vendredi 16 octobre - par Parrhesia

Retour sur l’inéluctable protectionnisme bien compris

Six cent trente-cinq ans après la mort de Gaston Fébus, († 1391)... et Cinquante-six ans après la mort du président Charles de Gaulle (†1970)... la majorité des Français n’a toujours pas compris l’importance vitale qu’il y a pour toute communauté humaine à se protéger économiquement contre la rapacité et les ambitions de concurrents potentiels sans Foi ni Loi.

Il était une « Foix »…

En cest an de male grace deux mil et vingt et six, au païs de dulce France, alors que nos futures élites bouffonnent et vandalisent à qui mieux-mieux au lieu d’étudier, et ceci parce que nombre de nos gouvernants se couvre de bassesse et d’indignité, il convient d’effectuer un constat ahurissant :

Six cent trente-cinq ans après la mort de Gaston Fébus, († 1391), avant-dernier des comtes de Foix de la première race et grands administrateurs de leur comté, et Cinquante-six ans après la mort du président Charles de Gaulle (1970), dernier des grands hommes d’Etat de la République Française, la majorité des Français n’a toujours pas compris l’importance vitale qu’il y a pour toute communauté humaine à se protéger économiquement contre la rapacité et les ambitions de concurrents potentiels sans Foi ni Loi.

 

Car l’étude de l’histoire médiévale montre que la plupart des économies régionales du Moyen-Âge étaient tributaires, dans leur environnement régional de l’époque, des mêmes impératifs et des mêmes riques libéraux que nos pays modernes lors de leurs échanges commerciaux

Les justifications du protectionnisme bien compris et son intérêt socio-économique étaient donc sensiblement les mêmes qu’aujourd’hui. Son ignorance, ou pire encore, le mépris de ses règles immuables de bon sens induisait donc les mêmes conséquences financières ruineuses et les mêmes conséquences humaines calamiteuses que de nos jours.

Le goût très « boutiquier » du « Tout pour ma gueule » et du « quoi qu’il en coûte pour les autres », n’a jamais cessé de sévir depuis le premier échange de noisettes entre chasseurs-cueilleurs il y a trois millions d’années. L’appât du gain pour la puissance qu’il confère sur son voisin de palier est éternel. Affecter d’ignorer cette vérité dans la conduite de toute politique économique est tout simplement criminel.

C’est ce crime-là qu’ont commis les ultra-libéraux lorsqu’ils nous ont vanté pour nous le vendre le concept de l’ultra-libéralisme dans un Monde présenté comme « Village global ».

La promesse de ce monde « village global virtuel », c’était en fait la promesse d’une planète radieuse sur laquelle tout et son contraire serait harmonieusement produit, équitablement partagé et facilement distribué parce que producteurs et consommateurs seraient subitement devenus de saints-hommes appliquant une morale socio-économique globalement respectée dans un intérêt général bien compris et accepté.

Nous pouvons admirer sur ce point la virtuosité des arnaqueurs qui ont réussi à vendre une foutaise de cette ampleur aux anciens peuples européens, tous gens rompus aux subterfuges des aigrefins depuis au moins trois millénaires, et en tous cas depuis Hermès, dieu grec des marchands et des voleurs  !

Depuis 1970, que je considère personnellement comme l’an I du triomphe ultra-libéral, et après plus d’un demi-siècle d’expérience libérale, chacun peut voir aujourd’hui les résultats de cette arnaque intercontinentale :

D’une part, l’ultra-libéralisme a conféré en un temps record une puissance inouïe à ceux qui l’ont rejeté (Chine, Etats-Unis, Inde, Corée du Sud et Corée du Nord).

D’autre part, et dans le même temps, le même ultra-libéralisme a pratiquement ruiné des pays naguère puissants qui l’on adopté, (Cf. : La dégénérescence infiniment symbolique de la France), tout en affaiblissant plus encore, par le biais de la désindustrialisation, les pays déjà fragilisés qui ont eu la faiblesse de l’accepter (quel meilleur exemple que la Grèce), la Russie des années 90, ou la Zambie, ou Haïti, ou l’Argentine des années 90, et j’en passe !

