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Quand les adulescents deviennent des quincados, puis des sexygénaires ! - AgoraVox le média citoyen
samedi 30 novembre 2013 - par bakerstreet

Quand les adulescents deviennent des quincados, puis des sexygénaires !

     Avez vous entendu parlé des quinquados ? Non, ce terme ne recouvre pas les derniers locuteurs d’une langue en voie de disparition, ni les membres emplumés d’une tribu d’Amérique du sud croisés par Levi-Strauss. Ce terme est la contraction entre quinquagénaire et adolescence. Kesako d’un animal si étrange, composé de deux éléments à priori si antinomiques ? Mais la visite du zoo des nouvelles générations, avec ses termes valises new-age, révèle bien d’autres surprises !

 C'est avec ce drôle de terme que l'Institut Ipsos décrypte le nouveau visage de ces femmes de 45-60 ans dans une étude.

Les « quinquados », se comportent, nous dit-on comme de grands enfants.

Leur but : profiter de la vie….

Bel objectif qui n’est pas franchement nouveau ! Ce qui l’est, ce sont les moyens utilisés à cet âge, qu’on aurait jugé canonique à une autre époque !

Taper le mot « quincado » sur internet, vous montre que vous êtes bien un has been, un décroché, pour ne pas avoir alpagué cette appellation à vos onglets préférés. Vous vous imaginiez, pauvre cloche, qu’un jogging une fois par semaine suffisait pour faire de vous un type dynamique ! Il serait temps de vous formater, et de vous secouer, pendant que le temps est encore de votre côté !

Exercices obligatoires : Le quinquado fait des haïkus plutôt que des sudokus, fait des trekkings au Népal, descend les rapides en rafting, fait de la moto, pas du mikado, batifole, ne lâche rien, et surtout pas du côté sexuel, où il assure comme une bête ! Plutôt qu’un paquet de chewing-gums, il a une réserve de viagra dans la poche, s’amuse de tout comme un gosse ! D’ailleurs, c’est un gosse, hormis les apparences de la date de naissance ! Il tente de gommer au mieux ses rides avec des injections de collagène.

Mais ces gens là ne ressemblent en rien, bien sûr, au nouveau beauf de Cabu !…

Bien qu’il, ou elle, porte une ou des nattes, et sautent sur tout ce qui passe à leur portée, en se pourléchant les babines.

Bientôt, même les déambulateurs ne s’appelleront plus ainsi ! Ce seront des sex-toy de couleur rose, montés sur amortisseurs, à la façon des moutain bike.

« Il n’y a de limites que celles que vous vous fixez ! »

Cet esprit de falsification élégante et de jouissance vient de très loin.

« Do it ! » Clamait Jerry Rubin, en 68, avant de se « faire récupérer » ! Le quinquado, couci-couça, a connu toutes les révolutions, et toutes les guerres, comme disait Francis Cabrel ! Quoique pour de rire, toujours du bon côté de la pièce du plaisir ! Il veut garder à tout pris son acné juvénile, qu’il montre comme une preuve, à moins que ce ne soit qu’un tatouage ! Mai 68 fut son année d’éveil à la jouissance. Le temps, c’est vrai, était de son côté, comme disait Bob Dylan.

De « Times à a changin », à « Blowin’ in the wind !” tournant en boucle, repris en mode disco, reggae, rap, ils n’ont pas vu le temps passer. Il est vrai qu’il est plus facile toujours de pédaler, quand le vent vous pousse dans le dos. Mais il est maintenant passé de l’autre côté, force 5, et les jeunes générations l’ont dans la gueule, à peine franchi la ligne de départ. Tant pis pour eux, chacun sa vie, et les assurances vie seront bien gardées !

On peut pas dire que le quinqua s’en fout de tout ça, car enfin il est parent ! Quoique dans ces magazines, le ton optimiste de rigueur nous montre toujours que leurs rejetons réussissent au mieux dans la vie, depuis qu’ils sont sortis d’oxford ou d’Harvard.

