mercredi 11 mars 2015 - par Raymond SAMUEL

Quoi les enfants ? Encore les enfants, pouvez pas nous foutre la paix avec ça ?

Et la Liberté alors ?

Non mais !

La DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) nous donne dans un rapport des précisions concernant le nombre de bébés et jeunes enfants de zéro à trois ans qui sont encore gardés principalement dans leur famille.

Ce rapport nous montre que, comme nous pouvons par ailleurs le constater de visu, ce nombre se réduit d'année en année. En 2002 le taux était de 70 %. En 2013 il était tombé à 60 % (50 % en région parisienne).

Le rapport précise aussi que les nourrissons sont confiés à des tiers de plus en plus précocement.

Le gouvernement, les médias, les auteurs, les professionnels, un nombre important de parents, se félicitent de ce mouvement. Personne ne prend le risque de le critiquer puisque contester l'élevage des enfants par des tiers reviendrait à se déclarer contre la libération des femmes, c'est à dire essentiellement contre leur droit à exercer une activité professionnelle à plein temps, contre leur indépendance totale à l'égard des hommes.

Tout porte à croire que ce désengagement des parents, initié par le féminisme, puis encouragé, soutenu, valorisé, présenté comme étant une valeur non négociable, ne cessera pas de se développer. Ainsi, en prolongeant la courbe tracée de 2002 à 2013 nous pouvons faire l'hypothèse que tous les bébés (à de rares exceptions près) seront, un jour relativement proche, confiés à des professionnels dès leur naissance et à plein temps. Logiquement ce plein temps diurne deviendra progressivement un plein temps jours et nuits et ceci, de l'âge zéro à l'âge adulte.

Les avantages de cette dernière formule sont considérables et évidents :

- création de beaucoup d'emplois très majoritairement féminins dans l'éducation,

- reprise du travail par les mères dès le retour de la maternité.

La réduction des différences entre les femmes et les hommes (c'est à dire des inégalités et injustices à l'égard des femmes) ferait ainsi un grand pas en avant.

La condition féminine resterait cependant encore altérée par la grossesse et l'accouchement. Comment se défaire de ce handicap maternel ?

 

En franchissant une nouvelle étape, c'est à dire en ayant recours à la GPA.

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La GPA pourrait devenir le mode de reproduction le plus pratiqué. L'un des avantages de cette technique serait de procurer une activité professionnelle aux femmes des tiers et quart monde. Elles seraient donc ainsi libérées comme leurs consøeurs occidentales.

L'intérêt serait aussi de faire entrer l'ensemble de l'éducation dans l'économie. Ce qui serait un facteur de croissance, contribuant à augmenter la masse financière et ses flux.

Enfin, le renouvellement des générations en France pourrait être programmé, probablement par un organisme intégré à l'Êducation nationale. Cet organisme passerait les commandes aux porteuses agréées. Les nouveaux-nés seraient directement reçus dans des fermes d'élevage et pris en charge comme précédemment par des professionnels jusqu'à leur majorité.Les parents ne gêneraient plus le travail des professionnels pour la raison simple que la fonction de parent n'existerait plus.

Non, ce n'est pas utopique puisque ce processus est le prolongement naturel de l'évolution que nous vivons depuis quelques décennies. « C'est écrit ! ».

D'autre part, le fait est bien connu : on n'arrête pas le progrès.

 

Le stade GPA ne sera pas la dernière étape, le progrès nous emmènera plus loin encore. Deux autres étapes seront encore franchies. La première sera de faire aboutir les recherches vers la création d'un utérus artificiel. La seconde sera d'entreprendre la production d'embryons artificiels, sans doute à partir d'une banque de gênes.

Cette dernière fonction pourrait être confiée à un laboratoire national sous contrôle étroit du gouvernement aidé d'un « Haut Conseil à la Reproduction » (équivalent du Haut Conseil qui décide des programmes pour l'Education nationale). Ainsi il seraient possible de fixer les différentes caractéristiques à donner aux futurs humains et le nombre à produire par catégorie. Le laboratoire exécuterait les commandes en créant la première cellule par la combinaison des gênes. La conception ne serait plus aléatoire comme dans le rudimentaire procédé naturel. L'utérus artificiel assurerait ensuite la gestation.

