mardi 24 janvier - par touriste

Retraites : Tirer les leçons de 2010

Nous sommes en train de répéter les erreurs de 2010.

En 2010 comme en 2023 la population se lève contre l'allongement de deux ans de l'âge de départ à la retraite. 

Sur Wikipedia on trouvera quelques éléments factuels sur la réforme des retraites de 2010 et surtout sur la mobilisation contre la réforme des retraites en 2010 

Il est important de comprendre la dynamique de progression et de recul du mouvement social en examinant la chronologie des actions. La mobilisation 2010 s'est déroulée en deux phases :

  • l'une débute en mars 2010 lors de l'annonce d'une réforme mais avant le dépôt du projet de loi 
  • l'autre s'étend du 7 septembre 2010, début du débat au Parlement, jusqu'au 26 octobre 2010, vote de la loi

Voici les faits, les chiffres sont ceux de la police, pour avoir une base stable, mais le lecteur avisé corrigera de lui même :)

  • 23 mars (mardi)  395000
  • 1er mai (samedi) 300000
  • 27 mai (jeudi)   395000
  • 15 juin (mardi)   23000 (syndicat = 70000)
  • 24 juin (jeudi)   797000

 (vacances)

  • 7 septembre (mardi) 1,12 million (examen du projet de loi)
  • 23 septembre (jeudi) 997000
  • 2 octobre (samedi)   899000
  • 12 octobre (mardi)  1,23 million (+ que mai 68)
  • 16 octobre (samedi) 825000
  • 19 octobre (mardi)  1,1 million
  • 28 octobre (jeudi)  560000  (la loi a été votée le 26 et le 27)
  • 6 novembre (samedi) 375000
  • 23 novembre (mardi) 52000

Chacun connaît la suite, la réforme a été votée sans problème majeur et l'âge de la retraite porté de 60 à 62 ans. 

Le problème qui se pose à tous et toutes, puisque nous sommes au moins 70% à refuser les 64 ans, c'est de ne pas rejouer cette défaite sociale. Examinons quelques différences entre la situation en 2010 et celle de 2023.

Point commun : Un rejet massif de la réforme.

En 2010 comme en 2023 c'est toute la population, de l'ordre de 70 à 75% selon les sondages, qui se prononcent contre la réforme.

Mais en 2023 nous avons un avantage supplémentaire, il n'y a plus guère de débat sur l'utilité de cette réforme. Alors qu'en 2010 certains pouvaient se dire que la réforme est dure mais que, peut être, il existe de bonnes raisons pour réformer les retraites. Ce n'est plus le cas en 2023.

La plupart des gens ont compris que les retraites ne sont pas réellement en danger et que la réforme a pour seul but de faire des économies budgétaires sur le dos des futurs retraités.

Comme l'explique remarquablement bien une vidéo de Melenchon le gouvernement a déjà perdu la bataille de l'opinion publique.

Très logiquement la première grande manifestation le 19 janvier a été un immense succès : 1,12 millions selon la police. De plus on notera que de nombreuses petites villes se sont largement mobilisées. L'exemple typique est celui de Mende (Lozère) où malgré une température de -10 degrés (!) plus de 1800 personnes ont manifestées dans une ville de 16000 habitants.

Point commun : Un calendrier législatif accéléré.

En 2010 la réforme a été annoncée en début d'année, puis le projet de loi présenté en septembre a été voté en deux mois. En 2023 le gouvernement prévoit de faire passer la loi en deux mois.

La réforme annoncée le 10 janvier 2023 a été examinée par le Conseil d'Etat et passera en conseil des ministres le 23 janvier. Le projet de loi sous forme de PLFSS rectificatif sera déposé au Parlement le 26 janvier pour un examen le 6 février.

Le recours à l'article 47.1 permettra au gouvernement de clore le débat à l'Assemblée Nationale le 17 février, suite au délai de 20 jours. Le texte passera alors au Sénat qui disposera seulement de 15 jours pour le discuter.

La suite est facile à imaginer, l'utilisation du 49.3 ou le vote avec la majorité des députés LR conduira à l'adoption du texte avant la fin du mois de mars, peut être même vers le 15.

La mouvement social dispose donc d'un très court délai, et ceux qui proposent de "s'inscrire dans la durée" nous mènent en bateau.

