mardi 28 avril - par Daniel Salvatore Schiffer

Pour Boualem Sansal, libre maître penseur contre ses maîtres censeurs

POUR BOUALEM SANSAL,

LIBRE MAÎTRE PENSEUR CONTRE SES MAÎTRES CENSEURS

Boualem Sansal et Daniel Salvatore Schiffer, ce samedi 25 avril 2026, à l'Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique : jour où ce même Boualem Sansal a été officiellement intronisé au sein de cette vénérable institution Il est navrant de constater à quel point certains intellectuels – d’illustres inconnus, largement surestimés, le plus souvent – s’arrogent parfois l’illégitime droit, pérorant d’on se sait quelle autorité morale ou magistère philosophique, de dénigrer, et parfois de vilipender, leurs pairs lorsque ceux-ci ne rentrent pas dans le cadre restreint, pour ne pas dire étriqué, de leur propres et seules tendances politiques ou convictions idéologiques. A croire que, n’ayant visiblement jamais lu l’indépassable « Traité sur la Tolérance » du grand Voltaire, insigne représentant des Lumières, ces esprits chagrins n’ont manifestement rien compris, malheureusement pour les feux de l’intelligence elle-même, du véritable et respectueux débat d’idées, sans lequel il n’est pourtant pas de démocratie qui vaille.

Une insulte à la simple raison, cette évidente lacune de ces intellectuels autoproclamés, plus encore qu’au bon sens, que le père de la philosophie moderne, Descartes en personne, réputait toutefois, dès la première ligne de son célèbre « Discours de la Méthode », la « chose du monde la mieux partagée » !

LES SCANDALEUX ANATHEMES D’UNE PETITE CHAPELLE

C’est pourtant là, cette fâcheuse propension à exclure de leurs rangs quasi militaires ou à excommunier de leur chapelle de faux clercs (je fais expressément allusion ici au fameux intitulé, « La Trahison des clercs », d’un remarquable essai de l’admirable Julien Benda) dont est victime aujourd’hui, après qu’il ait été cependant encensé il n’y a guère si longtemps par ces mêmes détracteurs de surcroît, un écrivain aussi mondialement reconnu, par son immense talent littéraire tout autant que la profondeur de sa réflexion critique sur les errances de nos sociétés dites modernes et plus généralement du monde contemporain, que Boualem Sansal, pour qui on ne compte plus, en outre, le nombre de distinctions internationales, et non seulement nationales, dont il est le méritoire lauréat !

Et précisément : c’est une avalanche de reproches, souvent insensés plus encore qu’infondés, anathèmes dont l’indignité oscille même parfois entre le quolibet et l’injure, qui s’abat injustement aujourd’hui, à l’heure où l’éminente Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique l’a officiellement reçu ce samedi 25 avril parmi ses prestigieux membres, sur Boualem Sansal, siégeant par ailleurs déjà, y ayant été élu le 29 janvier dernier, sous la coupole dorée de l’Académie Française !

Pis : il est parfois, comme en ce lamentable cas également, des rivalités d’egos qui ont quelquefois la paradoxale ampleur de l’étroitesse d’esprit : l’oxymore se révèle là, plus que jamais en cette pénible circonstance, de mise, fût-elle ici, ainsi enrobée de très superficielles ambitions littéraires, des plus futiles plus encore que mesquines. Vanité des vanités : sic transit gloria mundi, ainsi va la gloire – la gloriole, serait-il plus opportun de dire en pareil et dérisoire contexte – du monde !

LES INTELLOS OU LA DERIVE D’UNE CASTE

Mais, par-delà même le sentencieux ton d’aussi misérables diatribes, se rendent-ils simplement compte, ces « chiens de garde » (c’est là le fameux titre d’un livre, resté célèbre dans les annales de l’intelligentsia française, de Paul Nizan, lui-même préfacé là par Jean-Paul Sartre en personne) de l’actuelle et pauvre bien-pensance, qu’ils ne font qu’accréditer ainsi ce que disait Vincent Bolloré (qui, à travers les groupes Vivendi et Hachette, contrôle notamment Grasset), pas plus tard que ce dimanche 19 avril dans une tribune du « Journal du Dimanche » lorsque, pour répondre au tollé intello-médiatique suscité par l’inattendue éviction d’Olivier Nora de la présidence de Grasset, précisément le nouvel éditeur de Boualem Sansal (désormais supposé d’accointances avec l’extrême droite) après son tumultueux départ de chez Gallimard : « Une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous, et qui se coopte et se soutient et qui, grâce à sa capacité de fracas médiatique, fait peur à beaucoup », y répliqua-t-il !

