Raphaël Glucksmann veut retirer le micro de Xenia Fedorova
Il a raison, dans la triste logique de ses amis.
Après la fermeture illégale de RT-France par les autorités, Xenia Fedorova, la patronne de la chaîne avait enfin retrouvé un rond de serviette sur C-news. De là elle battait en brèche le narratif propagé par ceux qui ont trouvé leur maître dans l’empire américain (Coucou monsieur le ministre, ancien de l’Atlantique Council.).
Vu le niveau argumentatif de cette meute, la moindre objection lui est insupportable. Je ne parle même pas du niveau de madame Fedorova, que personnellement je trouve moyenne, mais, tout étant relatif, elle brille au firmament de la réflexion en face du niveau du gang adverse. Dès lors, la seule solution qui reste à ces individus est le beuglement pour solliciter l’interdiction1. Le présent article vise à montrer ce que valent ces gens où du moins l’un d’eux2.
Nous nous concentrerons donc sur l’un des plus vocaux, l’un de ceux qui se rêvent apparemment à l’Élysée, le patron du nano-parti Place Publique : j’ai nommé l’inénarrable Raphaël Glucksmann.
Ses déclarations visaient à : « Retirer le micro à madame Fedorova. »
Au moins les choses sont claires et il exprime parfaitement les positions de la meute. Normal, qui se ressemble s’assemble. Cela pose juste une question intéressante : Qui est Raphael Glucksmann ? Un "réalisateur de documentaires" dont je doute que qui que ce soit puisse les citer un jour. Sa carrière décolle au moment où il se rend en Géorgie et où, "miracle" il devient conseiller spécial du président Saakachvili. Le commun des mortels peut essayer, mais il existe une bonne raison qui empêche France Travail de recommander cette aventure aux chômeurs : Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus et vous n’obtenez pas de tels postes sans de sérieux appuis.
Dans un pays qui venait de vivre une révolution de couleur et donc une prise de pouvoir par des moyens illégaux subventionnés par les services américains et l’UE3, quelles pouvaient être ces bonnes fées ? Chacun se fera son opinion, mais nous avons le droit de douter de leur parenté avec l’auteur de Rich men of Richmond4.
Passons, comme nous passerons sur le mariage de monsieur Glucksmann avec la vice-ministre de l’intérieur de Géorgie, pays où l’on torturait les opposants dans les prisons5. Nous avons déjà là un charmant garçon qui, vu sa carrure de gringalet n’a sûrement pas torturé, mais a accepté l’argent de ce pouvoir. Chacun jugera s’il souhaite inviter un homme avec de telles fréquentations à sa table.
Mais, l’affaire géorgienne n’avait pas permis à monsieur Glucksmann de déployer son plein talent. Lorsque le peuple géorgien parvint enfin à se débarrasser de monsieur Saakachvili et de sa bande, lui et ses amis durent trouver un nouveau havre de paix ou foyer de troubles. (Après une agression contre les forces russes qui conduisit à une humiliante défaite. Monsieur Saakachvili aurait dû réfléchir à ses ordres avant d’écouter ses "amis" américains et de l’UE.)
Sans travail, sans domicile6, monsieur et madame Glucksmann doivent partir à l’étranger et, "hasard" ils arrivent à Kiev en 2013, tout juste un an avant le maïdan. Vous savez, encore une de ces révolutions de couleurs organisées avec de l’argent étranger déversé par des ONG. La multinationnale de l’influence veille sur ses cadres. Au moins, quand il parle d’influences étrangères, monsieur Glucksmann possède des informations de première main. Par exemple, daignerait-il nous expliquer de quoi son couple vivait durant cette période ? Vu que sa dame finit par être arrêtée avec plusieurs millions de dollars dans ses bagages7, nous pouvons exclure l’amour et l’eau fraîche. Enfin, grâce à un changement de nationalité, elle put être nommée vice ministre de l’intérieur après le Maïdan : une validation méritée des acquis de l’expérience8 ?
Puisque nous parlons des femmes, notons que madame Fédorova n’a elle pas bénéficié d’une telle carrière ni de telles sommes. Travailler pour V.Poutine semble bien moins rentable que de participer aux entreprises de l’UE ou du département d’état. Il lui restait à bâtir sa carrière sur ses qualités de journaliste. Notons que ceux qui l’attaquent contredisent ses interprétations (qui gênent leur narratif), jamais les faits qu’elle rapporte ou sur lesquels elle se base. De même, malgré un travail à la tête de RT France qui ne fut jamais attaqué sérieusement (Je ne parle pas des insultes de la meute, mais de véritables mises en demeures que, malgré un examen attentif, l’ARCOM ne fut jamais capable de réaliser !)
Mais, il est vrai que pour monsieur Glucksmann, une femme russe n’a peut-être pas le droit d’être professionnelle. Lors d’une intervention devant des lycéens, monsieur Glucksmann nous raconta son Maïdan et notamment le fait qu’il se rendait tous les jours à l’État-Major de la révolte (Cette offre aussi n’est pas diffusée par France Travail !) où il retrouvait monsieur Klitschko. Il eut la bonté de le présenter aux lycéens comme ancien champion de boxe.
