Rapport explosif du Sénat
Rapport explosif du Sénat : Merci Macron, merci Macron
Merci Macron merci Macron (chanson des Charlots), tu es bien le champion des patrons !
Les Charlots ! Ce groupe mythique des années 1970, avec leur chanson "Merci Patron" tirée du film éponyme de 1976, nous offrait une parodie hilarante et mordante du monde du travail, où des ouvriers chantent la gloire de leur patron tyrannique tout en soulignant l'absurdité de l'exploitation.
Les paroles originales – "Merci patron, merci patron, quel plaisir de travailler pour vous, on est heureux comme des fous" – résonnent encore comme une critique acide du capitalisme. Mais en 2025, qui mieux qu'Emmanuel Macron pour incarner ce "patron" suprême ?
Avec le rapport choc du Sénat révélant 211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises par an, sans le moindre contrôle ni contrepartie, on peut entonner une version actualisée : "Merci Macron, merci Macron, tu es bien le champion des patrons !"
Le rapport du Sénat : un "maquis" d'aides opaques à 211 milliards par an
Le 8 juillet 2025, la commission d'enquête du Sénat, présidée par Élisabeth Doineau (centriste) et rapportée par Pascal Savoldelli (PCF), a livré un rapport accablant sur les aides publiques aux entreprises. Après six mois d'investigations et d'auditions, les sénateurs ont chiffré ces aides à au moins 211 milliards d'euros pour l'année 2023 seule – un montant colossal, équivalent à près de 8 % du PIB français, supérieur au budget de l'Éducation nationale.
Ce "pognon de dingue", comme l'aurait dit un certain président, englobe plus de 2 200 dispositifs : réductions de TVA, exonérations de cotisations sociales, crédits d'impôt (comme le Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi – CICE – ou le Crédit d'Impôt Recherche – CIR), prêts garantis par l'État, et subventions directes.
Mais le scandale ne s'arrête pas au montant : c'est l'absence totale de contrôle qui fait bondir. Les sénateurs dénoncent un "zéro contrôle" sur l'utilisation de ces fonds publics. Pas de contreparties obligatoires pour les bénéficiaires – pas d'engagement à maintenir l'emploi, à investir en France, ou à respecter des normes environnementales et sociales. Résultat ? Des entreprises comme Michelin touchent 72,8 millions d'euros en exonérations et crédits d'impôt en 2023, tout en délocalisant des usines et en licenciant des salariés sans rembourser un euro. Même des firmes condamnées pour fraude fiscale ou corruption continuent de percevoir ces cadeaux, sans sanction.
Le gouvernement conteste ce chiffre, via le Haut-Commissariat au plan dirigé par François Bayrou, qui l'estime à "seulement" 111 milliards en excluant les aides temporaires liées à la COVID ou à l'inflation. Mais les sénateurs rétorquent que leur agrégat est minimal et transparent, soulignant un "maquis" opaque où l'État verse des milliards sans savoir si cela crée des emplois ou booste la compétitivité.
En pleine crise des finances publiques, avec un déficit budgétaire prévu à 5-6 % du PIB en 2025, ce laxisme apparaît comme un hold-up organisé au profit des patrons.
Merci Macron : le champion des réformes pro-patronales Emmanuel Macron, élu en 2017 sur un programme "et de droite et de gauche", s'est révélé un fervent défenseur des entreprises. Ses réformes – suppression de l'ISF, flat tax sur les dividendes, transformation du CICE en allègements permanents de cotisations – ont multiplié ces aides sans filet de sécurité.
Le rapport du Sénat pointe directement ces politiques : sous Macron, les aides ont explosé, passant d'environ 140 milliards en 2017 à 211 milliards en 2023, souvent justifiées par des crises (COVID, énergie) mais pérennisées sans évaluation.
Imaginez une parodie des Charlots adaptée à l'ère Macron, sur l'air de "Merci Patron"
(paroles originales : "Quand on arrive à l'usine, la gaieté nous illumine... Merci patron, merci patron, quel plaisir de travailler pour vous !") :Quand on arrive à l'Élysée, la gaieté nous illumine,
L'idée de filer des milliards, nous remplit tous de bonheur.
D'humeur égale et joyeuse, on signe les chèques aux patrons,
Merci Macron, merci Macron, tu es bien le champion !
Merci Macron (merci Macron), merci Macron (merci Macron),
Quel plaisir de délocaliser pour toi, on est heureux comme des fous ;
Merci Macron (merci Macron), merci Macron (merci Macron),
Tu nous donnes des milliards sans contrôle, on t'adore, oh grand patron !
Cette satire n'est pas gratuite : elle reflète les critiques de syndicats comme la CGT ou de médias comme L'Humanité, qui dénoncent un "scandale" où les patrons empochent des aides publiques pendant que les salariés subissent austérité et précarité.
Des propositions pour un "choc de transparence" – mais qui les appliquera ?
Face à ce fiasco, le Sénat propose 26 mesures concrètes : un rapport annuel obligatoire sur le suivi des aides, le remboursement en cas de délocalisation ou de non-respect d'engagements, et l'interdiction d'aides pour les entreprises condamnées pour infractions graves.
Voté à l'unanimité, ce rapport appelle à un "choc de transparence" pour conditionner ces aides à des objectifs clairs : création d'emplois, transition écologique, et justice fiscale.
Mais dans un contexte politique instable – avec un gouvernement Macron affaibli et des élections législatives récentes – ces recommandations risquent de rester lettre morte.
Les patrons, via le Medef (grands bénéficiaires de l 'immigration), défendent ces aides comme essentielles à la compétitivité, tandis que l'opposition de gauche exige une fiscalité plus juste.
Conclusion : Un hymne amer à l'exploitation moderne"Merci Macron, merci Macron" pourrait devenir l'hymne ironique des salariés précaires et des contribuables floués.
Ce rapport du Sénat n'est pas seulement un chiffrage : c'est une alerte sur un système où l'État, sous couvert de "gestionnaire" pro-entreprises, agit comme une "trique" contre les classes populaires – pour reprendre la dualité léniniste évoquée dans l'article sur l'Etat.
Il est temps de transformer cette satire en action : conditionner les aides, taxer les superprofits, et rappeler que l'argent public doit servir le peuple, pas les patrons. Sinon, on continuera à chanter : "Merci patron, quel plaisir de payer pour toi !"
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