jeudi 20 novembre 2025 - par Bertrand Loubard

RDC – Rwanda : OMERTA, enfin ! (1 de 2.0 ?)

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La dernière livraison (n°10) du périodique Omerta[1] titre « Silence on tue  », à propos de ce que « vivent » les populations de République Démocratique du Congo et du Rwanda, non seulement actuellement mais aussi et surtout, depuis plus de 30 ans.

Ce magazine trimestriel, fondé fin 2022, m’avait frappé par son titre : « Omerta ». En effet, le vendredi 18 novembre 2022, dans un article que j’avais soumis à Agora Vox quelques jours plus tôt, sous le titre « Rwanda – Ukraine : du Falcon 50 à Nord Stream 1 et 2, etc. »[2], j’avais par deux fois employé ce mot sicilien « omerta » sans savoir que, quelques jours plus tard, il serait employé pour titrer un périodique (et ensuite une chaîne vidéo indépendante).

Dans cet article de 2022, justement, je faisais également référence à un film d’un cinéaste-reporter belge, Thierry Michel : « L’ Empire du silenceun film dans l’enfer de la République démocratique du Congo  » (FRANCE 24), film datant de 2021[3]. Or, un documentaire de Regis Le Sommier et Charles d’Anjou (tous deux à la « base » d’Omerta) vient de sortir (septembre 2025, enfin ?), sous le titre : « Les mines de sang » sur : https://www.youtube.com/watch?v=eEhAIYF40uI (une sorte de « méta-prémonition » ?)

 

Mon premier « papier » sur le Rwanda[4] date du 8 octobre 2015. Le titre ; « Rwanda, 25 ans après le 01/10/1990 ». IL y a de cela 10 ans, déjà. J’’étais donc très étonné, depuis quelques 3 ans maintenant (de 2022 à 2025) qu’Omerta («  Magazine d’enquêtes et de grands reportages ») paraissait, ce trimestriel n’ait pas plus souvent abordé d’une façon réellement approfondie, comme il en a l’habitude pour d’autres sujets (Gaza – Ukraine), la question de la situation catastrophique de la région des « Grands Lacs »[5].

 

Pour commencer, à présent, ce premier texte je « commenterai » les quelques seuls 3 articles parus depuis les premiers numéros d’Omerta où la question rwandaise avait été évoquée en quelques « occasions indirectes » et cela avant d’en venir, plus tard (Inch Allah), à une tentative de recension de ce n° 10 du trimestriel.

 

N°1 – Février ; Mars ; Avril 2023. - Pierre Conesa - P 104

« ……… dans le port de Mogadiscio …. les américains y perdent un hélicoptère et vingt types[6]. …beaucoup de crises africaines ne les concernent plus, ils refuseront d’aller au Rwanda. »

 

 Les américains n’ont jamais refusé d’aller au Rwanda en avril 1994. Ils y étaient déjà  ! (Et ils y sont restés avec Halliburton,[7] Starbuck Café les fondations Bill et Hillary Clinton, Bill et Mélina Gates et les campagnes de vaccinations contre le cancer du col de l’utérus, (Gardasil) avec les résultats, à plus de 20 ans de pratique, qui ne sont toujours pas connus[8])

Or donc, dès l’incident » du « Black Hawk Down » (3 et 4 octobre 1993 : « …dans le port de Mogadiscio – Somalie », sic Pierre Conesa, ci-dessus), l’administration Clinton décide d’envisager de retirer les troupes US de l’opération ONUSOM[9]. Contrairement à l’avis de certains militaires[10], préconisant un retrait immédiat et rapide, l’achèvement de ce retrait sera fixé au 31 mars 1994, soit près de 5 (longs) mois après l’« incident »…... Peu de temps avant l’achèvement de cette opération de retrait, le Général Shalikashvili (premier conseiller militaire du Président Clinton) annonce, le 13 mars 1994, à bord du Peleliu (bâtiment U.S. Navy de débarquement amphibie), en rade de Mogadiscio[11] (Somalie - UNISOM) que le retour de ce bâtiment[12] à sa base (San Diego- Californie) sera retardé pour pouvoir faire face à d’« éventuelles situations de crise dans la région ». Six jours après la date d’expiration du délai d « retrait US » de l’ONUSOM, soit le 6 avril 1994, l‘attentat sur l’avion du Président Habyarimana déclenchait le génocide. Le Peleliu pouvait-il « appareiller et cingler » vers Mombassa[13] (Kenya) ?. L’opération distant Runner pouvait-elle commencer [14]« pour faire face à d’éventuelles situations de crise dans la région » ? .

