lundi 2 décembre 2013 - par André-Jacques Holbecq

Qui crée la monnaie ?

Car c'est une question récurrente, et de nombreuses interventions ou commentaires au fil des articles montrent que certains lecteurs ont une méconnaissance du sujet ou, pire, de nombreuses idées fausses.

Outre plusieurs livres qui détaillent la création monétaire, l'auteur a écrit de nombreux articles sur ce sujet dont un de référence sur Agoravox (sur ce lien), mais il faut croire que c'est insuffisant.

Il est donc intéressant de diffuser la fiche pédagogique de l'Education Nationale au programme de Première ES., même si cette fiche ne fait qu'effleurer le sujet.

 

Ministère de l’éducation nationale

Sciences économiques et sociales - Première ES

Science économique

La monnaie et le financement

INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES : On présentera, à laide dexemples simples, le processus de création monétaire par les banques commerciales («  les crédits font les dépôts  »). On montrera le rôle central du marché monétaire. On citera les autres sources de la création monétaire (créances sur le Trésor et devises). Pour ce faire, on définira la banque centrale comme la «  banque des banques  » et on montrera limportance de son rôle pour assurer la liquidité (notamment lors des crises de confiance) et préserver le pouvoir dachat de la monnaie.

Masse monétaire, marché monétaire, banque centrale, prêteur en dernier ressort.

Dans les systèmes bancaires contemporains, les banques de second rang sont placées sous l’autorité de la banque centrale et sont dans l’obligation d’avoir, auprès d’elle, un compte dont le solde est obligatoirement créditeur : la banque centrale est la « banque des banques » ; il s’agit, au sein de la zone euro, de la BCE. La monnaie détenue par les banques sur leurs comptes à la banque centrale est appelée « monnaie banque centrale » ou « monnaie centrale » ; tous les règlements interbancaires s’effectuent en monnaie centrale par des virements de compte à compte dans les livres de la banque centrale. Celle-ci gère également le compte du Trésor public, dont elle est l’unique banque. Contrairement à une vision largement répandue, la création monétaire n’est pas principalement le fait de la banque centrale qui, bien qu’ayant le monopole de l’émission des billets, ne crée pas directement de la monnaie : émission de billets et création monétaire sont deux opérations distinctes qui ne doivent pas être confondues.

Le processus de création monétaire

On désigne par l’expression « création monétaire » toute opération qui conduit à augmenter le stock de monnaie en circulation et par « destruction monétaire » l’opération inverse. Ce stock de monnaie en circulation, ou « masse monétaire », est constitué des moyens de paiement détenus par les agents économiques non bancaires et utilisables à court terme pour régler leurs dépenses. La masse monétaire est mesurée par différents indicateurs, ou agrégats, mais comprend principalement les billets en circulation, les dépôts à vue et à terme dans les banques et les comptes sur livret. La monnaie détenue par les banques sur leur compte à la banque centrale ne fait pas partie de la masse monétaire, mais de la « base monétaire ». Il y a une relation entre la base et la masse monétaire, la création de monnaie par les banques induisant un besoin de monnaie centrale pour couvrir les « fuites » qui résultent des retraits en billets des clients, des exigences réglementaires et des règlements interbancaires.

La monnaie est toujours créée en liaison avec une contrepartie. Si cette contrepartie a longtemps été constituée de métaux précieux, notamment l’or, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Dans les économies contemporaines, la création de monnaie est une monétisation de créances. Elle a trois origines : l’octroi de crédits par les banques de second rang, le financement monétaire du déficit public, les entrées nettes de devises. La monnaie, inscrite au passif des banques, a pour contreparties les créances monétisées (inscrites à l’actif des banques). La monnaie est donc à la fois une créance et une dette.

