mardi 4 janvier 2011 - par Caleb Irri

Quand le peuple a perdu jusqu’à la confiance en lui-même...

Cela fait maintenant presque trois semaines que j'ai lancé un nouveau blog, « la voie des peuples », censé attirer et rassembler les voix citoyennes autour d'un projet simple, à savoir l'obtention d'un référendum concernant la mise en place d'une nouvelle Assemblée Constituante, destinée à créer une nouvelle Constitution.

Je savais dès l'origine les difficultés d'aboutir à un tel projet, et à vrai dire je ne m'étonne pas du peu d'émules que mon blog a suscités jusqu'ici : la diffusion d'un blog dépend de sa visibilité sur le net, et la visibilité dépend elle-même de la diffusion du blog. Cela peut paraître insoluble en théorie, mais la pratique ne s'en contente heureusement jamais !

Cependant il y a une chose dont je n'avais pas pris la mesure, à savoir les réactions à ce projet qui, loin de susciter l'approbation que j'attendais naïvement, attire au contraire les moqueries, le mépris ou l'indifférence. Ce n'est pas je crois l'idée en elle-même qui déplaît, mais plutôt le scepticisme et le défaitisme ambiants qui, dans la grande majorité des cas, l'emporte sur le réalisme supposé de l'action proposée : en effet, l'idée d'appeler presque 5 millions de personnes à se prononcer sur un blog rend compte du problème de comportement des masses, qui se trouve être théorisé en psychologie des foules par une relation mathématique complexe et contradictoire, à savoir qu'il existe un seuil, invisible, de retournement de l'opinion. En dessous d'un certain nombre (élevé) de participants à une action, un mouvement s'appuyant sur les masses n'a aucune chance de se développer ; mais s'il dépasse un certain seuil critique, alors tous ceux qui n'osaient pas se joindre au mouvement de peur de se voir minoritaires s'y rassemblent, sans qu'il n'y ait d'autre logique comportementale que celle du nombre, qui naturellement appelle la force.

C'est comme avec l'histoire du Bankrun, qui récemment a réussi à donner un bel exemple des possibilités offertes par internet, et par là même du seuil de retournement de l'opinion : au départ simple engagement citoyen lancé en forme de défi, le site ayant répercuté et transformé l'idée de Cantona en appel à l'action concrète s'est développé en à peine un mois et, dans les quelques jours précédant la date prévue, a réussi à engranger plus de 300 000 visites en très peu de temps. Le phénomène de « buzz » a fonctionné de la même manière que tous les autres mouvements : au départ méprisé et moqué, ce projet fut médiatisé en même temps que sa crédibilité augmentait, et sa crédibilité augmentait de par sa médiatisation : plus il y avait de visites, plus il y avait de visites.

Avec « la voie des peuples », le problème de sa diffusion est similaire, et les critiques qui en sont faites s'éteindraient d'elles-mêmes si le mouvement s'inversait : car les réticences d'aujourd'hui sont « l'opinion générale », alors qu'elles s'annihileraient d'elles-mêmes si « l'opinion générale » s'inversait. Ceux qui imaginent qu'un tel projet est voué à l'échec parce qu'il ne sera pas diffusé ne vont pas le diffuser, et ceux qui pensent que les gouvernants ne seront pas sensibles à la force du nombre ne créeront pas la force de ce nombre. Ceux qui croient impossible de vaincre les résistances d'une démocratie truquée l'affaiblissent encore, et ceux qui ne font pas confiance en la raison populaire ne lui donnent aucune chance de la voir se développer.

Car en réalité, l'ensemble des critiques qui me sont adressées sont les mêmes que celles adressées aux autres propositions, et proviennent en général de personnes dont les opinions sont « proches » de celles critiquées. Cela tourne autour des « yaka faut kon », des « ça n'intéresse personne », ou encore des « ça ne marchera jamais » et « ils sont trop forts ». Mais le fait est que ces critiques sont en réalité le symptôme de la même maladie, c'est-à-dire le manque de confiance accordée au peuple. Le problème semble devoir se poser ainsi : le peuple est trop stupide pour voter correctement, car il est conditionné à devenir stupide et servile depuis son enfance. Par conséquent, le faire participer à la « chose publique » revient à se soumettre aux volontés gouvernementales qui entretiennent l'incapacité de jugement de leur population. Il ne sert donc à rien de l'écouter, car il finira par voter comme en Suisse !

