mercredi 26 mai 2010 - par Benoît RIVILLON

Que la peur change de camp...

Cette semaine a été marquée par deux événements médiatiques qui me permettent de vous livrer une petite analyse à ma façon. Auparavant, ayant suivi ce qui a pu se dire sur le sujet de la crise des dettes et la crise du crédit aux USA en 2008, j’ai d’abord remarqué quelques traits de vocabulaire récurrents dans les médias, dont j’aimerais vous entretenir.

VOIR EN LIGNE :
Texte
L’émission de France-info qui invitait l’économiste du Parti de Gauche Jacques Généreux, à s’exprimer sur les solutions à apporter à la crise de "la dette".
 
France 2 s’était quant à elle déplacée à Washington pour interviewer sur une durée équivalente Dominique Strauss-Kahn, l’ange du F.M.I
 
 
 
 
On parle sans cesse depuis deux mois de "mauvais élèves" en ce qui concerne les pays de la zone euro qui ont "triché" sur les chiffres. Voilà qui trahit bien une autorité du maître à l’élève, qui juge, qui évalue les économies à l’aune d’une morale. Les peuples sont au passage infantilisés, voire émasculés quand il s’agit de leur souveraineté.


Les experts non-élus de Bruxelles sont eux-mêmes -n’est-ce pas- les bons élèves des institutions internationales comme le F.M.I ou l’O.M.C, et ne sauraient commettre aucune entrave à leurs règles, non ? 
On a oublié que la Mme la Commissaire à la Concurrence n’a pas toujours été bonne élève puisqu’elle a fermé les yeux sur l’aide de renflouement accordée aux banques privées du Luxembourg par la France en 2008, au mépris des appels d’offre nécessaires, oubliant quand ça l’arrangeait les sacro-saints fondamentaux économiques bruxellois. Ou encore lorsque la concurrence libre est faussée par des fonds souverains qatariote ou chinois abondant en liquidités les multinationales aussi respectables que Total ou B.P. (monde diplo N° 650 mai 2008)

Alors baste cette culpabilisation des peuples quand les dirigeants ont si peu d’éthique ! 

Il y aura des complicités s’il y a larcin : La banque Goldman-Sachs n’a-t-elle pas "aidé" la Grèce en lui prêtant quelques milliards d’Euros dans le plus grand secret ? Selon le New-York Times du 3 février 2010, l’astuce comptable a été facturée 300 millions de $ au peuple Grec : il fallait ne pas mettre en péril l’entrée de la Grèce dans l’union monétaire européenne. Et à qui d’autre en douce ? Alors ? Qui triche ?
 
Les récentes velléités de flicage des institutions européennes (mesures de redressement, de contrôle des budgets nationaux) très soucieuses de la bonne santé des marchés spéculatifs mais moins sensibles à la santé du marché du travail des pays membres, en font un drôle de médecin, car on ne me fera pas croire que le FMI n’est pour rien dans ce tour de vis social qui s’annonce. 
 
Se pose alors un nouveau problème démocratique, dont nous avions prévenu nos concitoyens lors du débat sur le T.C.E. : une Europe de plus en plus lointaine des peuples et de plus en plus proche des fonds d’investissements privés, pour ne pas dire, à leur botte.

Les mauvais élèves, c’est bien connu, finissent en prison. Cette fois, ce sont les victimes qui sont en prison, le peuple grec, sous contrôle serré, sous surveillance financière, et comme l’a si bien dit un représentant de la gauche grecque "en état d’occupation économique".

II/ Les Médecins de Molière fondent sur l’Europe

 
On pourra retenir de l’époque où nous sommes que c’est le printemps des sévices publics. Rigueur austérité... les gens du peuple paient toujours deux fois, et tant pis pour les plus pauvres, et tant pis pour les classes moyennes sur qui toute la pression, sociale et fiscale, repose.



Pour filer la métaphore médicale chère à M. Strauss-Kahn, nos démocraties sont donc malades et ont besoin de médecins. Oui mais voilà, il y a plusieurs médecines et non pas une seule. Tous les médecins, du reste, ne se valent pas.
 
La preuve, revenons sur les précautions oratoires du Dr Strauss-Kahn selon lequel, "il n’ y a pas que des spéculateurs. Il y a des banques qui prêtent aux pays endettés et qui veulent protéger votre épargne". 