Aujourd’hui, ce sont les créances correspondant aux crédits accordés par les banques aux entreprises et ménages qui constituent les principales « contreparties » de la masse monétaire, autrement dit qui sont à l’origine de la création de monnaie. Si les banques, en tant qu’intermédiaires financiers, ont comme fonction de collecter des dépôts et d’octroyer des crédits, elles ont une spécificité qui les distingue des intermédiaires financiers non bancaires : les crédits accordés ne se font pas sur la base de ressources préexistantes ; pour accorder un crédit, le banquier n’a pas besoin de disposer de la monnaie qu’il prête. Ce n’est pas le cas des intermédiaires financiers non bancaires qui octroient des crédits en transformant les caractéristiques d’une épargne préalable, autrement dit par des opérations de « recyclage » de ressources collectées antérieurement.

Lorsqu’une banque octroie un crédit, elle crédite le compte de dépôt de l’emprunteur et inscrit simultanément la créance correspondante à l’actif de son propre bilan. Il s’agit d’un simple jeu d’écriture comptable. Les dépôts sont au passif du bilan des banques, les créances à leur actif. Le crédit du compte de dépôt de l’emprunteur se traduit par une augmentation instantanée de la masse monétaire. La monnaie est donc créée ex nihilo. Lorsque le crédit arrive à échéance et donne lieu à remboursement, le compte de dépôt de l’emprunteur est débité, et la quantité de monnaie correspondante n’est plus en circulation : elle est « détruite ».

Une deuxième source de création monétaire à laquelle les banques de second rang contribuent est celle qui correspond à des crédits accordés à l’État : la banque achète des bons émis par le Trésor public pour financer le déficit budgétaire et dispose, en contrepartie, d’une créance sur le Trésor public ; celle-ci est inscrite à l’actif du bilan de la banque sous la rubrique « Créance sur l’État ». Le règlement des achats de bons du Trésor s’effectue par virement du compte de la banque sur le compte du Trésor à la banque centrale, autrement dit en monnaie centrale. Ce n’est pas ce virement qui est en lui-même créateur de monnaie, mais le fait que le Trésor utilisera ensuite les ressources empruntées pour financer ses dépenses et que les sommes seront ainsi virées sur les comptes d’agents économiques non bancaires. Les statuts de la Banque centrale européenne lui interdisent de financer directement les États. Cette règle, qui fait l’objet de débats, a été instaurée afin de lutter contre la tentation d’un financement inflationniste des déficits publics.

Les banques de second rang sont également amenées à créer de la monnaie scripturale lorsqu’elles acquièrent des devises étrangères : elles portent sur le compte du client l’équivalent en monnaie nationale et inscrivent la contrepartie « Extérieur » à l’actif de leur bilan. Cette contrepartie, constituée de devises, représente une créance sur le pays d’émission des devises concernées. Lorsque la banque vend des devises à un de ses clients, elle prélève la somme correspondante sur son compte bancaire : il y a destruction de monnaie. Lorsque la banque vend des devises à la banque centrale, celle-ci accroît ses réserves de change.

L’évolution du stock de monnaie en circulation dans une économie, autrement dit de la masse monétaire, résulte ainsi d’un processus de création et de destruction monétaire. Si les opérations à l’origine de la création monétaire l’emportent sur les opérations de destruction, la masse monétaire en circulation s’accroît et inversement.

Les limites au pouvoir de création monétaire des banques de second rang

Le pouvoir de création monétaire des banques, exercé lors de chaque octroi de crédit, se heurte à une double contrainte. D’une part, une partie du crédit alloué est demandée sous la forme de billets. Ne disposant pas du pouvoir d’émission des billets, dévolu à la banque centrale, la banque doit se refinancer auprès de cette dernière et lui emprunter le montant correspondant. Les billets émis sont donc au passif de la banque centrale et les prêts octroyés aux banques à son actif. En contrôlant le volume et le prix du refinancement, la banque centrale contrôle indirectement la création monétaire. D’autre part, la monnaie scripturale créée au profit d’un emprunteur peut se retrouver, lors d’un paiement, sur le compte d’un bénéficiaire situé dans une autre banque. Cette dernière va donc réclamer à la première le montant correspondant, matérialisé par un virement sur son compte banque centrale. La première banque ne disposant pas du montant requis, elle est contrainte de l’emprunter à une autre banque sur le marché interbancaire. Sur ce marché, les banques se prêtent et s’empruntent chaque jour, sur des durées courtes, le montant du solde, créditeur ou débiteur, issu de la compensation des chèques et virements qu’elles ont eu à traiter.