Une caste : c’était déjà là, soit dit en passant, la formule que j’avais moi-même employée, il y a plus de trente ans, dans un de mes propres essais, intitulé « Les Intellos, ou la dérive d’une caste » (https://www.amazon.fr/intellos-d%C3%A9rive-dune-caste/dp/2825106372), pour fustiger, à partir d’une analyse se voulant rigoureusement objective, sans parti-pris ni préjugés d’aucune sorte, les diverses compromissions politico-idéologiques de certains intellectuels avec les totalitarismes de gauche (marxisme-léninisme, trotskysme, stalinisme, maoïsme…) comme de droite (fascisme, national-socialisme, franquisme, capitalisme sauvage…),

LE COMPLEXE INTELLO-MEDIATIQUE, TROP SOUVENT SYNONYME DE TERRORISME INTELLECTUEL

Le grand Raymond Aron, à qui l’on doit notamment, avec « L’opium des intellectuels », une des critiques les plus cinglantes, mais tout aussi justifiées, de ce complexe intello-médiatique, souvent synonyme de terrorisme intellectuel, avait eu, quant à lui, un autre bon mot, dans ses très fécondes « Mémoires », pour pourfendre ce genre, comme à l’encontre de Boualem Sansal donc aujourd’hui, d’excommunions majeures : des « Fouquier-Tinville de café littéraire » les y qualifia-t-il textuellement, en métaphorique quoique explicite référence (via un des intellectuels germanopratins les plus médiatisés mais sur le nom duquel je préférerais laisser choir ici un voile charitable afin de ne pas lui porter davantage, paradoxalement, ombrage) à cet épouvantable procureur, grand amateur de procès expéditifs et de verdicts despotiques, de guillotine et d’échafaud, sous la sanguinolente terreur révolutionnaire !

UN PARADOXE A MEDITER : QUAND LE GENIE SE MESURE A L’AUNE DE SES ENNEMIS

Mais que mon fraternel ami Boualem Sansal, auquel j’ai dédié l’important ouvrage collectif, « Critique de la déraison antisémite – Un enjeu de civilisation, un combat pour la paix (https://www.amazon.fr/Critique-d%C3%A9raison-antis%C3%A9mite-civilisation-combat/dp/2369563729), que j’ai dirigé autour de 30 intellectuels de premier plan et pour lequel je me suis tant battu, au seul mais inaliénable nom de la liberté, de la dignité humaine et de la tolérance des idées, lorsqu’il était arbitrairement retenu prisonnier en une obscure geôle d’Algérie, se rassure en méditant cet audacieux mais pertinent aphorisme, qui n’était méprisant qu’en apparence comme chez tout authentique dandy, de mon cher et brillant Oscar Wilde, auquel j’ai naguère consacré une significative biographie (https://www.amazon.fr/Oscar-Wilde-Daniel-Salvatore-Schiffer/dp/2070340988) : « je mesure mon génie au nombre de mes ennemis ». Bienvenue au club !

Et, un demi-siècle plus tard, cet autre mordant mais pénétrant esprit qu’était Sacha Guitry, dont les bons mots sont désormais passés à la postérité eux aussi, de lui emboîter, en guise d’élégant écho, le tout aussi magistral pas : « si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d’eux, ils en diraient bien davantage » !

Et en effet, comme le prône à bon escient Boualem Sansal, maître penseur, à sa très libre manière, contre les maîtres censeurs de tous poils (surtout les barbus enturbannés de l’intégrisme religieux et leurs épigones islamo-gauchistes), mieux vaut un éloquent silence, plutôt que l’inaudible fracas d’une piètre et stérile polémique, en guise de réponse à cette bruyante mais inconsistante meute d’écrivaillons, d’intellectuels de bas étage et d’artistes de seconde zone, en mal de ce que le flamboyant Andy Warhol, maître en slogans publicitaires, appelait, pour mieux les brocarder, leur inénarrable « minute de gloire ».

UN IMMORTEL AUX PORTES DE LA GLOIRE ETERNELLE

Car ce bel, affable et généreux esprit qu’est Boualem Sansal, à présent doublement immortel sous les coupoles sœurs de l’Académie française et belge, a, lui, par l’incontestable qualité de son œuvre littéraire comme pour la non moins indéniable excellence de sa pensée critique (au sens le plus noble du terme), les portes grandes ouvertes, désormais, de la gloire éternelle !  

DANIEL SALVATORE SCHIFFER*

*Philosophe, écrivain, auteur d’une cinquantaine de livres, dont « La Philosophie d’Emmanuel Levinas – Métaphysique, esthétique, éthique » (Presses Universitaires de France), « Les Intellos ou la dérive d’une caste – De Dreyfus à Sarajevo  » (Editions L’Âge d’Homme), « Grandeur et misère des intellectuels – Histoire critique de l’intelligentsia du XXe siècle » (Editions du Rocher), « Critique de la déraison pure – La faillite intellectuelle des ‘nouveaux philosophes’ et de leurs épigones » (Editions François Bourin/Les Pérégrines), « Oscar Wilde » et « Lord Byron » (Gallimard – Folio Biographies), directeur de nombreux ouvrages collectifs, dont « Penser Salman Rushdie » (Editions de l’Aube/Fondation Jean Jaurès), « Repenser le rôle de l’intellectuel » (Editions de l’Aube), « L’humain au centre du monde – Pour un humanisme des temps présents et à venir » (Editions du Cerf) et « Critique de la déraison antisémite – Un enjeu de civilisation, un combat pour la paix » (Editions Intervalles).