Où est-il donc passé, ce fameux conflit des générations, dont on nous rabattait les oreilles dans les années 70 ? A l’époque, les vieux, terme maintenant maudit, aussi obscène que celui de pédophile, portaient des vêtements tristes, leurs femmes des blouses achetées au camion. Autant de Yolande Moreau même pas maquillées, sombrant dans le grand âge, à pas 40 ans, leurs bas tirebouchonnés sur leurs pantoufles, avec en guise de sex-toy, une botte de poireaux dressée dans le cabas !

« Des bonnes femmes », comme on disait alors, abonnés à « mode et travaux », s’esquintant les yeux en cousant sur leur vieille machine à coudre des vêtements pour leur vaste progéniture. Elles ignoraient tout du « télé-achat », et des ravissements s’accompagnant de la lecture de « cinquante nuances de grey », juste préoccupées par leur descente d’organe. 

Je plaisante, bien sûr ! Comme si on pouvait refuser d’être absolument moderne ! Les glissements progressifs, sont tout de même plus joyeux à accorder au plaisir qu’à la courbe du chômage ! Pourquoi faudrait-il se complaire dans l’acceptation de nos peines, de nos corps qui penchent, sans se rebeller ?

Pourquoi refuser un dernier verre avant la fin ? Et un dernier lifting ? Et des seins relookés ? Et….

Dans « Le monde d’hier », écrit en 1942, Stephan Zweig nous parlait déjà de ces choses. Il avait connu le Vienne de l’avant 1900. Enfant de la grande bourgeoisie, il se souvenait de son père banquier, un grand gaillard costaud et trentenaire qui affectait le pas retenu d’un vieillard, en s’aidant d’une canne, alors qu’il aurait pu monter quatre à quatre les marches de sa banque. De même une barbe, et un monocle, finissait de lui donner cet air de bon bourgeois installé dans et les convenances !

Combien de peintures de salon nous montre alors la place heureuse de l’aïeul, au geste nonchalant, et à la parole rare et sûre. Un homme qu’on consulte, et qu’on respecte, en raison de son expérience et de son âge. Le monde d’hier n’avait pas encore renoncé à des vieux paradigmes, qui étaient celles des sociétés primitives, où l’âge finissait par vous consacrer, avec son petit ventre béni, pourvu qu’on y accède.

De l’année où il se trouve, 1942, Zweig mesure l’évolution des mœurs : Il se félicite de l’accès de la femme au modernisme, de l’émergence du sport pour tous, de l’abandon des carcans traditionnels.

Que dirait-il maintenant devant l’apparition de ces « papy boomers » singeant parfois jusqu’à la caricature, le comportement de gamins de 20 ans, affirmant, ou tant soi peu, que leur corps n’a pas vieilli ?

Tout cela ne tiendrait-il pas lieu de déni pitoyable, ou d’emplâtre avec jarretelles sur une jambe de bois. Il arrive parfois que les sourires deviennent des ricanements, à peine la personne a t’elle le dos tourné. Cela tiendrait-il à une sorte d’esprit de revanche, de la part de gens qui bien que plus jeunes, mais sans le sou, ne sont pas dupe des artifices ?

Je parle des trentenaires, bien sûr, et même des vingtenaires, quoique ce mot ne soit pas trop utilisé, ne couvrant aucune réalité correcte, en dehors de sa terminologie.

Des gens affichant santé et beauté insolentes, qu’il n’y aucun intérêt à à retoucher, via photoshop !

On parle maintenant à leur propos d’adulescents, pour baptiser cette nouvelle bête, qui vivrait sa maturité, entre 15 et 35 ans, traînant une adolescence prolongée dans les jungles urbaines. Des sociologues se sont emparés de ce nouveau fait de société, et lui ont donné donc ce nouveau nom ! Ce mot valise d’adulescent ne serait il pas plutôt un terme éponge, fait pour nous blanchir de la culpabilité de voir autant de jeunes paumés, dans une société de vieux qui refusent de leur laisser la place ?

