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Sécurité énergétique : Mitterrand, Jospin, Royal et consort, les fossoyeurs d’un principe institutionnel vital - AgoraVox le média citoyen
mardi 24 mars - par PELLEN

Sécurité énergétique : Mitterrand, Jospin, Royal et consort, les fossoyeurs d’un principe institutionnel vital

On sait ce que la génération Mitterrand, ses héritiers politiques et leurs nombreux complices ont fait de ce principe digne de constitutionnalité et de sa première mise en pratique restée sans lendemain à un laborieux EPR près. Aujourd’hui, sans cette délétère progéniture de l’incarnation de l’incompétence mise au service du clientélisme électoral, le parc électronucléaire français compterait le surgénérateur au retour d’expérience d’exploitation le plus long de la planète, l’une, voire les deux premières paires de réacteurs N4+ du programme REP 2000 – l’évolution techno-industrielle typiquement française la plus aboutie que l’incongruité EPR mit au rebut, sans soupçonner que sa version chinoise Hualong One serait commercialement plus attractive qu’elle – et les deux tranches de Fessenheim. Outre qu’une troisième génération PWR sans réel intérêt n’aurait jamais vu le jour en France, le surgénérateur Superphénix le plus puissant et le plus perfectionné du monde aurait déjà sa déclinaison technologique la plus avancée en matière de fermeture du cycle combustible sur le site gardois de Saint-Étienne-des-Sorts.

 

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Retour sur 33 années de prévarications perpétrées aux plus hauts niveaux de l’État

Tendre constamment vers l’autonomie énergétique grâce à une réelle souveraineté industrielle  : telle est l’expression dudit principe auquel on se demande comment les Français ont pu se laisser convaincre de tourner le dos, après les graves mises en danger de l’approvisionnement énergétique mondial par une instabilité moyen orientale que rien, dans les années 70, ne laissait supposer sans lendemain.

Aujourd’hui, nos compatriotes ne doivent surtout pas perdre de vue les responsables de l’infortune menaçant d’altérer leur niveau de vie et leur confort comme jamais auparavant dans l’histoire moderne, dont les causes trouvent leurs racines au début des années 90. Celui qui ouvrit la voie de la félonie gouvernementale en question n’est autre que François Mitterrand. Après avoir cultivé l’image du candidat antinucléaire, un Président de la République notoirement incompétent en économie et ne connaissant rien à l’inexorable dynamique du progrès techno-industriel en conditionnant la prospérité se contenta, une fois élu, d’abandonner le projet Plogoff et, deux décennies durant, de financer sans vergogne une politique énergétique stérile avec les dividendes récoltés par celles de ses prédécesseurs. Non seulement, le souci d’anticiper et de planifier l’avenir et l’enrichissement technico-économique du joyau industriel français était étranger à l’auteur du « coup d’État permanent », mais, incapable d’en apprécier la juste valeur nationale et la nécessité de n’en manipuler la sanctuarisation qu’avec d’extrêmes précautions, notre homme se crut autorisé d’en faire une triviale monnaie d’échange diplomatique, avec l’amateurisme le caractérisant, notamment en ce qui concerne le choix de ses conseillers.

 

La naissance du projet EPR, le premier clou planté dans le cercueil de la filière française

C’est ainsi que, censé sceller l’indéfectible amitié entre deux peuples après la chute du mur de Berlin, le projet EPR fut pensé et décidé sans partage par Helmut Kohl et un François Mitterrand sous influence de l’éminence grise Anne Lauvergeon lui ayant soufflé l’idée de ce nouveau réacteur franco-allemand à la pointe de la technologie. Dès lors, était amorcée la descente aux enfers d’une filière nucléaire franco-allemande emportée dans la fuite en avant, en aveugle et au gré des prises du pouvoir par les émules du visionnaire Président, dont nous ne finissons pas de connaître l’épilogue aujourd’hui baptisé EPR 2. La célèbre sherpa du chef de l’État resta longtemps à la manœuvre. Créatrice, PDG puis fossoyeuse d’Areva, elle fut responsable de la désastreuse guerre ouverte entre l’avatar de Framatome et EDF, de même que du calamiteux chantier d'Olkiluoto 3 pour lequel l’impétrante obtint d’écarter l’opérateur historique, ceci expliquant cela au grand détriment des finances publiques.
 