Les transactions sur le marché interbancaire s’effectuent sous formes de prêts ou emprunts avec ou sans remise de titres en contrepartie, pour une durée généralement très brève et moyennant le versement d’un taux d’intérêt : les transactions sur le marché monétaire ont une durée comprise entre 24 heures et 3 mois, rarement supérieure. Le taux du marché monétaire interbancaire se répercute sur les taux des crédits accordés par les banques à leur clientèle. La plupart des banques sont tantôt prêteuses tantôt emprunteuses sur ce marché ; les règlements entre elles s’effectuent par virements de compte à compte à la banque centrale, pour qui l’opération est neutre. La banque centrale peut intervenir sur le marché monétaire pour apporter (ou plus rarement retirer) de la base monétaire, dans le cadre de ses opérations d’open-market (marché monétaire « ouvert » à la banque centrale).

Le rôle de la banque centrale

La banque centrale peut agir sur la quantité de monnaie en circulation dans l'économie de deux façons. Elle peut tout d’abord obliger les banques à détenir, sous forme de réserves obligatoires (dépôt sur leur compte banque centrale), une fraction des dépôts qu’elles gèrent : en augmentant cette fraction, la banque centrale limite la quantité de crédits que les banques peuvent accorder. Elle peut également agir en faisant varier les liquidités disponibles sur le marché monétaire (en modulant son offre de monnaie centrale) ainsi que la rémunération qu'elle demande aux banques pour leur en fournir. Cette rémunération correspond au taux directeur : plus il est élevé et plus il devient coûteux pour une banque de se refinancer. Cela peut avoir deux effets : amener la banque à freiner son offre de crédits, d’une part, répercuter le coût de son refinancement sur les crédits qu’elle octroie et décourager ainsi le recours à l’endettement bancaire des agents économiques, d’autre part.

La banque centrale est garante de la confiance accordée à la monnaie qu’elle gère. Elle a pour rôle principal de préserver le pouvoir d’achat de la monnaie, défini par la quantité de biens et services qu’une unité monétaire permet d’acquérir. Sur le plan interne, le pouvoir d’achat de la monnaie varie en fonction du niveau général des prix : l’objectif prioritaire de la politique menée par la BCE est ainsi d’assurer la stabilité des prix. Sur le plan externe, le pouvoir d’achat de la monnaie se mesure par la quantité de devises étrangères (et donc de biens et services achetés à l’étranger) qu’une unité monétaire permet de se procurer : une dépréciation de la monnaie sur le marché des changes correspond à une baisse de son pouvoir d’achat et réciproquement ; la banque centrale peut ainsi être amenée à intervenir sur le marché des changes.

La banque centrale est également garante de la liquidité bancaire : en tant que « prêteur en dernier ressort », elle fournit une sorte d’assurance contre le risque d’illiquidité et de blocage du système financier dans son ensemble. Prêter en dernier ressort consiste à créer de la monnaie centrale pour assurer la liquidité des banques ou encore pour injecter massivement des liquidités sur le marché monétaire afin d’éviter des faillites bancaires en chaîne. Une telle situation résulte en général de prises de risque trop importantes de la part de certaines banques, en raison notamment d’une mauvaise estimation du risque de crédit (fiche 4.2.). Ce rôle de prêteur en dernier ressort ne doit pas être confondu avec les interventions habituelles de la banque centrale évoquées ci-dessus dans le cadre du refinancement des banques sur le marché monétaire. Il intervient lorsque la situation de trésorerie d’une banque est telle qu’elle ne parvient plus à emprunter auprès des autres banques sur le marché interbancaire. Durant la crise de confiance de l’été 2007, lorsque les banques refusaient de se prêter de la monnaie centrale, y compris sur des durées très courtes, la Banque centrale européenne fut contrainte d’intervenir tous les jours pour apporter, sous forme de prêts à 24 heures, environ 200 milliards d’euros, montants que les banques s’échangeaient entre elles quotidiennement avant la crise de liquidités et « l’assèchement » du marché monétaire.

