jeudi 13 août - par Desmaretz Gérard

Science criminelle : la décomposition d’un corps

Deux fémurs appartenant au corps de Delphine Aussaguel, épouse Jubillar, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 ont été découverts le vendredi 17 juillet 2026 à une dizaine de kilomètres de leur maison de Cagnac-les-Mines. Les ossements étaient enfouis à peu de profondeur dans un monticule de compost en bordure de la D 600 à Mailhoc dans le Tarn. L'agriculteur propriétaire du champ a précisé qu'une bonne partie de ce compost fourni par l’abattoir de Carmaux entreposé en plusieurs monticules de deux à trois mètres de hauteur a fait l'objet d'un épandage sur ses terres agricoles. Le corps qui était très probablement décomposé a été broyé dans l'épandeur et répandu mélangé au compost sur près de 200 hectares.

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Cette découverte morbide qui met fin à 66 mois d'une énigme judiciaire vient nous rappeler que l'Homme est un puzzle constitué d'éléments chimiques, principalement : Oxygène 63 % - Carbone 19 % - Hydrogène 10 % - Azote 5 %. Notre organisme est composé d'organes faits de tissus (musculaire, cartilagineux, nerveux, épithélium, adipeux, sanguin, conjonctif) selon un assemblage particulier de cellules imbriquées les unes avec les autres. Les cellules sont les plus petites unités vivantes structurales et fonctionnelles, et l'Homme est constitué d'environ 60.000 milliards de cellules (10^13). Le tissu squelettique et ses 206 os reliés entre eux par des ligaments forment la partie la plus résistante. Le squelette d'un adulte est constitué d'environ 1,2 kg de calcium (les os et les dents 99 %,) et de sels minéraux : sodium, potassium, calcium, magnésium, chlore, phosphate, sulfate, bicarbonate (5 % de notre poids), et près de 65 % d'eau (H2O).

Dès l’arrêt de ses fonctions vitales, le corps humain entre dans un cycle naturel de décomposition anaérobique (absence d’oxygène), les tissus subissent une dégradation biochimique interne. Tous les êtres vivent aux dépens d'autres organismes dont ils provoquent la décomposition en transformant les substances animales et végétales en éléments chimiques de plus en plus simples. Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme. Les bactéries provoquent la putréfaction, la production de gaz, une modification de la couleur de la peau et l'émanation d'odeurs nauséabondes. Une bactérie peut donner naissance après 1 heure à 8 bactéries, après 2 heures à 64 et après 11 heures à 8.589.834.592 bactéries ! Leur développement est influencé par la présence substances nutritives, l'eau, la température, la lumière, la teneur en dioxygène et le pH.

Les premières 48 heures sont marquées par la putréfaction interne. Des fluides nauséabonds s’écoulent du cadavre au fur et à mesure qu’il se décompose. La liquéfaction des tissus mous causée par les enzymes et de la faune nécrophage (insectes) intervient entre deux et quatre semaines. La squelettisation complète où seule subsiste la structure minérale des os peut prendre jusqu'à 5 ans. L'humidité et de température du milieu dans lesquels le cadavre repose peuvent entraver la décomposition. Dans un milieu humide et chaud, les bactéries internes et externes au cadavre s'y développent très rapidement. À l’inverse, le froid conserve les tissus mous (alpinistes morts en altitude). Dans un climat sec les tissus de la peau sont asséchés (déshydratation due à l'évaporation). 

« Delphine m’énerve, je vais la tuer, je vais l’enterrer, je connais un endroit où on ne la retrouvera jamais !  » L'enfouissement d'un corps nécessite la création d'une fouille, d'y placer le corps, remblayer et damer le sol régulièrement pour prévenir tout affaissement ultérieur significatif d'une modification du terrain, évacuer la terre en excès (foisonnement) et effacer toutes traces qui viendraient en trahir l'emplacement. La durée de terrassement dépend de la nature du sol (1m3/h pour un terrain meuble), de son accessibilité, de sa granulométrie, de la profondeur, du volume de terre à déplacer, des outils manuels ou mécanisés disponibles. Cédric Jubillar est allé au plus rapide et au plus facile : « J'ai fait un trou avec les mains » et placé le corps de Delphine dans un « tas de terreau ».