Différence : Une mobilisation sociale tardive.

En 2010 la mobilisation syndicale a débutée en mars 2010 alors que la réforme était seulement annoncée, sans que l'on connaisse publiquement son contenu précis. C'était une mobilisation préventive en quelque sorte.

En 2023 la réforme des retraites et le report de l'âge de départ à 64 ou 65 ans était connu depuis au moins septembre 2023.

Mais entre septembre et décembre les syndicats n'ont appelé à aucune mobilisation, même pas une pétition. A la place ils sont allés discuter pendant trois mois. Il leur a fallu trois mois pour se rendre compte que le gouvernement les baladaient afin d'avoir une caution sociale en vue de leur "réforme".

A la différence de 2010 quand les syndicats ont dénoncés la réforme avant même que le texte soit connu, en 2023 les syndicats ont choisi de temporiser. Nous avons donc perdu trois mois pour dénoncer la réforme et préparer la mobilisation.

Et en janvier la temporisation continue. Après une manifestation le 19 janvier ce sont encore 12 jours de lutte qui sont perdus. Comble de cynisme les dirigeants syndicaux prétendent que ces 12 jours sont indispensables pour mener une campagne médiatique qu'ils ont volontairement négligée depuis trois mois !

Point commun : Une intersyndicale inefficace.

En 2010 on trouvait déjà une intersyndicale qui regroupait les 8 grandes organisations : CGT CFDT FO CFTC CGC UNSA Solidaires FSU auxquels se sont joints les principaux mouvements étudiants.

L'intersyndicale avait organisée d'abord 5 manifestations lors de première mobilisation en début d'année, puis à partir de septembre une série de 8 grandes manifestations de masse dont la plupart ont dépassé le million de manifestants.

En 2023 on retrouve la même intersyndicale et la même méthode de "lutte" assortis des mêmes justifications. 

En particulier l'intersyndicale se cale toujours sur le syndicat le moins combatif sous prétexte de "préserver l'unité syndicale". Or si l'unité syndicale a été un puissant facteur de mobilisation pour le 19 janvier, maintenant l'intersyndicale devient "l'unité d'inaction".

Déjà elle temporise et attend 12 jours avant de proposer une nouvelle manifestation le 31 janvier. Ensuite elle évite de coordonner les luttes sous le prétexte de "laisser les gens décider". Mais alors si l'intersyndicale ne sert pas à coordonner les actions et synchroniser les luttes, à quoi sert-elle ?

Point commun : Une méthode de lutte perdante.

Ce que nous vend l'intersyndicale c'est la répétition de 2010 et la marche en avant vers la défaite. Il y a au moins deux problèmes :

  • D'une part la répétition des manifestations ne suffit pas. Comme le disent les macronistes "Manifestez autant que vous voulez cela ne nous dérange pas mais surtout ne bloquez pas le pays". Et en effet sans bloquer le pays il n'y a pas de victoire possible.

     
  • D'autre part de nombreux syndicats sectoriels, chimie, énergie, transports, vont se mettre en mouvement. L'intersyndicale se garde bien de coordonner leurs mobilisations dont la conjonction aurait un réel effet d'entrainement et provoquerait la panique du gouvernement.

Comme en 2010 les différents "gros" secteurs vont se mobiliser séparément. Divisés les grévistes vont s'épuiser en vain dans des luttes dispersées dans le temps et dans l'espace. 

Alors que même un enfant de cinq ans, un peu éveillé tout de même, se rendrait compte qu'il faut frapper "tous.tes ensembles" et pas séparément.

Changer de stratégie en 2023.

En septembre et octobre 2010 les grévistes ont perdus cinq ou six jours de salaires. Cf calendrier ci dessus.

Et si on synchronisait tous ces mouvements épars pour lancer une semaine de blocage total du pays ?

Le coût serait identique mais les perspectives de victoire nettement plus élevées

De toute façons six jours de grèves/manifestations en janvier puis février ne suffiront pas. Pour gagner il faut changer de stratégie.

