lundi 23 mai 2016 - par Michel J. Cuny

Sionisme et spéculation foncière et immobilière

Selon L’État des Juifs publié en 1896 par Theodor Herzl, le sol sur lequel les Juifs pauvres pourront construire eux-mêmes leur maison en Palestine appartiendra, dès le départ, à la société par actions de droit britannique : Jewish Company. De plus, celle-ci gérera, en régie directe, toutes les modalités techniques de la construction elle-même, et pourra se dispenser de salarier les travailleurs puisque ceux-ci seront ainsi occupés à préparer un abri pour eux-mêmes et leurs familles, tout en ne faisant que louer un sol qui restera propriété de la haute finance…

Que la technique de construction, les travaux d’architecture, etc., soient aux mains de la Jewish Company, cela aura un intérêt majeur que Theodor Herzl souligne aussitôt :
« Pour construire des maisons, nous ne planterons pas des pauvres huttes au bord de la mer. Nous construirons comme on le fait aujourd’hui. Nous construirons de façon plus hardie et plus grandiose que ce qui se fait jusqu’à présent. Car nous disposons de moyens qui n’ont jamais existé jusqu’à maintenant. » (page 43)

C’est qu’il faut distinguer les tout premiers temps de l’installation en Palestine, et ce qui pourra résulter – ensuite et dès que possible – d’une hausse de la productivité du travail et d’une hausse qualitative du produit fini. Au début, il y a du troc, des outils rudimentaires et des travailleurs non-qualifiés. Mais, aussi rapidement que possible, tout changera, sans quoi ni la rente foncière, ni la rente immobilière n’atteindraient les sommets espérés par la Jewish Company…

Dès la seconde étape – c’est-à-dire dès que ceux qui voudront construire ne seront plus ni les anciens mendiants, ni les plus pauvres d’entre les Juifs, mais des individus disposant de salaires –, le processus de construction sera tout différent. Suivons, sur ce thème, le propos de Theodor Herzl :
« La Company cédera à ses employés des terrains à construire à bas prix et elle leur accordera des prêts amortissables pour la construction de maisons agréables. Elle se remboursera en opérant des retenues sur les salaires, à moins qu’elle ne les porte en compte peu à peu. Cela constituera une manière de rétribution pour leurs services, à côté des honneurs qui leur sont dus. » (page 50)

Les honneurs ?... À quel titre ? Peut-être pour être remontés de très bas…

À moins que ce ne soit l’honneur de s’être fait méchamment avoir… En tout cas, voici la phrase qui suit immédiatement celle que je viens de citer :
« Les énormes gains résultant de la spéculation foncière reviendront à la Company, parce qu’elle doit être rétribuée pour les risques encourus, comme n’importe quelle entreprise privée. Là où il y a des risques dans l’entreprise, il y a lieu d’encourager le bénéfice de l’entrepreneur. La corrélation entre risque et bénéfice constitue la moralité financière de cette affaire. » (pages 49-50)

Cette affaire… Mais quelle affaire ?... Le sionisme ?... Ce sionisme qui ne pourra réussir que si la "force motrice", la "détresse", le "désespoir" engendrés par l’antisémitisme sont suffisamment forts ?...

Le "risque" ? Oui, le "risque" couru par tout un peuple !... Voilà donc la source qui doit pouvoir engendrer, selon Theodor Herzl et la haute finance judéo-britannique, ces "énormes gains résultant de la spéculation foncière" en Palestine…

Et pas que foncière… Immobilière, également… La seconde servant à dynamiser la première. C’est Theodor Herzl qui nous l’explique tout tranquillement :


« La Company s’adonnera donc à l’échange des maisons et des biens. C’est de là qu’elle retirera ses gains. Cela est évident pour quiconque a pu observer comment la plus-value foncière est gérée par les aménagements du monde civilisé. On s’en rend compte dans le cas des enclaves dans les villes et les campagnes. Les parcelles non construites augmentent de valeur au fur et à mesure que la civilisation s’étend autour d’elles. » (page 50)