JPEG - 335.7 ko
Boualem Sansal et Daniel Salvatore Schiffer, ce samedi 25 avril 2026, à l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique : jour où ce même Boualem Sansal a été officiellement intronisé au sein de cette vénérable institution


19 réactions


  • Fergus Fergus 28 avril 16:08

    Votre cause est (très) mauvaise !

    Il est clair que la mobilisation en faveur de la libération de Boualem Sansal était amplement justifiée, eu égard au traitement que l’écrivain a subi de la part de l’état algérien. Et cela sans s’attacher au positionnement idéologique de cet auteur dans ses livres.

    Il est non moins clair que les critiques dont Sansal a été l’objet à la suite de l’annonce de son départ de Gallimard pour Grasset sont tout aussi justifiées. Car le prétexte d’un différend avec son éditeur sur les conditions de sa libération est accablant de mauvaise foi !

    Sansal n’a en effet rien tenté pour dissuader Gallimard d’agir pour obtenir sa grâce. Qui peut croire qu’il n’a pas, au moins tacitement, donné son consentement à cette démarche qui lui a permis de recouvrer la liberté ?

    Si maintenant Sansal veut « se tirer » de notre pays, qu’il se tire. Il n’y aura plus grand monde pour regretter ce pitoyable départ !


    • Fergus Fergus 28 avril 16:36

      A la place de Gallimard, je méditerais ce proverbe populaire :

      « Fais du bien à vilain, il te chie dans la main ! »


    • La Bête du Gévaudan 29 avril 14:00

      @Fergus

      Parce-que le procès intellectuel stalinoïde dont Boualem Sansal est la victime de la part de la gauche française ne vous dérange pas ?

      Il n’a pas l’heur de correspondre au portrait du « bon sauvage » tel que l’affectionne la gauche française depuis bientôt 300 ans...


    • Eric F Eric F 29 avril 17:57

      @La Bête du Gévaudan

      Le fait d’être victime de la camarilla gauchisante est regrettable mais ne constitue pas en soi un brevet d’irréprochabilité.
      Les éditeurs sont souvent, qu’on le veuille ou non, « marqués » idéologiquement, surtout dans le cas de la reprise de Grasset par Bolloré et l’éjection du précédent directeur. Sansal a en quelque sorte choisi un camp, il est de ce fait encensé sur CNews.
      La formule citée par l’auteur « ’je mesure mon génie au nombre de mes ennemis’. Bienvenue au club", outre une incommensurable immodestie, est une généralisation spécieuse : il y a des génies qui recueillent une grande approbation, et de sinistres crétins qui se sont suscité d’innombrables ennemis.


  • pasglop 28 avril 18:51

    Ah mon bon monsieur, la modestie et la concision, fussent-elles (barbarisme assumé) publicitaires, sont des qualités qui se perdent...


  • xana 28 avril 20:54

    Quelle diarrhée prétentieuse...


    • Gérard Luçon Gérard Luçon 29 avril 10:31

      @xana

      Pour info : mon fils (Le Diplo en roumain) et Patrick de Hillerin (ex-Academia Catavencu) ont écrit plusieurs articles sur l’annulation des élections (docs. en FR, Anglais et roumain) si intéressé me le dire pour recevoir le lien « substak gratuit ».


  • LeMerou 29 avril 06:06

    Bonjour

    Je ne connais pas M. SANSAL, ni ses écrits, donc ne jugerai pas l’auteur et ses écrits et tout ce tintamarre pour à la base un changement d’éditeur est insensé, trouvant quoique l’on en dise, les mots de M. BOLLORE parfaitement réalistes.


    • Fergus Fergus 29 avril 12:49

      Bonjour, LeMerou

      Vous faites erreur, Bolloré n’a - à ma connaissance - rien dit à propos de l’arrivée de Sansal chez Grasset !


    • La Bête du Gévaudan 29 avril 13:24

      @Fergus

      Bolloré s’est contenté de rappeler que le directeur de Grasset s’était augmenté son salaire annuel de 800 000 à plus d’1 000 000 d’euros, et qu’il trouvait cela cher au regard du bilan financer de l’éditeur...

      en tant que capitaliste, ça ne dérange pas Bolloré qu’un patron d’édition soit grassement payé (chez Grasset !)...

      par contre, ça en a fichu un coup à « l’humanisme » et « l’anti-capitalisme » des gauchistes zindignés, ah ah !...

      l’éditeur gauchiste qui tourne à 84 000 euros mensuels, ça vous place son homme !

