lundi 19 décembre 2016 - par Pierre

Snegourotchka et Ded Moroz (Conte)

Il était une fois une jeune fille qui s'appelait Snegourotchka (Jeune fille de neige). Elle avait éternellement 15 ans et elle était jolie, blonde comme les blés et douée de plein de qualités. Elle habitait avec son père près d'une ville du nord de la Russie qui s'appelle Veliki Oustioug.

Originellement, elle portait de longs vêtements blancs. Ce n’est qu’au milieu du XXème siècle que la couleur bleue devint présente dans ses habits mais ceci ne correspond pas à l’image originale de cette déesse païenne blanche comme la neige dont elle est issue. Sa tête était couronnée d’une coiffe à 8 rayons brodée de perles et d’argent.

Elle devait constamment se protéger du regard Yarilo, le dieu-soleil, qui pourrait la faire fondre.

Son père, c'est Ded Moroz (prononcez : Died Maroz) qu'on peut traduire par « Grand-père Gel ». Moroz est le dieu du gel et de la neige. Il s'appuie sur un long bâton avec lequel il lance le vent glacial, les tempêtes de neige et le froid polaire. Il vit au plus profond de la forêt dans une isba de glace. Il a une allure sévère, un port altier et porte une longue pelisse bleue pour se protéger du froid. Sa longue barbe blanche indique que Ded Moroz est un homme d'un certain âge mais on ne peut le définir avec précision.

La mère de Snegourotchka est Vesna (Dame Printemps). Elle est très discrète et n'apparaît jamais en hiver. Elle ne vit pas avec Ded Moroz.

Snegourotchka ne voit sa mère qu'au passage de l'hiver au printemps.

Un jour, Vésna explique au père de Snégourotchka que sa fille a besoin de vivre dans le monde réel, de rencontrer d'autres adolescentes et d'éventuellement tomber amoureuse.

Après bien des hésitations, Ded Moroz décide de confier Snegourotchka à un vieux couple sans enfant qui habite près de Tobolsk, la capitale historique de le Sibérie. Il recommande à sa fille de toujours bien se protéger du soleil.

Snegourotchka vécu alors heureuse avec ses parents adoptifs pendant tout l’hiver. Elle garda toujours son teint pâle et ne s'approchait jamais du feu.

Voilà que bientôt arrive le printemps et les rayons du soleil réchauffent la terre. La neige se met à fondre et les premières fleurs apparaissent.

Un jour, les jeunes filles du village invitent Snegourotchka à venir jouer avec elles. Elles partent cueillir des fleurs, chanter et danser avec les garçons du village.

Comme son père le lui avait recommandé, Snegourotchka se tient toujours à l’écart, bien à l'ombre jusqu'à ce que Lel, un berger du village, lui joue un air de flûte et l'entraîne dans la danse.

À partir de ce jour, Lel vient régulièrement voir Snegourotchka chez ses parents. Il l'aime tendrement mais ne sent pas le même sentiment en retour.

Il ne sait pas que Snégourotchka a un cœur froid et par désespoir, il se lie à une autre fille du village.

De chagrin, Snegourotchka court vers un lac au milieu de la forêt et supplie sa mère de lui donner un cœur. Elle lui dit qu’aimer, même l'espace d'un instant, est plus précieux que de vivre éternellement avec un cœur de glace.

La prenant en pitié, Vésna exhausse son vœu et elle lui place aussi une couronne de lys sur la tête. Elle n’oublie pas de lui recommander de protéger son amour du regard ardent de Yarilo.

Snegourotchka courut alors à travers la forêt pour retrouver Lel. Elle pouvait à présent lui déclarer sa flamme.

Pendant qu'elle parlait, elle ne s'aperçut pas que la brume se levait et que le soleil apparaissait dans un ciel sans nuage. Un rayon de soleil tomba sur elle et dans un cri de douleur, elle pria Lel de jouer un dernier air de flûte pour elle. Pendant que Lel jouait, Snegourotchka, le corps fondant, disparaissait dans le sol. Il ne resta bientôt plus qu'une couronne de lys à sa place.

Quant à Lel, il attend chaque année les neiges de l'hiver et avec elles, le retour de sa bien-aimée.

 

Le soleil éveille la terre glacée et donne naissance aux fleurs et aux plantes. Ce conte évoque le cycle annuel de la nature.

Il fait partie des contes et légendes dont on trouve diverses variantes dans de nombreux autres pays slaves.

Il y a d'autres versions de ce conte en Russie : parfois un couple sans enfant fait une jeune fille en neige qui se transforme le matin en jeune fille bien vivante ou parfois Snegourotchka disparaît en sautant avec d'autres enfants au-dessus d'un feu de joie.

Ce conte date au moins de la fin du XVIIIe siècle mais comme tous les contes folkloriques, il est difficile d’en déterminer l'origine avec certitude.

On retrouve Snegourotchka dans les recueils de contes populaires russes d'Alexandre Afanassiev (1826 - 1871)

Rimsky Korsakov en a tiré un opéra et Tchaïkovski un conte musical d'après la pièce d'Alexandre Otrovski.

Quant à Ded Moroz, son personnage a évolué pour devenir un Saint Nicolas russe distributeur de cadeaux pour les enfants.

Rappelons que Saint Nicolas, le patron des enfants sages, est l'ancêtre du rondouillard Père Noël qui, comme il est communément représenté de nos jours, nous vient des États-Unis.

Il y apparaît à Noël dans la deuxième moitié du XIXème siècle d'abord sous une forme de Saint Nicolas et c'est Coca-Cola qui lui donnera son aspect actuel en 1931. Il sera importé en Europe avec le plan Marshall (et le Coca-Cola [i]).