Il valait mieux protéger les chastes oreilles des enfants de la tragique vérité. La carrière de boxeur de ce monsieur est derrière lui, celle de proxénète semble, elle, d’une brûlante actualité. En 2012, les Femen l’accusaient d’être un tenancier de bordel. Résident à Kiev en 2013, Monsieur Glucksmann pouvait-il l’ignorer ? Est-il passé outre ou s’est-il contenté d’un serment la main sur le cœur ? Ultérieurement, les accusations seront précisées par Diana Panchenko, journaliste ukrainienne9 : l’ancien boxeur dirigerait plus de 100 bordels rien qu’à Kiev, d’où des centaines de femmes sont vendues à l’UE et aux États-Unis. Voilà un ami bien recommandable pour Monsieur Glucksmann et d’autres politiciens français qui ont fait le voyage à Kiev.
Ces admirateurs ont aussi évité de s’interroger sur l’exposition du "maire de Kiev" aux services spéciaux allemands. Pourtant, l’Allemagne est un gros "consommateur" de prostituées ukrainiennes avec 50 % des putes des bordels de Berlin venant de ce pays. Cette branche de son activité ne fait-elle pas de monsieur Klitschko un relais parfait pour des influences germaniques, car le BND (Bundesnachrichtendienst, les services secrets allemands) pourrait "moduler" la curiosité policière sur les intérêts de ce monsieur en Allemagne et les profits qu’il en retire10 ? Monsieur Glucksmann, toujours si prompt en matière d’influences étrangères ne semble pas s’être posé la question. Pas davantage ne s’est-il demandé si la "révolution de la dignité" en Ukraine avait besoin de l’aide de français ? Lui et Monsieur Bernard Henry Lévy qui fut aussi accueilli par le "Héros" semblent trouver la situation normale.
Peut-être monsieur Glucksmann en proposant de retirer le micro de Xenia Fedorova prévoit-il de fournir une employée supplémentaire à son "ami" ? Certes, mais dans ce cas, qu’il admette que l’immense majorité des honnêtes citoyens français ne désirent rien avoir à faire avec un tel "MONSIEUR"11 !
Vu le passif de cet individu, on peut tout supposer, surtout le pire. Hélas, le problème est que sa parole est relayée par des médias qui ont oublié de l’interroger sur ses liens et amitiés. Et, comme citoyen Français, je suis moins inquiet de l’impact démocratique d’une Xenia Fedorova qui nous a toujours dit avec la plus grande honnêteté quels sont ses combats et ses engagements que de constater que l’on donne un micro à un individu qui s’acoquine avec un homme accusé de proxénétisme pour renverser un gouvernement légitime dans un pays étranger12.
1Ainsi, la France perdra en même temps l’intelligence et la liberté d’expression !
2Tous les couvrir, exigerait d’abattre l’ensemble des arbres d’Amazonie pour rédiger une histoire de la bassesse.
3Sur la propagande sur ces sujets, j’invite à lire la fiche Wikipédia :
Elle commence par une révolution pacifique se déroulant en Géorgie en novembre 2003
Mais plus bas la fiche porte :
ses partisans font irruption dans le parlement en pleine session.
On m’expliquera comment une irruption dans un parlement en pleine session peut être considéré comme pacifique. Je rappelle que lors du débordement de la manifestation de Donald Trump, l’irruption de la foule au sein du congrès fut considéré comme un coup d’État violent. Les mystères de certains jugements de valeur !
4J’assume de faire une promotion pour cet auteur injustement oublié dont le texte nous rappelle la situation sociale aux USA.
I've been selling my soul working all day
Overtime hours for bullshit pay
5Ceux opposés à un pouvoir parvenu en place par fraude brutalité et violence : l’exemple des valeurs démocratiques si chères à l’Union européenne.
6C’est le moment de verser une larme ! Heureusement, spoiler alerte, le destin viendra vite à leur secours.
7selon Vitaliy Zakharchenko ancien ministre de l’intérieur, curieusement, l’affaire s’est éteinte.
8En tout cas, Porochenko semblait le penser : il a nommé pas mal d’ex géorgiens dans son équipe.
9La question fut aussi posée en conseil municipal de Kiev : Ksenia Semenova : Klitschko runs a brothel in central Kyiv • Skelet Org, ou par les femen : Ukrainian Court Acquits FEMEN Activist – FEMEN, curieusement acquittées de trouble à l’ordre public, mais jamais attaquée en diffamation. Certains manquent crédibilisent les affirmations.
10Sans parler du fait que son ex-épouse vit à Hambourg, autrefois, on appelait cela un otage, mais les temps d’Attila et Aétius sont loin de nous. Il faudra trouver un autre terme.
11Il reste les macronistes empêtrés dans les affaires Alstom, Mc Kinsey… et un certain nombre de "journalistes" francais. Coucou les accords de confidentialité à France télévision évoqués devant la commission pour l’audiovisuel public ou le scandale qui conduisit Monsieur Rochebin à quitter la Suisse pour des cieux plus cléments
12Rappelons que le Président Ianoukovitch avait gagné les élections présidentielles de 2010, malgré l’opposition de Kiev où plus de 70 % des votants avaient voté contre lui. Le Maïdan est donc l’émeute des perdants soutenus par la diplomatie américaine qui n’a eu de cesse de menacer des dirigeants ukrainiens de sanctions s’ils osaient utiliser la police contre les milices qui s’étaient emparées du centre de Kiev.