En faisant miroiter au consommateur l’attrait de produits venus d’ailleurs, apparemment moins chers à l’achat mais souvent plus chers en raison de leur qualité inférieure et de la pratique de l’obsolescence programmée, l’ultra-libéralisme détruit imparablement l’environnement socio-économique immédiat des populations qui y succombent !

Et aussi longtemps que ces inconvénients et les dissymétries qui en résultent subsisteront, une forme de protectionnisme restera inévitable pour les peuples qui entendent conserver la maîtrise de leurs conditions d’existence dans le respect de leurs libertés et de leur culture.

Cette vérité, c’est très exactement celle que connaissaient déjà, il y a neuf siècles les puissants comtes de Foix en établissant tant aux frontières de leurs Etats que sur des axes judicieusement choisis, un système de droits apparenté aux droits de douane, nommé « Leude » et complété, entre autres, par un usage étendu de la « Gabelle ».

Nous citerons quelques-unes de ces dispositions à titre d’exemples.

1) Régulation avec le souci tant de la protection locale que de l’intérêt général :

Pour être efficace, toute protection doit être appropriée, réfléchie, proportionnée, révisable et soucieuse du bien commun. (En un sens elle est presque le contraire de l’usage qu’en fait l’actuel président américain !)

C’est dans cet esprit que, dès 1284, Roger-Bernard III, le premier des comtes de Foix à s’illustrer par une politique économique, crée les conditions favorables aux exportations lointaines. En effet il autorise les marchands à venir vendre leurs étoffes aux foires de Foix, à la condition expresse de se munir d’une semblable autorisation délivrée par leur seigneur au profit des marchands fuxéens.

2) -Développement de la production locale contre la concurrence déloyale ou dangereuse pour la survie locale :

Entre le XIII et le XVIème siècles, les comtes de Foix favorisent la création de forges hydrauliques nommées Moulines. En 1450, le comte Gaston IV veille à ce que la production des Moulines de Foix ne soit pas concurrencée en interdisant les livraison de minerai à l’extérieur du comté, là où ce minerai était transformé à moindre coût qu’à Foix. Il évitait ainsi que ce minerai revienne en son pays de Foix sous forme de produits finis à forte valeur ajoutée, compromettant à la fois les finances du comté et la situation de l’emploi.

 

3) Régulation des prix

En 1316, Gaston II, très probablement sous la régence de sa mère Jeanne d’Artois, s’occupe même de la bonne marche de la fonction notariale. Il interdit aux notaires de réclamer un salaire exagéré pour rédiger leurs actes qui devaient l’être normalement... Quel exemple ! Si seulement Les successeur du « Grand Charles » en avaient fait autant en régulant les marges de certains importateurs de chinoiseries !

 

4) Gestion de la dette, des finances, et de la défense

Les comtes de Foix protégeaient l’abbaye de Boulbonne.( Cf. : Entre autres, l’exemple du comte Roger-Bernard Ier qui, en 1161, accorde la Franchise de la leude du pont de Foix au bétail des moines de l’abbaye.)

Nous savons qu’en contrepartie, l’abbaye prêtait des fonds aux Comtes, limitant ainsi leur dépendance financière de n’importe quel « prêteur » venu de n’importe où, dans on ne sait quelles intentions, comme le font nos actuels « Mozart de la finance ».

Dans le même esprit, les comtes de Foix favorisaient l’Ordre du Temple sur leurs terres. Par exemple, le 26 octobre1136, le comte Roger III de Foix donne aux Templiers le domaine de Nogarède et les exempte du droit de leude. Une sorte de bonne manière entre le « castrum Fuxense  » et la puissance agricole et militaire des Templiers.

C’est aussi, et très exactement, ce que le général de Gaulle avait appréhendé tant par sa vaste culture que par la profondeur de ses analyses.

C’est pourquoi, dans le même esprit que les comtes de Foix d’antan, il a fait élaborer par son administration un tarif douanier remarquablement conçu ; c’est-à-dire un tarif douanier tenant compte à la fois des intérêt locaux et de l’intérêt général. Un tarif douanier qui permettait alors à la General Motors Corporation, en ces temps bénis première compagnie au monde, de donner du travail à du personnel français à Gennevilliers, en participant à la prospérité de la France, en favorisant sa balance du commerce extérieur tout en encaissant en encaissant des Royalties !