Quelle que soit la méthode retenue il faut discuter d'une synchronisation des luttes et la réaliser. Assez rapidement car fin février début mars ce sera fini. Or la répétition de "temps forts" et de gesticulations éparses ne fera pas reculer le gouvernement et démoralisera les opposants à la réforme, lassé de voir leurs manifestations successives inefficaces. Alors même qu'ils ont les moyens de tout bloquer et ne s'en servent pas !

Après le 31 janvier on enclenche des reconductibles partout où il y a une possibilité.

Et ensuite on admire la panique du gouvernement parce que contrairement à ce que clame la propagande bien pensante, ce qui fait tourner le pays ce ne sont pas les capitalistes mais ceux qui travaillent !
 

NB. Cet article ne remet pas en cause l'utilité des syndicats, outils indispensables pour défendre les droits des salarié(e)s. Il remet en cause leur méthode de lutte pour sauver nos retraites.



24 réactions


  • tashrin 24 janvier 12:20

    Vous etes désepérant


  • charlyposte charlyposte 24 janvier 12:55

    Que dire de la prochaine réforme en 2027 ???


    • tashrin 26 janvier 12:38

      @charlyposte
      Chut ! d’abord ils vont voter lemaire ou philippe, et après ils iront manifester :)


  • Attila Attila 24 janvier 13:12

    Constat lucide.

    Le problème est le manque d’une organisation pour coordonner les actions autant sur le plan social que sur le plan politique. Exemple :

    Présidentielle 2022 : la CGT et la CFDT font front commun contre Marine Le Pen

    Je ne suis pas naïf, l’attitude plus sociale de Marine Le Pen n’est que du discours électoral ; mais elle aurait été plus sensible à l’état de l’opinion publique. La CGT et la CFDT n’ont aucune crédibilité pour prétendre agir contre la réforme de Macron alors qu’ils ont pris parti pour lui aux élections.

    Autrefois, il y avait une cohérence entre l’action sociale et l’action politique entre la CGT et le Parti Communiste.

    .


    • Attila Attila 24 janvier 15:24

      « LÉGISLATIVE PARTIELLE (Marne)
      Pour le 2e tour,le candidat de Mélenchon (Pâté,16,2%) appelle
      ▪️à ÉLIRE la candidate macroniste (Miller,30% au 1er tour),qui est POUR la réforme des retraites
      ▪️à BATTRE la candidate RN (Frigout,34,8%)qui est CONTRE la réforme »

      Lien

      .


    • CYRUS Ⓒⓐⓡⓝⓐⓖⓔ 24 janvier 15:43

      @Attila

      Bien sur , c ’ est la qu’ on voit que la nupes et macron son cul et chemise , il ne faut pas oublier que macron c’ est la suite de hollande , de vals , de nicolas hulot , et que tout comme melanchon mac(r)on as été formé au PS ...

      Sont tous au grand orient dans la republique maconique 


    • CYRUS Ⓒⓐⓡⓝⓐⓖⓔ 24 janvier 15:45

      @Attila

      On l’ avais deja entreapercu lors des GJ les syndicat non seulement ne se joignait pas au mouvement mais traitait les GJ de fachos ...

      ce sont des pion de l’ etat les syndicat son corompu et ne defende que leur loge politque pendant que les ouvrier morfle .


    • touriste 24 janvier 16:12

      @Attila
      Le discours « social » du RN c’est du vent, c’est un parti néolibéral qui prône la destruction des acquis sociaux pour les remplacer par la charité ou l’assistance.

      Et par ailleurs presque personne n’a voté pour Macron hormis les 25% de riches, on a voté contre le programme de Le Pen.

      Une fois au pouvoir le RN continuera la même politique que Macron mais en supprimant les libertés, les syndicats, les grèves, et en officialisant le racisme.

      Et soit dit en passant si vous en doutez regardez ce qui se passe, comme dirait un cowboy célèbre :

      « Le monde se partage entre ceux qui manifestent contre la ’réforme’ des retraites et ceux qui se couchent en blablatant. »

      Le RN lui se couche !  

      Gentil toutou à Macron, qui devrait les remercier de pas trop gêner la « réforme » des retraites.

      Tous dans la rue le 31 janvier !


