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Rwanda : Intimidations policières sur les médias - AgoraVox le média citoyen
vendredi 13 février 2009 - par Bruno

Rwanda : Intimidations policières sur les médias

Implication française dans le génocide des Tutsi Depuis des années de nombreux citoyens français rassemblent les preuves de l’implication française - militaire, diplomatique, financière - dans le génocide des Tutsi du Rwanda. Ceci afin de mettre un terme à l’impunité des responsables français complices de l’élimination de plus d’un million de personnes.

Jean Carbonare, qui vient de nous quitter, alertait dès 1993, soit plus de quinze mois avant le début du génocide d’avril 1994.

Il dénonçait alors la responsabilité française dans ce qui était en train de se préparer au Rwanda avec l’assentiment - si ce n’est l’aide et les encouragements - de nos dirigeants de l’époque - Mitterrand, Président de la République, Léotard, ministre de la Défense, Védrine, secrétaire général de l’Elysée, Sarkozy, ministre du Budget...

De nombreuses enquêtes indépendantes (HRW, OUA,...) témoignent du soutien inconditionnel des dirigeants français au Gouvernement intérimaire rwandais, aux Forces armées rwandaises, aux milices - aux planificateurs, aux organisateurs et à ceux qui exécutèrent le génocide.

Et ce avant, pendant et même après le génocide, lorsque sous couvert d’opération humanitaire les militaires français ont exflitré vers le Congo voisin, puis réarmé, les assassins.

Serge Farnel, correspondant de l’Agence rwandaise d’information, et Emmanuel Cattier, membre de la Commission d’enquête citoyenne, sont de ces personnes qui tentent de faire la lumière et d’alerter leurs concitoyens sur la réalité de l’engagement français au Rwanda. Ils ont été interrogés par la DCRI suite à la publication d’une note du colonel Poncet (adressée alors à l’amiral Lanxade, chef d’état major des armées).

Emmanuel Cattier, intimidé par les officiers de la DCRI venus à son domicile, a accepté de supprimer du site de la Commission d’enquête citoyenne dont il s’occupe cette note du colonel Poncet, au prétexte qu’elle serait classée « confidentiel défense ».

« J’ai choisi de céder devant les menaces juridiques invoquées et j’ai supprimé ce compte rendu d’Amaryllis - qui est resté un an sur notre site internet -, en présence des officiers de la DCRI en mon domicile. Il n’en demeure pas moins que cette procédure - qu’elle soit légale ou pas, peu importe mais il serait utile de le comprendre -, est tout à fait inacceptable en démocratie. C’est de notre point de vue un dévoiement de la loi car la sécurité des citoyens français n’étaient en aucune manière menacée, seulement la protection de l’impunité de quelques dirigeants. »

Le colonel Poncet rapportait dans cette note (n°018/3°RPIMa/EM/CD du 27 avril 1994) ce que de nombreux témoins ont par ailleurs confirmé - loin d’un scoop, une information de notoriété publique : les militaires français avaient reçu alors l’ordre de n’évacuer que des non-rwandais. Les soldats n’intervenaient pas pour empêcher des massacres pourtant commis sous leurs yeux. La note faisait ainsi référence à la directive que le colonel Poncet avait reçue pour mener les opérations dans ce sens.

Mais la principale « révélation » dans cette note concerne les journalistes qu’il s’agissait explicitement d’écarter...

« Les médias ont été présents dès le deuxième jour de l’opération. Le COMOPS a facilité leur travail en leur faisant deux points de presse quotidiens et en les aidant dans leurs déplacements mais avec un souci permanent de ne pas leur montrer des soldats français limitant l’accès aux centres de regroupement aux seuls étrangers sur le territoire du Rwanda (Directive n°008/DEF/EMA du 10 avril) ou n’intervenant pas pour faire cesser des massacres dont ils étaient témoins proches. »



Le compte-rendu de Poncet fait donc référence à des instructions qu’il aurait reçues au début de l’opération Amarylis, cette « Directive n°008/DEF/EMA du 10 avril », lui enjoignant de ne pas protéger les populations civiles. Et ce, alors même que se déchaînaient les masacres génocidaires à l’encontre des Tutsi, ce que ni lui ni sa hiérarchie ne pouvaient ignorer. On apprend ainsi au passage que, de surcroît, il devait cacher le comportement scandaleux de ses soldats aux médias !