Dès la mise en route de ce système les différences anatomiques et psychologiques entre les femmes et les hommes ne seront plus nécessaires. Toutes les différences (les inégalités) pourront être supprimées. Ce serait le moyen de parvenir à la rigoureuse égalité des sexes. La science pourra même, sans doute, faire mieux encore et ne produire qu'un seul sexe social. Une sous-espèce inférieure, mâle donc, et stérile, serait créée pour assurer les travaux pénibles ou dévalorisants (les basses besognes, les travaux publics, le bâtiment, le bûcheronnage, l'agriculture, l'extraction minière, la pêche d'Islande etc., et, bien sûr, les tâches ménagères.

 

N'est-ce pas là de merveilleuses perspectives pour l'humanité ?

 

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Mais ce n'est pas encore gagné, n'oublions pas les opposants. Il y en a encore beaucoup. Les fachos/cathos intégristes, les machos, les ringards qui, bien que vigoureusement vilipendés, existent toujours. Pour bien les combattre et les terrasser nous devons bien les connaître.

Commençons par le rapport de la DRESS

Le rapport en effet laisse supposer que l'engouement des parents, des mères surtout, pour le travail professionnel n'est pas celui qui est prétendu. Il note malencontreusement que, dans les familles où l'un des parents ne travaille qu'à mi-temps, le temps consacré aux enfants n'est pas plus important que dans celles où les deux parents travaillent à temps complet. 

La motivation des parents, selon le rapport, serait donc davantage de disposer pour eux-mêmes du temps gagné que de développer leur activité professionnelle libératoire !

Une telle affirmation n'a pas sa place dans un rapport officiel. Il conviendrait de veiller dans l'avenir à ce que l'action des forces de progrès ne soit pas contrariée par des maladresses.

Les auteurs d'ouvrages traitant de l'enfance collaborent très bien dans l'ensemble. Unanimement ils s'interdisent de trouver des effets négatifs à l'élevage des enfants par des tiers et se déclarent tous favorables à la libération des femmes par le travail. On peut relire à ce sujet mon précédent billet intitulé « l'école à deuix ans, suite » que l'on peut consulter sur Agoravox, Médiapart et internet (taper Raymond SAMUEL).

Cependant, certains de ces auteurs laissent parfois échapper des opinions qui ne vont pas dans le bon sens.

C'est le cas de Boris CYRULNIK qui marque son accord avec le système éducatif mais ne peut s'empêcher d'ajouter : « Un sous-groupe, celui des enfants isolés précocement, révèle que ces enfants sont en grand danger. Une privation sensorielle, à ce moment-là, provoque de graves altérations cérébrales, une sorte d'encéphalopathie acquise qui va provoquer des troubles relationnels et de grandes difficultés de socialisation. » (Les âmes blessées, page 271).

Heureusement, les ministres qui ont la charge des enfants ont été bien choisis par le Président de la République (lui-même adepte des bonnes pratiques familiales modernes). Ces ministres, atouts maîtres pour la réalisation du programme résumé ci-dessus, sont notamment, : Mesdames BERTINOTTI, ex-ministre de la famille, VALAUD-BELKACEM ministre des droits des femmes puis ministre de l'Êducation nationale, ROSSIGNOL, secrétaire d'état à la famille, TOURAINE, ministre de la santé etc... qui se déclarent toutes féministes.

Nous savons que nous pouvons leur faire confiance.

 

Le 10 mars 2015



6 réactions


  • Ruut Ruut 11 mars 2015 16:04

    C’est quand la grande question au peuple ?
    Dans une Dictature, jamais, dans une Théocratie Jamais...


  • L'enfoiré L’enfoiré 11 mars 2015 17:44

    Et puis, de l’autre côté, il y a les Tanguy qui eux, préfèrent rester chez papa et maman.

    C’est fou, non ?

