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Racistes, les Français ? - AgoraVox le média citoyen
vendredi 5 juillet 2024 - par Institut Proudhon

Racistes, les Français ?

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(illustration humoristique du cliché du Français chauvin, trouvée sur Twitter)

 

 La chose qui frappe le plus un observateur étranger de la scène (devrait-on dire "du cloaque") politique française, ce n'est pas tant l'aveuglement et la déconnexion des élites, mais l'effort déployé par elles pour rester aveugles et sourdes aux cris du peuple. Voilà qu'il y a à peine trois semaines les Français ont massivement voté pour un parti dit (à tort ou à raison) "anti-système", marquant par là leur malaise et leur exaspération face à des élites politiques et à une société civile qu'ils jugent enfermées dans un entre-soi et étrangères à leurs préoccupations tant économiques que sécuritaires. Que font-elles, donc, ces élites ? Eh bien, au lieu de tirer les leçons de cet aveu de désamour, elles continuent à faire la leçon au peuple et à l'infantiliser de plus belle. Imaginez donc une épouse qui reprocherait à son mari de la délaisser et de rentrer tard dans son foyer, ce à quoi le mari apporterait pour toute réponse de rentrer encore plus tard, ivre qui plus est, et se permettre en plus de gourmander sa femme. En français familier, on appelle cela du "foutage de gueule". Et en amour comme en politique, cela ne peut déboucher que sur un divorce.

 Ainsi, l'on a vu depuis des jours un véritable branle-bas de combat au sein des élites culturelles et médiatiques du pays, un passage de savon massif sur le bon peuple qui a mal voté, des appels aux mânes de tel résistant ou de tel saint laïc de la République, et la sempiternelle rengaine sur "les heures les plus sombres de l'histoire", dont ces élites ne comprennent pas qu'elle est éculée et ne fait plus guère frissonner que quelques boomers restés coincés dans les années 1970. Que des militants de gauche défilent contre l'extrême-droite, c'est leur droit absolu, de même que l'inverse devrait aussi être autorisé par souci de réciprocité ; qu'en revanche des millionnaires, parfois exilés à l'étranger pour raisons fiscales, se permettent de donner des consignes de vote aux prolétaires français, c'est non seulement inacceptable moralement, mais encore contre-producif politiquement. Que sait M. Noah de la misère sociale des ruraux ou des périurbains ? Lui qui vit dans un pays dirigé depuis quatre décennies par le même président, est-il vraiment bien placé pour pérorer sur la démocratie ?

 Dans cette chienlit mentale, c'est encore un ancien député macroniste qui a eu un éclair de lucidité. Frédéric Decrozaille, invité sur le plateau de BFM TV pour un débat sur le retour de l'extrême-droite, a tenu à clarifier les choses : "Il n'y a pas, aujourd'hui, 35% de Français qui sont nostalgiques de Vichy", a-t-il déclaré, en guise d'ego te absolvo laïc sur un plateau télévisé où le débat tournait sur le supposé danger pour la démocratie représenté par le RN et les liens (certes avérés) de certains de ses fondateurs avec le régime de Vichy et la Collaboration.

 Nous l'avons affirmé dans un article précédent. Le RN, rallié au libéralisme et à la bourgeoisie, partisain du maintien de la France sous la double férule de l'UE et de l'OTAN, ne saurait être considéré comme un parti dissident et encore moins comme populaire. Cependant, toute injure aux électeurs de ce parti est une injure au prolétariat que nous défendons, et dont de nombreux membres pensent sincèrement que le RN va résoudre les problèmes migratoires, sécuritaires et économiques de la France. Cette pensée est-elle fondée ? Nous y avons répondu, arguments à l'appui, dans le précédent billet. Quoi qu'il en soit, nul n'a le droit de dire au peuple – qui est constitutionnellement le souverain de la France – qu'il vote mal, de le traiter de raciste ou de lui rappeler en guise d'épouvantail le souvenir de Vichy, souvenir au demeurant très déformé par le narratif historique dominant inspiré des travaux de Paxton, et que cet auteur lui-même reconnais aujourd'hui comme dépassés…