De l’autre coté, selon le médecin du F.M.I, il y a la méchante spéculation qui n’est "en rien pardonnable". 

Double discours subliminal et habile, qui consiste à faire croire qu’il y a d’un côté les bonnes banques et de l’autre les mauvais spéculateurs alors que ce sont les mêmes. Quel discours de la part d’un "socialiste" !
 
 
Si c’est des médecins néo-libéraux dont DSK parle, qui œuvrent au chevet de l’Europe depuis sa création, M. Monnet compris*, il n’est qu’à se rappeler leur constance :
  • Interdire les monopoles d’Etat (l’ennemi public n°1 des marchés)
  • Privatiser les services publiques nationaux (SNCF, EDF, La Poste, etc)
  • Instituer l’incapacité des Etats de la Zone Euro à emprunter à la Banque Centrale, par des dispositions influencées de haute main par les fondateurs de l’Euro. (art. 123 du code de la BCE)
Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont réussi leur coup.
 
Jacques Généreux appelle de ses vœux une médecine économique plus socialiste, au moins égale à celle qu’organise aujourd’hui les U.S.A. Qui aurait cru avant 2008 que la Fed et le Trésor capteraient à hauteur de 79,9% le capital de AIG ?. Il dit dans cette interview, vue 38 000 fois en une semaine, que "la question des financements de la sphère publique ne doit plus passer" comme il est de rigueur en Europe "par la sphère financière privée". La France a des actifs en épargne rappelle Généreux. Puis il explose les micros de France Info qui en restent muets, à faire remarquer qu’aucun dirigeant, et surtout pas M. Papandréou, n’a eu le courage d’annoncer la création d’une banque publique. (16’ ci-dessous)
J. Généreux
L’esprit de Munich a envahi les têtes qui ...
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C’est là que nous sommes totalement coincés et condamnés à vivre ce que nous vivons.
 
On le voit aux graphiques que donne l’Insee, car nos pays d’europe ont l’obligation de se tourner vers des banques privées, alors que selon les caprices du marché -et des agences de notation qui vous classent bien si vous imposez des politiques économiquement libérales**- le loyer de l’argent augmente (5% aujourd’hui pour la Grèce). Or, depuis 1975 les dettes publiques dépassent régulièrement 1% du P.I.B, et nos pays ont été placés dans l’interdiction de se financer en jouant sur leur monnaie : les prêteurs se frottent donc les mains. (voir ci-dessus) pour la france depuis 1959, source Insee)
 
 
 
Les peuples d’Europe sont confrontés à une telle idéologie totalitaire de l’appartenance à l’€, et à cette Europe des rentiers, où la croissance est inégalitaire et détournée vers l’épargne et l’action -au lieu du salariat- qu’une indépendance monétaire, comme celle qu’a réalisé l’Argentine en 2001, ne serait pas possible (pas possible selon les commentateurs, les experts, mais je vous invite à les faire mentir et à reconsidérer la puissance de notre bulletin de vote...)
 
Aujourd’hui l’Argentine s’en sort bien, avec la naissance de Sociétés Coopératives Ouvrières de Production, d’usines ou d’hôtels repris en main par les employés, qui ont réouvert en l’absence des patrons et des investisseurs repartis aux USA (tout le pays, que j’ai connu personnellement, appartenait alors à des fonds Américains du nord). Résultat : après 4 ans d’instabilité, la croissance Argentine est de 8,5 % en 2009, un niveau qui ferait presque rêver un Chinois !
La France n’a jamais vu sa croissance remonter depuis qu’elle a intégré l’Euro, et en tout cas n’a jamais rejoint 4% de croissance depuis 1974 ! (alors que Mme Lagarde tablait justement l’an dernier sur 2,5 % en prenant allègrement tout les citoyens pour des imbéciles).
 
Est-ce à dire, Dr. Strauss-Kahn, qu’il y a un problème de confiance depuis 35 ans et que personne n’a rien fait pour aller là-contre ?


Source : comptes nationaux, Insee.
 
De l’aveu même de Dominique Strauss-Kahn, "le vrai problème de l’Europe, ce n’est pas vraiment la dette mais plutôt la croissance", car l’économie est notamment entravée par la "crise de confiance des marchés vis-à-vis de l’Europe".
 