    • Attila Attila 24 janvier 16:22

      @touriste
      « Une fois au pouvoir le RN continuera la même politique que Macron mais en supprimant les libertés, »
      Macron a déjà supprimé les liberté, y compris la liberté de la presse.
      Comme Macron, Marine Le Pen appliquera les directives européennes, comme Mélenchon également.
      On verra si le RN vote la réforme des retraites.

      .


    • leypanou 24 janvier 18:56

      @Attila 15:24
      il faudrait en parler à Octave Lebel.
      De toute façon, LFI avec leur débile décarbonation est parfaitement dans la ligne du WEF.
      LFI n’est qu’un leurre car elle est incapable de gagner avec sa ligne politique. Et elle est dangereuse car JLM par exemple dit qu’il faut écouter l’OMS. Si à 72 ans il ne sait pas que l’OMS avec le Pandemic Treaty veut tout simplement la disparition des états c’est qu’il est irrécupérable.
      MLP c’est pareil : le RN est non représentatif de la population française.


    • Attila Attila 24 janvier 21:30

      Tatiana Ventôse : magistrale !

      .


    • tashrin 26 janvier 15:23

      @touriste
      Et par ailleurs presque personne n’a voté pour Macron hormis les 25% de riches, on a voté contre le programme de Le Pen

      Encore une fois, non. Ca n’existe pas. T’as voté Macron t’as voté Macron, peu importe le pourquoi du comment, le resultat sera le même. Piscomme le prgrm de Lepen etait identique à 70 % de celui de Meluche, j’espere que dans un souci de credibilité, vous n’avez pas voté Nupes ?

      Une fois au pouvoir le RN continuera la même politique que Macron mais en supprimant les libertés, les syndicats, les grèves, et en officialisant le racisme.

      Comme souligné au dessus, ces reproches hypothetiques sont largement dépassés par le bilan du gars pour qui vous avez voté. Et au fait, lorsque le gvt a instauré un apartheid juridique en droit francais il ya moins de deux ans, vous êtes allé manifester ? Vous avez crié à la discrimination ?

      Gentil toutou à Macron, qui devrait les remercier de pas trop gêner la « réforme » des retraites.

      La meilleure manière de contester la reforme, ca aurait déjà consisté à ne pas permettre à celui qui la porte de pouvoir le faire. Sinon on passe pour ce que l’on est : une grande gueule pas très fufut


  • zygzornifle zygzornifle 24 janvier 13:46

    Vous avez élus le Macron et maintenant vous venez chialer, faudrait savoir ce que vous voulez les niais ....


  • amiaplacidus amiaplacidus 24 janvier 17:18

    Peut-on me dire comment Macron compte faire pour trouver des postes de travail à des gens de 60->64 ans ? Parce qu’il faut être cohérent, si l’on veut faire travailler les gens, il faut leur proposer du travail. Macron veut simplement démanteler le système social français, ou ce qu’il en reste.

    Les travailleurs de plus de 60 ans sont en immense majorité, si ce n’est en totalité, retraités ou chômeur, passer la retraite à 64 ans ne fera qu’augmenter le nombre de chômeurs âgés. 

    Tenter de, soi-disant, combler un trou, celui des retraites, en en creusant un autre, celui des indemnités chômage ou du RSA, c’est vraiment une politique de shadok.

    Avec, au final, comme les chômeurs ne cotisent pas pour les retraites ils toucheront une retraite plus faible, une véritable diminution des retraites en général. But réel de la contre-réforme des retraites de Macron et sa bande.



    • tashrin 24 janvier 17:38

      @amiaplacidus
      Pas du tout,vous ne comprenez pas
      Le but c’est pas que les francais partent plus tard, il sait pertinemment que ca ne sera pas possible, et il l’a même dit publiquement
      En revanche,ils partiront au meme age qu’aujourd’hui mais sans avoir les 172 trimestres, ou sans surcote, ce qui amenera mecaniquement une diminution des pensions
      > gain pour les finances publiques
      > Insuffisance du systeme de retraite public qui poussera les gens à completer auprès d’organismes privés (Blackrock content...). Pour ceux qui peuvent , les autres ils pourront crever plus vite
      La suede est un bon exemple : 40 % des retraités sont sous le seuil de pauvreté 
      Et notre tour va suivre


    • leypanou 24 janvier 19:01

      @amiaplacidus
      déjà si vous commencez à travailler à 23 ans, avec 43 annuités nécessaires pour avoir une pension complète, çà fait 66 ans, à condition de ne pas avoir de trous de carrière.