 

Samantha Power, dans son livre « A problem from hell » … » nous apprend que [15] :

« Malgré l'inévitable imperfection des services de renseignement américains au début ……… une nouvelle révélation choquante dévoile que quelques deux douzaines de forces spéciales américaines ont été envoyées en mission de reconnaissance d'une journée à Kigali, quelques jours après le début de la campagne meurtrière. Selon un officier américain, les Marines sont revenus de Kigali « blancs comme des fantômes », décrivant « tant de cadavres dans les rues qu'on pouvait passer d'un corps à l'autre sans toucher le sol ». Ils ont rapporté que les lames métalliques des ressorts de camions étaient affûtées comme des couteaux[16] et que l'ampleur du massacre était colossale. Les hommes ont été immédiatement débriefés et le rapport a été transmis au Quartier Général du Commandement Européen à Stuttgart, en Allemagne  »

Ces quelques « détails » démontrent que la planification de l’initialisation de la catastrophe rwandaise (et donc du génocide qui s’en suivit) était non seulement « prévisible », sinon « clairement programmée », du moins « potentiellement documentée sur le plan des préparatifs organisationnels et opérationnels ». Faut-il rappeler que contrairement au fait que Samantha Power déplore « les inévitables imperfections des renseignement US  » :

1 - des éléments des troupes du Quartier Général du Commandement des États-Unis pour l'Afrique = USAFRICOM (soit Kelley Barracks de Stuttgart), avaient été prépositionnés à Bujumbura (Burundi -175 km de Kigali) quelques jours avant l’attentat sur l’avion présidentiel rwandais du 6 avril 1994 (et ce, sans l’accord du gouvernement burundais !) ;

2 - Roger Winter[17], « executive director of the U.S. Committee on Refugees » (« suspect » d’être un agent de la CIA), était présent à Mulindi (QG de Kagame de 92 à 94), juste avant l’attentat du 6 avril [18] ;

3 - Charles Vukovic, attaché militaire US en poste au Cameroun arrive à Kigali, le 5 avril. Pour préparer l’évacuation « post 6 avril »( ?) ;

4 – David Rawson, Ambassadeur US à Kigali, organise l’évacuation des ressortissants américains via le Bujumbura-Burundi (sans que la Minuar , le Général Roméo Dallaire et le Colonel Luc Marchal, ne soient avertis de la présence de l’USAFRICOM à Bujumbura). Rawson précise (alors que le Colonel Marchal lui proposait une escorte Minuar jusqu’à l’aéroport de Kanombe-Kigali : 1h -5km) qu’en cas de problèmes pour son convoi par route (6h-299 km) « des hélicoptères US pourraient intervenir » (sic) ;

5 – l’administration Clinton n’autorise pas l’utilisation d’EC-130 H Compass Call[19]pour effectuer le brouillage électronique des émissions de RTLMC (« jamming » de la radio de propagande génocidaire) sous prétexte que le coût horaire de cet « outil » est de 25.000 US $ [20] . Bill Clinton refuse l’offre d’Erik Prince d’arrêter le Génocide avec ses Black Waters et, en plus, interdit d’utiliser le mot « Génocide » à la Maison Blanche

6 - le Pentagone autorise l’AFRICOM à livrer 2 véhicules M113 à la Minuar (en instance de retrait) à condition que la livraison, depuis Bujumbura, ne se fasse pas par « transport aérien US ». Victor Bout dont les gros porteurs évacuent les troupes Minuar-Bangladaises, aurait-il transporté pour le compte de l’US ARMY, ces deux M113 livrés à l’ONU à Kigali-Kanombe depuis Bujumbura ?