En juillet 2020, la Cour des Comptes relevait ceci de l’improvisation politico-industrielle ayant résulté de l’enterrement de première classe de la filière électronucléaire typiquement française : les électriciens allemands et Français travaillèrent ensemble dès 1992, sans partager pour autant les mêmes objectifs. L’ingénierie allemande entendait faire évoluer le réacteur « Konvoï » équipant le parc outre-Rhin, tandis qu’EDF souhaitait une évolution du palier N4, le dernier modèle de réacteurs alors en construction. Après la décision allemande de se retirer du nucléaire, en 1998, la France s’est retrouvée seule à porter ce projet, dont l’acronyme prend le sens de « Evolutionary Pressurized Reactor » (EPR). Cependant, les grandes options de conception définies conjointement entre les ingénieries des deux pays, bien que sources de complexité, ne furent pas remises en cause...

 

Concomitamment à la dénaturation germanique du nucléaire français, survint le sabordage de Superphénix

Réputée avoir eu la peau du célèbre surgénérateur français, Dominique Voynet ne fit en réalité que cueillir les fruits de l'inlassable travail de sape accompli par Corinne Lepage durant la décennie 1987-1997. Toutefois, c’est sans compter avec le rôle terriblement efficace que, en tant que ministre de l'Environnement, la toute fraîche protégée du Président Mitterrand, Ségolène Royal, joua dans la descente aux enfers du réacteur, en bloquant administrativement sa remise en service entre juillet 1990 et juillet 1992 ; mortelle initiative qui contraignit l'exploitant – la société Nersa – à solliciter une nouvelle autorisation de création de centrale, au motif fallacieux que cette dernière avait été arrêtée durant plus de 2 ans.

S’ensuivit la parution du nouveau décret d'autorisation délibérément baclé et découlant de l’enquête publique achevée en juillet 1994, que Corinne Lepage n’eut aucun mal à attaquer devant le Conseil d'État, dès septembre 1994. Le recours ne s’en prenant ni à la technologie, ni à la sûreté de la centrale, il incombait d’autant plus à l’État de contre-attaquer qu’il lui était aisé de réfuter un motif aussi grossier et aussi stupide que prétendre la "centrale n'être plus une centrale de production" quand le décret autorisant son fonctionnement à la puissance nominale de 1200 MW électriques… prévoyait "qu’elle ne serait plus couplée au réseau" (sic) ! 

Lorsqu’en février 1997 le recours passa devant le Conseil d'État, on attendait on ne peut plus naturellement que la défense fut assurée par les deux ministres de tutelle directement concernés, dont le ministre de l’Environnement nouvellement nommé par Alain Juppé… Corinne Lepage ! Tenue de réfuter les arguments du recours qu'elle avait elle-même rédigés, la ministre s’abstint sans vergogne de produire tout dossier de défense. Sans surprise, le décret d'autorisation de création de la centrale fut annulé par l’insolite jugement du Conseil d'État insistant sur son statut sans appel. On connait la suite : le 19 juin 1997, Lionel Jospin fit part à l'Assemblée Nationale de sa décision d'abandonner Superphénix, la condition mise par Dominique Voynet à sa participation à la "majorité plurielle".

 

Ainsi, le début de la fin de Superphénix fut-il scellé fin juin 1992 par la décision d’un gouvernement Bérégovoy sous influence Mitterrand-Royal qui obligea Nersa à solliciter une nouvelle autorisation de création.

On passera sur la pantalonnade judiciaire que constitua l’instruction des recours en référé aussitôt introduits en pure perte par les associations de défense de Superphénix auprès du Conseil d'État, en 1999 ; pantalonnade qui n’est pas sans rappeler celle qu’ont connu les recours introduits pour le sauvetage de Fessenheim. On ne peut par ailleurs s’empêcher de noter la frappante similitude dans l’empressement à démolir irréversiblement et à marche forcée les installations des deux infortunés sites de production.