Ressources et activités pédagogiques proposées

Masse monétaire et base monétaire

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Vous pouvez télécharger l'intégralité de cette note de l'éducation nationale ici.
http://media.eduscol.education.fr/file/SES/85/6/LyceeGT_Ressources_SES_1_eco_4-3_Creation_de_monnaie_185856.pdf

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Il faut en plus rappeller que chaque réseau bancaire "monétise" (c'est-à-dire "crée la monnaie de..") ses dépenses tels ses achats pour comptes propre, frais généraux, salaires, etc, et édémonétise" ses recettes (remboursement de prêts, paiements des intérêts, honoraires, ventes d'actifs ...)
 

Il faut aussi rappeller que chaque réseau bancaire est tenu par un certain nombre de régles et d'obligations :

1 - maintient d'un compte de réserves obligatoires, en banque centrale (en monnaie centrale et non pas en monnaie secondaire), correspondant à un certain pourcentage des dépôts et épargne de ses clients (c'est 1% actuellement en zone euro) : attention, il ne s'agit en aucun cas de transfert d'une partie des dépôts... ceux ci sont juste une base de calcul.

2 - l'obligation de fournir sur demande (et bien que les banques se fassent "tirer l'oreille" sur cette obligation) le montant des dépôts en billets de banque centrale (monnaie qu'elles ne peuvent fabriquer). On considère que ces demandes représentent environ, suivant le lieu et l'époque de l'année, environ 13 % des dépôts.

3 - les obligations issues des accords de Bâle (Bâle III) lui font obligation de détenir au moins 8% de fonds propres rapporté au montant des crédits qu'il accorde.

Enfin, il ne faut pas oublier que :

- chaque réseau bancaire va devoir compenser les différences de sa part de marché de dépôts et de sa part de marché de crédit par rapport à ses concurrents (Keynes disait "il faut que les banques marchent au même pas) ... et ces compensations sont en "monnaie centrale" puisque les banques n'acceptent pas entre elles la monnaie de leurs concurrentes (pour le développement de cette notion, voir le lien déjà cité

 



14 réactions


  • claude-michel claude-michel 2 décembre 2013 10:35

    Mais....problème pour la France...nous dépendons de Bruxelles et surtout de Merkel (la BCE travaille pour elle)...la patronne del’UE qui fait la pluie et le mauvais temps de l’Europe...


  • Robert GIL ROBERT GIL 2 décembre 2013 11:06

    regardez c’est interressant, simple et instructif  :PPS : COMMENT POUSSE LA MONNAIE


  • Francis, agnotologue JL 2 décembre 2013 11:52

    Regardez cette vidéo :

    Le QIPU : « Quotient d’Indignation en Pensée Unique »

    On y parle de création de la monnaie. Mais pas que. Cinq minutes de pure jubilation, mais je crois que la musique fait la moitié du travail. Au moins.


