.

      A comparer avec les chiffres cités dans les liens ci-dessus, évalués sur les mêmes bases, et qui permettent donc de comprendre le reflux réel de la classe ouvrière industrielle dans notre pays.


      Luniterre


    • Luniterre Luniterre 9 septembre 12:19

      @Rinbeau

      A l’époque de Marx, la révolution industrielle en était encore à sa toute première phase et le prolétariat industriel productif était une classe en pleine expansion à l’échelle mondiale, et surtout, évidemment, dans les nations occidentales les plus avancées industriellement. La classe ouvrière industrielle, aujourd’hui quasiment disparue en tant classe en soi et classe pour soi, politiquement organisée en tant que telle, pouvait par contre, à cette époque lointaine, il y a plus d’un siècle et demi, jouer un rôle politique et social déterminant, y compris à l’échelle internationale, donc. C’est toute la signification du Manifeste Communiste de 1848, un des rares textes de Marx qui est peut-être encore occasionnellement lu par les gauchistes, et encore... Néanmoins ce texte ne se berce pas d’illusion sur la capacité du prolétariat à mener des luttes réellement unifiées et synchronisées à l’échelle mondiale, contrairement à une idée reçue, et surtout, donc par les gauchistes qui ne l’ont pas réellement lu, et semble-t-il pas compris, de toute façon :


      « Den Kommunisten ist ferner vorgeworfen worden, sie wollten das Vaterland, die Nationalität abschaffen. Die Arbeiter haben kein Vaterland. Man kann ihnen nicht nehmen, was sie nicht haben. Indem das Proletariat zunächst sich die politische Herrschaft erobern, sich zur nationalen Klasse erheben, sich selbst als Nation konstituieren muß, ist es selbst noch national, wenn auch keineswegs im Sinne der Bourgeoisie. »


      « Les communistes ont également été accusés de vouloir abolir la patrie, la nationalité. Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut pas leur prendre ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat doit d’abord conquérir le pouvoir politique, s’élever au rang de classe nationale, se constituer lui-même en tant que nation, il est encore lui-même national, même si en aucune manière dans le sens de la bourgeoisie. »


      En 1888 Engels proposait une variante de ce passage, qui, à en éclaire précisément le sens, c’est à dire le caractère de classe du pouvoir « national » ainsi nouvellement constitué :


      Engels 1888 _ « Den Kommunisten ist ferner vorgeworfen worden, sie wollten das Vaterland, die Nationalität abschaffen. Die Arbeiter haben kein Vaterland. Man kann ihnen nicht nehmen, was sie nicht haben. Indem das Proletariat zunächst sich die politische Herrschaft erobern, sich zur führenden Klasse der Nation erheben, sich selbst als Nation konstituieren muß, ist es selbst noch national, wenn auch keineswegs im Sinne der Bourgeoisie. »


      « Les communistes ont également été accusés de vouloir abolir la patrie, la nationalité. Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut pas leur prendre ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat doit d’abord conquérir le pouvoir politique, s’élever comme classe dirigeante de la nation, se constituer lui-même en tant que nation, il est encore lui-même national, même si en aucune manière dans le sens de la bourgeoisie. »


      Pour retrouver les textes originaux de Marx et leurs traductions, c’est ici :


      https://archivmarx.wordpress.com/2023/01/10/contre-le-pseudo-marxisme-universitaire-et-groupusculaire-en-revenir-a-loriginal/


      Luniterre


    • Luniterre Luniterre 9 septembre 16:16

      @Rinbeau

      PS >>> la re-traduction des deux versions de ce passage du Manifeste a été faite à l’occasion de la publication, en Août 2020, du troisième volet d’une étude générale visant à résumer les grands principes du ML :

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/08/01/ml-au-21eme-siecle-marxisme-leninisme-marx-lenine-ml-en-deux-mots-cest-quoi-partie-3/

      C’est aussi une des premières occurrences où fut abordée la notion de banco-centralisme comme stade de la domination de classe succédant au capitalisme.

      Néanmoins, dans la lignée des deux premiers volets de cette étude, l’illusion subsistait encore que la classe ouvrière industrielle, même minoritaire, pourrait encore jouer un rôle d’avant-garde des luttes sociales et constituer à la fois le ferment et le pivot d’une nouvelle forme d’unité populaire et prolétarienne.

      Une illusion renforcée par une confusion non élucidée à cette époque, et délibérément induite par la présentation officielle des stats de l’INSEE, qui amène, si l’on ne pénètre pas dans les arcanes de leur « classification », à confondre « classe ouvrière » avec « catégorie ouvriers » au sens pour le moins ambigu de l’INSEE, et qui est néanmoins déjà sociologiquement minoritaire et en déclin depuis des décennies.

      Pour aller plus loin et comprendre vraiment ce qui se passe dans notre France du XXIème siècle, il faut donc arriver à cerner vraiment, dans le maquis des chiffres de l’INSEE, celui qui correspond réellement à la définition précise de classe ouvrière industrielle.

      Pour la région Île de France, et après moult recherches, on est donc tombés sur un doc INSEE qui donne le chiffre pour 2018, précisément à l’occasion d’une étude « comparative » avec la période « Mai 68 » !!!