 Non, les Français ne sont pas nostalgiques de Vichy. Et en fût-il ainsi, les élites intellectuelles n'auraient malgré tout aucun droit de les pointer d'un doigt accusateur. Nombre de Chinois sont nostalgiques du règne de Mao, malgré ses millions de morts, nul ne le leur reproche ; deux tiers des Russes (y compris ceux nés après 1990) disent regretter l'URSS, nul ne leur en tient rigueur. Pourquoi, diable, serait-ce toujours aux mêmes de faire d'incessants examens de conscience laïcs ? Le peuple est souverain ou il ne l'est pas. Dès lors que la Constitution l'a érigé comme tel, lorsqu'il exprime un choix, quel qu'il soit, il faut s'y plier, si intellectuel et bardé de diplômes que l'on soit. Ou alors, il faut avoir l'honnêteté de dire clairement que la démocratie est un mirage, que les élites savent mieux que le peuple imbécile ce qui est bien (et surtout ce qui est le Mal) et que le vote sert moins à définir une direction qu'à avaliser et à légitimer ce qui a déjà été décrété en amont. De fait, la seule perspective réjouissante dans une victoire du RN serait la déconfiture de cette intelligentsia trop sûre d'elle-même, de sa légitimité et surtout de sa mainmise sur un peuple effrayé, à l'instar de ces clercs qui servaient de directeurs de conscience dans la société d'Ancien Régime – à ceci près qu'au moins eux guidaient leurs fidèles vers la vertu et non vers la décadence.

 Mais puisque cette question semble si importante, répondons-y : sont-ils racistes, les Français ? Il faut tout d'abord noter le jugement de valeur qui transpire d'un tel questionnement accusateur, et qui rejoint précisément ce que nous affirmons plus haut sur l'intelligentsia. Imaginons en effet que la réponse à cette question soit "oui", cela implique automatiquement (la loi elle-même ne permet pas d'autre option) que le peuple pense mal, qu'il faut donc le rééduquer et lui indiquer un "bon chemin" dont les élites sont les détentrices. Cela implique, in fine, que le peuple n'est pas vraiment souverain puisque des autorités supérieures, ou autoproclamées comme telles, ont droit de veto sur sa pensée. Nous pensons par ailleurs que devoir se justifier de ne pas être ceci ou cela, comme jadis on devait se justifier de ne pas être cathare ou huguenot, c'est déjà une première concession à l'ordre moral établi, puisqu'en se justifiant de ne pas être ce qu'il qualifie d'hérétique, on lui accorde le privilège de définir le bien et le mal, et l'on s'aligne sur son curseur moral, se plaçant soi-même dans la posture de l'élève docile tandis que les tenants de l'ordre établi sont placés dans celle du maître. D'après un aphorisme attribué à Staline, les communistes auraient reçu pour consigne après la guerre de traiter de "fasciste" leurs contradicteurs, surtout ceux de droite. Dans une société encore traumatisée par les horreurs, avantageusement médiatisées, de la guerre et des idéologises fascistes incriminées, cela avait pour but de disqualifier d'emblée lesdits contradicteurs et de les pousser à s'embourber dans des explications et des justifications au lieu de discuter du fond du débat, ce qui donnait au débatteur de gauche un avantage incommensurable, ayant le magistère moral pour soi. Il est bien navrant que les Français patriotes tombent encore dans ce piège, quatre-vingts ans après et éprouvent le besoin de se justifier et donc à s'aligner sur les valeurs morales dominantes.