Rappelons que la convention pour la prévention et la répression des crimes de génocide adoptée par l’ONU en décembre 1948 prévoit les cas de complicité de génocide. À ce titre, l’attitude de l’armée française décrite dans cette note devrait être directement incriminable. Serge Farnel, rappelle que « ceux qui lâchent aujourd’hui sur nous les services secrets français devront répondre à leur tour d’agissements autrement plus graves que celui qui consiste à avoir fait savoir à nos concitoyens que leurs soldats avaient reçu, au Rwanda, des directives violant allègrement la Convention pour la prévention et la répression des crimes de génocide ».

Le secret défense, ici invoqué pour interdire l’accès à des documents permettant d’enquêter sur les responsabilités française dans le génocide des Tutsi du Rwanda, doit être levé

La mise en place d’une véritable Commission d’Enquête Parlementaire sur le rôle de la France au Rwanda, s’impose de même.

En attendant, c’est aux médias libres de poursuivre le travail de dénonciation engagé, et de relayer cette tentative d’intimidation en diffusant cette note (que vous trouverez ici ou ) qui nous renseigne sur les agissements de l’armée française au Rwanda pendant le déroulement du génocide de 1994.



9 réactions


  • LE CHAT LE CHAT 13 février 2009 13:58

    les futurs casques bleus seront recrutés sourds et aveugles , car des massacres , il y en aura à la pelle à l’avenir dans les pays du tiers monde !

    les hollandais ont pas été mieux en Bosnie que les français au Rwanda !


  • civis1 civis1 13 février 2009 15:58

    Quid d’une enquête parlementaire dèjà faite ?


  • Annie 13 février 2009 18:35
    Depuis des années de nombreux citoyens français rassemblent les preuves de l’implication française - militaire, diplomatique, financière - dans le génocide des Tutsi du Rwanda. Ceci afin de mettre un terme à l’impunité des responsables français complices de l’élimination de plus d’un million de personnes.