7 – La présence américaine au Rwanda, juste après la « chute » de Kigali, est soulignée par la visite officielle de la plus haute personnalité américaine dans la région, le Général Shalikasvili [21](encore lui) qui rencontre Paul Kagamé (qui s’est entre-temps « déclaré » Vice-Président[22] et Ministre de la Défense, ce qui n’était pas prévu aux accords du partage du pouvoir signé à Arusha).

 

N°3 Septembre ; Octobre ; Novembre 2023 - Regis Le Sommier - P91

« En 1994, l’affaire du Rwanda va dégrader brutalement l’image de la France en Afrique, même si sa responsabilité dans le génocide des Tutsis est toujours l’objet d’intenses débats. Américains et Britanniques profitent de cette controverse pour faire reculer l’influence de Paris dans l’Est de l’Afrique ».

 

Je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’énoncé suivant lequel la « dégradation brutale de l’image de la France date de 1994 et aurait été causée par l’affaire du Rwanda ». Rappelons qu’il a fallu près de 4 ans de guerre, dans l’indifférence internationale (sauf, dans une certaine mesure, celle de la France), pour confirmer et faire admettre aux Rwandais, en particulier, que ce n’était plus l’Europe, dont la France, qui était faiseur de Rois en Afrique. Les Africains, entre autres les Zaïrois, les Burundais et les Ougandais, étaient en train de constater que l’époque de Berlin 1884-1885 était bien révolue depuis les années 1960, années des indépendances (ou même peut-être, bien plus tôt : 14-18 et « nos » Tirailleurs Africains, les Traités, qui en ont suivis, de Versailles à Saint-Germain, du Trianon à Sèvres et la destruction des empires Austro-Hongrois, Ottoman)[23].La tragédie du Rwanda et son impact sur la « francophonie en générale et la francophonie de France en particulier » ne seraient-ils que les parties émergées d’icebergs d’une époque de « pré-mono-polarisation – dépolarisation – multipolarisation – repolarisation » ?. L’anglophonie du Caire au Cap, chère à Cecil Rhodes (1853 – 1902 Fondateur de la British South Africa Company et de la compagnie diamantaire De Beers), n’était-elle pas déjà bien en cours de matérialisation, bien avant 1994 ?.

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Le phénomène systémico-dynamique du passage de la barbarie à la décadence des empires (dont le Soviétique hier et l’Européen actuellement) ne serait-il pas ressenti par l’Afrique comme une immense déception, une incroyable trahison, un fabuleux chagrin, une prémonition ou une preuve de ce que l’occident préparait, pour le continent, en « mode désenchantement ». ….. La Grande Illusion que l’acculturation coloniale avait nourrie, a débouché sur un vide abyssal …… que l’« union supranationale complexe » de tous les oligarques corrompus et corrupteurs de la planète, s’est empressée de combler, comme on le sait, en usant ouvertement du non-respect de la parole donnée et du non-respect des traités paraphés, signés et ratifiés. Faut-il rappeler qu’entre les 100 ans qui séparent la découverte par les Rwandais de la culture germanique et l’« indépendance », toute une population a dû passer de l’âge du fer à celui du jet. Une population, à l’époque, sans l’écriture, sans la roue …. Ce passage a manifestement dû laisser des traces et des cicatrices, des traumatismes sociaux et culturels ou même psychosomatiques. Au Rwanda, dans les années 60, la domination légitime d’une caste minoritaire numériquement, socio-culturellement, fondée sur le féodo-monarchisme de droit divin s’est vue remplacée par, une autre domination, elle aussi légitime, d’une caste majoritaire numériquement et donc « démocratique » selon les critères occidentaux de l’époque (« un homme une voix »). A Partir de l’invasion de 1990 du Rwanda par l’Ouganda, les notions de premier injuste agresseur et de légitime défense se sont vues inversées : l’agresseur étant considéré comme victime et donc ayant droit à une « rétribution » forgée par l’offenseur lui-même. Comme disait Marx : « Il y a dans l’histoire de l’humanité quelque chose comme la rétribution : et c’est une règle de la rétribution historique que son instrument soir forgé non par l’offensé mais par l’offenseur lui-même ». Le génocide a-t-il été « forgé » par l’offensé (les Hutus) ou par l’offenseur (les Tutsis) ? Serait-ce la « rétribution » de trente années d’indépendance (1960-1990) ? Poser la question exposerait-il à des plaintes et des poursuites auprès des juridictions « ad hoc » ?