 Demandons-nous, néanmoins, ce que l'on désigne par "racisme". L'impression qui se dégage de prime abord, c'est que tout est fait pour ne pas expliquer le sens de ce mot, comme s'il fallait qu'il conservât sa charge sémantique terrifiante et mythique, que l'explication rationnelle estompe toujours en partie. L'on observe en français, et dans la plupart des langues occidentales, la confusion volontairement entretenue entre "racisme" et "xénophobie" d'une part, et entre "racisme", "racialisme" et "haine raciale" de l'autre. Au risque de surprendre et de briser un mythe véhiculé depuis les manuels scolaires, un "raciste" n'est pas, par définition, une personne qui "n'aime pas les Noirs et les Arabes", c'est plutôt un adepte des théories qui considèrent d'abord que l'humanité est divisée en groupes essentiels phénotypiques nommés "races", et qu'ensuite il existe une hiérarchie entre ces groupes, hiérarchie, dont, dans la plupart des cas, l'adepte de ces théories se pense au sommet. Le racialisme s'arrête au premier postulat de cette affirmation, à savoir que l'humanité serait subdivisée en races, sans porter de jugements de valeurs sur elles. Quant à la haine raciale, c'est effectivement le sentiment d'hostilité essentialiste envers les personnes présentant ces phénotypes différents. Les trois notions peuvent certes être liées, et le sont souvent, mais elles peuvent tout aussi bien être indépendantes l'une de l'autre. Le mythe du bon sauvage, entretenu par les Lumières puis par la gauche au XIXème siècle, est par exemple profondément raciste, alors même qu'il procède d'un préjugé positif envers les peuples indigènes. A contrario, les travaux récents de certains généticiens, qui tendent à réhabiliter la notion de division essentialiste de l'humanité, voire d'une origine polygéniste de l'homme (face à la théorie africaniste dominante), sont neutres de tout jugement et se contentent d'établir ce qu'ils considèrent comme des faits scientifiques.

 Or, dans le langage courant, un "raciste" désigne plutôt quelqu'un qui éprouve de l'antipathie envers les phénotypes étrangers, en particuliers africains et maghrébins. Plutôt que de se fonder sur des rapports et des sondages qui convergent toujours vers la même conclusion, à s'avoir qu'il y a "un problème récurrent et préoccupant de xénophobie dans la société française", il nous semble plus à propos de recueillir l'avis des principaux concernés. Voici ce que dit, à titre d'exemple, un jeune juriste : "J'ai vécu dans plusieurs pays d'Europe […], les Français sont le peuple le moins raciste, peut-être même un peu trop gentillets sur les bords". Et cette professeur d'origine algérienne : "Les Français ne sont pas racistes, ils sont fatigués et je les comprends car je le suis aussi." Encore aux dernières élections européennes, c'est à Mayotte, département à majorité peuplé de personnes noires de confession musulmane (95% de la population) que le RN a obtenu le score le plus haut, 52,4%. Alors même qu'aux législatives de 2022, ce parti n'avait obtenu qu'un score de 1,49% à l'échelle du département. Qu'est-ce, sinon le signe d'une lassitude accrue face à une immigration dont eux-mêmes pâtissent ? Et que dire de ces catholiques pratiquants, électorat habituel de la droite classique, qui sont désormais 42% à voter pour le RN (d'après la Croix) alors qu'ils n'étaient que 12% en 2017 ? Eux aussi ont assez de tendre la joue aux racailles d'en bas et d'en haut.