    Il est intéressant de noter que cet article vient à point nommé en contrepoids au livre de Péan qui a admis sans ambiguité que Kouchner ne l’intéressait uniquement qu’en relation avec sa position sur le Rwanda. Péan dont les qualités d’historien n’ont cessé d’être évoquées et louées sur ce site.
    J’ai écrit un petit article ce weekend parce que je trouvais que le silence sur AV à propos de Kouchner était assourdissant. Depuis les articles se sont multipliés mais il en manquait un à propos du Rwanda.
    Je répète donc ce que je disais dans mon article :
    Il existe une étude entreprise http://web.mac.com/christiandavenport/iWeb/Site%207/GenoDynamics.html par des professeurs américains de l’université du Maryland, qui s’intéressent aux conflits, génocides etc et surtout à leurs dynamiques. Leur travail a été de replacer dans un contexte temporo-spatial les événements en 1994, pour tenter de comprendre ce qui s’était passé. Toutes les informations qui ont été mises à leur disposition, par des ONG, divers ministères rwandais, le Tribunal international pour le Rwanda ont été codifiés, de manière à brosser un tableau aussi complet que possible sur ces événements, pour une étude qui a duré plus de 10 ans. Toutes les informations codifiées devaient être corroborées, avec le nom des victimes, des bourreaux, leur métier, leur ethnie, le lieu et la date etc.
    Je résume leurs conclusions qu’ils ont fait paraître dans un communiqué de presse, qui leur a valu d’être traités de révisionnistes et de négationnistes, à la suite de quoi ils refusent tout contact avec la presse :
    Il y aurait eu autant si ce n’est plus de Hutus massacrés que de Tutsis : ces universitaires décrivent donc ces événements comme un génocide et un politicide., c’est à dire l’élimination de toute la frange politique des Hutus favorables à un partage négocié du pouvoir. 
    Les communautés Hutus et Tutsis auraient tour à tour joué le rôle de bourreaux et de victimes.
    Sous la juridiction du RPF, au moins 70.000 personnes auraient trouvé la mort. 30.000 ont été confirmées par le dossier Gernosy.
    Selon leurs recherches, il ne semble pas que les massacres aient été planifiés.
    Et au bout du compte, il y aurait eu environ 1.200 000 victimes.
    Personnellement, ce qui me pousse à faire confiance à leurs conclusions est le fait qu’ils ne roulent pour personne et qu’ils ont utilisé la même méthodologie pour expliquer les massacres au Libéria et ailleurs sans que personne n’y trouve à y redire. Je précise qu’ils sollicitent les contributions de toute personne possédant des informations crédibles afin de peaufiner leur étude.
    Je voudrai simplement relever que Mr Carbonare, Président de Survie, que vous citez est devenu un conseiller spécial auprès du Président Kagamé, ce qui n’en fait pas tout à fait un témoin impartial . Que l’implication française dans le génocide n’a de sens que s’il n’y a pas eu de politicide.
    Pour finir que je ne roule pour personne, mais que je connais le Rwanda et que j’ai aussi vu le RPF à l’oeuvre dans l’ancien Zaïre, à Kisangani notamment.
    Ce qui m’intéresse personnellement, c’est la vérité et de savoir exactement ce qui s’est passé. La France si elle est impliquée devrait répondre de ses actes ou plutôt de son inaction, si l’on se fie aux documents que vous présentez, et que je ne conteste pas. Mais il ne semble pas que son implication soit allée plus loin. C’est la conclusion de Péan mais aussi de nombreux journalistes et juristes anglo-saxons : http://www.taylor-report.com/Rwanda_1994/ , http://mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=HAR20060124&articleId=1800, http://www.hartford-hwp.com/archives/27e/791.html qui souffrent moins d’inhibition que leurs homologues français. Leur manière de décrire les choses est que la France s’est trouvée au mauvais moment au mauvais endroit. Je pense que les événements, génocide et politicide si l’on en croit des études crédibles, continuent à être politisés pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le Rwanda, mais avec la politique étrangère de la France en Afrique. 

    • cbukate 19 février 2009 12:02

      Bonjour Annie,
      Je suis d’accord sur tous les points avec vous. Il y a eu autant de hutus tués dans ce génocide que de tutsis.
      Il y a eu :
      les hutus modérés tués par les extrêmistes hutu pendant le génocide
      les hutus tués au Rwanda par les tutsis dans la zone occupée par le FPR
      les hutus pourchassés dans la forêt et tués au Zaïre (des millions) sous prétexte que ce sont des génocidaires.

      Il ne s’agit pas de savoir quel camp a eu plus de mort que l’autre, mais juste de reconnaître que les hutus ont été également victime au même titre que les tutsis d’un génocide.


    • cbukate 19 février 2009 12:06

      Bonjour Annie,

      Tout à fait d’accord avec vous. Ce génocide qui malheureusement est bien réel a été instrumentalisé. Il y a eu autant de hutus que de tutsis tués dans ce génocide. 


  • chmoll chmoll 14 février 2009 08:49

    faites un peu d’investigs dans s’drame

    là vous allez vous apercevoir du comportement de l’ignoble individu mitterand dans s’t’histouère

    pas que dans celle là


  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 14 février 2009 11:41

    Très bon papier, nécessaire en ces temps de liberté surveillée.
    L’information doit circuler librement, pas seulement les capitaux

    Le commentaire de Anne me laisse perplexe.
    Je demande à voir.
    Mais même s’il était avéré qu’autant de Hutus que de Tutsis sont morts lors de ces massacres, cela ne permettrait pas de les renvoyer dos à dos en déclarant "égalité".
    Ce qui importe, c’est la séquence des évènements. Qui a initié quoi ?
    Les responsables sont ceux qui étaient au pouvoir, et leurs proches (dont les Français).
    S’il y a eu retour de flammes après, c’est malheureusement dans l’ordre des choses


  • Bruno Bruno 18 février 2009 01:56

    Merci à tous(*) pour vos commentaires. Je m’excuse pour la réponse tardive mais je vis en Guadeloupe... et malgré le silence médiatique qui a duré plus de 15 jours en métropole (chose rare pour un mouvement social paralysant complètement un département français...), vous devez aujourd’hui savoir, depuis la venue de Jégo, qu’un mouvement de grève paralyse l’île depuis près d’un mois. Pour plus d’informations sur le mouvement social en Guadeloupe, je ne peux que vous recommander le site d’information Medialternative, auquel je participe...