L'hiver, un sol gelé peut venir compliquer les choses. « Le sol est la formation naturelle de surface, de structure meuble et d'épaisseur variable, résultant de la transformation de la roche mère sous-jacente, sous l'influence de divers processus physique, chimique, biologique ». Le sol, partie vivante de l'écorce terrestre, est composé de roches érodées et désagrégées, d'humus, d'eau, d'air, de sels dissous et de micro-organismes. Le sol n'est jamais très épais, mais son épaisseur peut varier de quelques centimètres à plusieurs mètres. Si on fait une coupe verticale, on remarque de haut en bas, une couche de sol plus foncée à cause de l'humus (perméable), c'est la terre arable (30 cm en moyenne) ; une couche plus claire, plus profonde, c'est le sol inerte et une couche profonde reposant sur la roche mère. Il y a trois types de roches : les roches éruptives liées au magma (granite, basalte), les roches sédimentaires qui constituent près des 3/4 de la surface de la Terre (argile, grès, tuf, silex), les roches métaphoriques qui ont subi à l'intérieur de la Terre une modification chimique ou une cristallisation (gneis, schistes, marbre), et les roches d'origine organique (tourbe, lignite). « Le lithosol correspond à la partie peu épaisse, souvent caillouteux, sur une roche mère dure ».

Dans la nature, les déchets organiques et les déchets végétaux sont transformés par l'action de micro-organismes, champignons, bactéries. Les macro-organismes et la pédo-faune (vers de terre, insectes) se chargent de manger cette matière organique pour donner l'humus. Les bactéries aérobies qui ont besoin d'oxygène pour vivre pullulent dans les couches supérieures, les bactéries anaérobies nombreuses dans les couches inférieures sont responsables des décompositions ou des fermentations. La présence de bactéries diminue avec la profondeur et les micro-organismes deviennent rares à partir de 150 centimètres. Un cadavre enterré trop profondément mettra plus de temps pour se décomposer. Dans un sol acide, les microbes ou bactéries se développent difficilement, leur activité baisse et la matière organique ne se décompose pas. Le Ph des sols varie suivant la profondeur, les saisons et l'épandage de compost, de fumier ou de chaux. L'échelle du Ph (1 à 14) est logarithmique, à chaque variation d'une unité la concentration du sol en ions hydrogène est de 10 fois.

Quand l'Homme décède, il présente une teneur en humidité d’environ 80 % et un rapport Carbone/Azote 6/1 (le corps humain contient environ 2,6 kg de composés azotés), seule la surface extérieure du corps est en contact avec l’oxygène, sauf si le corps est endommagé ou qu'il a été lacéré ou débité afin de faciliter l’accès des bactéries et ainsi hâter la décomposition. Le cycle du compostage est un processus naturel de dégradation de la matière organique qui tire parti de l’activité bactérienne, des levures et des champignons. Le compost composé de déchets végétaux, animaux, d'eau et de micro-organismes est assez semblable à l'humus. La décomposition des déchets ménagers ou des abattoirs est plus ou moins rapide selon l'aération du sol, la flore et l'ensoleillement (latitude, l'exposition, l'inclinaison du sol, de son humidité et de sa teinte). Le compostage ménager est « tendance » et nos jardins publics ont vu apparaitre des bacs mis à disposition des habitants. Si la viande y est interdite c'est pour des raisons d'hygiène et ne pas attirer les animaux (rats, renards, etc.). Le processus doit détruire les agents pathogènes que les cadavres pourraient renfermer (biosécurité).

Pour qu’il y ait compostage il faut que le corps soit dans un milieu aérobique (présence d'air ou d'oxygène) avec un rapport C/N de 30/1 et une teneur en humidité de 65 %. L'aération du compost par retournement fournit un apport d'oxygène supplémentaire aux bactéries, assure le processus aérobique de la matière organique et fait augmenter la température à l’intérieur du substrat (température supérieure à 55 °C) et contribue à l'atténuation des odeurs. En l’absence d’oxygène le compostage s’effectue par voie anaérobie, la température ne s’élève pas ou trop peu. La décomposition s’effectue sur une plus longue période et engendre de fortes odeurs. Si le compost est trop mouillé (pluie, écoulement des fluides sur une base imperméable), il se produit un tassement qui chasse l’oxygène. La teneur en humidité peut être réduite par un apport de matière sèche (sciure). Si le compost est trop sec, le milieu ne sera pas propice à l’activité des bactéries. Quatre mois environ suffisent pour décomposer un corps humain de 70 kg placé dans quelques mètres cubes d'un compost correctement dosé, à l’exception des gros os. Si le corps est gelé ou congelé il y a absence de décomposition.