On se souvient que Theodor Herzl est allé chercher son modèle d’"assistance par le travail" à Paris… Manifestement, il n’y a pas vu que cela…
« Une spéculation géniale dans sa simplicité a été conçue lors de l’extension de la ville de Paris : en effet, les nouveaux bâtiments n’ont pas été ajoutés immédiatement à proximité des dernières maisons de la ville, mais au contraire, les terrains avoisinants ont été achetés et la construction a commencé à partir d’une couronne extérieure. » (page 51)

Tandis que les terrains concernés restaient en friche… Vicieuse, la haute finance…
« Cette manière d’agir, selon une logique inversée, n’a pas manqué de provoquer une plus-value très forte et très rapide des parcelles : au lieu de construire à la limite extérieure de la ville, une fois la couronne achevée, ils se trouvèrent pouvoir édifier des immeubles en plein centre, c’est-à-dire sur des terrains de bien plus grande valeur. » (page 51)

Encore faudrait-il que, comme à Paris, la population s’accroisse assez rapidement dans d’importantes proportions, et qu’il ne s’y trouve pas que des très pauvres…

Mais Theodor Herzl le sait, bien sûr, mieux que quiconque…

Après le troc, après les vêtements modestes mais neufs, après les travaux non qualifiés, après les habitations construites sur mesure pour les plus pauvres, les temps vont bientôt changer. Theodor Herzl n’en doute pas. Et il en doute d’autant moins que, là aussi, il compte sur l’antisémitisme européen, voire mondial :
« Les classes moyennes seront entraînées dans le nouveau pays, bon gré mal gré. Les uns auront là-bas leurs fils comme fonctionnaires de la Society ou employés de la Company. Les juristes, les médecins, les techniciens de toutes branches, les jeunes commerçants, tous les Juifs qui cherchent leur voie partout dans le monde, fuyant l’oppression dans leurs patries respectives, se rassembleront sur cette terre d’espérance. » (page 76)

Ce qui leur évitera, entre autres malheurs, d’avoir à devenir les sous-officiers du socialisme.

Or, chance à ne pas négliger, insiste Theodor Herzl :
« Dans la classe moyenne, chaque émigrant en attire d’autres. » (page 76)

Mais s’il faut ouvrir la voie aux classes moyennes, comment passer du troc au marché ? Et comment obtenir qu’arrivent leurs premières cohortes ?

Sur le premier point, Theodor Herzl répond de la façon suivante :
« Le travail que nous installerons dans le nouveau pays nous permettra d’y développer un marché. » (page 57)

Tout doit donc partir du travail lui-même, et non pas du capital. Si le travail est pertinent dans le contexte local, s’il est correctement conduit et effectué, il ne pourra que se traduire peu à peu par des échanges monétaires… La monnaie est en effet la mesure du travail. Mais gare aux emballements ! D’où les précautions qu’annonce Theodor Herzl :
« Nous commencerons par acheter dans les États voisins ou en Europe, mais nous veillerons à devenir autonomes le plus vite possible. » (page 57)

Quant aux précurseurs de la classe moyenne, ils devraient d’abord apparaître au sein même des tâcherons employés sur place par la Jewish Company, mais surtout parmi les membres du service d’ordre…
« Peu à peu, les nombreux employés de la Company feront apparaître de nouveaux besoins, plus raffinés (je compte parmi ces employés les officiers des troupes de protection qui devront toujours compter au moins un dixième des émigrants de sexe masculin. Cela devrait suffire à contenir les éventuelles mutineries des éléments perturbateurs. » (page 57)

"Mutineries" !... Pas sûr, effectivement, que tous ces braves gens se croient aussitôt arrivés dans un quelconque paradis. Mais à un pour dix… le risque paraît assez bien couvert. La Jewish Company sera décidément toute en muscles.