 En effet, les Français ne sont pas "racistes", ils sont las et se sentent abandonnés. Le vote RN aux européennes et la majorité relative que se dessine en leur faveur aux législatives à venir, ne sont pas un reflet de la haine de l'Autre, mais plutôt un cri de détresse et de lassitude lancé par un peuple qui se sent trahi par sa classe politique et qui tente, bien vainement, de reprendre le pouvoir. Mis à part les militants dévoués, beaucoup d'électeurs de ce parti savent bien, au fond d'eux, que celui-ci ne changera rien. Ce vote, messieurs et mesdames les élites donneuses de leçons, c'est une bouée que le peuple lance pour que son désarroi soit entendu. L'on néglige souvent le fait qu'une part importante des électeurs du RN sont issus des classes populaires et moyennes, celles qui prennent de plein fouet l'insécurité, l'inflation et le mépris de classe macronien, alors qu'encore au début des années 1970 l'électorat traditionnel du FN était plutôt bourgeois et réac, et que ces prolétaires votaient pour une gauche qui n'avait pas encore délaissé le social pour le sociétal et la défense des ouvriers français pour celle de l'immigration. La gauche serait-elle aujourd'hui sur la ligne d'un Thorez ou d'un Marchais, voire sur une ligne national-communiste défendue par le PCC chinois et le KPRF russe, le néo-RN rallié aux libéraux et à la droite des affaires récolterait à peine à 10% d'intentions de vote. Qui, diable, voudrait mettre au pouvoir une firme familiale digne de la série Dallas dès lors qu'il existe une alternative à la fois sociale et profondément enracinée ?

 Les Français sont effectivement – pour le meilleur et pour le pire – le peuple le moins nationaliste du monde, au point que le substrat ethnique est parfaitement étranger à la conscience politique française, au sein même de son "extrême-droite" qui se démarque des autres nationalismes par sa vision universaliste et assimilationniste héritée de la Révolution. Depuis peu, le complexe a atteint un stade supérieur : ce patriotisme culturel et civique est à son tour devenu tabou, y compris dans ses démonstrations les plus anodines. Ainsi, alors qu'il est habituel de voir des drapeaux nationaux flotter sur les maisons de particuliers en Pologne, en Norvège et même en Angleterre (sans parler des États-Unis), la France se démarque par un rapport assez honteux envers son emblème national que l'on n'exhibe guère que lors de compétitions sportives, en dehors desquelles on le remise au grenier. Voici ce que nous raconte un jeune lycéen : "L'autre jour, dans la rue, je portais un polo Jack & Jones avec des liserais gris-blanc-rouge sur les manches […] un homme typé européen, et ne présentant aucun signe de déséquilibre ou d'ivresse, a commencé à me chercher en me disant que ça faisait chauvin et m'a demandé si je votais RN, alors que je n'ai pas encore le droit de vote, et que ce n'était même pas le drapeau français, vu qu'il y avait du gris à la place du bleu…"

 La tournure prise par le débat public actuel, où à droite comme à gauche l'on semble se soucier davantage des groupes particuliers que des Français en général, fournit une autre illustration probante du fait que les Français sont sans doute l'un des peuples les plus altruistes… peut-être même à l'excès. Depuis les émeutes urbaines de l'été 2023, et plus encore depuis la reprise des hostilités au Proche-Orient, le débat politique français s'est en effet polarisé autour des problématiques du racisme et de l'antisémitisme, l'extrême-gauche brandissant le premier épouvantail tandis que la droite dite nationale agite le second, chacun appelant à faire barrage à l'autre au nom de ces considérations plutôt qu'au nom de préoccupations concernant le peuple en général et son quotidien. Imagine-t-on un parti israélien mis au ban et matraqué par l'ensemble des médias du pays parce que certains de ces cadres auraient tenu des propos antichrétiens ? Imagine-t-on un front commun et un cordon sanitaire au Japon contre un parti auquel on reprocherait d'être hostile aux immigrés coréens ? On peut en douter. Chez la plupart des peuples on prend position pour ou contre un parti en fonction de sa position envers soi et les siens, et non selon sa vision de l'Autre. Ce genre d'arlequinades ne sont possibles qu'en Occident, où le culte de l'altérité fait office de religion laïque dans une société sécularisée – a fortiori dans notre République qui tire orgueil d'être le berceau de l'universalisme. On note que la droite a assimilé à merveille les valeurs de la gauche, l'élève dépassant même le maître. Il en résulte un échiquier politique où chacun a son altérité et ses groupes minoritaires à défendre, ses racistes à dénoncer, ses drapeaux étrangers à afficher fièrement sur les réseaux sociaux, et son pays oriental de cœur qu'il soutient "inconditionnellement" (sic) comme si c'était sa propre patrie. L'on insulte, l'on vocifère, l'on va parfois jusqu'au coup de poing ou à des brouilles familiales parce que le beau-frère a fait des remarques pas très Charlie sur les migrants ou que la tante manifeste pour la Palestine et ne condamne pas assez fermement le Hamas (ou "Ramasse" comme on dit sur CNews). Entre ceux qui se dévouent pour maintenir les privilèges d'un groupe alpha, et ceux qui luttent corps et âme pour rendre justice à un groupe oméga, on est en droit de se demander s'il y a encore quelqu'un dans ce pays qui se soucie des lambdas…