      Je me demande pourquoi ces « mâles blancs de plus de 50 ans hétérosexuels millionnaires » (Mélenchon, Villepin, Olivier Nora, etc.) ne s’appliquent pas à eux-mêmes leurs préceptes dé-coloniaux et anti-capitalistes : qu’ils distribuent leur argent aux pauvres et cèdent leur place à des racisés !


  • Gérard Luçon Gérard Luçon 29 avril 08:49

    Sansal est algérien, il se rend en Algérie, c’est la loi de ce pays qui prévaut sur tout le territoire...


    • La Bête du Gévaudan 29 avril 13:36

      @Gérard Luçon

      et quand le régime fasciste musulman iranien fait poignarder le romancier athée de gauche Salman Rushdie à l’étranger, c’est quelle législation qui s’applique ?

      C’est ça le « monde multipolaire du sud global inclusif qui respecte le droit international et les souverainetés » ? Faire assassiner des romanciers libre-penseurs à l’étranger ?


    • Eric F Eric F 29 avril 18:13

      @Gérard Luçon

      Oui, enfin, bon, comme Sansal a pris la nationalité française en deuxième nationalité, les autorités algériennes ont savouré le coup bas géopoliticien de le condamner pour faire chier la France, et le libérer sur demande d’un autre pays.
      A ce propos, je m’attendais que le pape en visite en Algérie obtienne la libération du journaliste sportif également condamné là-bas.


    • Gérard Luçon Gérard Luçon 30 avril 07:01

      @La Bête du Gévaudan

      hors sujet « as usual » !


    • Gérard Luçon Gérard Luçon 30 avril 10:41

      @Eric F

      je crois que cela n’a rien à voir avec la France, Sansal est pro-Israélien (d’où cet article de DSS) et il se tient aux côtés du Maroc contre l’Algérie, laissons les se démerder entre eux !


  • ZenZoe ZenZoe 29 avril 10:34

    Boualem Sansal veut quitter la France dans quelques mois, dès l’achèvement de ses soins, ha ha ! Il hésiterait parait-il entre la Belgique et la Suisse. Peut-on lui conseiller plutôt la Suisse ? Moins islamisée, et surtout bien plus intéressante au niveau fiscal.

    Bien entendu, M. Sansal, le cas échéant, pourra toujours revenir en France reprendre ses lourds traitements médicaux, généreusement payés par nous, les Français ’’adorables’’ ainsi qu’il nous décrit.

    Voyez-vous, la France, pour lui, c’est fini . Mais cher monsieur, voudrait-on lui objecter, la France, pour vous, elle n’a sans doute jamais commencé, soyez honnête. Vous êtes ce qu’on appelle un Français de papier, nationalisé Dieu sait pourquoi par un Président loufoque. Vous n’auriez jamais n’aurait du obtenir notre nationalité si précieuse et que vous foulez aux pieds.

    Partez donc, cher monsieur, et faites-vous oublier ! Vous êtes la preuve vivante qu’on peut être un grand écrivain et un homme piteux.


  • La Bête du Gévaudan 29 avril 13:46

    il est fascinant de voir comment la gauche soutient les régimes obscurantistes tyranniques contre les écrivains...

    Kravtchenko, Soljénitsyne, Salman Rushdie, Boualem Sansal, etc.

    A chaque fois la gauche nous ressort la même rhétorique stalino-paranoïde : « ce sont de mauvais dissidents ! »... Et toujours la même rhétorique nauséabonde et éculée : « ce sont des traîtres agents de la CIA sioniste machin chose »...

    eh oui... pour la gauche, la dissidence se résume à dénoncer les « vilains capitalistes occidentaux »... par contre, dénoncer les dictatures communistes ou musulmanes, alors là c’est interdit...

    La gauche se fourvoie une fois de plus dans sa longue histoire : le totalitarisme islamiste sera vaincu et discrédité, comme l’ont été le nazisme et le communisme... et la gauche, une fois de plus, aura trempé dans les pires compromissions.


    • Eric F Eric F 29 avril 19:07

      @La Bête du Gévaudan

      La gauche morale est « décolonialiste » et soutien de ce fait les régimes issus de la décolonisation, de la même manière qu’elle est « anticapitaliste » et soutenait les régimes communistes et désormais les régimes bolivariens, etc.
      A propos des « mauvais dissidents », le problème est que certains sont récupérés et instrumentalisés par la droite radicale, ce qui les discrédite à gauche


  • sophie 4 mai 11:12

    On dirait Joseph sur la photo.... smiley


Réagir