(Cadre général du présent travail :
https://unefrancearefaire.com/2016/05/01/le-sionisme-mais-quest-ce-donc/)



20 réactions


  • philouie 23 mai 2016 15:12

    c’est pas SimCity, c’est SionCity.


    • Alren Alren 24 mai 2016 12:39

      @philouie

      Il ne manquait pas d’air Hertzl : la terre de Palestine appartenait aux Palestiniens !!!

      Et si à l’arrivée massive des envahisseurs européens, une toute petit minorité d’entre eux à pu vendre leur propriété, la plupart en ont été volés à la faveur de la guerre de 1948.

      Si les volés avaient été pro-occidentaux et les voleurs pas pro-occidentaux, on en parlerait encore tous les jours de nos jours !


  • njama njama 23 mai 2016 16:00

    Cela constituera une manière de rétribution pour leurs services, à côté des honneurs qui leur sont dus. » (page 50)

    Les honneurs ?... À quel titre ?

    -------------

    sans force de travail, sans cheville ouvrière, le sionisme n’aurait pu se réaliser, tout comme sans combattants une guerre ne pourrait se faire.

    « Les classes moyennes seront entraînées dans le nouveau pays, bon gré mal gré. Les uns auront là-bas leurs fils comme fonctionnaires de la Society ou employés de la Company. Les juristes, les médecins, les techniciens de toutes branches, les jeunes commerçants, tous les Juifs qui cherchent leur voie partout dans le monde, fuyant l’oppression dans leurs patries respectives, se rassembleront sur cette terre d’espérance. » (page 76)

    A croire qu’il il ne restait plus qu’à organiser l’oppression pour créer l’espérance ? l’oppression était-elle donc internationale où ? dans quels pays ?), ou d’une manière générale contre la classe ouvrière dont des Juifs faisaient partie ? Le sionisme prenant ainsi dans l’imaginaire populaire un horizon de terres pionnières à conquérir comme celles vers le Nouveau Monde ?


  • njama njama 23 mai 2016 16:12

    « La Company cédera à ses employés des terrains à construire à bas prix et elle leur accordera des prêts amortissables pour la construction de maisons agréables. Elle se remboursera en opérant des retenues sur les salaires, à moins qu’elle ne les porte en compte peu à peu. Cela constituera une manière de rétribution pour leurs services, ...  » (page 50)

    Aucune originalité là-dedans, ici en Europe, ou en Amérique, les grands patrons du XIX°, des Mines, des Forges, de l’Industrie faisaient de même, pour fidéliser le prolétariat à leurs entreprises, ils construisaient à côté des lieux d’exploitation pour accueillir l’exode du monde rural, ou les migrants de la vieille Europe à ceci près que les loyers de ces habitations étaient déduits de leurs salaires, qu’ils ne restaient locataires que pour autant qu’il s continuaient de travailler pour la firme. L’accession à la propriété n’était pas à l’ordre du jour.
    C’est plus souvent le travail qui crée l’urbanisme, que l’inverse.


    • marceau2 (---.---.229.10) 23 mai 2016 20:19

      @njama

      Mais c’est exactement ce qui s’est passé lors de la colonisation du Moyen Orient par les arabo-musulmans.

      Qu’il s’agisse des juifs en Palestine ou des arabo-musulmans en Egypte, Irak, Syrie .... ce fut exactement le même processus qui fut mis en œuvre et les population indigènes connurent exactement le même sort !


    • njama njama 24 mai 2016 07:59

      @marceau2

      Le Moyen-Orient est arabe. 
      Colonisation par des arabo-musulmans ???
      de quelle époque parlez-vous ? si c’est de la conquête musulmane, VII° / VIII° siècle, votre commentaire est anachronique, et totalement hors sujet. Revenez au XIX° siècle.