    Annie, il faudra que je prenne le temps de te répondre plus longuement. Sur bien des points je suis en total désaccord avec ce que tu avances et avec les sources que tu cites (qui mériteraient à elles seules un long article) : "Que l’implication française dans le génocide n’a de sens que s’il n’y a pas eu de politicide."

    Pourquoi une telle affirmation ?

    S’il est vrai que ceux que l’on appelle - à tort selon moi - les "hutu modérés" (de mon point de vue ils sont juste
    [des "justes", justement ?] des citoyens rwandais n’ayant pas soutenu la "solution finale" ni la propagande du Hutu Power, du MRND et de l’Akazu mais en aucun cas des personnes "modérément" hutu...) ont été éliminés par les génocidaires (Forces Armées Rwandaises [FAR] et milices interahamwe du MRND, rappelons-le, parti du président Juvénal Habyarimana) - et parmi eux le premier Ministre Agathe Uwilingiyimana - lors du coup d’état de Bagosora, je ne vois pas en quoi ça minimise - et encore moins annule ! - le génocide des populations Tutsi du Rwanda ni l’implication de notre état dans cette barbarie.

    En effet, les hommes et femmes politiques n’ayant pas fait allégence aux extrémistes ont été éliminés par ces derniers. Le terme de "politicide" est absolument non avenu : parlons plutôt d’assassinats politiques commis par les FAR et les miliciens sur ordre de Bagosora et de sa clique pour s’emparer du pouvoir. Car il ne s’agit, ni plus ni moins, d’un coup d’Etat. Coup d’état ayant, comme c’est souvent le cas, nécessité l’assassinat du Président en place. Et l’assassinat d’
    Agathe Uwilingiyimana qui selon la Constitution rwandaise devait le remplacer. Elle a été l’une des premières victimes des extrémistes. Ils ont par la suite pu mettre en place le GIR, Gouvernement Intérimaire Rwandais, qui a supervisé le génocide, siégé à l’ONU, été reçu à Paris (c’est, heureusement, le seul pays européen où il a été reçu) puis été exfiltré par l’armée française pendant l’opération Turquoise vers le Zaïre (actuel RDC).

    Evidemment, pour plus d’informations, je te renvoie vers la revue La Nuit rwandaise, dont le troisième numéro abordera, en avril 2009, le "cas" Péan, après avoir traité de Kouchner dans les deux premiers numéros (entièrement et gratuitement disponibles en ligne sur le site de la revue).

    Quant à Carbonare, ayant eu la chance de l’entendre lors d’une conférence-débat à Toulouse, connaissant ses convictions et ses engagements pour la paix (des colonies françaises du Maghreb au Rwanda) je ne peux que difficilement supporter que tu reprennes les diffamations de Péan et Onana, et je te recomande de lire l’interview que nous avons fait de lui dans le n°2 de La Nuit rwandaise.

    Je ne pourrais jamais tolérer qu’une personne ayant dénoncé, dès 1993 et au JT de France 2, l’engagement de l’Etat français dans le génocide des Tutsi, puis ayant décidé par la suite d’apporter son aide à la reconstruction d’un pays, le Rwanda, ravagé et meurtri (avec notre assentiment) par la haine raciste et le sang de centaines de milliers de morts (plus d’un millions !) soit qualifié de personne "n’étant pas un témoin impartial"... Est-ce que, parce que je finance, par le biais de l’association Appui-Rwanda, la scolarité d’un enfant rescapé du génocide - et ils en ont grandement besoin - je dois aussi être traité de "témoin partial"(**) ? Cette diffamation abjecte, propagée par les deux personnes suscitées (Péan et Onana), est de mon point de vue absolument dégoûtante.