Émile Louis dissimulait le corps de certaines de ses victimes dans un tas de fumier au fond d'un jardin non pour le faire disparaître, mais pour égarer les chiens et décourager les curieux de s'en approcher. Si le phénomène de décomposition dans le fumier n’est pas considéré comme du compostage, cela aboutit à un résultat similaire. Le nombre de bactéries dans un tas de fumier peut atteindre 30 millions par cm3 et la température 70°C ! Le principe de l'ensilage est lui différent de celui du compostage. Le corps de la petite Lyhanna, 11 ans, dissimulé dans un ancien silo agricole situé sur la commune de Puycasquier dans le Gers le 4 juin 2026 par Jérôme Barella. « L'ensilage conserve les matières végétales par fermentation acide. L'acidité et l'absence d'oxygène (anaérobie) bloquent l'action des insectes nécrophages et de certaines bactéries. Le corps subit une dégradation lente apparentée à une macération ». Un mélange constitué de trois volumes d’ensilage de maïs et d’un volume de foin haché agit comme un biocatalyseur, il accélère le processus de compostage et la montée en température.

Les confidences inconsidérées de Jubillar à un codétenu (Marco) avaient conduit à des fouilles à proximité de la ferme de Drignac située à environ deux kilomètres du domicile du couple sur la commune de Cagnac-les-Mines (Tarn). Le lundi 17 janvier 2022, des militaires du 17 RGP de Montauban spécialisés dans l’analyse topographique, pédographique et la fouille de terrains à la recherche de caches étaient à pied d’œuvre pour retrouver le corps de Delphine. Après sept jours de recherches aucun indice de découvert. Les hommes de l'unité Fouilles opérationnelles spécialisées n'avaient pas lésiné : débroussaillage, défrichage, pelleteuses mécanisées, Radar de sol, détecteurs de métaux pour explorer et retourner les alentours du bâtiment agricole incendié le 15 avril 2021, soit quatre mois après la disparition de Delphine. Pourquoi la caméra thermique embarquée à bord de l'hélicoptère de la gendarmerie qui avait engagé des moyens exceptionnels et survolé la zone à la recherche de Delphine a délaissé les points chauds des tas de compost ? Nous étions en hiver.

Cédric Jubillar pensait avoir commis le crime parfait : « De toi à moi, je suis le meurtrier parfait pour l'instant, n'oublie pas que j'ai commis le crime parfait », Cédric à sa jeune sœur. Cette affaire (coût estimé à 500 000 €) n'est pas sans évoquer La lettre volée Edgar Alan Poe. « Le ministre pour cacher sa lettre avait eu recours à l’expédient le plus ingénieux du monde, le plus large, qui était de ne pas même essayer de la cacher  ». Une correction, une précision, une remarque ?

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28 réactions


  • Eric F Eric F 13 août 18:14

    Le lieu ayant été repéré à l’avance, il y a bien eu préméditation. La nature du tas est sujette à interrogation, on parle de compost, fumier, terreau. Comment Jubilar a-t-il « creusé avec les mains » dans un tel tas, du terreau serait trop dur et du fumier trop répugnant. Il est question de déchets provenant d’un abattoir, cela explique que des caméras thermiques n’auraient pas pu discerner un cadavre, ni des chiens policiers.


    • ahtupic ahtupic 14 août 07:34

      @Eric F

      Ca m’aurait étonné que Arrias ou l’inspecteur Gadget ne vienne apporter ses lumières à la vitesse V.

      T’es l’homme universel, le grand sachem pardon sachant, Mr Jesaistout

      Avec la canicule, t’as la cafetière qui bout. Prends une douche !

      C’est l’effet Dunning-Kruger smiley

       smiley smiley


    • Eric F Eric F 14 août 09:11

      @ahtupic

      Dès l’aube, ta première activité est de pister mes commentaires pour répandre ta hargne, il est vrai que le tas en décomposition évoqué par l’article te dépeint à merveille.