 

La morale de cet analyse est la suivante. Dès 1185, le roi d’Aragon Alphonse II « le Chaste » avait confié le poste de Gouverneur de la Provence au comte de Foix Roger-Bernard Ier ! Au-delà des alliances dynastique, cela dénote une confiance politique considérable et le signe d’un rayonnement de Foix bien au-delà des Pyrénées.

Ce rayonnement va bel et bien perdurer pendant plus de deux siècles jusqu’à Mathieu de Foix et jusqu’aux de Grailly.

Croyez-vous que le rayonnement de nos « Mozart actuel de la finance » perdure jusqu’en 2226 ?

 



10 réactions


  • Réago 16 octobre 14:54

    En raison des souverainetés que la France a cédé à l’union européenne, il n’est plus question pour elle d’un quelconque protectionnisme et depuis longtemps. C’est aujourd’hui un pays ruiné dont l’économie productive s’est effondrée. L’union européenne et l’Euro sont des échecs et à l’intérieur de ces échecs la France est un échec encore pire. Sa classe politique a fourvoyée la France dans des chemins dangereux pour elle et en paye aujourd’hui le prix. Faisons la comparaison avec un pays pratiquant depuis longtemps le protectionnisme par différents moyens : la Chine qui aujourd’hui stupéfie le monde par son avantage technologique et industriel. Il s’agit d’un pays qui peut désormais construire un gratte-ciel en 19 jours et réalise des travaux infrastructures qui nous laissent sans voix : 

    https://youtu.be/e0gzOU6O-jI?t=1

    Évidemment une telle réussite n’est pas due au hasard. Elle est le résultat d’un système qui a été conçu pour la permettre. Y a-t-il un problème de dette publique en Chine consécutive à la réalisation de toutes ces réalisations gigantesques ? Il n’y en a pas parce que le système a été conçu pour qu’il n’y en ait pas alors qu’on se débat ici avec des problèmes de dettes pour survivre.

    Il y a un lien direct et fondamental entre le modèle monétaire de la Chine (une variante étatisée du système monnaie-dette) et son avance fulgurante dans les technologies d’avenir et les infrastructures de pointe. La domination chinoise actuelle dans les véhicules électriques, les batteries, l’énergie solaire, les réseaux à grande vitesse ou l’intelligence artificielle n’est pas seulement le fruit du travail ou du génie technologique : c’est d’abord le résultat d’une ingénierie financière unique au monde, totalement incompatible avec les règles européennes. Dans l’Union européenne, la création monétaire dépend des banques privées qui cherchent la rentabilité immédiate (prêts immobiliers, consommation, marchés financiers) et de critères stricts (notamment le respect de faibles déficits publics). En Chine, le système fonctionne différemment. Les grandes banques chinoises (qui appartiennent à l’État) reçoivent des directives politiques directes. L’argent créé par le crédit n’est pas envoyé en priorité dans la spéculation immobilière ou boursière, mais injecté massivement dans la R&D, les usines géantes, les chaînes d’approvisionnement critiques et les infrastructures. La capacité à tolérer et absorber la dette est présente car contrairement à l’Europe où la dette publique est perçue comme un danger à réduire immédiatement, la Chine utilise sa souveraineté pour créer de la monnaie et financer des investissements à très long terme (parfois non rentables à court terme), en s’appuyant sur son épargne nationale intérieure et un contrôle strict des capitaux qui évite la fuite de cet argent hors du pays. L’Union européenne apparaît « larguée » dans ces secteurs stratégiques parce que ses règles monétaires et institutionnelles l’interdisent d’agir de la même manière. Elle a le dogme de la concurrence non faussée. En Europe, les aides d’État massives (les fameux « subsides » ou plans de soutien géants à l’industrie) sont strictement encadrées ou interdites pour ne pas fausser la concurrence entre entreprises européennes. La Chine, elle, peut concentrer toute la puissance financière de son État sur un secteur précis (par exemple, le photovoltaïque ou l’automobile électrique) jusqu’à écraser la concurrence mondiale. La Banque Centrale Européenne (BCE) a pour unique mandat principal la stabilité des prix (l’inflation). Elle ne peut pas – et ne veut pas – orienter la création monétaire pour financer des filières industrielles ou technologiques européennes prioritaires. Les banques européennes prêtent là où c’est le plus sûr et le plus rentable, ce qui délaisse souvent l’industrie lourde et l’innovation risquée au profit de la rente. L’UE s’embarrasse aussi de règlements en n’en plus finir.

