mardi 20 septembre 2016 - par Fergus

Short Édition : la littérature courte pour tous

L’objectif de Short Édition est simple : offrir aux amateurs d’œuvres courtes le plus grand choix possible de textes proposés par les auteurs sur un site dédié. Tout ce qui se lit « en moins de 20 minutes », nous informent les gestionnaires en page d’accueil. Et ça marche : le nombre des auteurs, comme celui des lecteurs, ne cesse d’augmenter...

La littérature courte ciblée par Short Édition est pour le moins diverse : on y trouve, répertoriées dans des catégories différentes, des nouvelles appartenant à tous les genres, des mini-BD d’inspirations elles aussi très variées, des micro-nouvelles, et bien sûr des textes poétiques allant de l’alexandrin au haïku en passant par le sonnet et le slam. Figurent également dans la page d’accueil du site une rubrique dédiée à la littérature classique et une autre à la Jeunesse, « interdite aux parents ». Il suffit, pour les lecteurs en quête de lectures brèves, de se rendre sur le site puis de cliquer sur les textes de leur choix dans leur catégorie préférée, qu’ils aient une prédilection pour la littérature romantique, le polar, le fantastique ou l’instant de vie. Rien de plus facile ! Cerise sur le gâteau, Short Édition offre la possibilité aux lecteurs d’échanger avec les auteurs en commentant leur lecture. Un « plus » apprécié, tant par les uns que par les autres.

Le rôle des lecteurs ne s’arrête toutefois pas là : ils peuvent, s’ils le souhaitent, apporter leur voix dans les sélections du moment aux textes qu’ils ont le plus apprécié. Short Édition décerne en effet chaque année plusieurs prix littéraires. À commencer par les quatre « Prix du Court » saisonniers – Printemps, Été, Automne, Hiver – organisés dans chacune des catégories. Une sympathique compétition à laquelle les auteurs participent avec manifestement beaucoup de plaisir. Viennent s’ajouter à ces récompenses reconduites chaque année des prix éphémères à thème, également proposés à l’imagination des rédacteurs et qui constituent pour les plus déterminés de véritables défis d’écriture.

Les œuvres proposées au public par Short Édition sont bien entendu destinées à être principalement lues sur le web, via les différents supports numériques. Mais depuis quelques mois, certaines d’entre elles peuvent également être distribuées en version papier par des machines, et cela de manière... aléatoire en fonction d’une durée de lecture préalablement choisie (1’, 3’, 5’). Après une expérimentation à Grenoble – ville où est né Short Édition –, des distributeurs ont d’ores et déjà été implantés, ou sont en cours d’implantation, dans une trentaine de villes françaises. Un distributeur a même été mis en place à San Francisco, au Café Zoetrope de Francis Ford Coppola, un passionné d’histoires courtes ! Et la demande ne cesse de croître, ce qui démontre que ce concept ludique d’approche de la littérature courte est progressivement en passe de trouver son public. Short Édition ne s’arrête d’ailleurs pas là : il y a également sur le site des « Histoires à écouter » pour petits et grands !

Les professionnels ne s’y sont pas trompés : des auteurs dramatiques, des essayistes, des romanciers de renom soutiennent cette démarche d’édition communautaire centrée sur un genre, le court, particulièrement prisé dans le monde anglo-saxon mais quelque peu délaissé dans notre pays, en grande partie du fait de la frilosité des grandes maisons d’édition. Parmi la douzaine d’écrivains chevronnés qui soutiennent Short Édition figurent notamment Davis Foenkinos (prix Renaudot 2014), Alexandre Jardin ou Camille de Peretti. Nul doute que d’autres auteurs reconnus s’ajouteront dans l’avenir à la douzaine d’auteurs célèbres qui appuient la démarche de cet éditeur pas comme les autres.

Vous aimez lire des histoires courtes, de la poésie, des mini-BD, des micros nouvelles, alors ce site est fait pour vous. De même est-il destiné à tous ceux qui écrivent des textes courts et qui souhaitent élargir leur lectorat en bénéficiant, le cas échéant, de retours des lecteurs, toujours très appréciés par les créateurs de fictions. Inscrit sous mon pseudo de Fergus, j’ai actuellement une nouvelle en lice pour le Prix Hiver, La jeune fille au scarabée, et un « Très très court » pour le Prix Livre en tête, Un as du déduit. La preuve que tout le monde peut avoir sa chance de figurer ! Or, je sais que des habitués d’AgoraVox ont eux aussi écrit des textes susceptibles d’être publiés et de concourir sur Short Édition au Grand Prix du Court ou à tout autre prix éphémère. Pourquoi ces auteurs se priveraient-ils d’une telle possibilité de trouver de nouveaux lecteurs et de mesurer l’intérêt que peuvent susciter leurs textes auprès de ce lectorat ? Ce serait d’autant plus dommage que les œuvres sélectionnées par le Comité éditorial (composé d’internautes lecteurs) restent entièrement libres de droits.