      La série d’articles de Michel J. Cuny sur L’État des Juifs de Theodor Herzl est intéressante, car évidemment c’est un élément, et un fait historique. Replacé dans le contexte sociologique, économique, politique dans lequel il émerge, apporte un autre relief, que de l’isoler pour décortiquer le texte, le disséquer sans liens avec le bouillon de culture et le contexte historique duquel il est sorti.

      Le XIX°, c’est aussi la révolution industrielle, l’émergence des nationalismes et de toutes sortes de velléités indépendantistes, c’est l’émergence de nouveaux concepts pseudo-philosophiques, tels que l’utilitarisme, le positivisme, ...

      Le sionisme de Herzl est athée, c’est d’abord une idéologie politique nationaliste avant tout, qui ne convainquait pas les foules, - peu de candidats à la aliya - sur laquelle se greffera petit à petit un sionisme mystique, religieux, qui lui a toujours existé, de même qu’il était partagé par les chrétiens en raison de la Terre Sainte...


  • AmonBra QAmonBra 23 mai 2016 16:48

    Merci à l’auteur pour le partage.

    Tout y est dès le départ, capital, marché, spéculation et « bourrage de mou », a croire que la colonisation de la Palestine n’était qu’un galop d’essai pour le $ionisme transnational, avant de parasiter l’occident et demain coloniser la planète entière avec leur NWO.


    • njama njama 23 mai 2016 18:01

      @QAmonBra

      simultanément au XIX° ...

      La dette comme instrument de la conquête coloniale de l’Égypte


      "En 1839-1840, une intervention militaire conjointe de la Grande Bretagne et de la France, suivie un peu plus tard d’une seconde agression réalisée cette fois par la Grande-Bretagne et l’Autriche obligent Mohammed Ali à renoncer au contrôle de la Syrie et de la Palestine, que ces puissances considèrent comme des chasses gardées. (voir plus bas la carte de l’extension de l’Égypte sous Mohamed Ali)"

      http://www.mondialisation.ca/la-dette-comme-instrument-de-la-conquete-coloniale-de-legypte/5526551

      hasard ?
      ou suite logique ?
      les mêmes banquiers à la manœuvre !


    • njama njama 23 mai 2016 18:10

      Le sionisme, un avatar du colonialisme ?
      même article, autre citation :

      L’occupation militaire de l’Égypte à partir de 1882 et sa transformation en protectorat

      Dans le cas de l’Égypte et de la Tunisie, la dette a constitué l’arme la plus puissante utilisée par des puissances européennes pour assurer leur domination, en les menant jusqu’à la soumission totale d’États jusque-là indépendants.

      Suite à la mise en place de la Caisse de la Dette publique, les banques françaises font le maximum pour obtenir toujours plus de remboursements et de profits en prenant de moins en moins de nouveaux engagements. À partir de 1881, les banques françaises renoncent à octroyer de nouveaux prêts à l’Égypte, elles se contentent d’engranger les remboursements des anciennes dettes restructurées. Quand en janvier 1882 une crise boursière éclate à Paris, les banques françaises ont d’autres préoccupations que l’Égypte.

      "La Caisse de la Dette publique impose à l’Égypte des mesures d’austérité très impopulaires qui génèrent une rébellion, y compris militaire (le général Ahmed Urabi défend des positions nationalistes et résiste aux diktats des puissances européennes). Le Royaume-Uni et la France prennent prétexte de la rébellion pour envoyer un corps expéditionnaire à Alexandrie en 1882. Finalement, la Grande-Bretagne entre en guerre contre l’armée égyptienne, occupe militairement de manière permanente le pays et le transforme en un protectorat. Sous domination britannique, le développement de l’Égypte sera largement bloqué et soumis aux intérêts de Londres. Comme l’écrivait Rosa Luxemburg en 1913 : « L’économie égyptienne a été engloutie dans une très large mesure par le capital européen. D’immenses étendues de terres, des forces de travail considérables et une masse de produits transférés à l’État sous forme d’impôts ont été finalement transformés en capital européen et accumulés. » |15|

      |15| Luxemburg, Rosa. L’Accumulation du capital, Paris : Maspero, Vol. II, 1969, p. 104.