Dans le dossier que la Cour des comptes fut tenue de fournir à Nersa, figurait l’évaluation à 14,6 milliards de francs 1997 du coût de l'arrêt définitif et immédiat de la centrale, dans les conditions imposées. Ce chiffre qui s’est avéré minoré, car ne prenant en compte ni les prévisibles dérives, ni les externalités socioéconomiques, fut confirmé par le Secrétaire d'État à l'Industrie Christian Pierret, devant la Commission d'enquête parlementaire, en mai 1998.

Lorqu’on songe que l’année 1996 fut une année de fonctionnement particulièrement faste pour le surgénérateur – hélas, la première et la dernière – on est largement fondé à qualifier un tel gâchis de criminel : resté couplé au réseau 250 jours d’affilé, en dépit d’un arrêt programmé de longue date pour réaliser un programme d’essais sur les barres de commande, le prototype industriel afficha sur l’année un taux de disponibilité voisin de 96 %, le meilleur de l’ensemble du parc, avec une production de 3,7 milliards de kWh.


Les douloureuses conséquences de la forfaiture perpétrée près de 40 années durant par la classe politique française n’ont pas fini de se mesurer par défaut

Nonobstant les considérations technico-économiques développées ci-après, les Français sont en droit d’estimer que la puissance cumulée d’un surgénérateur de 1200 MW, de deux à quatre réacteurs N4+, soit 2800 à 5600 MW, et des deux tranches de Fessenheim pour 1800 MW serait à même de leur offrir l’alternative mobilité électrique la plus crédible au monde, de les chauffer et de leur fournir de l’eau chaude au coût le plus raisonnable. Peut-être, mais, sans l’engeance politicienne qui n’a pas épargné la droite, une loi NOME et un dispositif RT2012 d’inspiration allemande n’auraient jamais existé qui ont installé au profit du gaz la prohibition de l’électricité nucléaire sur les marchés de gros et de détail, en plus d’avoir préalablement planté les gros clous éoliens et photovoltaïques dans le cercueil de la filière électronucléaire française.

Une chose est sûre en tout cas : au moment de sa mise à mort, Superphénix était le plus avancé des réacteurs à neutrons rapides – les RNR dits de quatrième génération – brûlant le plutonium 239 dont ils sont chargés et pouvant être tiré de l’uranium 238 majoritairement présent dans l’uranium naturel (1), de même que tiré du résidu de ce dernier appauvri en uranium 235 après enrichissement pour produire le combustible actuel. À l’heure où se profile une nouvelle disette énergétique, il n’est pas sans intérêt de relever que quelque 2000 tonnes de ce plutonium 239 dorment dans les 200 000 tonnes de combustibles usés, entreposées et non retraitées, à travers la planète, auxquelles s’ajoute une bonne centaine de tonnes chaque année. Rien qu’avec ce stock, il serait possible de démarrer au moins 100 RNR, à raison de 15 à 20 tonnes par unité, en premier chargement.

Mieux, non seulement la planète recèle largement assez d’uranium naturel pour des milliers d’années de fonctionnement en RNR, mais, avec les seuls stocks mondiaux d’uranium appauvri, soit environ 1,5 millions de tonnes augmentant chaque année de 40 000 à 50 000 tonnes, on aurait pour un bon millier d’années d’alimentation de 1000 surgénérateurs, leur combustible étant alors pratiquement gratuit. Or, plus que partout ailleurs sur la planète, ce millier d’années d’autonomie électrique à peu de frais est à la portée d’une France paraît-il disposée à renouer avec la technologie RNR. Doit-on déduire de cette bonne nouvelle que le pays va sortir du frigo une excellence technoscientifique n’ayant pas pris une ride et renouer du jour au lendemain avec la détermination de ses anciens à faire en un temps record ce que, seule, la Chine a réussi à faire jusqu’à aujourd’hui ?

Jeudi 12 mars 2026, le cinquième conseil de politique nucléaire – le CPN – a apporté l’affligeante réponse suivante à ces deux questions : d’ici à la fin du siècle, la France prévoit de se défaire des besoins en uranium naturel pour alimenter les réacteurs atomiques tricolores, en officialisant le lancement du nouveau programme consacré à la fermeture du cycle du combustible, à la tête duquel Benoît Blassel vient d’être nommé (2).
Songez donc ! Une France disposant du retour d’expérience de 37 années d’exploitation d’un des tout premiers RNR au monde, le prototype Phénix, lui ayant permis de mettre au point le premier RNR de production industrielle d’électricité – Superphénix le délibérément sabordé – se voit sommée de prendre son temps à tout réinventer, quelque chose comme un siècle depuis 1997 ; ceci au prix de nombreux milliards d’euros que l’on sait d’avance engloutis en pure perte, sachant que, d’ici là, tout le monde aura depuis longtemps acheté des RNR russes, chinois ou peut-être même américains.