    • ahtupic ahtupic 14 août 09:33

      @Eric F

      Dunning-Kruger smiley


    • Gollum Gollum 14 août 10:36

      @ahtupic

      Un concept que t’as appris de ton pote délirant Francis qui en use et abuse alors qu’il est dedans la majorité du temps...

      Z’êtes vraiment trop drôles tous les deux d’ailleurs... smiley


    • Gollum Gollum 14 août 10:37

      @Eric F

      — -> pister mes commentaires

      Eh ! Oh ! Et moi hein ? smiley


    • ahtupic ahtupic 14 août 11:45

      @Gogolito

      Mieux vaut être drôle que con ....comme toi !


    • ahtupic ahtupic 14 août 11:51

      @Eric F

      On te voit plus que moi étaler ta science sur tout les articles.

      Si on parle de la position du missionnaire tu vas aussitôt nous parler des autres positions.

      Mais sans jamais prendre parti, spécialiste du « en même temps », ce serait trop dangereux.

      T’es un spécialiste de la dérive ; la dérive des (in) continents. smiley)


    • Eric F Eric F 14 août 12:16

      @ahtupic

      Je prends bien au contraire parti sur les sujets politiques, les conflits, les questions scientifiques, etc. alors que tu ne le fais qu’en faveur de toute théorie fumeuse possible et [in]imaginable. Alors pour ce qui est de passer pour un abruti absolu, tu tiens la tête.


    • ahtupic ahtupic 14 août 12:45

      @Eric F

      Oui tu es bien Arrias.

      Oui les ondes de gravité et les débris de satellites. smiley

      Encore une disparition :

      « Le vice-amiral Olivier Lebas, ancien »pacha« du Charles-de-Gaulle, décède à 62 ans dans une chute tragique dans les Pyrénées »

      C’est comme une épidémie en ce moment les chutes de fenêtre, de montagne, un virus peut-être.

      J’espère que c’était pas le Pyrénées ukrainiennes

      Mais toi je suis certain que tu vas nous expliquer ca !


    • Gollum Gollum 14 août 13:44

      @Eric F

      — -> pour ce qui est de passer pour un abruti absolu, tu tiens la tête.

      Je confirme. Non pas le meilleur d’entre nous (célèbre formule) mais l’abruti absolu oui c’est évident

      (au passage toujours pas d’explications de sa part des éoliennes marchant à l’énergie nucléaire, bientôt il va nous sortir les centrales nucléaires marchant au... vent !)


  • raymond 13 août 19:37

    On a tout de même retrouvé 2 fémurs, chez le petit Emile on a un crâne, cela ne permet pas de trouver les causes de la mort.


    • Eric F Eric F 14 août 09:12

      @raymond

      La question principale était l’identification, qui a pu être faite.


    • robert 14 août 10:24

      @Eric F

      la cause de la mort est essentielle pour l’enquête.


    • ahtupic ahtupic 14 août 11:53

      @Eric F

      Ben oui, ils auraient pu trouver un fémur de Otzi. smiley


    • Eric F Eric F 14 août 12:10

      @robert

      On ne trouvera donc pas la cause dans les ossements. Mais il y a l’aveu de l’étranglement, qui n’est pas une cause « accidentelle », il faut une pression forte et durable. Ce sont d’autres éléments qui indiqueront s’il y a ou non préméditation (il a été question du repérage des lieux).


    • robert 14 août 12:16

      @Eric F

      le « bornage » ( et plus surement) permet d’avoir une idée précise du scénario en effet.


  • LeMerou 14 août 05:39

    Ca me rappelle une affaire au U.S, ou le mari avait tué sa femme, découpée en morceau elle fut mise dans des congélateurs hors de son domicile, l’astucieux criminel avait loué plus tard dans l’état d’à coté un broyeur à végétaux et l’hiver venu à broyé les branches de son entretien forestier et les morceaux de son épouse, le tout le plus naturellement du monde, l’affaire se déroulant sur les bords de la rivière longeant son terrain.

    Les enquêteurs soupçonneux ayant retrouvés une dent de l’épouse avant que les crues hivernales n’emporte les broyats.

    Bon, décomposition ou non, quant tu passes dans un broyeur et que tu est répandu sur 200 hectares, retrouver quelque chose c’est coton. Ce qui me paraît curieux, c’est que tout ce qui sort d’un abattoir est normalement incinéré. Mais je peux me tromper.