  • doctorix doctorix 11 mars 2015 20:49

    Article à prendre bien sûr au second degré : glaçant.

    Une étape a été oubliée, l’ultime : la robotisation de l’humain, sa culture en bocal.
    L’avantage du petit robot sur l’humain est qu’il ne grève pas le budget de la sécu, ne fait pas de maladies infantiles, ne pleure pas la nuit, ne salit pas ses couches, que son apprentissage se résume à un changement de puce, qu’il n’ra pas se lancer dans la pratique d’une religion, qu’on peut le battre, l’exploiter, et le jeter sans que des organismes humanitaires viennent vous emmerder avec leurs grands principes à la con, et avant qu’il ne vienne gréver le budget des retraites.
    Son inconvénient est qu’il ne fait pas fonctionner les laboratoires, pharmaceutiques et vaccinaux, et qu’il fera un piètre consommateur.
    Choix difficile, donc, pour les gouvernements à venir.

  • Raymond SAMUEL Raymond SAMUEL 12 mars 2015 08:16

    Bonjour RUUT, l’ENFOIRE et DOCTORIX,
    Difficile de faire entendre que la plus grande partie des maux que subissent les adultes, ne se produiraient pas si toutes les maltraitances et nuisances qui accablent les bébés et jeunes enfants étaient supprimées. Autrement dit, si l’altruisme et l’empathie, naturels à la naissance, n’étaient pas détruits/empêchés de se développer.
    Il faut faire renaître la vie privée (qui est la seule vraie), réduire la consommation pour dégager des heures, fermer les crèches et les écoles maternelles, ouvrir des maisons vertes, réoccuper le désert français, ne plus écouter les mensonges des féministes, apprendre quels sont les besoins des enfants . Permettre à tous les enfants d’arriver à l’âge adulte en bonne santé mentale, affective et physique.
    Il faut arrêter le massacre de la nature mais aussi le massacre des enfants.


  • Nicolas_M bibou1324 12 mars 2015 11:29

    En effet, on nous encourage, on nous soutient, on nous incite à. On ne nous oblige pas.


    Donc j’ai un peu envie de dire, la GPA et le féminisme à outrance ou même la possibilité de créer des ouvriers sélectionnés génétiquement, eh bien ... je m’en fiche royalement.

    Tous les jours, des gosses se font violer, se font tuer, sont obligés à se prostituer. La vie humaine, aujourd’hui et depuis la création de ce que l’on appelle la société, n’a jamais eu de valeur. Faut pas se voiler la face. On ne peut pas porter des Nike et dire qu’il faut protéger les enfants. Ils veulent s’amuser à créer des robots humanoïdes ? Pas mon problème. Ca ne changera franchement pas grand chose, voir même rien du tout : regardez ceux qui vont au boulot dans le métro aujourd’hui : ce sont déjà des robots. Métro-boulot-dodo. Et le tiers monde sont déjà des esclaves.

    Moi, mon rôle comme je le perçois, c’est de me battre pour avoir le droit de mener ma vie comme je le souhaite. En ce sens, la GPA est une évolution plutôt positive : c’est un droit qui me serait donner en plus de ceux que j’ai déjà. Un droit que je n’utiliserai jamais, comme la majorité des français qui y sont de toute façon opposés, mais un droit.

    Que des riches industriels / politiques utilisent ce droit pour créer un groupe d’esclave bien servile ? En quoi ça me concernerait ?

    Tant qu’on me laisse éduquer mon gosse comme je le souhaite, lui transmettre les valeurs que je souhaite, l’éduquer si je le souhaite ou le refiler à un éducateur si je le souhaite, j’ai le choix. Et tant que j’ai le choix, je ne vois pas de raison de gueuler.

  • Raymond SAMUEL Raymond SAMUEL 12 mars 2015 16:33

    Comme il est facile de vous comprendre :
    - plus vous avez de droits plus vous êtes content/te,
    - moins vous avez de devoir, plus vous êtes content/te.

    J’espère que vous êtes candidat/te pour coloniser Mars. Malheureusement je crains que vous n’ayez des ennuis avant le premier convoi.


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