Décidément, il est aujourd’hui un personnel politique français passible de tribunaux, pas seulement de ceux de l’opinion, des urnes, de l’histoire… ou de la providence.

 

(1) On rappelle que, à l’origine, la cohérence conceptuelle de l’appareil électronucléaire français résidait dans le fait qu’un à deux réacteurs RNR de type Superphénix avaient été dimensionnés pour consommer le plutonium 239 produit par les 58 réacteurs PWR. 

(2) https://www.latribune.fr/article/entreprises-finance/energie-environnement/51938788874785/nucleaire-benoit-blassel-pilotera-le-nouveau-programme-visant-a-se-passer-de-l-uranium-naturel 



35 réactions


  • Com une outre 24 mars 18:28

    Vision simpliste de « l’affaire Creys Malville ». Superphénix a essuyé de nombreuses pannes et le bilan financier est catastrophique. Alors que, en plus, le pays et nos voisins sont encore sous le choc de Tchernobyl. Politiquement, la conversion de cette centrale était la bonne décision.


    • Gaston Lanhard 25 mars 16:47

      @Com une outre
      Non, il n’y a pas eu de multiples pannes ! Comme tout prototype industriel (cad devant faire ses preuves avant production en série) des dysfonctionnements et des variables hors programmation ont été observées au cours d’études spécifiques de comportement au delà du fonctionnement normal industriel du système. Ceci est une pratique habituelle et particulièrement nécessaire. Elle permet d’acquérir du KH et d’augmenter la sureté. mais les media et les escrolos en ont fait un cheval de bataille contre le nucléaire.


  • jakem jakem 24 mars 21:55

    Merci pour ce texte rédigé par quelqu’un qui sait de quoi il parle.
    Contrairement aux outres qui font référence à des équipements soviétiks peu sûrs ainsi qu’à la gestion calamiteuse de l’URSS.


    • Com une outre 24 mars 22:32

      @jakem
      Vous savez lire ? Je parle de traumatisme, pas de technologie. Mais vous n’avez sans doute pas connu cette époque.


    • jakem jakem 25 mars 07:03

      @Com une outre
      Ah ! je ne savais pas que vous étiez socio-psy apte à diagnostiquer des traumatismes de masse.

      Mais moi je n’étais pas inquiet parce que nos « grands » nous avaient dit que les radiations s’étaient arrêtées à la frontière.
      De nos jours ce ne serait pas aussi simple !

      Les problèmes de l’EPR de Flamanville sont surtout ou plutôt liés à une main d’œuvre étrangère non formée à ce type de travaux ( les soudeurs polonais et/ou roumains ) et à la déperdition de compétences de nos ingénieurs et divers techniciens.

      L’article explique bien la perversité de nos « grands » dont les esprits dégénérés par le gauchisme ambiant les ont rendus incapables d’assumer leurs responsabilités.

      Et puis, entre gauchistes et destructeurs et irresponsables, on se comprend !


  • Mustik 25 mars 09:20

    Dès le début il fallait éviter la demi mesure :

    mettre plein de chantiers d’énergie alternative en route en prenant compte de tous les inconvénients ( saisonnalité, ensoleillement, etc ?etc...) 

    Peu à peu, arrêter le nucléaire, en gardant une marge de sécurité,sait-on jamais...

    au fur et à mesure de la faisabilité... pas comme l’immigration où on emmagasine 500,000 nouveaux par an sans avoir réglé l’intégration de ceux qui sont déjà installés...

    C’est une question de Bon Sens ( le Bon sens, ça devrait être universel, par d’extrême droite ).

    Quand on surcharge un canot de sauvetage, ça fait 100% à la baille...