    Bon. l’auteur du crime, prémédité ou non est un malade mental, pour ma part, l’affaire jugée, sa culpabilité prouvée sans l’ombre d’un doute, il devrait être répandu à son tour aux coté de son ex-épouse, ne sont ils pas marié pour le meilleur et pour le pire. Ainsi la société y gagnerait dans tous les domaines. Alors certes rien ne prouve qu’il recommencera après sa peine, mais nous en serions à minima sûr et certain.

    Quant aux produits de l’agriculteur.....Ben...


    • ZenZoe ZenZoe 14 août 10:22

      @LeMerou

      « il devrait être répandu à son tour aux coté de son ex-épouse, »

      Ah ben non, pas pour moi, merci bien. Manger un chou, une carotte ou une pomme de terre venant d’un tel fumier, rien que d’y penser, j’ai des haut-le-coeurs !  smiley

      Et la pauvre Delphine, lui imposer cette présence infecte, même symboliquement, beuh !


  • ZenZoe ZenZoe 14 août 10:49

    Excellent article, complet et très bien expliqué, comme d’habitude. J’ai noté la référence à l’ensilage et l’affaire Lyhanna, et ce serait tout aussi intéressant d’en savoir plus sur le procédé et la vitesse de décomposition.

    Sinon, sur le plan judiciaire, saura-t-on un jour si Jubillar savait pertinemment ce qu’il faisait, s’il avait fait des recherches internet etc - je pense que oui, alors que Barella aura choisi l’endroit plutôt parce qu’il était isolé et abandonné, mais allez savoir...


  • xana 14 août 13:06

    L’article est intéressant comme d’habitude avec Desmaretz. Par contre je ne comprends toujours pas ce qui attire les commentateurs sur le sujet de ces crimes passionnels. Ca me paraît tellement enfantin de s’intéresser à ce genre de crime, surtout quand on semble se désintéresser totalement des crimes vraiment importants (guerres, génocides, etc.

    Sans doute l’esprit des commentateurs est-il mesquin et incapable de s’intéresser à des problèmes de société qui comptent vraiment, ou bien n’est-ce pas plutôt de la lâcheté (la peur de se mouiller en prenant un parti ou un autre dans un conflit réel) alors qu’il est si confortable de s’installer comme spectateur des turpitudes d’un tueur sans envergure ?


    • xana 14 août 13:17

      @xana

      En fait la réponse est encore plus simple. C’est du voyeurisme. Comme ceux qui s’arrêtent près d’une voiture accidentée, non pas pour porter secours, mais pour s’en mettre plein les mirettes, du sang du sécurit et si possible un peu de cervelle. Le commentaire sert juste à cacher cet ignoble appétit du sang d’autrui.


    • Eric F Eric F 14 août 13:57

      @xana

      Vous dites qu’on peut écrire un article intéressant sur le sujet, mais surtout pas le commenter ! Mais a lors que faites vous sur ce fil de discussion ?


    • ahtupic ahtupic 14 août 14:21

      @Eric F

      Ben pour te dire que t’es un fouille-merde.

      Dans ton premier post sur cet article on peut voir que t’es un spécialiste des tas de fumier. smiley smiley


    • ZenZoe ZenZoe 14 août 14:29

      @Eric F

      Le truc, c’est que le fait divers, même s’il est le point d de départ, n’est pas le sujet de l’article. Le sujet c’est un processus chimique, ou technologique, comme tous les articles de l’auteur, qui décrit tout ça très bien.

      Même moi, je me suis laissée aller à aborder le fait divers dans une partie de mon commentaire, et je suis hors sujet pour ça.


    • Eric F Eric F 14 août 16:10

      @ZenZoe

      Suite à la présentation « technique », l’article aborde explicitement la question criminelle, d’abord en évoquant Emile Louis, et ensuite en abordant l’affaire Jubillar, ce n’est donc pas hors sujet.


    • ZenZoe ZenZoe 14 août 17:21

      @Eric F

      Vous chipotez, le thème est bel et bien la science, et pas le judiciaire.


  • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 14 août 18:03

    Bonjour Chez nous le médecin légiste, Philippe Boxho, a écrit plusieurs livre sur ses expériences avec les morts qui ont fait son succès 1. Les morts ont la parole 2. Entretien avec un cadavre 3. La mort en face 4. La mort c’est ma vie....


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