 Non, les Français ne sont ni haineux, ni racistes. C'est sans doute le seul peuple qui en plein marasme économique et dans un climat général de déclin, dans tous les domaines, est encore prêt à s'écharper pour le bien-être et la sécurité de telle minorité ou pour telle cause internationale. Mais à force de les traiter comme tels et de les pointer ainsi d'un doigt accusateur dès lors qu'ils sortent des passages cloutés et de la fenêtre d'Overton – bien étroite – établie par les duègnes de la bonne pensée, il est en effet à craindre que cela ne s'avère une prophétie auto-réalisatrice et que le désarroi ne cède le pas à la colère. Messieurs les élites, écoutez les cris du peuple au lieu de lui faire la leçon !

 



17 réactions


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 5 juillet 2024 08:54

    Ou alors, il faut avoir l’honnêteté de dire clairement que la démocratie est un mirage

    C’est le sens que vous donnez au mot qui n’est pas le bon. La démocratie ne consiste pas à demander l’avis de la populace, mais à donner une légitimité incontestable au gouvernement.



    • berry 5 juillet 2024 09:29

      Prisca Thévenot a été agressée par des racailles immigrés.
      Bon ça va, elle a rien, c’était juste un sentiment d’insécurité pendant quelques minutes. On va pas la plaindre, faut pas pousser quand même.
      Et puis, qui est-ce qui les a fait rentrer, hein ? C’est pas moi en tout cas.
      https://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/prisca-thevenot-agressee-a-coups-101909
      Faut pas en faire toute une histoire, ça n’arrive jamais d’habitude. Normalement ces jeunes gens sont particulièrement pacifiques, honnêtes et bienveillants. Je ne sais pas ce qui a pu se passer, ils ont peut-être été provoqués ou insultés ? L’enquête nous le dira peut-être.

      C’est comme avec les loups, ils n’attaquent pas l’homme, c’est bien connu. Il a fallu des circonstances vraiment exceptionnelles pour que cette jeune femme se fasse attaquer à Thoiry. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre-mesure. Vous pouvez continuer à vous promener avec vos enfants dans la forêt du Haut-Vernet sans problème.


    • Ouam (Paria statutaire non vacciné) Ouam (Paria statutaire non vacciné) 6 juillet 2024 07:40

      @berry ET TOUS
      Il n’y a plus que 3 choix ce dimanche
      L’abstention ET
      pour ou contre la bourgoisie
      https://youtu.be/_iK-2IeXes0?t=1146

      Si apres ca certains ne comprennent toujours pas pourquoi la Nupes s’allie a la bourgeoisie , ben alors ils méritent leur sort point barre !
      Puis suios peu ils prendronbs de toute maniere cher car la bougoisie c’est LE mauvais choix sauf bouffer tes titres d’actions etr se chaffer avec etc ..
       
      Remonter au debut de la video au cas ou
      Et Partager autour de vous merci


  • Octave Lebel Octave Lebel 5 juillet 2024 09:07

    Combien d’articles ici en quelques jours sur le racisme de la part de l’extrême-droite pour faire diversion sur l’essentiel de la supercherie en cours ?

    Revenons donc aux enjeux fondamentaux du moment La feuille de route (ne confondons pas les péripéties et le cap).