      Le chiffre est donc, en 2018, de 97 400 ouvriers industriels en Île de France, soit 1,52% de la population active.

      https://cieldefrance.eklablog.com/le-sens-retrouve-du-combat-social-en-france-a213299195

      Chiffre qui a donc déjà huit ans... Jusqu’ici, on n’a pas trouvé de « mise à jour » de cette étude, et il fort improbable que cette situation se soit améliorée.

      Mais l’Île de France est surtout une région de commerces et de services plus que d’industries, et par approximations on en était, à l’époque, à évaluer entre 5 et 7% le chiffre à l’échelle nationale.

      Plus récemment on a donc pu reprendre cette recherche à l’échelle nationale, et le chiffre est bien autour de 5%, avec une incertitude induite, là aussi, par l’INSEE, qui « dispatche » les ouvriers du Bâtiment dans les diverses autres catégories, sans que l’on ait accès à la proportion exacte >>> c’est pourquoi le chiffre cité, de 5 à 6%, est un « maximum optimiste », la réalité étant possiblement en deçà des 5%.

      >>> Voir les études déjà citées en liens ici :

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-abreger-le-sigmaringen-de-la-271872#forum6943600

      Le marxisme, ce n’est donc pas un dogme, une sorte de Bible édictée par quelques prophètes barbus annonçant la venue du Grand Soir, mais simplement l’analyse matérialiste et dialectique de la réalité, dans son évolution concrète. Le but de l’analyse n’est pas de radoter des slogans « anticapitalistes » du siècle dernier mais de comprendre l’évolution du monde en mouvement : la classe ouvrière industrielle est bel et bien en train de disparaître sous l’effet de la robotisation, même si avec des décalages selon les pays. Bien entendu ses luttes sociales n’en sont pas moins légitimes pour autant, mais elle ne constitue clairement plus une classe d’avant-garde susceptible d’entraîner la lutte sociale généralisée dont nous avons le plus grand besoin face à la mondialisation banco-centraliste.

      Face à celle-ci, c’est donc la notion de peuple et de nation qui revient au premier plan comme facteur d’unification des luttes sociales face aux puissances financières multinationales banco-centralisées.

      Il s’agit de reprendre en main nos enjeux économiques et sociaux à l’échelle du pays, qui est la seule base où peut encore s’exercer la démocratie.

      Luniterre


  • Rinbeau Rinbeau 8 septembre 13:14

    Le libéralisme pour Karl Marx était la liberté pour les riches d’exploiter les pauvres et la porte ouverte à toutes les discriminations.. Ce qui est arrivé à la tour Eiffel samedi aux ouvrières lui donne plutôt raison.. 

     smiley


  • Durand Durand 9 septembre 08:17

    @Luniterre

    Vos explications sont très intéressantes…

    Je pensais à l’exode rural qui a accompagné l’industrialisation de la France après la deuxième guerre mondiale… Ne pensez-vous pas qu’une inversion de cet exode pourrait, à court ou moyen terme, accompagner logiquement la désindustrialisation, en mode ”ré accaparement de l’espace rural” (avec toutes ses composantes : agriculture et transformation/distribution des produits mais également, petite industrie locale, autres…), dans le cadre d’une décroissance à la fois inéluctable, volontaire et contrôlée ?

    ..


    • Durand Durand 9 septembre 08:54

      J’ajoute qu’il est bien évident que tout cela se passerait totalement d’une gestion ”d’en haut” telle que celle des instances européennes et du système banco-centraliste mondialiste qui leur est associé…

      ..


    • Luniterre Luniterre 9 septembre 11:23

      @Durand


      Effectivement, la revitalisation des campagnes est nécessairement un axe essentiel de la reconquête de notre indépendance nationale, sinon même le tout premier, en pratique ! L’agriculture est une de nos rares ressources naturelles qui puisse encore y contribuer sans dépendre d’aucune puissance étrangère.


      Et surtout, l’autonomie alimentaire du pays, qui doit logiquement en résulter, est la meilleure garantie que nous puissions avoir de continuer à vivre libres et indépendants.


      Néanmoins la reconstruction d’une industrie nationale est évidemment également nécessaire, sans pour autant, donc, se bercer de l’illusion qu’elle puisse être plus ou moins autarcique, question ressources naturelles.


      Son degré d’indépendance dépendra du degré de liberté et d’indépendance dans le choix de nos partenaires économiques industriels, et donc dans la nature politique plus ou moins équitable des relations que nous pourrons nouer dans ce domaine, ce qui nous renvoi, encore une fois, à l’un des quatre points essentiels de la reconquête référendaire de notre indépendance. Pour mémoire :


      _ Indépendance diplomatique et économique : les relations extérieures ne doivent pouvoir se faire que sur une base constitutionnelle strictement bilatérale et équitable avec chaque pays et non pas en signant des accords globaux avec des groupements internationaux de quelque nature que ce soit. Ce qui rendra ainsi caducs tous les accords inéquitables signés jusqu’ici par des politiciens traîtres à la nation.


      https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/les-quatre-points-cardinaux-du-retour-a-l-independance-de-la-france.html

      Luniterre


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