  • MonnaieLibre MonnaieLibre 2 décembre 2013 13:47

    Pour voir comment pourrait être créée la monnaie pour qu’elle profite à tous, c’est ici :

    http://www.thankmoney.com/accueil/pourquoi.aspx


  • lois-economiques lois-economiques 2 décembre 2013 18:31

    Cher Monsieur Holbecq,


    Je vous invite a aller sur mon site http://lois-economiques.fr/ de manière à prendre contact avec moi. Je me ferais un plaisir de vous offrir mon ouvrage qui comporte un chapitre sur la monnaie dont j’aimerais bien avoir un retour critique de votre part.
    En effet, nous ne sommes pas d’accord sur le point fondamental suivant :
    Sur le Wiki monnaie, il est écrit que : 

    Le prêt (Capital) est porté en créance à l’actif de la banque avec contrepartie au Dépôt à Vue du client au passif. Les intérêts sont passés au fur et à mesure de leur encaissement au crédit du compte d’exploitation de la banque (par le débit du DAV de l’emprunteur, généralement chez elle), d’où destruction monétaire. En faisant le compte, toutes choses égales par ailleurs, la banque préteuse aura donc détruit plus de monnaie qu’elle n’en crée.
    Il faut donc d’autres crédits pour compenser la masse monétaire (mais ce n’est pas la même chose que de dire qu’il faut nécessairement une croissance de la masse monétaire pour payer les intérêts), sous réserve que les banquiers recréent, par leurs dépenses (de fonctionnement ou d’investissement),l’équivalent des intérêts perçus qui reviendront donc dans le circuit monétaire.

    Or je ne suis pas d’accord, La masse monétaire augmente nécessairement mais par forcément le pouvoir d’achat de cette masse monétaire....ce qui au final est neutre....
    En réalité il y a trois cas :
    1. La masse monétaire augmente mais il existe des biens produits pour
    l’ensemble du système, pas de problème, c’est ce qui c’est passé durant les 30 glorieuses
    2. La masse monétaire augmente mais elle induit de l’inflation, la croissance est ralentie (voire stoppée) c’est ce qui c’est passé durant les années 1970
    3. la masse monétaire augmente et le système combat l’inflation sur le « panier moyen de la ménagère », alors on a une pyramide de Ponzi dès lors que le système ne peut plus produire des biens en contrepartie pour l’ensemble du système (cet état je l’ai appelé « seuil de richesse ») car les intérêts c’est de la nouvelle monnaie qui ne peut être remboursé qu’avec de nouveaux prêts. C’est notre système actuel qui est voué à s’effondrer dès que la création monétaire est arrêtée. En vigueur depuis les années 1980.

    Ce que confirme TOUT ce j’ai pu consulter sur cet aspect et notamment la magistrale vidéo de Paul Grignon l’argent dette II, minute 27 : <http://lois-economiques.fr/main_page.php?page=videos.html#GrignonAgentDette>

    Bien à vous




  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 2 décembre 2013 21:50

    L’auteur a oublié que la principale forme de création de monnaie est ... l’inflation que nous générons tous parce que la vie est plus chère et qui va finir par rendre nos dettes étatiques payables à plus long terme pour peu qu’on ne continue pas à creuser le déficit des finances publiques.

    En, effet, par l’inflation, les biens et services coutent plus cher, ce qui fait qu’ils génèrent plus de TVA et plus de chiffre d’affaires taxable ce qui fait que les Etats engrangent plus d’impôts et que de ce fait, la part des emprunts d’Etat diminue mécaniquement si on passe à une politique de refus du déficit.

    Le tout étant bien évidemment de maîtriser un tant soit peu l’inflation pour qu’elle ne soit pas galopante et ce d’autant plus que nos monnaies ne sont plus corélées à un étalon or.






  • millesime 8 décembre 2013 11:27

    quand on observe la « vélocité » de la masse monétaire, on constate que sa courbe diminue, c’est-à-dire que la monnaie circule de moins en moins. (malgré l’augmentation extraordinaire de la masse monétaire..)
    http://millesime.over-blog.com


  • lloreen 8 décembre 2013 11:38

    La réponse est très simple.Actuellement et depuis la création de la FED en 1913 ce sont les gouvernements à l’ aide des banques qui créent la monnaie.Le gouvernement (partenaire contractuel des banques) émet des obligations et la banque crée la « monnaie » ou plus exactement la dette.
    Car nous fonctionnons dans le système de l’arnaque institutionnalisée du nom de système de l’ argent dette.
    La meilleure preuve est que nous sommes obligés de travailler pour rembourser la dette....
    L ’esclavagisme dans toute sa splendeur.
    Or, il me semble que l’ esclavage est aboli, n ’ est ce pas ?


  • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 8 décembre 2013 14:17

    Cet article ne fait pas apparaitre clairement la duperie du système, son instabilité intrinsèque, les manipulations immorales qu’il permet, son illégitimité, et la porte ouverte à toutes les dérives et corruptions pourtant bien connues qui lui sont mécaniquement associées.
    L’aspect normatif et l’aspect descriptif sont fautivement imbriqués.
    Le caractère de pyramide de Ponzi (la « croissance » etc.) n’est pas explicité.


  • eau-du-robinet eau-du-robinet 8 décembre 2013 15:21

    Bonjour,

    La création monétaire n’est pas si simple à comprendre ...

    Depuis le 1er janvier 2012, l’euro est la monnaie officielle unique utilisée dans dix-sept États membres de l’Union européenne sur 28 pays membres.

    Selon les dernières estimations de la BCE, il y avait fin octobre 2013 environ 15,8 milliards de billets en euros en circulation dans le monde, pour une valeur d’un peu plus de 924 milliards d’euros.

    L’euro est géré par la Banque centrale européenne (BCE) qui siège à Francfort et par l’Eurosystème composé des banques centrales des états de la zone euro. En tant que banque centrale indépendante, la BCE est l’unique instance ayant le pouvoir de fixer une politique monétaire pour l’ensemble de la zone euro. L’Eurosystème participe à l’impression, au frappage et à la distribution des billets et des pièces dans tous les états membres. source

    La création monétaire

    La création monétaire consiste à accroître la quantité de monnaie détenue par les agents non–financiers, répondant ainsi aux besoins de financement de l’économie.

    3 catégories d’agents ont le pouvoir de création monétaire :

    Les 3 formes de monnaies suivantes peuvent être crées :

    1. La monnaie fiduciaire est créée par la Banque de France qui a le monopole de l’émission des billets.

    2. La monnaie divisionnaire est émise par le Trésor Public qui détient le monopole de fabrication des pièces.

    3. La monnaie scripturale : quand un client demande un crédit à sa banque, celle–ci crédite son compte du montant emprunté en échange d’une promesse de remboursement à l’échéance prévue. Le client peut ensuite utiliser la somme créditée sous forme de billets, carte de crédit… Lorsque le client rembourse le crédit, il y a destruction de monnaie.

    Ainsi, Le mécanisme de création monétaire est un mécanisme par lequel les crédits accordés par les banques se transforment en moyens de paiement.

    La destruction monétaire correspond aux remboursements de crédit.
    Les banques accordent des crédits en contrepartie, elles perçoivent des intérêts.
    Au plan global, Si total des crédits > total des remboursements Alors il y a création monétaire, Sinon il y a destruction monétaire.
    source

    Qui crée la monnaie ?

    Contrairement à ce que l’on croit souvent, les instituts d’émission (BCE, Réserve fédérale américaine et toutes les autres Banques centrales), seuls habilités à imprimer des billets et à frapper des pièces, ne sont à l’origine que d’environ 10% des liquidités en circulation. Pour l’essentiel, ce sont en effet les banques commerciales, comme la BNP ou le CIC, qui créent la monnaie.

    Comment font-elles ?

    Elles accordent des crédits à leurs clients, voilà tout ! Certes, pour pouvoir le faire, elles doivent posséder en réserve les sommes qu’elles prêtent — et même un peu plus, afin de faire face aux retraits. Pour 100 euros déposés dans leurs caisses, elles ne peuvent ainsi offrir qu’un crédit d’environ 80 euros à un particulier, une entreprise, ou à l’État. Mais ce faisant, elles créent bel et bien de la monnaie. La preuve ? Les 100 euros de dépôt existent toujours, puisque leur possesseur peut en jouir à sa guise. Et les 80 autres existent aussi, leur emprunteur les a peut-être déjà dépensés le temps que nous écrivions ces lignes. La banque les a donc fabriqués de toutes pièces. Juste retour des choses, lorsqu’on les lui remboursera, ils seront automatiquement détruits.
    source

    Il n’y à pas que la FED qui fait tourner la planche à billets !