     

    1. Se débarrasser de l’adversaire à deux têtes, la macronie/lepénie, figures de proue de la démocratie représentative derrière lesquelles se cache l’oligarchie. Parce que sans cela rien n’est possible 2. Jeter les bases d’un redressement économique, social et écologique et le faire fonctionner 3. Procéder au renouvellement de nos institutions et installer une démocratie ayant la justice sociale comme levier et finalité, pilotant une économie au service de l’intérêt général, fondée sur un citoyen correctement informé, avec les moyens politiques de se faire respecter et des mandants responsables politiquement.

     


  • Octave Lebel Octave Lebel 5 juillet 2024 09:20

    Se préserver grâce à une « démocratie » encore plus autoritaire.

     

    Afin d’éviter la responsabilité et le risque d’une démocratie accomplie et fonctionnelle de citoyens, pensent avec raison nos oligarques, à l’abri jusqu’ici derrière une démocratie représentative, il s’est agi de mettre en valeur, d’exhiber en la respactibilisant l’extrême-droite et en diffusant sa propagande afin de la porter jusqu’à l’intérieur du pouvoir politique. Elle ne demandant pas mieux en espérant bien avoir sa part du fromage, la plus grosse possible. Afin de tenter l’ultime fracture et division et espérer ainsi conserver aussi longtemps que possible, en travaillant parallèlement au dépassement par les règlements de l’UE, derrière une apparence de légitimité, la réalité du pouvoir, le contrôle de l’économie et de la machine médiatique et ses outils de fabrication de l’opinion qui encadrent les marges de manœuvre et soumettent les candidats à la représentation politique. Il s’agit de se préserver grâce à une « démocratie » encore plus autoritaire, la population ayant été habituée aux rudoiements des autorités judiciaires et policières et soigneusement divisée sur des critères identitaires tandis que le champ légitime des oppositions politiques sera strictement circonscrit comme c’est déjà le cas dans la parole dominante des médias.Est-il utile de dire qui serait le paria, et qui comprendrait alors très vite,

    pour ne être le prochain, qu’il faut se tenir à carreau ? 


  • Octave Lebel Octave Lebel 5 juillet 2024 09:21

     Sinon...

    1/3. Qui est au service de qui et comment ? Un travail de réflexion à faire et un rappel.

    Un document puissant à écouter et réécouter sans attendre pour les mois et les années qui vont suivre. C’est indispensable pour qui veut comprendre ce qui se passe concernant la réalité de notre vie politique et médiatique et ce qui nous est imposé et l’état de notre démocratie et le quotidien de ce que nous vivons.

      " 4e pouvoir. Extrême droite : les médias complices et coupables " (vidéo 25 juin 2024-55mn, l’émission vidéo d’Acrimed sur Blast)  

    https://www.acrimed.org/Extreme-droite-les-medias-complices-et-coupables

    → Rappel : Le RN au pouvoir ? Un « risque nécessaire » pour le patron du MEDEF (23/03/23)

    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/8h30-fauvelle-dely/reforme-des-retraites-loi-immigration-salaire-de-patrick-pouyanne-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-interview-de-geoffroy-roux-de-bezieux_5708426.html

     


  • Octave Lebel Octave Lebel 5 juillet 2024 09:21

    2/3 Revenons donc à ce que nous avons à faire dans l’immédiat. Législatives 2024, second tour :

     

    Ce sera le programme du NFP si un dernier effort des abstentionnistes a lieu qui sera appliqué.

    Sinon, ce sera le programme du NFP qui continuera d’être défendu dans une opposition résolue et tant mieux si quelques arrivistes vont voir ailleurs. Ils nous rendront un grand service. Parce que la démocratie et la justice sociale, la responsabilité écologique seront plus que jamais d’actualité et que au bout du compte, c’est nous les citoyens, quand nous votons, qui tranchons.