    Aujourd’hui la Chine est donc devenu le problème numéro un pour l’Union européenne qui est larguée dans différents domaines :


    https://www.liberation.fr/international/asie-pacifique/en-chine-un-excedent-commercial-record-qui-inquiete-leurope-et-les-etats-unis-20261014_NPTGA5EZKVBJXDCMKCS7LZ4KPM/

     



    • Parrhesia Parrhesia 16 octobre 16:42

      @Réago
      Merci pour ces analyses en profondeur et qui concernent bien l’ensemble des problèmes auxquels les restes de notre société sont effectivement confrontés.
      Puis-je ajouter deux mots

      1. Concernant les banques, elles ne se contentent pas de prêter là où c’est le plus sûr et le plus rentable... Elles prennent également, et plus souvent que nous le croyons, la décision de prêter à risque dans la mesure où l’endettement leur permet de faire pression sur le débiteur. C’est ce qui s’est passé pour la France avec la complicité de ses gouvernances successives postérieures à Pompidou.
      2. La chine n’est devenue notre problème n°1 que parce que les qualités morales, intellectuelles et professionnelles de l’occident ont été méthodiquement laminées avec la complicité de crypto occidentaux financièrement intéressés au succès de l’ultra-libéralisme des échanges. Ceci étant, bonne soirée à vous.


  • mmbbb 16 octobre 15:57

    Je ne vous suis qu a moitié Comparaison n est pas raison , l Epoque du Moyen Age etait fort différente évidemment , Le commerce a toujours existé , les celtes commerçait déjà avec les romains avant que la Gaule ne devienne romaine, , Et si les empires ,les etats cités, les etats ( au moyen age , l etat etait embryonnaire , il fallu attendre Philippe le Bel en France ) ont prospéré c est grâce au commerce , Venise , l Hollande furent prospères avec le commerce lointain des épices , Florence fut la ville de la renaissance , et sa renaissance est le resultat de son commerce avec les foires internationales , Le billet a ordre fut inventé et les nouvelles regles bancaires accompagnèrent cette embellie économique , Comme la bourse en particulier en Hollande au XV siecle La mondialisation actuelle repose sur les chaines globales de valeur définies par Gary Gereffi et ses collègues dans l’ouvrage de référence qu’ils coordonnent en 1994 comme « des ensembles de réseaux interorganisationnels constitués autour d’un produit, reliant des ménages, des entreprises et des Etats les uns aux autres dans l’économie mondiale «  Ce qui veut que chaque section est optimisée économiquement   Le problème pour notre pays , et nos décideurs qui adulent les intellos , tel Touraine, Professeur , il a ecrit un essai sur la post révolution indistrielle donc un pays ans industrie , Nos dirigeants , condescendants , pensèrent que la Chine( le pays qui recut le plus de délocalisation ) resterait l eternel « atelier du monde à bas coût « 

  • mmbbb 16 octobre 15:58

    C était une des condition sine qua none de cette mondialisation heureuse dont la premiere chaine globale de valeur repose sur le produit manufacturé à bas coût , Sauf que la Chine ne s est plus ontentée d etre une partie de cette chaine de production mais est devenu un pays maîtrisant la technique et n développant la science , In fine la Chine s est affirmée par son économié puissante et sa stratégie à long terme Et ces produits manufacturés sont désormais de haute technologie , le téléphone portable par exemple L exemple des terres rares qui rentre dans la statégue à long terme et est indispensable à l electronique , doamine que la Chine maitrsie aussi , Nous , nous devont importer des produit manufacturé en l occurrence des produits d une valeur ajoutée comme l electronique grand public et désormais la voiture electrique en n occultant pas « la transition énergétique made IN CHINA , 