Autrefois, c’est vrai, on passait de l’enfance à l’age adulte sans passer par aucune salle d’attente ni gare de triage. L’adolescence, et ses déclinaisons génériques s’est répandue comme les radiations d’un nuage radio-actif sur l’ensemble de la population, et les strates de l’existence.

« Teenagers forever ! » Aurait pu titrer le nouvel obs du 7 novembre 2013 !

Mais il a préféré faire sa une sur les "sexygénaires" !

Bouche gourmande, yeux de braises, Fanny Ardant, ardente comme jamais, apparaît sur la couverture. 

« La vie recommence a 60 ans ! » nous dit l’article intérieur : « Leurs grands parents au même âge étaient des vieillards. Eux continuent à réinventer cette société qu’ils avaient rajeunie d’un coup en 68. Ces enfants gâtes agacent parfois, mais bousculent toujours les conventions. Leur soixantaine est une révolution. L’âge des tous les possibles…. »

Mais quelle âge à cette femme en couverture, après qu’elle soit passée, peut-on le penser, par les filtres de photoshop, ou de ceux d'une chirurgie esthétique ?

Guère plus qu’une petite trentaine…..

Comment faire pour s’identifier à ce masque, ne pas se sentir trahi ?

On se regarde dans la glace : « Non mais, t’as vu ta gueule ! » Ricane votre double.

Comment peut on faire l’apologie d’un âge en trichant sur sa représentation, reprenant l’enthousiasme de tous ces people, tête de proue obscène d’une génération chanceuse ?

« …. Parce qu’ils semblent jamais ne vouloir vieillir, ces seniors flamboyants exaspèrent les suivants. Politique, économie, médias…..Ils ont toujours été là, bouchant l’horizon. D’autant plus injuste qu’ils ont tout eu…. »

Il devenait urgent de le dire !

On pourrait bien sûr admette que Fanny Ardant , 64 ans, est une gamine, à côté de Catherine Deneuve, 70 piges, qui dans le film d’Emmanuelle Bercot « Elle s’en va » prend la fille de l’air, incarnant avec grâce l’épreuve du vieillissement en faisant une fugue !

Toutefois le scénario ne lui donne pudiquement que la soixantaine, et une vie sociale et amoureuse plus en rapport avec une femme encore bien plus jeune.

Dans le film « Harold et Maud », de Hal Ashby, sorti en 71, et racontant la rencontre amoureuse d’un jeune garçon névrosé et d’une vieille dame résiliente, au moins la vieillesse et l’expérience de celle-ci n’étaient pas ignorées, mais utilisées dans leur contraste abouti.

C’est ce qui dérange, cette façon de vouloir résoudre un problème en le travestissant, en prenant des poses avantageuses, vous disant finalement que vous pouvez aller vous faire pendre, avec vos problèmes relatifs à la "vraie vie".

La vieillesse, comme l’écologie, ne seraient ils intéressantes que quand on les transforme en bonnes affaires, après les avoir maquillés, pour leur faire prendre des poses avantageuses ?

Le capitalisme, on le savait déjà, semble avoir plus d’un tour dans son sac Vuitton !

Sur les photos officielles, la grande Catherine reste comme tant d’autres au pays des artistes et des happy few, et autres VIP, un mirage, une sorte de tableau de Botticelli figé dans le quattrocento, sous une couche de vernis .

Photoshop, tout comme le big brother d’Orwell, est vraiment partout, et nous donne des photos du monde, aussi lisses, malheureusement, que bien des articles.

On peut se demander pourquoi les vedettes, qui n’ont plus rien à prouver, acceptent d’être ainsi caricaturées, niées dans leur vérité propre, qui est celle du genre humain, et ne protestent pas contre ce masque sans âme qu’on leur impose !

Des élus se sont émus de la portée néfaste que peuvent avoir les images de mannequins retouchés, sur la psychologie et le comportement alimentaire de jeunes filles voulant ressembler à ces clones impossibles, et sombrant dans l’anorexie.

Ce logiciel de retouches d’images est capable de vous allonger les jambes, et le cou…..Et le cou…. 