     

    En 2022, Jean-Luc Mélenchon a réuni 22 % des suffrages à l’élection présidentielle et a fini en 3ᵉ position. Le leader insoumis l’avait répété trois fois, avec force : « pas une voix pour Marine Le Pen ! ». Ces mêmes alliés du chef de l’État ont conspué, deux semaines durant, une position qu’ils jugeaient ambigüe. D’aucuns cherchent encore ce qui pouvait être ambigu dans une telle déclaration dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon.

    Dès le dimanche 30 juin, la position exprimée par le leader insoumis était la même  : « Pas une voix de plus, pas un siège de plus pour le RN ! ». Avec plus de 300 triangulaires suite au premier tour des élections législatives, une consigne claire a été passée : si l’extrême droite est en tête et qu’un insoumis ou un candidat du Nouveau Front Populaire est 3ᵉ, la candidature doit être retirée. Alors, qui prend le plus ses responsabilités face à la possibilité d’avoir Jordan Bardella, cheffe de file du RN, à Matignon ?

    Se retirer, c’est laisser la macronie/lepénie laver leur linge salle depuis 2017 entre eux. Et le citoyen fera ce qu’il jugera utile de faire au vu de la situation. Il y a des compteurs qui donnent commune par commune l’état des votes et de l’abstention au 1er tour comme sur le site du Ministère de l’Intérieur.

    https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/legislatives2024/ensemble_geographique/ind ex.html

    https://melenchon.fr/2024/06/30/intervention-de-jean-luc-melenchon-sur-les-elections-legislatives-2024


  • Octave Lebel Octave Lebel 5 juillet 2024 09:22

    3/3 Toujours les enjeux immédiats.

      Les programmes économiques du Front Populaire et du RN passés au crible par Esther Duflot, prix Nobel d’économie, 24/06/24,5mn)

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-biais-d-esther-duflo/les-programmes-economiques-du-front-populaire-et-du-rn-passes-au-crible-5977593

     « Les programmes économiques du Front Populaire et du Rassemblement National suscitent de nombreux commentaires et opinions parmi les économistes. Détaillé et chiffré pour le Front Populaire, flou pour le RN, ces programmes reflètent les valeurs fondamentales de chaque parti.

    le RN présente un programme encore flou, mais où le cœur des économies proposées se fait aux dépens des allocations sociales pour les pauvres et des immigrés, pour financer les réductions d’impôts sur les successions et la cotisation foncière des entreprises. Leur proposition aux électeurs, essentiellement, c’est “essayez nous, on est les seuls qui restent”, et aux patrons, de télégraphier qu’ils ne feront rien de radical, mais couperont dans la dépense publique.

    Le front populaire, joue le jeu du pragmatisme : il y a une liste précise de mesures échelonnées, un chiffrage des recettes et des dépenses, qui sont plus ou moins en phase. La proposition fiscale s’appuie sur des constats qui sont largement partagés, notamment celle que le système fiscal en place n’est pas assez redistributif. Mais il ne faut pas se faire d’illusion sur les détails, le programme s’est fait (par force) en trois jours ».

     


    • Octave Lebel Octave Lebel 5 juillet 2024 09:23

      @Octave Lebel

      Nouveau Front Populaire – Le comparateur du collectif « Nos Services Publics » donne son programme largement gagnant (27 juin 2024)

       

      https://linsoumission.fr/2024/06/27/nouveau-front-populaire-comparateur

       

      Nouveau Front Populaire. « Est-ce que le prix de l’énergie va encore augmenter ? Est-ce que mon enfant aura un professeur dans chaque matière toute l’année ? Est-ce que j’aurai un médecin près de chez moi ? Est-ce que mes impôts vont augmenter ?  »

      À toutes ces questions, le collectif de hauts fonctionnaires de l’État et des collectivités territoriales, « Nos services publics », ont répondu selon les programmes des différents partis politiques pour les élections des 30 juin et 7 juillet prochains. Ses membres ont passé au peigne fin toutes les propositions des différentes forces politiques en matière de fiscalité, d’éducation, de santé, de justice, de sécurité ou encore d’énergie. Un objectif ? Montrer « comment les 4 grands blocs politiques répondent à quelques questions simples qui impactent nos vies ».