Pour ces critiques, une révolution populaire ne serait valable qu'au cas où la population serait déjà « éduquée », « déconditionnée » (ou conditionnée autrement ?) pour voter « bien ». Ce qui est impossible sans révolution préalable de l'éducation. On tourne en rond, on se mord la queue.

Mais cette manière de penser est bel et bien le seul frein à tout changement, et fait en plus le jeu de ceux qui veulent nous faire croire que rien ne peut changer. En effet comment espérer un quelconque changement si personne ne commence ? Comment croire en la démocratie sans croire en la capacité du peuple à se libérer de ses chaînes par lui-même ?

Il faut bien voir pourtant que les mensonges et les duperies de nos gouvernants sont chaque jour un peu plus perceptibles, et que le « pouvoir d'achat » est une donnée fiable qu'on ne saurait indéfiniment truquer : au bout d'un moment, nous finissons bien par nous apercevoir que le compte n'y est pas.

Et quand nous voyons que trois millions de personnes sont capables de se rendre dans la rue, alors que personne n'y croyait vraiment, alors pourquoi le double ne se rendrait-il pas sur internet ? Vous pensez que tout cela ne sert à rien ? Mais que se serait-il passé si le mouvement de grève avait perduré, ou que le nombre de participants ait été plus grand ? Que se serait-il passé si tous avaient retiré leur argent de la banque au même moment ?

Personne bien sûr ne le sait, mais tout le monde en revanche devrait savoir ceci : c'est le défaitisme de ceux qui n'y croient pas qui engendre l'échec, et non pas l'échec qui engendre le défaitisme.

Sans la confiance du peuple en lui-même, rien ne sera effectivement possible. Je ne sais pas comment la lui rendre autrement qu'en la testant nous-mêmes, individuellement confiant en la collectivité, et peut-être qu'à force d'auto-persuasion la limite numéraire que j'évoquais plus haut pourra être dépassée. Si par exemple ceux dont la volonté est plus grande que la peur, ou l'optimisme plus grand que le fatalisme, ne transmettaient le message ne serait-ce qu'à dix personnes de leur entourage qui en feraient de même, alors nous pourrions aller plus loin que les stupides messages promettant un bonheur « magique » ou une “bonne santé” surnaturelle. Car si la peur engendre le mal, la confiance peut l'anéantir. Ne faisons pas l'erreur de nous laisser aller à la peur, et sachons reprendre confiance. Nous avons jusqu'en 2012 pour cela.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

http://lavoiedespeuples.unblog.fr



21 réactions


  • jako jako 4 janvier 2011 10:27

    Je viens de le mettre sur mon fesse de book.
    Merci de votre initiative c’est bien notre ( mon) attentisme qui leur donne une voie royale.


    • caleb irri 4 janvier 2011 13:16

      @ Marc Gelone

      Bonjour,

      tout d’abord je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à ce projet qui, malgré vos interventions critiques, doit quand même vous interpeler.

      Je ne pense pas être marginal dans mes convictions politiques, mais peut-être simplement dans mon optimisme, ce qui est bien différent. En ce qui concerne le caractère connu ou inconnu des personnes qui lancent des initiatives comme celle-ci, ou comme celle de monsieur Sébastien, je me réjouis de n’être justement qu’un inconnu. Cela ne doit nullement interférer, d’une quelconque manière, avec le projet qui ne me concerne pas en tant que personne mais en tant que citoyen. Je ne demande pas aux gens de me faire confiance et n’ai nullement le désir de porter un quelconque mouvement autour de ma petite personne. Tout cela on s’en fiche, et moi le premier. Je pourrais très bien continuer ma vie courante sans écrire quoi que ce soit, je ne suis pas payé pour cela.