    • joletaxi 25 mars 11:45

      @Mustik

      bonne idée
      les allemands ont mis 500 milliards(qu’ils avaient eux) sur la table
      ils n’ont jamais été aussi dépendants du charbon et du gaz, ils essaient en urgence de construire une vingtaine de centrales à gaz,il en faudrait 60, pour éviter la cata
      les anglais ne sont pas en reste, leur ministre Miliband est comme un poulet sans tête, il fait n’importe quoi, et les anglais dépendent de plus en plus des importations
      Ils sont suffisamment....je ne trouve plus un terme approprié, pour acheter le gaz à la Norvège, qui partage le même gisement qu’ils pourraient eux aussi exploiter

      mais tout cela n’a guère d’importance, la preuve, ce billet n’intéresse personne, en route vers la frugalité heureuse


    • Mustik 25 mars 11:58

      @joletaxi
      Le Bon sens n’est plus de saison dans la culture occidentale. Probablement la raison principale pour ceux qui constatent que toute époque dominatrice est éphémère.
      La roue tourne comme la planète...


  • joletaxi 25 mars 12:02

    je ne peux que reproduire un commentaire que j’avais fait sur un autre article sur le même sujet:l’énergie de demain je remarque que ce problème crucial de l’accès à l’énergie n’intéresse personne.. sauf quand on passe à la pompe où que l’on reçoit sa facture électricité, on assiste alors à un assaut vengeur.... contre le capitalisme.Comme cet article l’explique très bien, il est à la fois incompréhensible et suicidaire de se priver de la ressource ,qui est là sous nos pieds, pour sauver le monde, qui « s’en tape »Même si certains continuent à vouloir le dissimuler,(la doxa étant que la Chine a investi énormément dans les renouvelables) Chine, Inde , continuent à baser leur énergie sur les fossiles, le charbon en particulier, il n’est que de voir le déploiement continu des centrales à charbonMais des rares commentaires, j’en conclus que Mme Michu ne voit pas d’inconvénient à se ruiner, à ruiner ses enfants et petits enfants sur l’autel du net zéro, J’avais eu la même réflexion à propos d’un article sur le même sujet de Mr. Pellen

    Cet article est du pur délire bien flippant, simpliste, totalement réactionnaire et rétrograde

    ce genre de commentaire ne me surprend pas, vive la révolution, d’ailleurs Cuba est en passe de devenir le premier pays net zéro, quel magnifique projet

    je note au passage que depuis le début de la crise,toute la sphère politique et médiatique s’agite pour élaborer des plans débiles, mais aucun ne met en lumière que en 30 ans de sacrifices sur l’autel du net zéro, le monde qui dépendait à 87% des fossiles, dépend maintenant des fossiles à...83 % et que la conclusion qui s’impose est que cette « couteuse danseuse » du net zéro ne se réalisera pas, du moins dans un avenie prévisible et qu’il est donc suicidaire de s’obstinerdans ce massacre

    tiens Mme Vonderleyden avait fait son mea culpa sur le nucléaire, c’était sans compter sur la maffia verte qui sévit à Bruxelles, EDF,ne recevra sans doute jamais les financements nécessaires, oublions les martiales décisions de nos élites

    Ils ont enterré la filière automobile de la même façon, on retire l’ukase de l’interdiction, mais on l’assortit de conditions infaisables

    je lisais que les agriculteurs allemands avaient acheté 1/2 des engrais nécessaires, finalement on sera très content du mercosur


    • Mustik 25 mars 14:31

      @joletaxi
      La France traditionnelle est foutue.
      Quand tu additionnes les 46% d’abstentionnistes aux 25% qui sont convaincus qu’on peut se faire raser gratis en se tournant les pouces.... ça fait beaucoup de monde pour plomber la barque.
      Le comble c’est le taux de 18 à 35 ans qui boudent les urnes. Ce sont ceux qui sont intéressés au premier chef par leur avenir. A croire qu’ils ont un déficit croissant de corticalisation ( de pair avec l’infertilité masculine moderne, semble-t-il  smiley  )...

      Définition 
        Collectivement, le cortex cérébral est responsable des processus supérieurs du cerveau humain, notamment le langage, la mémoire, le raisonnement, la pensée, l’apprentissage, la prise de décision, les émotions, l’intelligence et la personnalité


    • Com une outre 25 mars 14:50

      @Mustik
      Peut-être ont-ils (les 18-35 ans) tout simplement envie d’autre chose que la merde qu’on leur propose. Peut-être que quand l’abstention dépassera les 80%, des gens comme vous se poseront de meilleures questions sur l’avenir des jeunes et de nos sociétés.