« Allouette, gentille allouette, comme disait la chanson, je te plumerais la tête, et la tête, et le bec, et le bec….. »

Ravissement d’entendre des petits écoliers chanter ces vieilles chansons de France, dans un cour de récréation !

Pourtant on se surprend à les interpréter d’une façon plus moderne, et l’on se met à prier :

Que nos chers enfants ( les moins-dixegénaires) gardent le plus longtemps possible leur bon sens et leur capacité d’émerveillement naturel, qui les maintient un temps à l’abri des prédateurs. Un petit enfant sait bien ce que c’est un père noël : Une type au visage creusé de rides et à la barbe blanche. Un père noêl sexygénaire ne les intéressera pas une seconde ! Ils sentiront tout de suite l’escroc, tireront sur ses postiches !

On ne la fait pas aux gamins de cet âge ! C’est après, que tout se gâte, insidieusement, qu’on tremble à l’idée qu’il seront bientôt récupérés par les valeurs marchandes. Au fur de leur montée hormonale, s’installe en effet le prêt à porter mental ! Les programmes de soumission se mettent lentement en place, avec leur diktat sirupeux, baignant dans ce fameux air de liberté et de jouissance sans entraves, sans limites, au forfait illimité !

La liberté ! On la conjugue à tous les temps, on lui met un prix !

On le sait bien, les marques, les logos, et les intérêts mercantiles sont sur tous les fronts !

Ils connaissent mieux que quiconque les ficelles et les pièges pour vous rendre plus fragile, et vous faire basculer du côté du désir, du manque, de la souffrance, et de l’identification ! 

Les vieilles fables nous reviennent en tête : Celle du corbeau et du renard, ou de cette pauvre tortue qui s’était persuadée qu’elle pourrait courir le monde par les airs, entourée de deux canards : « Imprudence, babil, et sotte vanité, et vaine curiosité, ont ensemble étroits parentage. Ce sont tous enfants d’un lignage… »

« Retiens la nuit ! » Chantait Johnny, il y a 50 ans ! » Tout cet éventail de vieilles vedettes n’en peuvent plus d’enregistrer de nouveaux disques, de danser la danse de saint-Guy, de refaire encore une nouvelle vie, avec de nouveaux maris, de nouveaux amants, bientôt de nouveaux organes !

Mais que restera-t-il d’eux quand on aura remplacé toutes les pièces, des portières au carburateur, hormis la carte grise ?

Faut-il envier leur sort ? En quoi leur exemple peut-il nous aider ? Comment se reconnaître en eux ?

« Le bonheur est une idée neuve en Europe » Nous disait Saint-Just. Il semblerait que le refus des stigmates du vieillissement soit la nouvelle idée en vogue, du moins pour ceux qui n’ont pas d’autres soucis.

Voir d’autres perspectives de salut, que celui de la crispation, sur un paquet de stock options, et un sourire ébréché, qu’on tente encore une fois de rafraîchir ! La souffrance n’a plus que le droit de sourire, tentant encore une fois en vain de séduire. Et l’on pense à ce formidable chef d’œuvre du cinéma américain réalisé en 50, qu’est « Sunset boulevard » de Billy Wilder.

Qui aurait le courage de faire à notre époque un tel film, montrant le pathétique d’une vieille gloire du cinéma muet tentant de revenir en haut de l’affiche, et se rendant ridicule, avant de sombrer dans la folie ?

On le voit bien, sur le boulevard du crépuscule et des égos, les pudeurs d’aujourd’hui ne sont plus celles d’hier !

Les fiertés mal placées non plus.

Les robes et les sous vêtements ont valsé, mais de nouveaux corsets invisibles se sont mis en place !

A la lumière des sunlights, le politiquement correct nous force à être dupe, à nous taire devant le roi nu, à nous extasier devant sa nouvelle tenue crée par Dior, Armani , ou je ne sais quelle nouvelle illusion de prestige !

Y aura-t-il un enfant à un moment pour révéler la supercherie, et se mettre ingénument à rire !