      C’est bien en le peuple que les individus doivent avoir confiance, à ce qu’on nomme (mal à mon avis) la « sagesse populaire », qu’on pourrait appeler « l’instinct populaire » pour être peut-être un peu plus proche de la réalité. Pas en un ou des individus justement, qu’ils soient connus ou inconnus. la force du mouvement ne doit pas reposer sur des personnes mais sur un projet : vous en avez la preuve tous les jours dans les journaux, comme avec monsieur Valls aujourd’hui par exemple.

      Si ce projet ne fonctionne pas, et bien tant pis pour nous, pas pour eux.

      Là où je vous rejoins par contre, c’est sur l’affectif qui guide plus certainement les hommes que le rationnel. Et bien justement, faisons confiance à l’affectif, car il nous mènera bien plus certainement à plus de coeur qu’à des chiffres... je ne souhaite pas faire de la politique, car j’en fais en vous écrivant, et cela me convient ainsi. Que ce soit facile tant mieux, j’espère juste que cela ne soit pas stérile... mais ce n’est pas à moi d’en décider


    • Traroth Traroth 4 janvier 2011 16:43

      Marc Gélone élevant Patrick Sébastien en alpha et omega de la politique. Pouf pouf...


  • gimo 4 janvier 2011 12:20

    À l’auteur un grand merci pour votre courage pour cet ’article

    pas facile sur la science humaine la plus obscure et difficile a comprendre

    au lieu de parler que baliverne stupides de burka et de religion

    non importante pour l(avenir et la vie des citoyens

    merci

    Le mécanisme de ce phénomène est souvent le maitre mot ’ L A PEUR’

    Pourquoi !!!

    1/ !la peur en soi est normale et naturelle car personne connait l’avenir

    d’autant plus elle vous paralyse !!  comme si vous êtes cloué au sol

    à partir de cela le non risque absolu n’existe pas dans cette vie

    Remède à cela LE COURAGE EN conséquence DE braver (Le courage est un état de calme et de tranquillité en présence d’un danger, état rigoureusement pareil à celui où l’on se trouve quand il n’y a pas de danger.

    La vertu est le courage du bien.)  !!Fuis les honneurs et l’honneur te suivra ; convoite la mort et la vie te sera donnée.

    seule la Force la caractère qui fait supporter la souffrance ou braver le

    danger avec Ardeur énergie fermeté est digne d’un homme

    car La désobéissance est un essai de liberté et un essai de courage. C’est pourquoi il faut la regarder avec amitié.


    La difficulté des fois et même souvent il arrive Il n’y en a point qui pressent tant les autres que les paresseux et peureux lorsqu’ils ont satisfait à leur paresse,et leur peur afin de paraître diligents.

    O mort... Toi seule nous convaincs de notre bassesse,
    toi seule nous fais connaître notre dignité.

    intervient l’orgueil la vanité CAR Le remords est la seule vertu qui reste au coupable.

    IL ne faut surtout pas ( faire voir) qu’on a peur et cela de tout les moyens

    tout est bon ,le mensonge l’ironie et la moquerie sur les autres par peur de l’échec ou supposé

    comme si cela consolait être dans un un grand nombre à avoir peur et d’être un lâche

    2/ tout l’énergie est lapidée dans ce stratagème ( comédie)

    en lieu et place de réfléchir objectivement pour braver l’adversité

    Partir de cela la lâcheté s’installe et la soumission d’établis

    vaut mieux mourir debout que vivre à genoux

    être acteur de sa vie et non victime en la subissant

    pas le temps de développer plus  !!!!!merci



  • Giordano Bruno - Non vacciné Giordano Bruno 4 janvier 2011 12:39

    Vous n’obtiendrez pas d’assemblée constituante pour créer une nouvelle Constitution car les personnes qui nous dirigent ne le souhaitent pas. Tout simplement. Cela ne dépend pas d’une masse critique de personnes le souhaitant.

    Vous voulez changer les choses en respectant les règles du jeu de ceux qui nous asservissent. C’est là votre erreur. Ces règles sont justement faites pour que rien ne change.