Dès lors la valeur magique de l’écrit, importée par la « civilisation », perdait son auréole : « Des chiffons de papier[24] » ! Or dans ces cultures africaines sans écriture, culture de l’oralité par excellence, rien n’a jamais été de plus « sacré » que la « parole ». Le papier semblait donner la garantie de la pérennité des engagements alors que la parole possédait la propriété de pouvoir évoluer. [25]

 

Cela mérite un développement qu’il faudrait analyser à travers les écrits ou les déclarations des anthropologues, sociologues et autres psychologues et/ou économistes. Je pense évidemment pour ce qui est du Rwanda aux Jan Vansina[26](†), Bernard Lugan, Catherine et David Newbury, Luc de Heusch (†) et pourquoi pas Jean-Pierre Chrétien, Partick Mbeko, Claudine Vidal et Gérard Prunier et consorts.

Charles Onana donne peut-être une des pistes de réflexion, des éléments de réponse, dans son dernier ouvrage : « Quand l’Afrique bascule »[27]. La lecture de la table des matières est, certainement, prometteuse : p 64 - « L’Europe et l’Afrique s’associent pour les ressources sans se l’avouer » ou p 74 - « Le leurre d’une coopération entre l’Union européenne et l’Afrique ».

En tout cas, dans le même genre d’approche, à analyser, l’interview :

« L’AFRIQUE REJETTE LA POLITIQUE DES ETATS EUROPEENS »

dans https://www.youtube.com/watch?v=R32vNbSM0Xo (Charles Onana et Charles d’Anjou).

 

N°4 Février - Mars - Avril 2024 - Bernard Lugan - P68 :

« La Baule 1991, François Mitterrand …. nous allons subordonner l’aide à votre avancée démocratique ….le Génocide du Rwanda est le fils de la démocratie…..cela a fait éclater les Hutus et les Tutsis mais surtout les Hutus ont éclatés entre eux. La démocratie a fait éclater entre Hutus du nord et Hutus du sud. Et c’est pour cela que la guerre civile a éclaté »

 

Et il y a 2 ans : Bernard Lugan et Regis Le Sommier :

"La démocratie est facteur de guerre en Afrique !" sur :

https://www.youtube.com/watch?v=sJ9MEOgeZIM

Rwanda : « ….. le multipartisme a fait éclater le front hutus entre hutus du nord et hutus du sud qui se sont alliés aux tutsis et qu’on a appelé les hutus modérés….. »

 

Or, à La Baule, en juin 1990, Mitterrand aurait dit :

 « La France n'a pas à dicter je ne sais quelle loi constitutionnelle qui s'imposerait de facto à l'ensemble de peuples qui ont leur propre conscience et leur propre histoire et qui doivent savoir comment se diriger vers le principe universel qu'est la démocratie ».

 

Lors du XVIe sommet franco-africain, à La Baule, François Mitterrand n’a donc fait qu’énoncer des principes des « nouvelles doctrines démocratiques ».

A ce moment-là les pays africains étaient sous les coups des réajustements structurels et des dictats de la Communauté Internationale. Ces réajustements structurels ont été imposés par le FMI et la BM et mis en œuvre, au Rwanda, bien avant le discours de La Baule. Habyarimana l’avait effectivement rappelé à plusieurs reprises suite, entre-autre, au moment de la chute des cours internationaux du café (principale source de devises du Rwanda) ; à la dévaluation drastique de la monnaie rwandaise (et l’inflation qui en a suivi) ; à la conditionnalité des aides (qui a donné un coup de frein et des retards considérables à différents projets[28] de développement). Cette situation économique a été effectivement exacerbée par l’agression du FPR et par ce que les Rwandais ont pris « comme des sanctions internationales injustes à leur encontre (embargo unilatéral sur les armes, etc.) »