De ce grand rire libérateur qui ferait office de coup de vent salutaire !

Mais il est bien difficile de s’opposer, de forcer la brèche dans cette mascarade, où tant de Dorian Gray étudient leur portrait, et se disent ravis de se voir si beau en leur miroir.

Ce n’est pas le fait d’être toujours en forme et de faire des activités qui fâche, bien au contraire !

Vive le sport, et l’esprit de jeunesse et de curiosité !

Surtout l’esprit d’émerveillement, et de non crédulité, bénéfice de l’expérience, qui nous ne fait pas prendre les vessies pour des lanternes !

Que les rides dévoilent de nouveaux creusets de vie et de beauté !

Ce qui agace, c’est cette volonté de nier l’effet de l’âge et de l’évolution des envies et des besoins ! Hier, on exigeait du grand-père la sagesse incarnée. Aujourd’hui, on ne le voit plus qu’en Pygmalion, exigeant des dieux qu’ils animent les statues, qu’elles se confortent à leur désir.

Serais-je un fâcheux, en acceptant pas de danser au son du fifrelin nouveau, avec cet halètement de basses qui déchire ?

 Bien sûr on nous dit que le retraité dernier cri n’a jamais été si bon, tout comme le beaujolais nouveau, révélant son suc et sa jeunesse, quand le mois de Novembre se pointe.

De nouveaux codes n’apparaissent-ils pas dans cette révision des réalités biologiques de notre existence ?

D’ailleurs, les chiffres sont là : Nous vivons de plus en plus longtemps !

Las, le numéro de Mars 2013 du magazine « Science et vie » nous a révélé il y a quelques mois une réalité déplaisante, et qui est restée à peu près ignorée des autres médias. Car sans doute trop jugée« politiquement incorrecte » !

L’espérance de vie en bonne santé baisse !

 Depuis 2004, les quinquas, par exemple, s’ils ont gagné 1,5 année de vie…ont perdu 2 années d’espérance de vie en bonne santé. Et il ne s’agit pas là d’une exception française, car la crise semble mondiale.

Ces sexygénaires seraient ils moins sexy qu’ils en ont l’air ?…

« En Europe, en moyenne, toutes les années de vie gagnées depuis 2005 ont été des années avec des incapacités » résume ainsi Jean-Marie Robine, chercheur à l’Inserm. La Suède et les Etats-Unis, viennent aussi d’observer que leurs baby-boomers semblent être en moins bonne santé que leurs aînés.

Le phénomène semble prendre de l’ampleur, et les prévisions à moyen terme, sur fond de crise, , ne rendent pas forcément très optimiste.

 Inutile pourtant de se ronger les ongles, et d’en attraper des cheveux blancs !

Même si on ne se soucie guère de ses rides, quand on ne parvient pas à se nourrir, et encore moins à accéder aux soins !

Le bon sens et les vieux philosophes vous apprennent qu’il est inutile de s’en faire pour ce que l’on ne peut pas changer.

Si le stoïcisme ne vous suffit pas, la lecture et le cinéma peuvent s’avérer dans ces moments difficiles, de bons soutiens.

 Mais choisissez bien ! Car on peut douter que la parole qui surgit de ces petits ego racornis, au visage trop lisse, juste préoccupé de leur image, puisse vraiment alors nous aider !

Allez donc écouter encore le babil des enfants, se tenant par la main, et entonnant une nouvelle comptine. Leur musique valent bien des mauvaises interprétations, au bal des ego, et vous apportera sourire et consolation !

En plus, ça ne coûte pas un rond :

« Une souris verte, qui courait dans l’herbe. Je l’attrape par la queue, je la montre à ces messieurs…… »

Enfin, l’on sait bien pourquoi on vieillit, avant de mourir !



18 réactions


  • picpic 30 novembre 2013 09:40

    Sympa cet article.

    Les libertés proposées par le système marchand vous emprisonnent toujours un peu plus à chaque fois.