    Si vous souhaitez réellement (et je cite vos termes) « une révolution populaire » ou « libérer le peuple de ses chaînes » il faudra le faire en dehors des sentiers balisés contrôlés par les oppresseurs tels que « l’obtention d’un référendum ».

    L’esclave ne demande pas d’autorisation à son maître pour se libérer.


    • caleb irri 4 janvier 2011 13:22

      @ Giordano Bruno

      j’aime beaucoup votre dernière phrase. Effectivement, vous avez tout à fait raison. Et c’est bien ce que crois aussi. En regardant les choses de cette manière, vous devriez voir qu’à partir d’un nombre très important de personnes le fait d’aller voir les gouvernants et leurs parlementaires avec leur soutien n’est plus « demander l’autorisation », mais exiger des changements, ou pour le moins prévenir de ces changements.

      Car une fois une majorité de personnes désireuses de former cette Assemblée Constituante rassemblée, alors rien ne pourra nous empêcher de l’établir sans eux. Ce n’est pas l’autorisation du gouvernement dont nous avons besoin, mais de la légitimité du peuple. Elle passe par l’exigence démocratique, et en cas de non satisfaction se passera de son assentiment.


    • Giordano Bruno - Non vacciné Giordano Bruno 4 janvier 2011 13:30

      Nous avons la force du nombre. Nos adversaires ont l’armée, les CRS et les forces de police. Le renversement se fera à mon avis lorsque la masse critique que vous recherchez sera dans leurs rangs.

      Demander n’est pas la solution. Vous parlez d’exiger. C’est mieux. Mais à mon avis encore insuffisant. J’estime que le verbe juste sera « imposer ».


  • bernard29 bernard29 4 janvier 2011 13:53

    D’abord, je salue votre initiative parce que je crois aussi que la crise institutionnelle est grave.( crise de la représentativité, crise du pouvoir, crise de la démocraie etc etc..)

    Plusieurs partis politiques, d’associations, de groupes de bloggueurs, des forums, disent qu’ils demandent une constituante. (Le PCF, Le parti de gauche, le NPA.. le RIC, le parti blanc, l’association pour une constituante, la C6R, le plan C de Chouard , les alternatifs et d’autres encore, d’autres qui ont aujourd’hui disparu ) . Je crois que votre rôle serait peut être de voir si ces groupes ou organismes pourraient formuler ensemble un embryon de pétition. L’accord de ces groupes pourraient déjà par la signature de leurs membres créer un début d’énergie collective, un socle intéressant.

    La question est donc, le voudraient’ils ? Même si votre demande parait simple ;« pétition pour la convocation d’une constituante », personnellement je ne crois pas qu’ils y participeraient, Ils donneront peut être une signature mais ne s’y investisseraient pas. A la longue peut être. ? mais a la limite il feraient peut être chacun leur pétition. 

    Il ya peut être une raison : c’est que chacun met un peu ce qu’il veut dans son projet et préfére en discuter entre correlégionaires. ( une constitution parlementaire, présidentielle, semi présidentielle, bolivarienne, des Etats généraux délocalisés, démocratie sociale et économique, institutions pures, démocratie dans les entreprises, libertés publiques,qui produisent des forums dans lesquels on parle de tout et où on s’englue en fait. ...) . La convention pour la sixième république a établi son propre projet de constitution , il serait intéressant de savoir si cette association peut s’associer ou reprendre à son compte la demande d’une convocation de constituante. ( en promouvant une 6 éme République, c’est évident (? ?) qu’ils auraient besoin d’une constituante non ? )

    Et puis, ils considèrent que ce n’est pas d’actualité peut être. Mais, si tant est que le sujet soit d’actualité en raison de la crise multiforme que nous connaissons, ( préoccupations fortes des citoyens sur les crises financieers , économiques, sociales et morales qui provoquent actuellement autant de craintes dans la société), se posera ainsi la question de la necessité du’ne telle revendication et pourquoi maintenant. ?

    enfin voilà quelques questions qui j’espère vous seront utiles. je mets un lien vers votre blog sur le mien. http://changerlarepublique.over-blog.com

     


  • katalizeur 4 janvier 2011 14:04

    @ l’auteur

    bonjour....

    votre initiative est tres interessante, tput comme celle d’etienne Chouard (a voir) mais il est encore trop tot pour entrainer les masses...