    • berry 5 juillet 2024 09:36

      Papy Octave, il parle tout seul, comme Mélusine et Joe Biden.

      Ils sont plusieurs dans sa tête, alors il fait les questions et les réponses.
      Vous inquiétez pas, il est pas dangereux. C’est déjà beau à son âge d’arriver à manipuler le clavier et la souris, et d’aller aux toilettes sans s’éclabousser.
      Faut pas le déranger.


    • Gégène Gégène 5 juillet 2024 09:51

      @berry

      C’est vrai, il devrait quand même baisser d’un ton, l’Octave smiley


    • Ouam (Paria statutaire non vacciné) Ouam (Paria statutaire non vacciné) 6 juillet 2024 07:41

      @Octave Lebel
      Ca y va tatave la publicité pour le narratif de la bourgoisie ?

      Il n’y a plus que 3 choix ce dimanche
      L’abstention ET
      pour ou contre la bourgoisie
      https://youtu.be/_iK-2IeXes0?t=1146

      Si apres ca certains ne comprennent toujours pas pourquoi la Nupes 2.0 s’allie a la bourgeoisie (la macronie) , ben alors ils méritent leur sort point barre !
      Puis suios peu ils prendronbs de toute maniere cher car la bougoisie c’est LE mauvais choix sauf bouffer tes titres d’actions etr se chaffer avec etc ..
       
      Remonter au debut de la video au cas ou
      Et partager autour de vous merci


  • leypanou 5 juillet 2024 10:22

    Le RN, rallié au libéralisme et à la bourgeoisie, partisain du maintien de la France sous la double férule de l’UE et de l’OTAN, ne saurait être considéré comme un parti dissident et encore moins comme populaire  : oui mais des millions de lobotomisés le pensent et c’est ça qui est malheureux.


  • La Bête du Gévaudan 5 juillet 2024 13:27

    c’est la gauche qui est un parti entièrement raciste... leur slogan « tout sauf le RN » cache mal le racisme sous-jacent... c’est un mot codé pour dire « tout sauf les Français », dont le RN est l’expression sociologique...

    La gauche est la réunion éhontée de toutes les factions les plus racistes et intolérantes de la caste fiscale et de ses affidés...

    La gauche incarne la réaction d’une caste socialo-keynésienne qui souhaite continuer jouir sans entrave du fruit de ses rapines, de ses spoliations et de ses privilèges.

    Toute analyse sérieuse de la posture économique et sociale de la gauche indique l’aspect fondamentalement réactionnaire de ce bord politique... pas étonnant qu’ils draguent les éléments les plus obscurantistes : écologistes, islamistes, antisémites, racistes, homophobes, misogynes, illibéraux, antiparlementaires, factieux, obscurantistes et autres nostalgiques des charniers du capitalisme d’état.


  • pallas 5 juillet 2024 17:48

    Bonjour,

    Le français est surtout un gros naze qui c’est suicidé et devenu le jouet de ça propre créature.

    Jai vécu dans un monde ou il n’y avait que des blancs, la colonie de vacance remplie de pervers et moi jeune enfant leurs faisant peur et ils avaient raisons, mes origines sont très scythes, plus civilisé que les gamins tchétchènes j’en conviens, un poil plus polie quand je me fait agressé par 4 françois contre 1, je ne renonce jamais, je massacre.

    D’ailleurs qui envoient leurs enfants en colo à nos jours ?, un lieu de pédophiles.

    La france du blancs était ça, cette histoire est terminé, le français est mort.

    Le racisme total envers leurs frères scythes, un monde de blanc total, c’était il y a fort longtemps cher descendant des nazis.

    Moi je n’oublie pas

    Les 


  • jako jako 8 juillet 2024 18:32

    tu as l’air autant perché que « le panda »


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