  • Octave Lebel Octave Lebel 24 janvier 20:28

    Pourquoi ne pas tirer les leçons de 2022 ?

    Je ne suis qu’un simple commentateur et je ne suis pas au cœur de l’action. Je suis donc humble et prudent pour porter des jugements et donner des conseils mais heureusement ici il y des pointures qui n’ont pas ces pudeurs.

    Il y a comme un refrain de ceux qui depuis très longtemps regardent la caravane passer et qui ont décrié à peu près tout ce qui concoure au rassemblement d’une gauche authentique depuis l’Union populaire, la persévérance à élaborer méthodiquement pas à pas un programme qui ne soit pas un simple catalogue électoral de circonstances (n’est-ce pas Marine), la victoire de la NUPES parce qu’elle s’appuie sur un mouvement social qui traverse toutes les couches de la société aspirant à plus de démocratie, de responsabilités pour les citoyens dans la vie politique, de plus de sens des responsabilités et transparence chez les élus et dirigeants, de plus d’équité et de justice social. Parce qu’elle s’appuie enfin sur la base d’un programme à développer ensemble.

     

    Il faut les comprendre parce qu’ils sont inquiets. Le petit jeu qui consiste à semer la confusion, la division et le découragement avec l’extrême-droite qui sert de faux adversaire au système et dont certains sont les idiots utiles et d’autres les complices s’est enrayé et cela contrarie les intérêts communs des équipes politiques des deux partenaires et ceux des puissants qu’ils servent. Dans ce triste jeu ne confondons pas les abuseurs et les abusés.

     


  • Octave Lebel Octave Lebel 24 janvier 20:29

    → Une idée de la réalité sociologique du pays qui inquiète les classes dirigeantes et nos amis du jour

     Mandats actuels → Proportionnelle intégrale (simulation 24/06/22 par

    methahodos pour Marianne).

     

    NUPES : 131→ 167

    Ensemble : 245→ 168

    RN : 89 →121

    LR-UDI : 64→ 73

    Reconquête : 0→ 28

    Divers gauche : 22→ 20

    Autres : 26→ 0

     

    → Evolution des votes 1er et second tour : voix tr1 → voix tr2 → sièges (estimation Cluster 17/06)

    - Ensemble : 5 877 264 → 8 002 407 → 244 (230/290)

    - Nupes : 5 836 079 → 6 559 984 → 127 (170/220)

    - RN : 4 248 537 → 3 589 269 → 89 (40/60)*

     

    → A noter, le RN a obtenu un gain de sièges par rapport à l’estimation (40/60) des sondages (Cluster au 17/06) en perdant 659 268 voix.

    → La Nupes a obtenu un déficit de sièges par rapport à l’estimation (170/220) des sondages en gagnant 719 905 voix (il y a eu  272 duels NUPES/Macronie, 59 face-à-face Nupes/RN, 5 triangulaires).

     


  • Octave Lebel Octave Lebel 24 janvier 20:29

    Puisque l’on parle de la famille et des amis de nos amis du jour.

     

    La consigne maintenant donnée par Jordan Bardella, c’est " la CGT, FO, SUD, la CFDT qui ont appelé à voter Macron  sont donc dans une position skizophrénique vis-à-vis de la réforme de la retraite" (Europe1, 22/01/23,« L’invité du jour »). Comme tous ceux qui ont manifesté ? Les grévistes qui n’ont pas fini de laisser des plumes dans l’aventure ? Cela ressemble plus à un auto-diagnostic de la posture du RN à l’Assemblée qu’à une analyse politique.

    Jordan, come nos amis du jour confond la capacité de gobage des participants à ses meetings avec la nôtre. Bon courage à lui et à vous.

     

     https://www.lesechos.fr/elections/presidentielle/presidentielle-cote-syndicats-la-cfdt-est-la-seule-a-appeler-explicitement-a-voter-pour-emmanuel-macron-1400054

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Jordan_Bardella

     


  • Octave Lebel Octave Lebel 24 janvier 20:30
    → Souvenirs, souvenirs. Le grand oral devant le Medef.

