mardi 13 avril 2010 - par Michel Koutouzis

Prédateurs, abuseurs, corrupteurs intransigeants

 De Santiago du Chili, par la voix de son maître, le cardinal Bertone, secrétaire d’Etat du Vatican - sorte de premier ministre - nous demande de nous faire mettre à nous tous qui soupçonnons le célibat responsable du tsunami pédophile qui bourre l’église catholique. Pour lui, il faudrait lorgner du côté des homosexuels : « cette pathologie (sic) touche toutes les catégories de gens » nous dit-il, « les prêtres aussi, mais à un moindre degré si on observe les statistiques ». Pour avoir dépensé plus de deux milliards de dollars pour étouffer les affaires de pédophilie aux Amériques, l’église catholique devrait connaître pourtant, et de première main, que les statistiques ne sont guère fiables. Après tout, aucun autre corps social ne protège « ses » pédophiles avec autant de constance et d’acharnement. Ca doit bien déteindre sur les chiffres.
 

Loin de moi l’idée que l’église de Rome est la seule à profiter du contrôle des sexes, et qu’elle ne paie après tout que le prix minime de ce pouvoir qu’elle exerce sur le corps des prélats et des croyants. Au Mont Athos, les moines fous de dieu sont des chasseurs du féminin : il faut les voir scruter les animaux domestiques ou sauvages, pour contrôler si par malheur une femelle n’était tombée du ciel. Heureusement qu’ils ne sont pas entomologistes ou botanistes : la nature luxuriante qui les entoure est essentiellement féminine : les pistils ou gynécées - nom que l’on donnait aussi aux harems antiques - les reines de leurs ruches, les œufs de lump dont ils se gavent… Bref, ils vivent un enfer sans le savoir. Cela n’est pas sans conséquences : il faut voir leur regard lubrique au passage des éphèbes touristes, écouter les histoires scabreuses des jeunes séminaristes apprentis , lire Jacques Lacarrière et son hommage au Mont Athos (Un été grec), pour saisir l’incohérence et les impasses de leur obsession antiféministe. Mais après tout, le Mont Athos n’est qu’un musée vivant voué au monde byzantin, crée jadis par l’empereur pour éloigner les moines trop influents à Constantinople. Mais, en général, les popes grecs pouvant se marier, régissant des croyants qui peuvent divorcer trois fois, leurs scandales scabreux portent essentiellement sur les femmes de leurs administrés. C’est déjà ça…

Laissons de côté les imams et les traditions ottomanes ancestrales tournant autour du kocek, le jeune garçon apprenti, danseur voluptueux de la cour des sultans. Ne gâchons pas les vacances marocaines des uns et des autres, ni les soirées princières à Djeddah. Par ailleurs nous sommes là dans un autre monde - jadis assumé - plus proche des traditions shintoïstes, bouddhistes ou athéniennes et où la pédérastie est considérée comme un apprentissage, un rituel accédant à la maturité, au grand plaisir (mais aussi à la grande responsabilité) de ceux qui en ont la charge. L’helléniste Pierre Vidal Naquet ne nous révélait pas que la pédérastie était rigoureusement interdite chez les esclaves ? Tradition reprise par les perses du seizième siècle « à la femme la reproduction, aux jeunes le plaisir » nous dit un de leurs dictons…

Au fil des siècles, il existe cependant une constante. Que l’on discourt sur la pédophilie ou la pédérastie (littéralement être attiré ou aimer les enfants), cela concerne quasi exclusivement les garçons. Pas de mystère là dessus. Les femmes et les jeunes filles sont exclues de ce monde d’hommes. De l’antiquité à aujourd’hui, plus les femmes sont exclues, considérées comme un élément utilitaire d’une société essentiellement masculine, et plus l’amour des jeunes concerne les garçons. Plus une société, une structure sociale est misogyne (littéralement haïssant la femme) et plus l’amour des garçons apparaît comme une solution aux pulsions complexes d’attraction - répulsion du féminin. La Grèce antique basait sa misogynie sur des considérations malthusiennes à la base de la cité idéale voire de la démocratie ingérable pour un grand nombre. Elle relayait cette crainte d’un dépassement démographique par des mythes fondateurs de la cité qui peignaient la femme comme un danger pour son équilibre démographique et sa rationalité philosophique (bacchantes). Mais, en passant du logos à la révélation, cette peur du féminin (qui réussit vers le sixième siècle AJC à faire de la mère de Jésus une vierge pour pouvoir, enfin, la sanctifier pleinement) ne pouvait pas donner à la révélation, qu’elle soit juive, chrétienne ou musulmane, la forme féminine. Pour l’islam, tardif dans l’accumulation des religions monothéistes, ce fut le temps d’un progrès : pour les mêmes raisons démographiques, la religion des puits d’eau tuait les filles jusqu’à l’apparition du premier mâle. Pour les autres, ce fut une régression : un dieu mâle tout puissant remplaça le désordre d’une ribambelle de divinités qui préservait une parité houleuse. Pour les amoureux du dogme, comme l’est aujourd’hui le pape, couvrir les scandales - littéralement les provocations du diable contre les commandements de Moïse (Pentateuque) - reste la seule manière de préserver l’absence de contestation de l’homme dieu. Ce n’est donc pas une mince affaire : garder la femme à sa place vaut bien la protection de quelques curés scandaleux. Ils ne sont que des pierres de l’édifice ; Eve, elle, en est la pierre de voûte. 