    «  » si vous etes dans un lieu de mort, cherchez l’occasion de combattre ’’ SUN TZU....

    .( VOIR L’ARTICLE SUR MECANOPOLIS.ORG)


  • katalizeur 4 janvier 2011 14:47

    la seule revolution en europe est celle des Islandais....

    ....http://actualutte.info/home/la-une/82-islande-la-revolution-silencieuse.html ....

    extrait pour ceux qui ne lisent pas :

    ....

    Islande, la révolution silencieuse.

    Samedi, 01 Janvier 2011 13:52

    (JJMU pour Médiapart) Quand l’Islande réinvente la démocratie : l’Assemblée constituante a été élue en novembre

    Révolution ?...

    Un jour, il y a quelques mois, un anglais passant par Paris, rencontré à la librairie Lady Long Solo, nous alertait sur la révolution en Islande. Quelle révolution ? On n’en entend parler nulle part. Une rapide recherche google ne donne rien du tout, aujourd’hui, ni en associant le mot « révolution », ni même « crise », où l’on ne trouve que des détails sur la crise financière, effectivement à l’origine de cette révolution, qui a eu lieu en 2008, dans ce pays d’à peine plus de 300 000 habitants, classé au deuxième rang mondial sur l’indice du développement humain, l’IDH, derrière la Norvège, à la veille de cette crise, en 2006.....


  • gimo 4 janvier 2011 15:18

    SACHEZ 
     A QUOI SERT  VOTRE VOTE ET POUR QUI VOS DEPUTES ROULENT
    TOUT EST DIT DANS CETTE VIDEO !!!!! MERCI
    http://www.dailymotion.com/video/x517op_le-president-jean-gabin-bernard-bli_shortfilms


  • bernard29 bernard29 4 janvier 2011 15:24

    L’Islande est une ville moyenne.

    Le pays a une superficie de 103 000 km2 et une population d’environ 300 000 habitants. La principale ville du pays est Reykjavík. La capitale, regroupe la moitié de la population, et même les deux tiers si on inclut l’agglomération . Ce qui fait que le gouvernement est en fait notre équilavent du département et encore, c’est presque la municipalité de la capitale.


  • ddacoudre ddacoudre 4 janvier 2011 15:50

    bonjour caleb

    j’ai parcouru ton site, rien à dire de particulier, je lis régulièrement tes articles

    par contre je te mets un lien sur une étude réalisé par le cevipof qui répond à l’interrogation de ton titre.http://www.cevipof.com/fr/mediapolis/rapport/
    tu y liras que le net n’est pas un organe d’info politique sollicité.
    cordialement.


  • fredleborgne fredleborgne 4 janvier 2011 18:54

    En lien, et dans la rubrique « nouvelles » ici
    http://www.fredleborgne.pleindepages.fr/nouvelles.php


  • Marc Bruxman 4 janvier 2011 20:38

    Pourquoi une nouvelle constitution ?

    Il me semble que la Vème république à des institutions qui peuvent être fonctionelles. Cette constitution a vu la France de De Gaulle, Giscard, Pompidou, Miterrand, Chirac et Sarko. Autant de style de gouvernement différents. Une constitution est maléable, elle sert juste à créer un fonctionnement institutionnel qui sera le garant de la démocratie. Celui de la Vème a permis des alternances et des cohabitations, il ne parait pas si mauvais que cela.

    Par contre les gens qui ont été élus n’ont pas forcément été à la hauteur de leur tache. Mais la dessus, une nouvelle constitution ne changera rien.