     Des repères instructifs. Programme (électoral), il ne faut pas trop en demander à MLP."Démagogie, injustice, incompétence et irresponsabilité" comme un étendard fièrement brandi. Qui m’aime me suive. Tous ensemble. (la langue de bois de Zemmour vaut le coup aussi).

    « Vous êtes le poumon de notre économie », a lancé lors de son discours devant le Medef la candidate du Rassemblement national (RN). Marine Le Pen a ainsi salué le rôle des entreprises dans la société et expliqué comment elle comptait articuler la relation entre les pouvoirs publics et celles-là. « Je crois au rôle de l’Etat. Dans une société organisée, chacun doit jouer son rôle, a-t-elle déclaré. A vous de conquérir le monde, à l’Etat de vous donner les moyens de cette liberté et de cette conquête. »

    Vantant le rôle de « l’Etat stratège », la candidate du RN a affirmé que sa priorité, si elle était élue, serait d’« accompagner les TPE, les PME et les ETI » en menant une politique de « désinflation des lois et des normes ». Dans son programme, Mme Le Pen souhaite notamment faire « progresser le niveau d’activité des jeunes, qui est dramatiquement bas ». « C’est dans ce cadre que s’inscrit ma réforme des retraites », a-t-elle poursuivi. Alors qu’elle avait toujours plaidé pour la retraite à 60 ans pour tous, une mesure critiquée par le patronat, la candidate d’extrême droite a infléchi son programme en limitant cet âge légal de départ à la retraite aux seules personnes ayant commencé à travailler avant l’âge de 20 ans.

    Pour ceux qui commencent à travailler après l’âge de 20 ans et jusqu’à 24,5 ans, « un système progressif de 160 à 168 trimestres de cotisations sera mis en place », pour un départ entre « 60,75 et 62 ans ». Mme Le Pen souhaite ainsi « inciter les jeunes à privilégier l’activité, la création de valeurs à la poursuite d’études supérieures ne leur garantissant pas une employabilité ». Autre « signal fort à la jeunesse », la candidate a redit sa volonté, lundi, de supprimer l’impôt sur les revenus pour les moins de 30 ans et d’exonérer d’impôt sur les sociétés pendant cinq ans toute entreprise créée par un jeune de moins de 30 ans.

     

     https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2022/article/2022/02/21/presidentielle-2022-les-candidats-passent-leur-grand-oral-devant-le-medef-et-defendent-leur-programme-economique_6114637_6059010.html

     

     

     

     


  • Octave Lebel Octave Lebel 24 janvier 20:33

    Une affaire de couple.

    Macron dit « C’est moi que vous avez élu puisque que vous vouliez écarter MLP » qui dit « Tous ceux qui ne voulaient pas de moi ont fait élire Macron ».MLP  et Darmanin s’étaient dit « Je t’aime, moi non plus ». Au fond, il faudrait peut-être que chacun commence par reconnaître ses torts. En l’état il me semble qu’il ne reste plus qu’un conseiller conjugal ou fiscal ici pour tenter de concilier les intérêts des uns et des autres. De mon côté je pense, et  je ne suis pas tout seul, qu’il faudrait revoir le contrat politique qui permet à ce genre de personnages de nous associer à leurs démêlés.


    • tashrin 25 janvier 16:38

      @Octave Lebel
      Vous etes rémunéré au post ou à la ligne ?
      Pas trop fatigant le ctrl C / ctrl V ?
      Mdr


  • André 25 janvier 11:41

    CE qui est dit ici est fondamentalement juste. 

    Vous ajoutez :

    « Cet article ne remet pas en cause l’utilité des syndicats, outils indispensables pour défendre les droits des salarié(e)s. Il remet en cause leur méthode de lutte pour sauver nos retraites. »

    Certainement au cours de l’histoire les syndicats ont été plus d’une fois utiles aux salariés (non PDG). Mais Les choses ne changent-telles pas ? 

    Les syndicats par l’entremise de leurs principaux dirigeants ne sont-ils pas encore plus utiles, mais aux gouvernements cette fois ? 

    Je crois que cela sera difficile de forcer des généraux traitres à adopter un plan de bataille qui serve la cause qu’il est censé défendre. Les coups tordus sont inévitables. 


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