  • mmbbb 16 octobre 15:59
    Du temps de Gaulle , les economies n etaient pas aussi imbriquées , les normes pas aussi pesantes et notre pays possedait un potentiel industriel , Le « sud global « rassemblait des pays « du tiers monde , ne maitrisant pas la technologie La situation est désoramis périlleuse , il faudrait déjà avoir une production d energie moins couteuse , se donner des plans q inquennaux , avoir des politiques cohérents et non erratiques , orienter le savoir vers la science ce qu a fait la Chine et avoir les coudées franches politiquement ( L Europe est un frein ) et financièrement ,( notre déficit et le manque de dépenses d investissemnt donnet une perspective ombrageuse ) , Vaste programme c mme l aurait de Gaulle d autant plus que les candidats à la présidence ne servent que de la soupe f oide , Ecoutez Touati , qui fustige ces politiques de la taxation ,

  • Parrhesia Parrhesia 16 octobre 16:21

    Je ne vois guère de raisons de vous contredire. Cependant je suis persuadé que mes comparaisons demeurent valables dans la mesure où constats de situation et préconisations de solutions s’appliquent à des ressorts humains et à des techniques de gestion pérennes quelles que soient les époques.

    Du moins ceci était-il valable jusqu’à l’arrivée de l’I.A. qui est en train de changer bien des choses sans que nous soyons en mesure d’en évaluer aujourd’hui l’importance !

    Mais, bonne journée à vous.


  • Eric F Eric F 16 octobre 17:46

    Merci du parallèle historique, les conditions changent mais l’idée de base demeure.

    Si on regarde les cinquante dernières années, on constate que le libre échange mondialisé a tout d’abord profité à l’occident pour importer moins cher de la matière première et exporter dans le vaste monde des produits d’équipement et de consommation de haute technologie. 

    Mais rapidement l’inversion de l’avantage s’est faite par cliquets :
    -Certains pays ayant des grands marchés ont exigé un « taux d’intégration local » et des accords avec les entreprises locales (d’emblée ils ont appliqué le protectionnisme règlementaire à sens unique)
    -Puis à participer à la R&D.
    -Ils se sont approprié ainsi en quelques lustres des savoir faire qu’il nous avait fallu deux siècles pour développer.
    -La taille de leur marché intérieur et les disparités monétaires voulues les rendent plus compétitifs, ils inondent notre marché largement ouvert.

    Ce n’était pas imaginé à l’origine vu le gap de développement qui existait alors, mais le processus a été rapide.

    Donc la logique voudrait qu’on inverse le deal, les entreprises étrangères devant produite en grande partie localement chez nous pour accéder à notre marché (protectionnisme sélectif)

    Mais se pose le problème de savoir ce qu’est le périmètre local. Or l’UE étant un marché unique, le « local » c’est fatalement « là en Europe où les couts sont les moindres ». S’il y avait une planification au niveau de l’UE il serait possible de répartir équitablement les entreprises ainsi créées entre pays membres (comme on le fait entre régions dans un pays donné), mais le dogme de la concurrence dérégulée dans l’Union joue à notre détriment. 
    De Gaulle ne cherchait pas à « être bien vu » de l’ensemble des partenaires de la CEE ou des instances européennes (certes moins invasives alors), il n’hésitait pas à l’épreuve de force dans notre intérêt. Il nous faudra élire en 2027 qui en a la détermination.

    PS : à ma connaissance les « pères du libéralisme économique » Adam Smith et consorts n’avaient pas pris en compte l’éventualité de considérables différences de couts de production, disparités monétaires et couts sociaux


    • Parrhesia Parrhesia 16 octobre 21:50

      @Eric F
      Bonsoir Eric.F et merci pour votre intéressant développement.

      Il me semble qu’entre autres, deux points méritent bien d’être mis en exergue.

      1. Ce que vous nommez le « Périmètre local » représente en effet une importance primordiale dans la mesure où ce concept figure en tête dans la liste des toutes premières causes de l’échec désormais imparable de l’actuelle contre-europe. Il est en effet impossible d’imposer des règles de gestion uniques à une « communauté » de pays trop disparates sur les plans socio-économiques, culturels, techniques, Etc !
      2. Or, c’est précisément la faute irréparable commise par les géniteurs de ce que je persiste à nommer « contre-europe » car étant systématiquement parvenue à tous les résultats contraires au miracle annoncé.