 

Pour ce qui est de la question des Hutus du Nord (extrémistes) et Hutus du Sud (modérés), là aussi je pense à une image d’Epinal, car la situation n’a jamais été celle d’une guerre civile, telle qu’elle se définit. Jamais une partie de la population civile rwandaise soutenue par une partie de l’armée rwandaise n’a connu d’affrontement armés contre une autre partie de la population civile rwandaise soutenue par une autre partie de l’armée rwandaise (Sud contre Nord ou l’inverse). D’ailleurs, le fait que ce sont des civils Tutsis qui ont été massacrés massivement sans, semble-t-il, offrir de résistance ou sans obtenir une assistance de la part du FPR n’est-il pas particulièrement troublant ?

Qu’il y ait eu des tendances qui se concurrençaient et que ces tendances suivaient le clivage nord – sud, c’est évident. Mais d’une part, ce « clivage » ne traduit pas les chiffres relatifs des victimes suivant les régions et même suivant les « classes » et d’autre part ne serait-il pas nécessaire de rappeler que même Mme Agathe Uwilingiyimana[29], Première ministre désignée pour la Transition, « aurait fait assassiner » Félicien Gatabazi : tous deux étaient opposants à « Habyarimana du Nord », mais tous deux étaient du Sud ? De plus, les petits couteaux de ces basses œuvres, ont été reconnus comme des agents du FPR, comme dans le cas de l’assassinat d’Emmanuel Gapyisi (lui aussi du sud et lui aussi des mains du FPR) …. alors brouiller les cartes sous fausses bannières ?

(A suivre ?)

 

[1] N°10 Septembre-Octobre -Novembre 2025

[5] Au moment même où je commence à composer le présent texte, le site d’Omerta diffuse une interview de Régis Le Sommier …sur « 10 autres massacres » …. etc

https://www.youtube.com/watch?v=eEhAIYF40uI

[7] « Dans le cadre de l'opération Support Hope, l'entreprise américaine de défense Halliburton a gagné 6,3 millions de dollars grâce à sa filiale d'ingénierie et de construction Kellogg Brown & Root (KBR). » https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Support_Hope#cite_note-3

[9] In https://apps.dtic.mil/sti/tr/pdf/ADA523169.pdf.

A COUNTRY TOO FAR : U.S. MILITARY OPERATIONS IN SOMALIA, 1992-1994

Dr. Daniel L. Haulman, Air Force Historical Research Agency - 6 May 2004

…….. « a temporary increase of U.S. forces and weapons in Somalia, not to capture Aïdid, but to protect U.S. bases, keep roads, ports and communication lines by the end of March 1994. If safe withdrawal where the goal, Operation Restore Hope II Succeeded. Airlift and sealift removed U.S. troops from Somalia between the end of 1993 and the end of march 1994. In the end, U.S. forces returned to the United States, as they had from Vietnam, in apparent defeat »

[10] Craignant une nouvelle évacuation genre « Saigon Opération Frequent Wind » 29 et 30 avril 1975

[11] MISSION'S MEASURE IS LIVES SAVED, SAYS GENERAL IN MOGADISHU

March 13, 1994. https://www.washingtonpost.com/archive/politics/1994/03/14/chairman-of-joint-chiefs-bucks-up-troops-being-pulled-out-of-somalia/2435ea1e-a60e-44b1-861e-df0aeb6d0506/ Shalikashvili said today that the 11th Marine Expeditionary Unit, which includes 2,000 Marines and 2,000 sailors, would remain off the coast of Somalia at least until May. Its mission is to protect roughly 1,000 Americans still in the country — diplomats, aid workers and others — and to evacuate them if need be.

[13] Ou bien était-il déjà en route ? Distance Mombassa-Mogadiscio : 1274 Km (24 noeuds = +/- 45 km/h : +/- 28 heures de trajet.

[14] Ou continuait-elle ?