    La société dans son ensemble a perdu la notion d’elle même et ne sait pas ou elle va. Chacun ne vit que pour lui même. Certains le font par eux mêmes, d’autres décident au contraire de vivre au crochet des autres (RMI, Chomeur volontaires, voleurs, escrocs, etc, ...). Et bien sur plus la société perd de sens, plus les gens sont tentés de se comporter en parasite. La religion nous a fourni pendant longtemps une notion du « vivre ensemble ». Le communisme a également joué ce role. La troisième république a su le faire, la guerre a redonné du sens à la société française pour ceux qui n’étaient ni cathos ni cocos. L’avénement de la société post-industrielle de 1970 à 2010 a abattu ce qui restait du rôle social de la religion catholique et a oblitéré le communisme (basé sur l’industrie). Il en résulte un système économiquement fonctionnel (le libéralisme) mais aucun framework de société. Inutile de chercher à réssussiter nos vieilles religions elles sont grillées. Mais alors que faire ? Pas si simple !


  • keiser keiser 4 janvier 2011 20:58

    Bonjour Caleb et meilleurs voeux pour ton action .

    J’apprécie en général tes interventions et celle ci en fait partie .
    Il me semble que tu tombes dans le piège de l’impatience propre à l’esprit du moment .
    Tu parles de trois semaines , qu’est ce que trois semaines dans la vie d’un homme !?...

    Si il avait fallu trois semaines pour en arriver à un minimum de décence sociale , on serait déjà à l’age d’or de notre civilisation .
    Prends l’exemple de Gandhi et de son disciple qui n’a jamais voulu admettre cette filiation  : Mandela .

    Après ... ne te laisse pas déstabiliser par les premiers oiseaux de mauvais augure reportant leurs frustrations sur toutes les idées intéressantes .

    Il y a longtemps que dans mon entourage et en ce qui concerne ce changement , nous en sommes venus à cette conclusion .
    Donc , quoi qu’il en soit , il y a une demande .
    Pour ma part , je vais faire passer l’info et peut être même réactiver mon compte sur machin book .
    Je n’ai pas une âme de Zorro smiley mais je vais quand même faire ça , tu verras bien la suite .

    Patience ....

     


    • caleb irri 4 janvier 2011 22:02

      @ Keiser

      vous avez raison, j’oublie parfois qu’il faut laisser au temps.... le temps !
      merci en tous cas pour votre soutien... et peut-être aussi pour la suite !


  • caleb irri 4 janvier 2011 22:09

    @ Tous

    par-ci par là me reviennent quelques échos positifs, et je remercie tous ceux qui, ici ou ailleurs, prouvent aux autres que l’espoir n’est pas mort. Bien sûr les choses ne se résoudront pas facilement, et il y a encore énormément de travail à faire pour créer quelque chose de vraiment positif.

    Mais ce n’est certainement que comme cela, par la force de notre volonté, que nous parviendrons à nous faire entendre, et puis à convaincre. Ne baissons pas les bras


  • oj 5 janvier 2011 02:17

    Nos systemes sont complexes et concus commes les ouvrages anti-sysmiques :

    ils absorbent les vibrations et peuvent meme les restituer ; ainsi un mecontement populaire peut etre rediriger vers une pseudo- menace exterieure ce qui est l’une des réactions ultimes du système .. et qui peut aboutir aux guerres.

    On le voit avec les retraites, on s’attaque aux régimes speciaux et du coup une partie des mecontents y trouve son interet car s’ils ne gagnent pas sur le fond, ils font perdre un avantage a une corporation et ainsi ont le sentiment de gagner eux-meme un avantage.

    Pour changer le système , si vraiment vous le desirez, c’est n’est pas en propositions , plaidoyers, revendications et manifestations bien sur que vous aurez un résultat.

    Le systeme est concu pour se préserver.

    Je pense que vous aurez compris que seul un grand tremblement pourra changer le système.

    il faut pour cela qu’un nombre important de citoyens trouve assez de volonté, de fureur pour declencher l’etincelle mais soyez réalistes , meme en 1900 , il y avait des anarchistes en france qui etaient armés, il n’y a plus que les voleurs qui sont armés et comettent des excactions.


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