    • marceau2 (---.---.229.10) 23 mai 2016 20:20

      @njama

      Quels furent les instruments de la conquête arabo-musulmane de l’Egypte ? de la Syrie ? de l’Irak ?


    • njama njama 24 mai 2016 08:02

      @marceau2

      Même remarque que pour votre premier commentaire + haut

      Conquête arabo-musulmane ???
      de quelle époque parlez-vous ? si c’est de la conquête musulmane, VII° / VIII° siècle, votre commentaire est anachronique, et totalement hors sujet.

      Revenez au XIX° siècle.


  • AmonBra QAmonBra 23 mai 2016 18:19

    @ njama

    Merci pour les infos, édifiant et, effectivement, rien de nouveau sous le soleil des ploutocraties occidentales, si ce n’est un pouvoir et une puissance de plus en plus monstrueux et n’augurant rien de bon pour notre avenir et celui de nos enfants.


  • Zolko Zolko 24 mai 2016 10:49

    Je suis impressionné : Michel J. Cuny vainqueur par KO des Massada, Sarah et Pommes-darinette !


  • Sarah 24 mai 2016 11:50

    Suggestions pour vos futurs articles :

     

    Tintin chez les sionistes

    La cuisine chez les sionistes

    Le sionisme dans la Bible

    Le sionisme et les Juifs (audience au carré)

    Le sionisme des Origines

    Le sionisme au XXIe siècle

    Que sera le sionisme en 2050 ?

    Les Bourguignons et le sionisme

    Le Christ était-il sioniste ?

    Le sionisme, saint Thomas d’Aquin et les femmes


  • AmonBra QAmonBra 24 mai 2016 13:33

    Dans l’article précédent de M.J. Cuny, philouie a fait état de servage concernant les pauvres bougres que les $ionistes ont installé initialement dans leurs colonies en Palestine, c’est effectivement le mot juste.

    On peut donc imaginer, l’appétit venant en mangeant, que cela a donné des idées à l’hyper mafia transnationale, gageons qu’ils s’activent déjà a mettre en branle la « force motrice » qui leur permettra de mettre en servage tout ou partie de la planète . . . 


    • njama njama 24 mai 2016 14:26

      @QAmonBra

      Je ne partage pas le point de vue.
      suffit de lire Zola pour se rendre compte de la condition ouvrière de l’époque, était sensiblement la même dans bien des pays de la planète, je ne lis donc rien de particulier, de spécifique dans la relation économique au capital, au travail, suggérée puis pratiquée par les sionistes.
      De plus ce qui se passait dans ces premiers temps pionniers en Palestine n’avait rien ou si peu à voir avec cet antisémitisme purement européen souvent attaché à ce sujet dont ces migrants s’étaient affranchis par leur alya.
      Discuter du sionisme de Herzl ou des sionismes historiques car ils se sont étroitement intriqués les uns dans les autres au fil du temps, ce qui me paraît plus juste, est une chose, et pourquoi pas ? c’est un sujet d’histoire qui n’appartient pas qu’au peuple juif, ...
      mais quels liens avec le présent israélien ? Suivant la perspective, on dira que c’est une usurpation, ou une conquête, comme il y en eut tant d’autres dans l’histoire en fonction d’aléas civilisationnels. La réalité dont il faut acter, est, que sous cette impulsion politique du sionisme des vagues de migrations se sont effectuées, qui représentent aujourd’hui des millions de personnes, qu’un État s’est finalement créé, donc un cadre politique institutionnel, que dans cet espace géographique, les israéliens seraient sûrement les premiers à l’admettre, c’est encore loin du rêve pacifique, idéal, mythique, espéré ... que la solution est certainement politique, humaine comme toujours, ...
      mais ce n’est pas du tout le sujet de Michel J. Cuny

       


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