    • Mustik 25 mars 20:42

      @Com une outre
      envie d’autre chose que la merde qu’on leur propose

      Comme c’est facile de répondre sur ce registre !
      Je n’ai même pas envie de poursuivre... on n’est pas du même « monde ».


    • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 26 mars 07:34

      @joletaxi

      Salut, dommage de tout mélanger est mon avis, j’y vois de si justes propos.
      comme pour résumer :
      - Mme Michu ne voit pas d’inconvénient à se ruiner, à ruiner ses enfants et petits enfants sur l’autel du net zéro, J’avais eu la même réflexion à propos d’un article sur le même sujet de Mr. Pellen

      et en regardant vivre autour de moi et ailleurs je pense et peut y voir que Madame Michu ne le sait même pas ce que vous dites en fait, car elle est immortelle MAdame Michu et vit au seul endroit génial de la planète, où tout le monde est formidable, enfin moi toujours , je parle de LA FRONCE éternelle et de sa capitale la ville des lumieres éteintes..

      je cite : d’ailleurs Cuba est en passe de devenir le premier pays net zéro, quel magnifique projet


      Pays sous agression constante du libéralisme usioniste occidental triomphant, le même en cours en france toujours aussi arrogante du sommet comme en bas, que depuis cette france décapiteuse et assassine, puis ensuite coloniale, genre je construis un chemin puis je te vole, pourquoi le chemin ? pour transporter plus facilement le vol. etc..
      Preuves que ce soit des énergies fossiles ? et pas autre chose.
      Sujet ouvert en fait, je pense que vous le savez en fait.
      Certes Rockenfeller, oui le même qui a créé big pharma, l’a affirmé sans aucune preuves mais ..
      Quelqu’un x est juste en train de démolir la planète, essayer de démolir..pour ??
      et nous savons de Marseille de qui et de quoi il retourne de même que pourquoi en ..enfin en surface des choses.
       Quand à la profondeur du désastre en chacun depuis des millénaires, motus , nous sommes tous parfaits au moins à nos yeux, donc c’est tout le reste qui doit changer..sauf moi, en effet nous avons tous donc chacun en a une de différente, notre organisation de cet univers , celle qui va me servir moi d’abord, surtout et que moi si possible.
      A ce jeux des « je » tous en combat donc, , seuls ceux qui coopèrent sur au moins un truc gagnent évidemment
      on arrive à 1%>99% impossible bien sur, mais avec cet humain qui a fait se dégénérer sa psyché à 95 % il y a des milliers d’années même l’impossible est, et un choix en plus.
      Celui de la guerre, de la destruction, de la violence constante, jusqu’à bien sur la torture..
      car quand la compétition élimine = guerres jusqu’à torture,le choix de 100% sauf peut être exceptions, la coopération elle même démoniaque alors dans notre cas est de loin supérieure..des milliards de fois supérieure..

      Nous sommes juste en train de vivre des effets secondaire prévisibles, normaux, logiques , inarrêtables et inéluctables de ce choix dément de la compétition entre tous , qui n’est pas sur le chemin de la vie telle que imaginée par un puis des cerveau dégénérés..d’une violence et arrogance incroyables..
      NE voyant pas que le moment est celui de Némésis..

      Non sujet certes mais il est là qui s’est imposé , s’impose..s’imposera..
      sauf réveil de nos autres capacités.....
      Mais là s’agissant de chaque moi qui est parfait aux yeux de moi...


  • olivier cabanel olivier cabanel 25 mars 17:12

    article d’une parfaite mauvaise foie, qui oublie de dire que cette centrale était régulièrement en panne, et qu’elle a subi une fuite de sodium, produit instable qui brule au contact de l’air, et explose au contact de l’eau, feu pratiquement impossible à éteindre...et il a fallu un bon mois pour que les ingénieurs constate la fuite, ils étaient persuadés qu’il s’agissait seulement d’une panne de signalisation !!!


