Qu’est-ce qui a changé ?
Après la colère exprimée par le peuple français, après la réprobation de ces meurtres odieux, la vie reprend son cours.
Ce que les politiciens récupérateurs ont omis de penser c’est que la misère, le chômage, les taxes et les mensonges réapparaitraient et continueraient de s’aggraver tout pendant que ces problèmes ne seront pas réglés.
Aussi la grande braderie politique que nous vivons en ce moment fait la part belle aux hommes du Capital.
Une droite divisée entre sa tendance radicale adepte du FN, et ceux qui préfèrent une gauche réformiste répondant aux exigences patronales.
Quant au PS avec sa politique réformiste qui a délibérément choisi le camp des multinationales, des banques et qui se soumet aveuglément aux directives européennes, il ne nous laisse pas entrevoir des jours plus cléments.
Les tergiversations du gouvernement qui s’obstine dans sa stratégie capitalo-patronale laisse le FN occuper la place et faire de la surenchère en matière de social. Surenchère démagogique qui trompe les travailleurs.
Abusés, par les promesses de l’UMP et du PS qui n’ont jamais été tenues, les travailleurs au gré d’une certaine presse pourraient de plus en plus se tourner vers un leurre comme le FN à l’extrême droite.
En politique, il ne suffit pas d’avoir des intentions, mais encore faut-il les argumenter et expliquer les objectifs en les chiffrant. Depuis trop longtemps, les politiciens de la gauche réformiste comme ceux de droite ont fait des promesses qu’ils n’ont jamais tenues. Nous savons qui est responsable de cette situation : c’est l’exploitation poussée à son extrême. En fermant les entreprises, en rationalisant les emplois, les entreprises multinationales sont responsables du chaos économique et social.
En provoquant la montée du chômage ils réduisent le pouvoir d’achats mettant à mal la consommation qui à son tour entraine la fermeture de petites et moyennes entreprises. Par ce phénomène les professions libérales, artisanales et commerçantes sont mises en difficulté.
Chaque emploi qui est supprimé c’est moins de cotisations qui rentrent dans les caisses de la protection sociale, ce sont des indemnités de chômage qu’il faut payer.
De plus, pour pallier à ce déficit de cotisations, ce sont les remboursements de soins qui sont réduits voire supprimés. Ce sont les retraités qui sont mis de plus en plus à contributions tant au niveau des charges que du pouvoir d’achat (plus d’augmentations des pensions depuis 3 ans, sauf pour une minorité qui vivait au dessous du seuil de pauvreté) .
Partout pour compenser les déficits publics, l’état réduit ses subventions et supprime les emplois dans la fonction publique. Ce qui à pour effet de réduire le service rendu aux contribuables. Pour un renseignement soit à la poste, aux caisses sociales ou autre service administratif, c’est un vrai parcours du combattant, tout cela est le fait des réductions d’effectifs.
Il faut sortir de l’austérité, pratiquer un vraie politique de l’emploi en protégeant nos fabrications, interdire aux multinationales de pratiquer les licenciements boursiers. Nationaliser les entreprises en position de monopole afin de protéger les petites et moyennes entreprises sous traitantes. Faire passer les intérêts de la nation avant les intérêts financiers européens.
Il faut des élus capables d’influencer dans ce sens et des parlementaires capables de voter des lois en faveur du peuple afin que cesse les privilèges de cette caste capitalo-bourgeoise.
11/02/2015