    • bakerstreet bakerstreet 30 novembre 2013 13:09

      Picpic


      Le mot liberté, et marchand, antinomiques, enfermées dans le même concept, doivent toujours nous mettre la puce à l’oreile. 

      Le bon vieux livre de Carlo Collodi « Pinochio », ( qu’on a bien tort de considérer comme un livre exclusivement réservé aux enfants, alors que c’est un pur chef d’oeuvre) est toujours incroyablement moderne, avec ses illusions, sa foire aux nigauds, et le nez qui s’allonge quand on ment. ( Je ne parle pas de la renaissance dans le ventre de la baleine, antérieur aux découvertes de la psychanalyse)

      Quoique souvent, pour le nez
      Certains préférent plutot maintenent se le faire raccourcir, 
      Préférant le mythe de l’allongement à certaines autres extrémités.

      « Regardez moi mon cher !
      Et dites moi quelles espérances
      Pourrait me valoir cette protubérance »

      Le preux Cyrano se désolait sur son nez
      Mais ce slogan pourrait être repris par les bonimenteurs en viagra
      Et revoilà Pinochio qui nous remonte le bout du nez !

  • claude-michel claude-michel 30 novembre 2013 10:00

    Cette pratique vient des USA...ou les gens de cet âge savent plus que nous profiter de la vie...mais ça commence a faire tâche d’huile chez nous aussi pour le plus grand plaisir des marchands de rêves...ça rapporte des milliards d’euros !


    • bakerstreet bakerstreet 30 novembre 2013 12:54

      Claude Michel


      Aux US, existent de curieuses « cités de rêve », où l’on entendra jamais le mot « papy », pour la bonne raison que les enfants sont interdits. 
      Voilà une des façons de résoudre le problème de l’age : Se débarasser des miroirs.
      Les mythes et contes ont fait pas mal leur beurre et leur ironie sur ces choses !...

  • alinea Alinea 30 novembre 2013 11:12

    Elles sont bien vos photos ; émue d’y voir ma voiture !!!!
    Apparence apparence !! Ce doit être une véritable reconstruction chaque matin ! Un bon copain disait en regardant sa femme et une copine : elles se ressemblent ! Tous les trois mois elle passent au botox ; mais il y en a qui sont comme ça à vingt ans, avec du fond de teint ou je ne sais quoi !
    La génération Peter Pan ; c’est vrai que quand on reste gamin ( dans ses responsabilités !!) ça fait bizarre d’avoir des rides et la peau flasque ! les femmes qui ont les moyens se donne une deuxième jeunesse ; mais quand je me retourne sur un mec dans la rue, il n’a pas quarante ans, je ne m’étonne plus, remarquez bien, qu’il ne se retourne pas sur mon passage ! smiley
    C’est curieux cette époque où tout se montre, tout se cache et tout se masque... on ne sait plus bien à quel sein on se voue !


    • claude-michel claude-michel 30 novembre 2013 11:29

      Tout le monde veut ressembler a tout le monde (hélas)...Un monde aseptisé..robotisé..l’idéal de l’humanité.. ?


    • Constant danslayreur 30 novembre 2013 12:06

      « on ne sait plus bien à quel sein on se voue ! »
      Je n’aime pas les hésitations, aux deux mon Capitaine.
       >[]


    • bakerstreet bakerstreet 30 novembre 2013 12:48

      Bonjour Alinea


      Soyons sûr que le choix de la voiture dans le film n’est pas neutre, quand aux identififcations, et aux projections attendues.
      Il y a certaines voitures qui vieillissent plus vite que d’autres dans leur représentation, et qui n’ont même pas besoin d’être retraités par photoshop !

      Mais le mot retraité est un mot facheux qu’il faut bazarder.
      Il existe, disons, des voitures « seniors ».
      Non....« Vintage ! ».... Non « Collector »

      Qu’on me comprenne bien. Je ne fais pas l’apologie des rides, mais je ne m’en désole pas non plus, attendu surtout que celles quisont gommés à l’écran le sont d’une manière fictive. 