    • joletaxi 25 mars 20:45

      @olivier cabanel

      comme c’est bon de se replonger dans l’archéologie anti nuc

      sur tous les sujets, vous avez décidément un seul droit:la fermer


    • Goldo Du Goldo Du 26 mars 07:42

      @olivier cabanel
      Et combien de milliards de corruption dans ces dossiers nucléaires ?


    • Goldo Du Goldo Du 26 mars 07:43

      @joletaxi
      Tiens !
      On a encore un vrai spécialiste qui est le seul autorisé à parler...Tu t’es cru au bistrot du Commerce ?


    • Hieronymus Hieronymus 26 mars 13:59

      @olivier cabanel
      et votre foiE il se porte bien ? 
      ma foi, oui 


    • Bonsens 27 mars 10:42

      @olivier cabanel
      Quand Olivier Cabanel parle de mauvaise foi, on sent le spécialiste pointu qui connait son affaire !
      J’attends toujours que ce monsieur nous fasse en toute bonne foi un article bien senti sur les bienfaits écologiques de l’éolien et sur le bien être environnemental que ressentent en permanence les heureux habitants vivants auprès de ces merveilleuses machines de plus de 200m de haut aujourd’hui et qui embellissent avec bonheur nos espaces forestiers et ruraux.
      Merci d’avance !


    • Bonsens 27 mars 10:52

      De nos jours, tout cela à bien évolué et les milliards de corruption dont vous parlez ce sont semble-t-il bien déplacés vers des filières bien écologiques, bien renouvelables et bien intermittentes.

      Ah l’écologie, quel bonheur !


    • Goldo Du Goldo Du 28 mars 18:01

      @Bonsens
      Comme quoi le bon sens n’est pas la raison...
      Tu peux y croire que la corruption n’est pas dans le nucléaire... Tu peux y croire....
      Le seul projet d’agrandissement de la Hague programmé doit être de trois fois le montant du marché du renouvelable...


  • Eric F Eric F 25 mars 19:45

    Par rapport à la situation d’il y a dix ans, il y a un « retour en grâce » de la filière nucléaire, notamment la fermeture de centrales est repoussée et il y a planification de futures centrales de remplacement. Je ne sais pas si le taux de réduire à 50% du mix énergétique est maintenu à terme. 

    En tout cas, on a constaté lors des dernières élections une baisse de l’audience des écologistes dans l’opinion, le « tout électrique renouvelable » n’a plus la cote. 


    • joletaxi 25 mars 20:55

      @Eric F

      https://joannenova.com.au/2026/03/china-aims-to-be-the-new-global-king-of-nuclear-power-and-no-one-is-paying-attention/

      ils avaient « pompé » avec délices les crédits de l’accord de Kyoto pour financer leurs plans de grands barrages(pendant que nos crétins verts exigeaient que l’on « renature » nos rivières et fleuves(cela continue d’ailleurs, un vrai scandale )


    • Eric F Eric F 26 mars 09:12

      @joletaxi
      il est sur que l’Europe a été la dupe de tous ces protocoles et COP, l’« influence morale » du courant écologiste avait inondé presque tous le spectre politique, chez nous même Chirac (mais pas contre le nucléaire) puis Sarko en début de son quinquennat, bien qu’il ait pris ensuite du recul. 

      La Chine a très bien joué ses intérêts sur tous les tableaux, c’est l’intérêt d’une économie volontariste sans être nationalisée, il y a la planification des grandes lignes, l’incitation, la protection, mais aussi l’émulation concurrentielle. Un peu ce qu’on a connu chez nous dans les années 60/70 (justement pour le nucléaire par exemple). 


  • LeMerou 26 mars 05:04

    @PELLEN

    Bonjour

    Il est sûr que projet « PHENIX » avait un intérêt notable dans le système de production électrique nucléaire, mais le bébé est né à la mauvaise période, l’eau du bain fut vidée avec le bébé dedans. Quant à ceux qui ont tenter d’expliquer son utilité future, il furent vraisemblablement passer sur le billot de la politique, employant un mot inconnu de ce monde. « Futur » rendez vous compte de l’importance considérable de ce mot et ce qu’il entraîne avec.