[15] P. 354-355 Traduction automatique.. »

[16] Comment Samantha Power savait-elle qu’aux ATS-ETO il existait une forge où pouvaient effectivement être forgées des « machettes » à partir de lames de ressort de camions ?

[17]Roger Winter : boss of the warlords. U.S. Committee for Refugees https://nointervention.com/archive/Africa/Sudan/aboutsudan.com/dossiers/roger.htm

[18] Roger Winter a été décoré par P Kagamé à Kigali en 2010 pour « services rendus ».

https://www.musabyimana.net/20100711-les-personnalites-decorees-a-kigali-le-04072010-sont-des-fossoyeurs-du-peuple-rwandais/

[20] Cependant des Phénomènes Lumineux Transitoire (TLEs) sont observés le 11/04/1994 au Rwanda, depuis la frontière avec la Tanzanie vers 19-20h, par un témoin « anonyme ». De même avec des membres de l’Opération Distant Runner : » : « Do you remember the really weird meteor shower the night before we left back to the ARG ?  » Tu te souviens de cette pluie de météores vraiment bizarre la nuit précédant notre départ pour l'ARG ?

(http://www.leatherneck.com/forums/showthread.php?64087-Operation-Distant-Runner-Rwanda-Burundi). Phénomènes parasites liés au « jamming » ?

[22] Poste qui n’était pas prévu dans les accords de partage du pouvoir signé à Arusha le 4/8/1993.

[23] Kagame n’a-t-il pas lui-même préconisé de revoir les termes de la Conférence de berlin ?

[24] Mots qu’aurait utilisés Habyarimana, le 15 novembre 1992, lors d’un « meeting improvisé » à Ruhengeri, à propos des accords d’Arusha : « s’ils ne correspondaient à rien dans les cœurs ». Expression utilisée par le chancelier allemand Theobald von Bethmann Hollweg, en 1914, pour qualifier le Traité de Londres de 1839, qui garantissait la neutralité de la Belgique.

[25] https://www.youtube.com/watch?v=H6rErz7c_sw&t=8864s

« Dire oui n’empêche pas celui qui refuse de refuser » (kwikiliza ntibibuza uwanga kwanga)

[26] Université du Wisconsin à Madison

[27] Paru en septembre 2025 aux éditions de l’Artilleur. (Que je n’ai pas encor lu) et les commentaires de Nicoletta Fagiolo in : https://nicolettafagiolo.substack.com/

[28] Dont notamment le projet de la « Route Gitarama-Kibuye » où la DCCE s’est particulièrement fait remarquer (en sabotant), en mettant des bâtons dans les roues de ce projet : « pour faire face à d’éventuelles situations de crise dans la région  » ? Et également et entre autres, les projets « cartes topographique, géologique et pédologique du Rwanda » ? Et que dire alors des projets études sur le SIDA (épidémie dont on ne semble plus parler au Rwanda depuis 30 ans)

[29] Annexe 15 : Les assassinats de personnalités politiques en 1993-1994 in https://rwandadelaguerreaugenocide.univ-paris1.fr/wp-content/uploads/2010/01/Annexe_15.pdf

 



1 réactions


  • Bertrand Loubard 7 janvier 17:38

    A défaut de commentaires, je me complète : 

    A propos de « La Baule, de la démocratie et de Mitterand » du 20 juin 1990, c’est dès le 5 juillet 1990, que le président Habyarimana annonce un « aggiornamento politique » qui met fin à 15 années du Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement qui était en quelque sorte, à l’ « époque, un « parti » d’union nationale à l’africaine. Il est évident que le délai de 15 jours entre « La Baule » et de l’« Aggionarmento » n’est pas celui qui a permis qu’une nouvelle constitution rwandaise soit élaborée, édictée, instaurée dès le 10 juin 1991. Donc cette nouvelle constitution a été mise en place malgré que le Rwanda subissait une agression armée de la part du FPR et ce depuis près de 10 mois….mais l’initialisation de son élaboration et de sa rédaction datent d’avant l’agression (La Baule 20juin 1990 et 1er octobre 1990 )


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