      Ne pas oubliez tout de mêem de changer la courroie de transmittions tous les 150 000 !

    • alinea Alinea 30 novembre 2013 15:26

      Et que feriez-vous, Constant, si, au contact de vos doigts, ils n’étaient pas aussi réactifs que prévu ? smiley


    • bakerstreet bakerstreet 30 novembre 2013 17:21

      On peut prendre le sujet aussi par le bout du sein, si l’on veut, on obtient le même résultat, en fonction de cette loi du tout en un, et du un en tout, même et surtout, quand il sont deux.


      Tout à tour investit de la fonction maternante, source d’inspiration du peintre, symbole de la mère patrie ( les sein brandit de marianne sur les barricades par delacroix), super représentation sexuelle par Lola lolo brigida la bien nommée, le voilà maintenant objet de simulacre, prothèse que les femmes se greffent pour affoler les gogos. 
      Siilocone rempli d’huile de vidange, nous dit-on. 
      « Faut-il en pleurer, faut-il en rire, je n’ai pas le coeur à le dire »

  • Stof Stof 30 novembre 2013 12:16

    Je ne savais pas que les ados faisaient du rafting ou du treking au Népal. Moi je les vois plutôt scotchés sur Facebook et pas très sportifs.
    D’ailleurs, pourquoi les ados devraient ils profiter de la vie au lieu d’aller bosser pour financer nos vacances/retraites ces cons là ?


    • bakerstreet bakerstreet 30 novembre 2013 12:51

      stof


      J’ai mentionné que le quincado a entre 45 et 60 ans !

      A ne pas confondre avec les ados que tout le monde connait

      Je sais ça surprend, comme les premiers écrans plats.

    • Stof Stof 30 novembre 2013 18:59

      J’avais bien compris, merci.

      Ce que je veux dire c’est que je ne vois pas ce qui vous permet de qualifier tel ou tel comportement comme étant « adolescent ». 
      Pour vous le sport en plein air c’est une activité d’adolescent ? Pourtant c’est excellent pour se maintenir en forme.
      Moi, par exemple, à 40 ans, je pratique un art martial, je m’informe sur le net (merci Agoravox) et de temps en temps je me fais un petit jeu video de stratégie (genre guerres napoleoniennes ou smulateur de vol).
      Bon, eh bien adolescent je faisais la fête, je fumais du shit et je picolais. Rien à voir donc.
      Si j’avais fais l’inverse, celà aurait été un comportement normal à vos yeux ?
      D’ailleurs, dans ma pratique sportive la moyenne d’âge est plutôt entre 30 et 50 ans. Les ados que je connais ne feraient jamais un truc pareil, ils sont sur Facebook ou bien ils regardent des clips sur le net.
      Alors encore une fois : qu’est-ce qu’un quadra ou un quinqua est censé faire de son temps libre selon vos critères ? Lire le journal et fumer une pipe ? On est au 21ème siècle mon vieux.

    • bakerstreet bakerstreet 30 novembre 2013 19:37

      Stof, je ne crois pas que vous ayez lu mon article

      Ou si vous l’avez fait, vous l’avez fait en diagonale, irrité, et ne voulant trouver que ce que vous vouliez cherché

      « Ce n’est pas le fait d’être toujours en forme et de faire des activités qui fâche, bien au contraire ! Vive le sport, et l’esprit de jeunesse et de curiosité !Surtout l’esprit d’émerveillement, et de non crédulité, bénéfice de l’expérience, qui nous ne fait pas prendre les vessies pour des lanternes ! »

      Voilà donc ce que j’ai écrit., et qui ne laisse pas trop de jugement ambivalent sur le pantouflage. 

      Ce quoi à je m’attaque, c’est à la mystification, au mensonge, qui sont autant de portes ouvertes vers l’incompréhension et le malheur ; mais de très bonnes affaires au niveau du marketting.