    Le « futur » pour un « politique » et tout ce qui l’entoure, est un terme d’avenir fixe, 5 ans, voilà ce qu’est le futur pour eux. Au delà c’est le vide sidéral, la non réélection possible, la fin (quoique, quant l’échéance approche, ils fuient vers des postes, parfaitement inutiles, pour réapparaître quelques temps plus tard, nantis d’une « expérience » assortis d’une prise de conscience (l’effet Soubirou ou Jeanne d’Arc selon).

    Le futur pour un « écologiste » pur et dur, est un monde ou l’humain n’est pas, pour « l’écolo-politique » c’est un tout petit monde d’élus, vivant du progrès, sans impacter la planète, les autres n’étant que des espèces invasives et dangereuses, nocives à leur survie.

    Mêlez les deux dans un chaudron, et vous n’obtiendrez pas un bon pot au feu, mais une chose insipide, qu’il faudra sans cesse recuisiner pour trouver les bonnes proportions. Tant pis pour les dégâts pendant les essais.

    « Super PHENIX » aujourd’hui (paix à son âme) à mon sens, serait efficace voir utile après sa période d’essai et de mise au point.


  • Goldo Du Goldo Du 26 mars 07:41

    Le nucléaire, c’est bon, c’est propre, c’est bio !

    Le nucléaire, mangez-en !


    • Eric F Eric F 26 mars 09:14

      @Goldo Du
      les Allemands préfèrent le charbon pour les jours sans vent.


    • Goldo Du Goldo Du 27 mars 08:59

      @Eric F
      C’est que vrai qu’il n,’y aurait aucune autre alternative...
      Pfff !


    • ahtupic ahtupic 27 mars 11:12

      @Glandu
      C’est que vrai qu’il n,’y aurait aucune autre alternative
      On voit que tu as fait des études poussées ; « C’est que vrai » et ca continue , « aurait » , et c’est pas fini ’aucune autre alternative" Ouaf ouaf.
      Pléonasme, sortez des rangs  smiley
      Comme c’est beau, même sublime.  smiley  smiley
      C’est dans la rue que tu as poursuivi tes études ? On voit que tu ne les as pas rattrapées smiley
      Tu relèves le niveau . Sacré guignol va !
      Toi qui parles de QI, je t’avais bien dit que tu te situais en dessous de zéro, mais prêt du zéro absolu, -273.15°C . smiley
      Je vais te corriger, branleur :
      C’est vrai qu’il n’y a aucune alternative

      Voilà, c’est du français, pas du petit nègre ou du parler de banlieue.
      Quand on veux donner des leçons aux autres, faut avoir le cul propre smiley


    • Francis Francis 27 mars 11:19

      @ahtupic
       
       ’’C’est vrai qu’il n’y a aucune alternative ’’
      >
      TINA


    • Goldo Du Goldo Du 28 mars 17:55

      @ahtupic
      « mais prêt du zéro absolu, -273.15°C . 
      Je vais te corriger, branleur  »On se demande qui a besoin de correction...Toi non plus, comme ta chérie Ouam, tu ne prends pas ton traitement ?Tu as l’air en pleine bouffée délirante...


    • ahtupic ahtupic 29 mars 10:24

      @Glandu le Pléonasme
      « Ah, si j’aurais su, j’aurais pas venu »  smiley
      Il n’y a pas d’autre alternative.  smiley


  • markos 26 mars 18:05

    je ne prendrais pas partie, mais de mes souvenirs le problème du surgénérateur ne venait pas de l’idée de se servir des déchets radioactifs des centrales classiques, ce qui en soit est défendable, mais que le circuit primaire de refroidissement était fait avec du sodium liquide qui prend feu au contact de l’air et explose au contact de l’air, ou le contraire, ça fait plus de 30 ans que je ne me suis plus posé la question.

    or de nombreuses fuites du circuit primaire présentaient des risques graves d’exploitation.

    à l’époque, des spécialistes avaient proposé d’abandonner le choix du sodium liquide pour passer vers un alliage plomb bismuth plus stable et sécurisant.

    c’est dommage.


  • Jules Seyes Jules Seyes 30 mars 14:58

    Un jour, il faudra expliquer comment un parti qui n’a jamais groupé plus de 15% des francais a pu imposer de tels choix.
    L’étude risque d’être passionnante pour tous les amoureux de démocratie.


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