26 réactions


  • ddacoudre ddacoudre 13 avril 2010 10:55

    bonjour michel

    cours mais excellent.
     en ces temps « d’obscurantisme » qui se préparent, au moment où la connaissance scientifique explose, il n’est pas inutile de rappeler le poids de l’histoire humaine, source de beaucoup de nos représentations « névrotiques », et souligner au travers de l’exemple des popes que nous pouvons trouver normal d’atteindre le délire.

    cordialement.


  • Gollum Gollum 13 avril 2010 10:57

    On peut mettre cette misogynie en relation avec ce qui est la tare fondamentale de toutes les religions exotériques : une dualité Bien/Mal absolument stérile. 


    Avec la nécessité moraliste de lutter contre le Mal et de choisir son camp, celui de l’esprit. La matière est donc sinon maudite, du moins fortement suspecte, de même que la féminité qui se range dans cette catégorie.
    Elle ne peut être tolérable que sous la forme de la Vierge Mère. L’amante ne peut être déifiée, elle, et ne se trouve tolérée que dans le mariage, et encore avec consommation modérée.

    D’où le passage sous silence par les Églises de la possibilité d’une relation passionnée entre Marie-Madeleine et le Christ, celle-ci étant désignée au contraire dans les milieux gnostiques comme la treizième apôtre, la plus importante..

    Sauf que l’esprit ainsi défendu par ces Églises n’est rien d’autre que l’image qu’elles-mêmes se font de l’Esprit véritable qui n’est en aucune façon l’ennemi de la Femme, de la Matière et même du Mal lui-même, puisque celui-ci se trouve intégré dans le plan de Dieu et n’en est de ce fait aucunement l’ennemi. Cette position est d’ailleurs celle de tous les monismes véritables notamment en Inde, connue sous le nom de doctrine de la non-dualité.

    Le bouddhisme connaît d’ailleurs lui aussi cette séparation entre Hinayana misogyne, Mahayana non misogyne et Vajrayana qui utilise même la sexualité, par le tantrisme, dans sa recherche de transmutation de l’homme.

    Les mêmes remarques peuvent être faites en Islam, voir les différences entre soufisme et sunnisme strict. Idem dans le monde hébreu où la féminité est magnifiée dans la Kabbale.

    Je précise aussi que l’attitude de l’Église privilégiant la foi au détriment de la connaissance, ainsi que la soumission à l’autorité au détriment de la recherche personnelle, n’est en rien une attitude virile et ne peut convenir qu’aux hommes ayant de sérieux problèmes avec leur part homosexuelle plus ou moins latente..

    Les désordres ainsi révélés (pédophilie) ne sont que la conséquence de toute une attitude théologique pervertie à la base. On reconnaît l’arbre à ses fruits. (Attention : cela ne veut pas dire que je suis un anti-catholique primaire, ma position est plus nuancée que cela. Il y a eu beaucoup de fruits positifs AUSSI au cours de 2000 ans de christianisme plus ou moins fidèle)


  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 13 avril 2010 12:27

    L’article part du principe que le celibat des pretres est responsable du « tsunami de pedophilie »

    Donc logiquement :

    - les pedophiles (ceux qui agressent sexuellement les enfants) sont majoritairement celibataires
    - il y a plus de pedophilie dans l’Eglise qu en dehors


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 13 avril 2010 12:29

      Le 2eme cas n’est pas prouvé, et on aurait plutot tendance a croire qu il y a plus de pedophilie dans l’Education Natioale qu au sein de l’Eglise Catholique


      Le 1er point est faux. Les pedophiles sont majoritairement des gens mariés, inserés socialement


      De plus, il y a des cas de pedophilie dans les Eglises protestantes


    • Takuan Takuan 13 avril 2010 13:39

      ...des cas de pédophilie dans les églises protestantes.
      proportionellement beaucoup moins que chez les cathos déjà du fait que les pasteurs sont généralement mariés et également du fait que l’église protestante ne pratique pas l’embrigadement genre scouts ou JMJ,pensionnats fermés etc...ils sont plutôt banquiers,financiers et gestionnaires de charity business,autrement dit esclavagistes et profiteurs de la misère,ce qui n’implique pas forcément le refoulement sexuel.