      Tout comme un révélateur de ce que la société ne peut supporter, « les rides », excluant insidieusement ceux qui refusent de se conformer. Cette menace ne vaut que par ceux qui y croient : 

      Je pense que le naturel et la sincérité vous vaudront une qualité de relations incomparablement plus riches, que celle qui tentera de masquer ou de travestir. Et bonjour les angoisses !

      Que vous fassiez du sport j’en suis fort aise, moi même faisant pour le moins mes 5000 kilomètres en vélo par an, grimpant des cols alpins...Je ne parle pas de mes 10 kilomètres à pied journalièrs. 

      On ne peut qu’encourager le sport, qui est un antidépresseur naturel, tout comme la création artistique, et même l’art de la rhétorique. 

      Mais je pense que la plupart des lecteurs m’ont compri, quand je m’attaque aux masques, à la boutique de l’ insastisfaction et de la névrose, qui est de se prendre simplement pour ce que l’on n’est plus.

      Enfin peut être, que Lagerfeld, jouant au vieux beau, entre deux ou trois escorts girls en font rêver certains. 

      Moi, pas, juste rire. 

      Tout cela n’est qu’un vieux conte, ressemblant à cette histoire de la maratre se regardant tous les jours dans son miroir, anxieuse, à l’idée de ne plus être la plus belle, pendant que Blanche neige

      Mais vous connaissez la suite. 

      Quoique la fin est bien plus cruelle que le conte moderne nous le dit :

      L’histoire originelle raconte, que pour la punir, on fit mettre des chaussure en fonte, chauffée à la forge, à la vilaine maratre, le jour de la noce, jusqu’à ce que mort s’ensuive !



    • Stof Stof 30 novembre 2013 23:02

      Ce qui vous gène ce sont les artifices et photoshop ? Mais le maquillage existe depuis toujours. L’être humain se cache toujours derrière un masque, c’est de l’anthropologie de base ça.


  • Jean-Michel Lemonnier 30 novembre 2013 17:02

    Le jeunisme, cette peste !

    Pour assurer sa pérennité, la social-démocratie libertaire doit fabriquer d’un côté des pervers-narcissiques-manipulateurs, de l’autre des abrutis qui obéiront et envieront les premiers sans accéder à leur statut. Ces quinquados appartiennent pour une grande part à la première catégorie.

    Désinvolture morale du nouveau bourgeois libéral-libertaire post-68ard cadre sup’ dans le tertiaire/quaternaire et de l’adolescent qui « prend la suite ». Réconciliation des générations (« il n’y a plus adultes »), dépassement des contradictions par l’adhésion au marché du désir, à l’accès à la (néo-)consommation du plaisir et du loisir (le ludique, le libidinal...). On fumera du hash avec les copines du fils...

    « L’ordre moral » est dénoncé par le père jouisseur arrogant-cynique. C’est ce dernier qui « libère » le fils...Conservation du système qui ronronne...


    • bakerstreet bakerstreet 30 novembre 2013 17:24

      Tout le commerce se construit sur le culte du désir, et du manque. 

      Il n’a que faire de gens heureux et bien dans leur peau
      Croyez vous que ces gens iront dans les magasins, le dimanche ?

      Le malheur, se conjuge avec l’élévation constante du PIB

  • @lbireo @lbireo 4 décembre 2013 20:09

    article très intéressant !

    mais tous les quinquados, seputados et octoados se se botoxent pas pour paraitre plus jeunes ! certains n’en ont d’ailleurs même pas besoin ou ne l’éprouvent pas (après tout, rides et cheveux ou barbe blancs, c’est souvent symbole de sagesse !).

    chaque semaine, je croise de ces personnes. et l’autre jour une des élèves de mes cours d’informatique m’a dit qu’elle serait absente un moment parce qu’elle allait faire de la rando au Tibet ! si je n’avais pas été assis, j’en serait tombé sur le c.. !

    franchement, voir des personnes de deux fois mon âge ou plus, qui ont davantage d’énergie et une meilleur santé que moi !, cela ne m’inspire que du respect ! et même de l’envie !

    je suis fier de ces « anciens » qui semblent avoir reçu une transfusion de sang de superman.


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