jeudi 29 janvier 2015 - par Dwaabala

Que penser ?

Une loi vieille et nouvelle Qui va se perfectionnant Du fond du cœur de l'enfant Jusqu'à la raison suprême  (Bonne justice Paul Éluard)

 

JPEG Est-ce au bout d'une vie au long de laquelle il aura fallu être de ce monde tout en sachant très bien qu'il est condamné à disparaître, - mais longtemps après soi croyait-on, le signe annonciateur de sa déchirure ?

Le réveil des peuples n'était pas inscrit dans le programme de ceux qui conçurent « la construction européenne ».

Voici que l'un des plus humbles d'entre eux se manifeste par le vote.

Il pose à cette représentation politique parasitaire, fruit elle-même du parasitisme absolu du capital parvenu à son agonie financière qui paraissait interminable, le plus redoutable des problèmes qu'elle puisse rencontrer.

Elle est incapable non pas seulement de le résoudre à son seul profit comme elle le fit dans tous les autres cas, mais même de le concevoir.

Ceci malgré les déclarations de respect de la démocratie et de la volonté populaire dont nous commençons à être abreuvés, mais derrière lesquelles se cache mal son désarroi.

Car il s'agit d'une rupture au sein des profondeurs.

Et nous allons voir nos dirigeants et ceux de Bruxelles l'aborder avec leurs instruments comptables et tenter de louvoyer sur le reste.

Ils ne sont pas équipés pour comprendre ce qui se passe sous leurs pieds, dans les entrailles de la société. Leur caractère factice apparaîtra de plus en plus clairement aux yeux de tous de jour en jour, semaine après semaine, mois après mois.

Leur incapacité à comprendre les peuples les conduira à ce qui arrive à toutes les monstruosités : ils tomberont dans l'oubli quand s'affirme l'avenir de la société enfin responsable d'elle-même.

Qu'ils se préparent.

Oh ! bien sûr le chemin sera long et les embûches seront multiples pour ceux qui se libèrent, mais le grand moment est arrivé. Nul doute n'est plus permis.

Nos enfant, petits-enfants et arrières petits-enfants connaîtront les prémisses d'une autre vie que celle qui fut la nôtre : ils connaîtront des jours meilleurs et sauront ce qu'espérer veut dire.



14 réactions


  • howahkan Hotah 29 janvier 2015 11:01

    Ça me semble emprunt de justesse...
    Merci ..... smiley


  • trobador 29 janvier 2015 13:22

    Ça me fait penser à Léo Férré (la solitude)

    "Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l´appellerons « bonheur », les mots que vous employez n´étant plus « les mots » mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se font bonne conscience. Mais...
    La solitude..."


    • Dwaabala Dwaabala 29 janvier 2015 14:03

      Il est loisible de préférer ceci :
      ...
      Je veux montrer la foule et chaque homme en détail
      Avec ce qui l’anime et qui le désespère
      Et sous ses saisons d’homme tout ce qui l’éclaire
      Son espoir et son sang son histoire et sa peine ...


    • howahkan Hotah 29 janvier 2015 14:09

      Salut trobador......

      tout à fait

      quelle « chanson » !!


    • trobador 29 janvier 2015 21:15

      Tout à fait. Il faut une police de la pensée pour nous dire quelle poésie est acceptable ou non. Merci de nous rappeler que Léo Férré ne l’est pas. Pas sur que Paul Éluard aurait apprécié cette police là.


    • Dwaabala Dwaabala 29 janvier 2015 21:31

      Dans ma réponse, il s’agit du contenu du message entre guillemets. Je me demandais si j’avais bien compris, il ne s’agissait pas pas de la personne, mais je vois indirectement que j’avais saisi.
      Quand à la police de la pensée, je ne vois pas ce qu’elle vient faire ici :
       Léo Ferré était un chanteur, particulièrement fumeux quand il s’exprimait en dehors de son art :
      Est-il permis, par contre, de ne pas apprécier ce que vous proposez en lien, et d’opposer un autre lien, ou bien c’est un diktat ?


    • trobador 29 janvier 2015 21:39

      Y’a pas de diktat mais votre commentaire à propos de Léo Férré est tout à fait méprisant. Je ne vois pas ou est l’oxymoron ; je trouve même celà insultant et je le souligne donc.


    • trobador 29 janvier 2015 21:43

      relisez-vous encore - quqnd je parle de police de la pensée je suis pas loin :

      « Léo Ferré était un chanteur, particulièrement fumeux quand il s’exprimait en dehors de son art : »

      Quoi ? Ai-je bien lu - c’est quoi ça « en dehors de son art » - Vous vous prenez pour qui pour faire ce genre de jugement ????


    • Dwaabala Dwaabala 29 janvier 2015 22:27

      Alors, précisons.

      Je me prends pour ce que je suis : quelqu’un qui a, en son temps, écouté parler Léo Ferré, et a estimé qu’il qui n’avait rien à me dire de compréhensible en dehors du moyen d’expression qu’il s’était donné. Ce qui se rencontre chez certains artistes.

      Si j’ai commis un blasphème, ce qui serait mieux dit que d’avoir proféré des insultes, veuillez m’excuser.

       Il n’en demeure pas moins que je me sens plus près de la sensibilité exprimée dans l’oeuvre de Paul Éluard que de l’individualisme anarchiste.

      Il y a de nombreuses chansons de Léo Ferré que j’admire, mais pas celle que vous citez. ; est-il permis de le dire ?

      Pour revenir au fond : êtes-vous d’accord, un peu, beaucoup, pas du tout avec mon papier, qui ne traite absolument pas de Léo Ferré ?

      Autrement dit, je vous demande de vous expliquer sur le sens la phrase que vous citez , et du lien que vous proposez. Parce que votre intention ou votre passage du coq-à-l’âne, n’est pas claire à mes yeux.

      Dois-je les recevoir pour une insulte à ce que j’ai écrit mais que vous glissez spirituellement semble-t-il, et que je devais subir sans répliquer ; ou sinon ?

       


    • trobador 29 janvier 2015 22:59

      Tout d’abord, pour être clair, j’ai « glissé » comme vous dites cette chanson de Léo Férré car j’ai aimé votre texte.
      Par contre votre dégoût de l’anarchisme individualiste me semble bien tiré par les cheveux. Le communisme n’appartient pas plus aux marxistes qu’aux anarchistes, et on peut être anarchiste et communiste à la fois il me semble tout en refusant la religion marxiste...
      Bon, en plus je trouve très regrettable de se battre entre nous, on a suffisamment d’ennemis par ailleurs. Mais pour en revenir à la poésie, je crois qu’un poète doit être libre de tout et ce que vous percevez comme un oxymoron est peut-être pour moi une fulgurance spirituelle.
      J’espère qu’un jour, à défaut de mieux s’entendre on pourra peut-être mieux se comprendre.

      Bonne soirée et sans rancunes.


  • Dwaabala Dwaabala 29 janvier 2015 13:45

    Les analphabètes ne le sont pas de leur fait.
    Et la bonne conscience est plutôt le privilège du bourgeois.
    Léo Ferré pratiquait l’oxymoron involontaire par son conduit.


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