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 13 avril 2010 13:53

      des cas de pédophilie dans les églises protestantes proportionellement beaucoup moins que chez les cathos

      comment en etre sur ? Nous n’avons de chiffres ni pour l’un ni pour l’autre

      Quand a dire déjà du fait que les pasteurs sont généralement mariés et également du fait que l’église protestante ne pratique pas l’embrigadement genre scouts ou JMJ,pensionnats fermés , franchement, c’est du cliché qui consiste

      1. justement a refuser que les violeurs soient en general mariés

      2. oublier que les scouts protestants existent, evidemment
      http://www.eeudf.org/spip.php?rubrique104 (ils s’apppelent les unionistes souvent http://www.reforme.net/archive2/article.php?num=3151&ref=1021 )

      3. penser que les JMJ sont un enfermement (en plein air ? http://www.cccb.ca/site/content/view/1216/1271/lang,frc/ ) et oublier que les JMJ protestantes existent http://www.eglise-reformee-fr.org/article.php3?id_article=208 , mais comme les medias n’en parlent pas, elles n’existent pas ...

      4. Les pensionnats fermés aussi, cf Eglise Anglicane et lees public school brits comme eton http://www.etoncollege.com/


      bref oyui a l’analyse, non aux clichés




  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 13 avril 2010 12:41

    Education Nationale

    Belgique http://www.nordeclair.be/regions/huy_waremme/2009-09-21/hannut-fui-maison-16-728072.shtml Je savais que mon père était un pédophile, alcoolique, pervers et violent. Oui, j’ai dû le subir, oui ses enfants sont aussi victimes de ce monstre ! Cela se savait, dans Hannut, mais la petite mentalité bourgeoise ne l’admettra jamais ! Je l’avais dénoncé au CPAS en son temps lorsque j’ai fui la maison, je l’avais dénoncé à la police, mais la chape de plomb, le qu’en-dira-t-on était la norme. À l’Athénée, des parents se sont plaints à la direction. Personne n’a bougé. À part mon professeur de français !

    France http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/17/739230-Le-premier-pedophile-interpelle-grace-a-Alerte-enlevement-condamne.html des années d’impunité.


    France tjs, L’Education nationale accusée d’avoir couvert le pédophile http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-education-nationale-accusee-d-avoir-couvert-le-pedophile-20-06-2001-2002245821.php « J’ai rédigé une note consignée dans une enveloppe classée dans mon tiroir confidentiel »


  • vivien françoise 13 avril 2010 14:16

    c’est la journée de l’homme ?


  • Voris 13 avril 2010 14:35

    Aujourd’hui les homosexuels, demain les Juifs ?


  • Musardin Musardin 14 avril 2010 00:10

    Excellent article, mais être d’accord avec vous en vous lisant celà ne fait il pas de moi un katapugon  ? smiley Rien n’est simple alors endaxi ?

    Couché Platon !


  • jidejeandominique jidejeandominique 14 avril 2010 08:11

    Difficile de commenter un tel article, si confus et plein d’erreurs. La plus importante, qui plombe tout le texte, consiste en ceci :

    « Que l’on discourt sur la pédophilie ou la pédérastie (littéralement être attiré ou aimer les enfants), cela concerne quasi exclusivement les garçons. »

    Pour l’auteur, pédophilie et pédérastie seraient dont caractérisées par l’attirance « quasi exclusive » vers les garçons. Désolé, mais C’EST UNE ANERIE.

    Toutes les statistiques montrent que les filles sont à 80% au moins les victimes des pédophiles. Quant aux pédérastes, comme par définition il s’agit d’hommes attirés par les garçons oubères, il est évident que ceux-ci forment 100% de leurs victimes !

    Dommage donc que certaines personnes entretiennent toujours cette confusion et ne fondent pas leur analyse sur des bases au moins sémantiques) rigoureuses. Leur démonstration est ainsi réduite à néant.


    • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 14 avril 2010 08:39

      Puisque vous parlez « sémantique » ( je dirais étymologie) : Pédophile, du grec pais (enfant) et philos (ami, aimant). Pédéraste, du grec pais (enfant) et erastis (amant). Ceci est d’ailleurs indiqué dans le texte. Par ailleurs, je commence l’article par une mise en cause des statistiques... En fait, l’abus sexuel (viol, attouchement, etc) « familial » (c’est à dire en cercle fermé) concerne en effet les filles. C’est une autre manière d’affirmer suprématie et possession sur les siens, cela touche tous les milieux... Avec des variantes : par exemple, rien n’est comparable et aussi beau que ma propre fille, mon sang (Wasbluten blood)... Par contre, les prédateurs (souvent intégrés au sein des milieux propices) visent les garçons. D’une manière ou d’une autre le regard qui transforme l’autre en objet en le déshumanisant va de pair avec une culture brimant la sexualité. C’était plus ou moins le sujet de l’article... Bonne chance pour vos diplômes. 