À bientôt peut-être, amis agoravoxiens auteurs et lecteurs de court, sur le site Short Édition...



23 réactions


  • gruni gruni 20 septembre 2016 12:38

    Bonjour Fergus


    L’idée est intéressante et j’espère que tes nouvelles auront du succès. En tout cas merci pour l’information.

    • Fergus Fergus 20 septembre 2016 13:08

      Bonjour, gruni

      Que mes nouvelles aient ou non « du succès » n’a pas d’importance. Je ne les ai mises en lien que pour montrer directement aux lecteurs de cet article de quelle manière les textes sont offertes au public et comment fonctionne l’interactivité entre les auteurs et les lecteurs.


    • Fergus Fergus 20 septembre 2016 13:09

      Erratum : ... sont offerts au public...


  • Taverne Taverne 20 septembre 2016 16:40

    Merci pour le lien, Fergus. Mais je vois qu’il n’y a pas de rubrique de philosophie. Et je ne suis pas très doué pour la prose de fiction. J’ai quand même publié une nouvelle sur Agoravox, du nom de « Gork » (SF).

    « Un as du déduit » est un exercice de virtuosité. 


    • Fergus Fergus 20 septembre 2016 16:56

      Salut, Taverne

      Je pensais que tu avais un goût pour la poésie.

      Je viens de lire Gork et j’ai beaucoup apprécié ce texte à contenu philosophique. Je pense qu’il aurait parfaitement sa place sur Short Edition dans la catégorie « nouvelles », ouverte à tous les genres, y compris les « contes philosophiques ».

      Bonne fin de journée. 


  • Taverne Taverne 20 septembre 2016 21:09

    Sinon, il y aussi la littérature aux idées courtes : par Eric Zemmour aux éditions short mind : « un quinquaquennat pour rien ». Résumé : cinquante années sans approcher, même de loin, la sagesse.

    Avertissement : l’auteur ne dédicace qu’à ceux qui portent un prénom qui lui plaît.


  • Stupeur Stupeur 20 septembre 2016 22:41

    Short Édition : la littérature en culotte courte pour tous smiley


    • Fergus Fergus 20 septembre 2016 23:04

      Bonsoir, Stupeur

      Et même parfois sans culotte !


    • Stupeur Stupeur 20 septembre 2016 23:36

      @Fergus
      Bonsoir,
      Merci. Je vais lire quelques nouvelles et je m’inscrirai (peut-être) pour tester... avec ou sans culotte...


    • Fergus Fergus 21 septembre 2016 09:14

      Salut, Stupeur

      Toutes les expériences méritent d’être tentées. Peut-être pourrai-je te lire sur le site. Ce serait avec un grand plaisir.

      Bonne journée.


    • Stupeur Stupeur 21 septembre 2016 20:28

      @Fergus
      Il ne me reste plus qu’à trouver du temps et de l’inspiration (et de la volonté...) pour écrire de belles histoires... smiley


    • Fergus Fergus 21 septembre 2016 20:37

      Bonsoir, Stupeur

      Voilà un défi qui me semble largement dans tes cordes. smiley


    • Stupeur Stupeur 21 septembre 2016 21:03

      @Fergus
      Ce serait une première en tout cas... Nous n’avons jusque-là jamais diffusé nos écrits en dehors de notre « petit cercle littéraire initiatique » (mis à part des articles sur AgoraVox). 


    • Stupeur Stupeur 21 septembre 2016 21:36

      @Fergus et aux autres « grands lecteurs » de passage smiley
      A part ça, quelles ont été tes lectures « d’été » ? Quelles sont tes lectures « en cours » et « futures » ?
       
      Pour moi,
       
      - « d’été » = Berezina de Sylvain Tesson ; Esprit d’hiver de Laura Kasischke ; Villa Vortex et La Sirène rouge de Maurice G. Dantec ; L’atelier de Kafka de David Berger ; du Philipp K. Dick (je voulais faire un article fouillé sur lui...) ; Un roman français de F. Beigbeder ; Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar, Qui a tué le Dahlia Noir de Stéphane Bourgoin ...
       
      - « en cours » = La littérature sans idéal de Philippe Vilain ; La trilogie Spin de Robert Charles Wilson ; Bonheur de la méditation de Yongey Mingyour Rinpotché ; La ballade de Lila K de Blandine Callet ; Aux sources du yoga de Alain Delaye ...
       