Et la crise de confiance des peuples vis-à-vis de l’ensemble européen ? On ne parle pas de cette crise là ? On ne parle que d’austérité, au détriment de toujours les mêmes, qui ont besoin de protection, les plus pauvres de tous les pays d’Europe.
 
 
Selon Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie : "L’Europe a besoin de solidarité, d’empathie. Pas d’une austérité qui va faire bondir le chômage et amener la dépression".
 
Voilà : pas de confiance en la zone Euro, et pas de solidarité entre européens. Nous voilà bien.
Donc, ces médecins là, qui sont bien contents aujourd’hui de solliciter les Etats pour éponger leur pertes de produits toxiques avec notre argent, comme nous l’avons fait en 2008, de cautionner leurs prises de risque inconsidérées, de légaliser le banditisme financier, et qui viennent vous étrangler dans votre lit l’année d’après, même les Etats-Unis n’en voudraient pas. Mais "les banques, il faut les comprendre", nous assure D. Strauss-Kahn depuis Washington, "elles font un métier risqué...". Les pauvres !
 
De retour de Washington, revenons sur terre. Avec 44% de chômage des jeunes en Espagne, 30 % en Grèce, 25% en France, les pays placés sous perfusion du F.M.I se demanderont peut-être à terme s’ils n’ont pas plus intérêt à revenir à un contrôle de leur monnaie nationale plutôt qu’à rester sous les dictats de l’économie de marché.

III/ Que la peur change de camp

 
Mais continuons un peu d’analyser les termes et les propositions avancés par l’un et l’autre des débateurs de la semaine dernière, à savoir Jacques Généreux et Dominique Strauss-Kahn. Deux hommes de gauche.





J. Généreux L’esprit de Munich a envahi les têtes qui ...

envoyé par FranceInfo. - L’info internationale vidéo.

D. Strauss-Kahn, futur grand candidat, et en tous cas grand désiré de la presse et des médias français, se dit heureux que les institutions européennes aient pris peur :-"La peur c’est pas mal, ça permet de faire avancer tout le monde dans le même sens". L’effroi me saisit mais trêve de sensiblerie.

Jacques Généreux, ancien économiste du Parti Socialiste ayant rompu avec lui pour s’engager derrière Jean-Luc Mélenchon au Parti de Gauche, préconise au contraire que la peur change de camp.
 
Sur le plan des solutions, il préconise que les banques privées preneuses de risque soient laissées en faillite et que nos Etats mettent en place des banques publiques (16’ sur la vidéo stupéfaction au micro, journalistes hagards...). 


Selon lui, le principe est simple et respecte l’économie de marché : la responsabilité, l’éthique. Le rôle de l’Etat n’est-il pas de défendre les intérêts publics, et non les richesses privées ?

Nous aurions donc pu prendre les agences de notation à leur propre règles, en leur disant que les titres devenus nuls, dégradés par une note "grecque" (BB+), ne vaudraient d’être rachetés qu’à leur niveau. "Vous avez joué , vous avez perdu, vous n’aurez rien. C’est vous qui dégradez les titres..." Que la peur change de camp.

Plus loin, il précise justement qu’une partie du niveau de la dette étant due à la sur-spéculation financière, "elle n’a pas à faire pression" sur les comptes sociaux.

Voilà qui remettrait la responsabilité économique et politique au goût du jour.
On est loin du discours du Dr Strauss-Kahn.

Résumons-nous donc : nos pays ont donc été rendus accros à la dette, nos maladies contagieuses de déficits des comptes publics appellent à nos chevets des médecins qui nous font payer cher les consultations et les remèdes. Le projet européen imposé par Helmut Kohl dès 1986 est bien arrivé à ses fins, puisque les conditions de financement des pays sont soumises aux conditions du marché mondial et non aux conditions d’un marché interne Européen. Portes et fenêtres grandes ouvertes, risque de tempête prévisible.

Philippe Delmas, lui,* craint une chose en particulier : la Chine achètent encore des bons du Trésor mais peut-être vont-ils cesser de le faire : "S’ils se tournent vers un modèle de société plus proche du nôtre, plus orienté vers la consommation, ces pays vont par là même réduire le financement de notre mode de vie à crédit qu’ils fournissaient jusqu’à présent". Voilà qui nous rassure peu. Voilà même qui nous fait peur ! 
 