  • jidejeandominique jidejeandominique 14 avril 2010 08:39

    Encore un torrent d’ânneries et de contre-vérités : écrire que : « l’église protestante ne pratique pas l’embrigadement genre scouts ou JMJ,pensionnats fermés etc... », c’est totalement faux.

    Le scoutisme, inventé par un protestant (Baden Powell, certes membre de l’Eglise anglicane mais pas catholique), est au moins aussi répandu chez les protestants que chez les catholiques (Etats-Unis, Royaume Uni, Australie, Canada, etc.). Quant aux internats, ils furent et sont encore une spécialité des confessions protestantes, toujours dans les mêmes pays anglo-saxons, pour le moins.

    Je me répète : l’analyse, parfait, mais la désinformation, non.


  • jidejeandominique jidejeandominique 14 avril 2010 08:50

    Vous n’êtes peut-être pas très rigoureux, mais au moins vous êtes poli et courtois, c’est l’essentiel. Merci de vos encouragements.


  • Massaliote 19 avril 2010 09:06

    N’en déplaise à l’auteur, les faits sont têtus : Selon une étude américaine de 1988, 86% des pédophiles se considèrent eux-mêmes comme homosexuels ou bisexuels. Quant à se faire mettre, selon votre si élégante formule, si le coeur vous en dit, libre à vous. smiley


  • frédéric lyon 19 avril 2010 09:54

    « Le scoutisme, inventé par un protestant (Baden Powell, certes membre de l’Eglise anglicane mais pas catholique), est au moins aussi répandu chez les protestants que chez les catholiques (Etats-Unis, Royaume Uni, Australie, Canada, etc.) ». 



    Exact.

    Le scoutisme a été inventé par un militaire britannique pendant la Guerre des Boers (Lord Baden Powell). A l’origine le terme « scout » est un terme militaire et désigne un « éclaireur ».

    Les principaux mouvements du scoutisme dans le monde se trouvent toujours aujourd’hui dans les pays protestants. En France, les scouts sont regroupés par religion, il existe donc des scouts catholiques, des scouts protestants (les louveteaux) des scouts israëlites et même des scouts musumans.

    De plus les mouvements scouts sont en général divisés en organisations pour les filles et organisations pour les garçons.

  • Massaliote 19 avril 2010 10:07

    Selon le professeur Massimo Introvigne directeur du CESNUR « Selon le rapport de 2004 du John Jay College de New York - l’étude qui fait le plus autorité sur ce sujet - aux Etats-Unis, 81% des accusations d’abus sur mineurs de la part de prêtres concernent des garçons et non des filles. Nous parlons d’hommes qui abusent d’autres hommes. En Irlande aussi, les abus de prêtres sur des garçons sont environ le double des abus sur des filles. Ce sont là des chiffres qui, en tant que tels, ne devraient offenser personne et auxquels il ne faut faire dire ni plus ni moins que ce qu’ils disent. [...] Il est évident que personne n’a jamais affirmé que tous les prêtres avec des tendances homosexuelles abusent de mineurs. Ce serait une accusation parfaitement injuste. Mais c’est toutefois un fait que la plupart des prêtres qui abusent de mineurs, abusent de mineurs du même sexe. [...] »


  • Shaytan666 Shaytan666 19 avril 2010 10:28

    Nous parlons d’hommes qui abusent d’autres hommes

    Faux, nous parlons d’hommes qui abusent des enfants/adolescents.
    Un pédophile sera attiré par un garçon à peine pubère tandis qu’un adulte de 25 ans le laissera tout à fait « froid ».
    C’est un fait avéré que les abus sexuels commis sur mineurs et en dehors du cercle familial sont en grande majorité commis sur des garçons tandis que c’est le contraire au sein de la famille.
    J’ai déjà été censuré pour ces propos mais je vais quand même les répéter "on ne devient pas pédophile pcq on est prêtre, éducateur, chef scout enfin tout métier qui vous met en contact avec des enfants, mais on choisi l’un de ses métiers pcq on est pédophile.
    Hors contexte familiale il y a p.ex. très peu de pédophile chez les militaires européens bien que les homosexuels h/f soient assez nombreux mais discrets.


    • Massaliote 19 avril 2010 10:31

      « très peu de pédophile chez les militaires européens » Le général Germanos serait donc l’exception ? J’en suis ravie.


    • Shaytan666 Shaytan666 19 avril 2010 11:44

      Je n’ai jamais écrit qu’il n’y en avait pas, j’ai seulement dit qu’ils (les pédophiles) étaient très peu présent à l’opposé des homosexuel(le)s.


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