    Les banques européennes auraient trouvé le moyen d’obtenir des liquidités en faisant marcher la planche à billets sous l’oeil bienveillant des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne (BCE) selon Die Welt. Ce, grâce à des titres financiers opaques potentiellement surévalués déposés en garantie en échange des liquidités offertes par la BCE aux banques. Les banques françaises, plus grandes détentrices de ces titres dont personne ne connaît le prix de marché, pourraient notamment être à l’origine d’une bulle financière par ce mécanisme selon Die Welt. Explications.

    En stérilisant ses opérations visant à fournir le marché bancaire en liquidités en exigeant des garanties en échange, la Banque centrale européenne (BCE) disait vouloir éviter de faire marcher la planche à billets. Selon le quotidien allemand Die Welt, une faille juridique dans l’Eurosystème, et un peu de mauvaise volonté de la part des banques centrales nationales et du président de la BCE Mario Draghi, auraient pourtant permis la création d’une bulle financière et la perte de contrôle sur le mécanisme de création monétaire par l’institution de Francfort.

    A l’origine, un marché dérégulé permettant aux banques de se refinancer

    suite et source


  • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 8 décembre 2013 15:56

    @TOUS

    Désolé, mais juste après avoir soumis cet article sur Agoravox je suis tombé malade ce qui m’a empêché de répondre aux critiques et aux questions comme je le fais habituellement.
    J’espère pouvoir intervenir demain ou après demain.


  • poubellelavie poubellelavie 8 décembre 2013 18:29

    « Les statuts de la Banque centrale européenne lui interdisent de financer directement les États. Cette règle, qui fait l’objet de débats, a été instaurée afin de lutter contre la tentation d’un financement inflationniste des déficits publics ».

    « Cette règle qui fait l’objet de débat »…voilà ainsi résumé l’article 123 du Traité de Lisbonne. De quoi formater des petits français bien dans le rang.qui ne se poseront pas la question du pourquoi de la loi de 1973 comme vous l’aviez fait sur le blog de Giscard d’Estaing . La réponse de Giscard était d’ailleurs déconcertante : « parce que c’était la modernité et que tout le monde le faisait »…

    Ce cours d’économie est de la même veine  que les programmes de français : on a l’impression que tout est fait pour dégoûter les enfants de la lecture. Et si je n’avais pas été au préalable informé par vous-même et quelques autres , je n’aurais même pas lu le cours jusqu’au bout , tellement c’est rébarbatif.

    Est-il normal de lire les mots « crédit , prêts, emprunts » et de ne jamais rencontrer l’expression  « taux d’intérêt » dans un cours, même simplifié ? 

    Prompt rétablissement , les citoyens ont besoin de gens comme vous .


  • joletaxi 8 décembre 2013 19:08

    le petit monde de vomigorax

    chacun vient y faire étalage de ses marottes, répétant en dépit des remarques et objections sans cesse les mêmes croyances, les même certitudes.
    Ce sont toujours les même auteurs,et chaque fois ils viennent répéter leur mantra.

    Vrai que les banques créent la monnaie, cela a devenu évident lors de la dernière crise bancaire,ils ont réglé cela en deux temps trois mouvements, il leur a suffi de créer un pey de monnaie en accordant des crédits.
    Hein ?
    Ils n’accordaient plus de crédit ?
    pourtant, comme l’auteur et ses fidèles commentateurs l’affirment, rien n’aurait été plius facile non ?

    Sacrés farceurs,vomigorax, on ne s’en lasse pas.

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