Comme s’il fallait absolument que nous continuions à vivre selon le même modèle de profit sur le dos de l’Afrique et de la dette. Comme s’il n’y avait pas d’autre solution possible. On commence à connaître la chanson.

Ces toujours pareil et c’est là où l’entretien de Généreux est rafraichissant : lorsqu’on nous parle d’économie, on emploie à notre égard pour nos oreilles effarouchées des termes simples destinés à nous embrouiller.
Or, ce sont toujours les dealers qui parlent. Mais le dealer a quelque chose à voir dans l’addiction de son client, et pendant que l’un "dope la croissance", l’autre s’enrichit. Pendant que l’Europe essaie d’organiser ou de maintenir une protection sociale, l’Asie, qui n’a pas tous ses services, épargne, épargne, et même nous prête. L’Europe est donc vue par les "mains invisibles du marché" comme un enfant en qui on ne peut pas avoir confiance, un garnement qui a des problèmes de croissance, qui a sûrement été empêché de grandir à son rythme...

L’Allemagne, elle, est une sportive qui court sous hormone de croissance, c’est-à-dire qui dope sa balance commerciale (+30 Mds d’Euros) grâce à une rigueur salariale -sur le dos de ses employés- qui la rend "compétitive" depuis dix ans au détriment de ses voisins, dont la France, avec laquelle elle s’entend si bien, c’est donc la paix, l’Europe, nous dit M. Strauss-Kahn...

Ceux qui courent moins vite comme l’Espagne, le Portugal, L’Italie et la Grèce par exemple, sont montrés du doigt par les médecins du F.M.I qui nous disent à la télévision qu’ "ils font n’importe quoi, ils augmentent les salaires des fonctionnaires et les retraites" (cit. D. Strauss-Kahn, jeudi 20 mai 2010) 

En effet, on voit des pays faire vraiment n’importe quoi... rendons-nous compte, augmenter les salaires et les pensions des gens qui vivent avec 750 € /mois !

Or, les bonnes gens ont compris que la richesse est, jour après jour, détournée, déplacée, transférée, un peu tous les jours, vers l’Action et l’Epargne. Si les revenus d’un pays productif comme la France n’augmentent pas c’est que certains intérêts n’y tiennent pas. Ce vol est devenu la règle.

D. Strauss-Kahn se félicite plutôt que l’Euro, qu’il a contribué à mettre en place, ait protégé "l’économie européenne" (les rentiers, les épargnants) pendant la crise des sub-primes (cit. même bonhomme, même jour)

Qui s’étonnera après ça que les biens portants, les cerveaux, les innovateurs fuient l’Europe ? Nos états sont condamnés à gérer le social, le chômage de masse, les déficits, en un mot les ennuis, et à se laisser dicter leurs politiques par les intérêts financiers devenus essentiellement privés.

Nous citoyens, sommes condamnés à nous laisser enchanter par DSK-Sarko- et réélire les mêmes. 
Voilà l’état du monde en Europe aujourd’hui, cher habitant de la lune.


Dans ce concert européen, l’économiste du Front de gauche établit que si nous avions des hommes d’Etat à la tête de nos pays aujourd’hui -et pas des lavettes- nous pourrions faire changer la peur de camp et reprendre notre destin en main. 

En ce début de mai 2010, les Etats européens sont tous d’accord (pour une fois !) à mener de concert une politique d’austérité budgétaire et donc sociale. Ils ont peur. "Ils ont perdu leur honneur et ils auront la guerre", dit Généreux dès le début de l’entretien. 
Mais peut-être la peur est-elle déjà en train de changer de camp, puisque des personnes qui n’ont jamais rien entendu à l’économie commencent à y voir clair dans le manège et les formules enchanteresses. Dominique de Villepin avait bien raison de dire qu’il y a dans le pays aujourd’hui un sentiment révolutionnaire.

Ce constat est posé de façon sérieuse et brillante par l’économiste Jacques Généreux dans son ouvrage "La Dissociété" qui analyse ces mécanismes qui conduisent une démocratie présumée saine à choisir ce qui est le plus mauvais pour elle. 