    civis1 : Une mission d’enquête parlementaire a en effet eu lieu en 1998. Jean-Claude Lefort, membre de cette mission d’information, dans une interview publiée dans le n°2 de la revue La Nuit rwandaise revient sur cette dernière. Je te laisse lire ses propos... L’article s’intitule "la mission d’information parlementaire est passée à côté d’une la vérité qu’il lui fallait rechercher coûte que côute". Nous avons également publié ses notes, fort instructives, auxquelles il n’aura pas eu de réponse... Non seulement Lefort était membre de cette commission, mais il en était aussi le vice-président.

    Pour info, le communiqué qu’il a envoyé le 16 décembre 1998 :

    Absent de Paris pour des raisons impératives et exceptionnelles, j’apprends à mon retour, ce jour, que décision a été prise de voter positivement pour le rapport de la mission sur le Rwanda, mission présidée par Paul Quilès.

    Si je sais où cette décision a été prise par mon groupe, par contre je ne sais pas pourquoi et sur quelles bases cela a été réalisé, et je m’étonne que, joignable constamment par téléphone là où j’étais et que mon entourage connaissait, l’on n’ait pas sollicité mon opinion sur ce point.

    Pour avoir travaillé des mois durant sur ce sujet, consulté des centaines et des centaines de documents, rencontré des associations et des personnalités de tous horizons, je ne saurais me retrouver dans le vote positif de mes collègues communistes, vote que je respecte.

    Pour ma part, si je ne nie pas que ce rapport cherche à avancer, il reste que des points majeurs ne sont pas éclaircis. Or, par définition, ces points majeurs sont décisifs.

    Aussi il doit être compris et acté que, pour ma part, je m’abstiens sur ce rapport. Et il doit être également clair que je prendrai, d’ici peu, d’autres initiatives sur ce sujet.

    Jean- Claude LEFORT

    Le 16 décembre 1998


    Luc-Laurent Salvador 								 : Merci pour ce message de soutien. En effet, et ce sera probablement le sujet de mon prochain article sur Agoravox, la repression et les diverses intimidations de la police politique française vont en augmentant. Le retour de "la méthode Marcellin" ? La liberté de la presse est très sérieusement en danger. Ce que tu résumes dans ton commentaire est tout à fait pertinent : "Ce qui importe, c’est la séquence des évènements. Qui a initié quoi ? Les responsables sont ceux qui étaient au pouvoir, et leurs proches (dont les Français)." 

    chmoll : Mitterand, évidement ! Mais ce n’est pas le seul...

    oncle archibald : "rassurés"... on doit donc avoir le même sens de l’humour.

    LE CHAT : Je ne vois pas exactement où tu veux en venir. Le papier de John LLoyds, où peut-on le lire ? Quel est son propos ?

    Bref, encore merci à tous pour vos commentaires, toujours (*) constructifs.

    Le mouvement social en Guadeloupe commence a être réprimé par l’Etat, qui n’a pas daigné lui apporté une autre réponse. Ici, les choses risques dont d’empirer gravement dans les jours qui viennent. On attend la réaction de Sarkozy, ce Jeudi. Va-t-il répondre, pour clore ce mouvement, aux aspirations des Guadeloupéens ou va-t-il brosser dans le sens du poil une partie de son électorat ["c’est pas la rue qui décide !"] et de ses soutiens et entreprendre une répression musclée qui, dans ce cas, ne manquerait pas de rappeler les assassinats de militants guadeloupéens commandés par l’Etat en 1967. Là est la question...

    ___

    (*) : à l’exception d’Actias, bien sûr, dont j’ai du mal à comprendre la démarche... mais y a-t-il quelque chose à comprendre...

    (**) : Actias, tu comprendras, j’espère, qu’il est tout à fait inutile de donner ton avis là-dessus... Les avis argumentés peuvent bien sûr être débattus.


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