      - « futures » = Une autobiographie de Neil Young ; Le petit traité de la liberté intérieure de Yann-Hervé Martin ; Flaubert ; Stendhal ; Zweig ; Carver ... smiley


    • Fergus Fergus 22 septembre 2016 09:14

      Bonjour, Stupeur

      En période estivale, je n’ai pas trop le temps de lire, pour cause d’écriture et de randos.

      Présentement, je suis surtout branché « polars » : Lackberg, Lehane, Mankell, pour ne citer que ces noms-là. Et un moment de franche rigolade avec le bouquin - genre polar déjanté - de Nadine Monfils : La vieille qui voulait tuer le Bon Dieu".

      En dehors des polars, je n’ai pas lu grand chose ces temps-ci, excepté deux excellents livres de Katherine Pancol.


    • Stupeur Stupeur 22 septembre 2016 17:41

      @Fergus
      Merci smiley
      Je vais me laisser tenter par Camilla Läckberg (rien lu d’elle ni de Mankell)...


    • Stupeur Stupeur 26 septembre 2016 12:42

      @Fergus
      Bonjour,
      Inscrite ce weekend (compte commun avec les jumelles Lila et Nina) smiley


  • Christian Labrune Christian Labrune 20 septembre 2016 23:16

    Les oeuvres courtes sont souvent les meilleures ; L’énorme tas de vers pondu par le Père Hugo ne fait pas le poids à côté du seul petit volume des Fleurs du Mal, et je donnerais tout le gros Balzac pour un seul des Trois contes de Flaubert.
    Vouloir tenir un lecteur captif pendant des heures, c’est la preuve évidente d’un goût exécrable.
    Et la peinture, c’est encore mieux : en un clin d’oeil, tout est dit - ce qui ne m’empêchera pas de rester planté une heure, et pour la centième fois, devant tel Poussin du Louvre !
    Mais brisons là : je m’en voudrais de développer davantage.


    • Fergus Fergus 21 septembre 2016 09:25

      Bonjour, Christian Labrune

      Je ne crois pas qu’il faille opposer les œuvres courtes au reste de la littérature.

      Vous parlez d’Hugo, et le fait est qu’il a écrit des romans formidables. De même que des poèmes inoubliables, mais parfois noyés, il est vrai, dans des pavés souvent ampoulés et prétentieux.

      Vous parlez des Trois contes de Flaubert, et j’y ajoute aussitôt les remarquables nouvelles de Maupassant. Ou celles de Marcel Aymé, cet autre grand nom de la littérature.

      « Vouloir tenir un lecteur captif pendant des heures, c’est la preuve évidente d’un goût exécrable »

      Pas d’accord avec vous sur ce point : nombre d’auteurs classiques ou contemporains parviennent très bien à maintenir l’intérêt du lecteur d’un bout à l’autre. Tout dépend de sa capacité à rester concentré et de la manière dont il s’immerge dans l’histoire.


  • UnLorrain (---.---.46.193) 25 septembre 2016 19:16

    Comme un cheveux sur la soupe mon commentaire alors...tant pis !mme s il est supprime smiley d un interet immense : litteratureaudio,pour non ou mal voyant au depart...vous telechargez autant de textes audios que vous voulez sur des centaines d auteurs.

    Les donneurs euses de voix ont a coeurs leurs lectures,une petite retribution de ma part etait logique.. Je fouille un peu dans mon encephale...ah oui ! Vous ne connaissiez pas Alphonse Karr et ses siderantes capacites d analyses sur le systeme politique ? Allez l ecouter hihi...vous ne connaissez non plus Aurelien Scholl ?? Rhooo,allez ecouter un cas de nevrose..cynique nonchalant il devait etre ce grand monsieur qui serrera la main de Bloy,ses desobligeances y sont bien sur ledit site du sieur Leon,derangeant,caustique sulfureux sacre Leon !

    Leon Lamine ainsi : a propos d Hilaire Dupoignet,heros flutencul du Tonkin...Lache evident,chourineur probable,empoisonneur par principe,mais incendiaire frigide,il offre a l observateur la lividite sebacee d un homme sur le visage duquel on aurait pris l habitude de pisser...Ecrit dans son ouvrage Le Desespere.

    Ecoutez sa nouvelle Deux fantomes...tout simplement grandiose ! Eclats de rires assurement ! Et meme une phrase que je ne comprend pas inclue dans cette nouvelle ou il va mettre en miette...deux femmes. Je crois comprendre pourquoi Bloy refusait parait il,le duel..il blessait si durement,par des mots,celui ou celle qui lui etait inconvenant qu il a du avoir pas mal d ennemis cet homme tres pieux ! Maupassant ainsi que Voltaire pour lui etaient des crapules...Tolstoi ? Un cretin moscovite...


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