Une croissance inégalitaire qui repose sur la dette des Etats et des ménages et dont on ne trouve pas l’issue, sans être grand clerc, est sûrement le signe d’une société malade, déséquilibrée, schizophrène, osons le mot, qui aurait peut-être besoin d’une cure de socialisme appliqué, à commencer par une reprise en main du politique sur les lobbies financiers, et que les élus s’expriment et agissent au nom du peuple qu’ils représentent.


Philippe Delmas : Lewis Carroll au pays de la mondialisation, in le Nouvel économiste.fr


J. Généreux : La dissociété , livre de poche, Points
 

* lire "La Faute de M. Monnet" sur le péché originel de la création de l’Europe. J-P Chevènement, ed.Fayard 2006

** le Vénézuéla, pourtant fort de ses capacités pétrolières, est noté aussi mal que la Grèce en capacités de remboursement.



8 réactions


  • iris 26 mai 2010 10:26

    Dans ce concert européen, l’économiste du Front de gauche établit que si nous avions des hommes d’Etat à la tête de nos pays aujourd’hui -et pas des lavettes- nous pourrions faire changer la peur de camp et reprendre notre destin en main. 

    oui oust à tous ces menteurs-
    lisez la grande relève-silence-l’age de faire-


  • Daniel Roux Daniel Roux 26 mai 2010 10:47

    Ce trop long article ne nous apprend pas grand chose.

    On savait déjà que DSK n’est pas de gauche, que l’OMC, le FMI et la Commission Européenne, ne sont pas des institutions d’élus, mais que les traités qu’elles élaborent s’imposent aux citoyens des pays signataires, que l’Euro est un piège, que les pères de l’UE travaillaient avec la CIA, etc..

    Maintenant, pour convaincre les citoyens, il serait nécessaire de rentrer dans les détails et d’exposer quelle société propose les responsables politiques, par quels moyens puis d’en faire la critique.

    Pourquoi ne pas commencer par le piège DSK en train de se mettre en place ?


    • gaelec 26 mai 2010 11:49

      Tout à fait d’accord !

      Commençons par déconstruire le mythe qui voudrait que le futur bouffon Elyséen préféré des français serait, selon les purulences médiatiques, DSK.

      Donnons la parole à nos amis Grecs, fins connaisseurs et grands spécialistes de la question :

      D estroy

      S hock

      K ill

      Vu comme ça, on comprend mieux et ça devrait alimenter quelque peu les réflexions !

       


  • Firedog Firedog 26 mai 2010 10:50

    Encore une preuve que DSK n’est pas de gauche. Malheureusement, c’est lui qui est mis en avant par les médias pour être le candidat socialiste à la prochaine élection, alors ce sera sûrement lui... Comme Royal en 2007, un autre Frankenstein médiatique.


  • Pyrathome pyralene 26 mai 2010 13:31

    DSK, le chouchou préfèré des gens de droite....
    beurk....


  • bob 26 mai 2010 14:18

    Allons, allons, cessons de pleurer sur le sort de notre futur président : lorsqu’il sera élu et qu’il sera un formidable espoir pour la France, nous verrons la situation actuelle ...perdurer si ce n’est empirer. Nous verrons aussi une quantité incroyable d’internautes ayant voté pour ce triste sire se lamenter sur leurs avantages perdus.
    Souvenez-vous des exactions de ces gens lorsque vous voterez.


  • Anonymous Republic Punisher Rigel 26 mai 2010 23:53

    Il n’y a plus qu’une seule solution c’est la R-E-V-O-L-LU-T-I-O-N :D


  • Lucien Denfer Lucien Denfer 27 mai 2010 21:40

    Une croissance inégalitaire qui repose sur la dette des Etats et des ménages et dont on ne trouve pas l’issue, sans être grand clerc, est sûrement le signe d’une société malade, déséquilibrée, schizophrène, osons le mot, qui aurait peut-être besoin d’une cure de socialisme appliqué, à commencer par une reprise en main du politique sur les lobbies financiers, et que les élus s’expriment et agissent au nom du peuple qu’ils représentent.

    Un article qui fait plaisir à lire...

    Si seulement vous pouviez être entendu. Quel dommage que dans la famille socialiste il y ait autant de brebis galeuses et de foireux de première ! Vous êtes pas aidé avec tous ces vampires...

    C’est le novus ordo seclorum et d’après le sarkome de kaposy on pourra pas y échapper, zut alors !!


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