      Sur ce point, votre exemple d’Adam Smith est particulièrement bien choisi sur un plan purement théorique, mais je pense plutôt à l’exemple très concret de l’Angleterre de Leon Brittan et de Margaret Thatcher qui :

      — Nous ont interprété la grande scène du II ultra-libéral avant d’entrer dans l’Europe,

      — Ont encore minaudé devant la porte pour obtenir des avantages particuliers,

      — Ont bien profité de ces avantages pendant toute la durée de leur adhésion,

      — Et nous ont envoyé sur les roses lorsque qu’ils ont estimé que ce n’était plus assez rentable pour eux !

      Isn’t it ?

      A bientôt et bonne soirée à vous.


  • xenozoid xenozoid 16 octobre 20:13

    les lois de l’acquisition avec humour.

    1. Une fois que vous avez leur argent, ne le rendez jamais

    2. Vous ne pouvez pas tromper un client honnête, mais cela ne fait pas de mal d’essayer.

    3. Ne jamais dépenser plus que nécessaire pour une acquisition

    4. Le sexe et le profit sont les deux choses qui ne durent jamais assez longtemps

    5. Si vous ne pouvez pas rompre un contrat, tordez-le.

    6. Ne jamais laisser la famille s’opposer à une opportunité

    7. Restez toujours à l’écoute

    8. Gardez le compte de votre monnaie

    9. L’instinct plus l’opportunité égale le profit

    10. Un client mort ne peut pas acheter autant qu’un client vivant

    11. L’or n’est pas la seule chose qui brille

    12. Tout ce qui vaut la peine d’être vendu vaut la peine d’être vendu deux fois

    13. Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être fait pour de l’argent

    14. Tout ce qui est volé est du pur profit

    15. Agir de manière stupide est souvent intelligent

    16. Un accord est un accord ... jusqu’à ce qu’un meilleur accord se présente

    17. Une bonne affaire ne l’est généralement pas

    18. Un Homme sans rolex n’est pas un Homme du tout

    19. Ne pas mentir trop tôt après une promotion

    20. Quand le client transpire, augmentez la chaleur

    21. Ne jamais faire passer l’amitié avant le profit

    22. Les sages entendent le profit dans le vent

    23. Ne jamais prendre la dernière pièce, mais être sûr d’obtenir le reste

    24. Ne jamais demander quand on peut prendre

    25. La peur fait un bon partenaire commercial

    26. La grande majorité des riches de cette monde n’ont pas hérité de leur richesse, ils l’ont volée.

    27. La plus belle chose à propos d’un arbre est ce que vous en faites après l’avoir coupé

    28. La morale est toujours définie par ceux qui détiennent le pouvoir

    29. Quand quelqu’un dit « ce n’est pas l’argent », il ment

    30. Les paroles ne coûtent pas cher ; le synthétisme coûte de l’argent

    31. Ne jamais se moquer de ma mère

    32. Faites attention à ce que vous vendez. Il se peut qu’il fasse exactement ce que le client attend

    33. Il n’y a pas de mal à faire de la lèche au patron

    34. La guerre est bonne pour les affaires

    35. La paix est bonne pour les affaires

    36. Trop de belges ne peuvent plus rire d’eux-mêmes

    37. On peut toujours racheter une réputation perdue

    38. La publicité gratuite est bon marché

    39. Les éloges ne coûtent pas cher. Faites-en profiter généreusement tous les utilisateurs

    40. Si vous voyez du bénéfice dans un voyage, prenez-le

    41. L’argent parle, mais en avoir beaucoup attire davantage l’attention

    42. Ne négociez que lorsque vous êtes certain de faire des bénéfices

    43. Caresser un égo est souvent plus fort que pointer une arme

    44. Ne jamais discuter avec un pistolet chargé

    45. Le profit a des limites. La perte n’en a pas

    46. Les camps de travail sont remplis de gens qui ont fait confiance à la mauvaise personne.

    47. Ne jamais faire confiance à un homme qui porte un meilleur costume que le sien

    48. Plus le sourire est grand, plus le couteau est aiguisé

    49. La vieillesse et la cupidité l’emportent toujours sur la jeunesse et le talent

    50. Ne jamais bluffer un russe

    51. Ne jamais admettre une erreur s’il y a quelqu’un d’autre à blâmer

    52. Seul un génie aurait pu construire Las Vegas

    53. Vendre d’abord, poser des questions ensuite

    54. N’achetez jamais quelque chose que vous ne pouvez pas vendre

    55. Vendre toujours avec le plus grand profit possible

    56. Poursuivre le profit ; les femmes viennent plus tard

    57. Les bons utilisateurs sont presque aussi rares que le plus rare - chérissez-les

    58. L’amitié est rarement bon marché

    59. Les conseils payants ne sont jamais bon marché

    70. Obtenir l’argent d’abord, puis laisser les acheteurs se préoccuper de l’encaissement de la marchandise

    71. Le jeu et le commerce ont deux choses en commun : le risque et le fric.

    72. Ne jamais laisser la concurrence savoir ce que l’on pense

    73. Ne jamais se fier aux conseils d’un avare mourant ; écouter mais ne pas faire confiance

    74. Un Homme sans rolex n’est pas un Homme du tout.

    75. La maison est là où se trouve le cœur, mais les étoiles brillent

    76. De temps en temps, faites la paix. C’est une source de confusion pour vos ennemis

    77. Allez là où aucun Homme n’est allé auparavant ; là où il n’y a pas de réputation, il y a du profit.

    78. Ne faites pas de discrimination. Les espèces les plus improbables peuvent créer les meilleurs utilisateurs

    79. Profiter de l’avidité des Autres pour le savoir

    80. Si ça marche, vendez-le. Si ça marche bien, vendez-le plus cher. Si ça ne marche pas, quadruplez le prix et vendez-le comme une antiquité.

    81. Il n’y a rien de plus dangereux qu’un homme d’affaires honnête

    82. Un client intelligent n’est pas un bon client

    83. La vengeance ne rapporte rien

    84. Elle peut toucher vos oreilles mais jamais votre argent

    85. La mort n’accepte pas de pots-de-vin

    86. Une femme est un luxe, un comptable intelligent une nécessité

    87. La confiance est la plus grande des responsabilités

    88. Lorsque le patron vient dîner, il n’y a pas de mal à ce que la femme porte quelque chose.

    89. L’’or dure plus longtemps que la luxure

    90. Le mien est meilleur que le nôtre

    91. Celui qui boit vite paie lentement

    92. Ne jamais confondre la sagesse et la chance

    93. Celui qui fait de son médecin son héritier est un imbécile

    94. Se méfier des petites dépenses : une petite fuite coule un navire

    95. Important, plus impotant, Le fric

    96. La foi déplace les montagnes - d’inventaire

    97. Si tu veux garder un secret pour un ennemi, ne le dis pas à un ami

    98. Le profit est la meilleure partie de la valeur

    99. Ne jamais faire confiance à un sage

    100. Tout ce qui n’a pas de propriétaire a besoin d’un propriétaire

    101. Ne jamais faire quelque chose que l’on peut faire faire à quelqu’un pour soi

    102. La nature se décompose, mais le l’or est éternel

    103. Le sommeil peut interférer avec les opportunités

    104. L’argent ne se fabrique jamais. Il est simplement gagné ou perdu

    105. Les sages ne mentent pas, ils déforment la vérité

    106. Il n’y a pas d’honneur dans la pauvreté

    107. Gagner ou perdre, il y a toujours le tabac à priser du scarabée huypérien

    108. Une femme qui porte des vêtements est comme un homme sans profit

    109. La dignité et le sac vide valent le sac

    110. Seul un imbécile laisse passer une occasion d’affaires

    111. Traitez les personnes qui vous sont redevables comme des membres de votre famille ... exploitez-les

    112. Ne couchez jamais avec la femme de votre patron sans l’avoir d’abord payé

    113. Ne jamais coucher avec la sœur du patron

    114. Les petits caractères entraînent de grands risques

    115. La cupidité est éternelle

    116. Il y a toujours un moyen de s’en sortir

    117. Si le bénéfice semble trop beau pour être vrai, c’est généralement le cas

    118. Ne jamais tromper un honnête homme qui offre un prix décent

    119. Acheter, vendre ou s’écarter du chemin

    120. Même un aveugle peut reconnaître la lueur du Latinum

    121. Tout est à vendre, même l’amitié

    122. Comme les utilisateurs, le sage est profiteur

    123. Un ami n’est qu’un ami jusqu’à ce que vous lui vendiez quelque chose. Il devient alors un client

    124. L’amitié est temporaire, le profit est éternel

     voila c’est de l’humour je suis sur que certains vont rigoler


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