C'est dans les années trente que Staline remodela Ded Moroz pour en faire un équivalent soviétique du Père Noël.

Ded Moroz sera habillé en bleu, il circulera avec une troïka tirée par des chevaux. Il ne volera pas dans les airs et il entrera dans les maisons par les portes. Il passera à Nouvel-An et pas à Noël et il distribuera des cadeaux dans les écoles et les fêtes pour enfants. 

 

Signalons au passage que la fête de Noël orthodoxe russe a lieu le 7 janvier et que c’est une célébration religieuse solennelle qui vient clore la saison des fêtes. 

Depuis la fin du communisme en Union soviétique, Ded Moroz devient un personnage ressemblant du Père Noël. Ses habits sont de plus en plus souvent rouges et il fait ses tournées de distribution de jouets dans tout le pays. 

Comme le père Noël a son village juste sur le cercle polaire, à Rovaniemi en Finlande, Ded Moroz a sa maison, la Votchina, depuis 1998 dans la jolie petite ville de Veliki Oustioug, à 1000 km au nord de Moscou.

Ded Moroz allume habituellement le premier arbre du Nouvel An pour son anniversaire, le 18 novembre, sur la place principale de Veliki Oustioug, avec toute son équipe magique, donnant ainsi le coup d’envoi de la saison des fêtes. Il termine son périple le 31 décembre au pied de l’arbre de Noël à Moscou.

 

On peut suivre sa tournée sur Glonass (le GPS russe) mais cela gâche une partie de la magie mystérieuse qui entourait son personnage.

 

 

Il reçoit la visite de plus de 200 000 touristes tous les ans dans sa maison et il a déjà reçu plusieurs millions de lettres auxquelles répond une équipe de onze permanents renforcée de quarante temporaires au pic de la saison.

 

Rien n’interdit de tenter sa chance depuis l’Europe de l’Ouest et d’avoir une réponse, on ne sait jamais, mais c’est sans doute un peu tard pour 2016.

 

Voilà l'adresse : 

 

Russie,

162340 Вологодская область,

город Великий Устюг,

дом Деда Мороза.

 

Il est à remarquer que depuis 2014, le gouvernement ukrainien a rappelé le Saint Nicolas orthodoxe à la place du Ded Moroz de l’époque soviétique. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

 

https://themoscowtimes.com/news/kiev-brings-back-orthodox-santa-claus-instead-of-soviet-era-father-frost-41558

 

Noël a été aussi un terreau fertile pour les grands écrivains russes.

Dans le conte satirique « La Nuit de Noël » le très irrévérencieux Nicolas Gogol (qui était Ukrainien mais écrivait en russe) fait roder le diable dans un village cosaque de Russie. Il y sème le chaos et la débauche. Les saouleries des villageois et les libertinages des notables avec leurs maîtresses mettent à mal le caractère sacré de la nuit de Noël. Mais où diable est passé le forgeron ? 

C’est du grand Gogol qui démontre l’écart abyssal entre la vertu de façade et l’hypocrisie de l’âme des personnages de ce conte. Ce conte pourrait très bien se passer de nos jours.

 

La nouvelle de Dostoïevski, « Le Garçon « à la menotte » » est bien plus sombre. C’est l’histoire d’un petit garçon pauvre qui sort dans une ville de province suite à la mort de sa mère. Mourant de faim et de froid, il est frappé de stupeur par les illuminations de Noël et les vitres éclairées d’où on aperçoit des sapins et des gâteaux de toutes sortes. Il est cependant rejeté partout et épuisé, il finit par se réfugier dans une cour. Il voit alors un sapin de Noël entouré d’innombrables enfants « gais et lumineux » qui volent autour de lui et l’embrassent. Ce sont ses nouveaux amis d’infortune qui comme lui sont emportés dans la mort par le rude hiver russe. C’est difficile de raconter une histoire plus bouleversante. 

Ci-dessous, les premières pages de la nouvelle.

https://books.google.be/books?id=bxVGCgAAQBAJ&pg=PT502&lpg=PT502&dq=Le+Garçon+« +à+la+menotte+ »&source=bl&ots=1UggEUy8OF&sig=iXFSf8vZY1NjdMkGNjL3Crwo8PU&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj62K7WuPTQAhVCWRoKHb0MAhI4ChDoAQgbMAA#v=onepage&q=Le Garçon « à la menotte »&f=false

C’est pourtant une réalité actuelle. Un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes. Depuis que vous avez commencé à lire cet article et si vous l’avez fait sans vous arrêter, environ quarante-cinq enfants sont morts de faim dans le monde.

http://www.planetoscope.com/mortalite/778-nombre-d-enfants-mourants-de-faim-dans-le-monde.html

La scène de Noël de la littérature russe qui m’a le plus marqué se passe dans le roman de Pasternak « Le docteur Jivago ». L’histoire se déroule dans le milieu fortuné de Moscou au début du XXème siècle. 

              Komarovski et Lara dans le film de David Lean.

Lara, l’héroïne du roman, arrive à une soirée de Noël. Elle vient se venger de Komarovski, l’ignoble avocat qui l’a manipulé pour avoir une liaison avec elle. Les invités se gavent de tous les délices de la table pendant que le bal bat son plein devant le sapin de Noël. De son côté, Komarovski joue aux cartes dans un salon. Toutes les convenances insouciantes s’effondrent lorsqu’on apprend que Lara a un pistolet. Cette métaphore illustre l’ébranlement d’une société qui vit dans un monde factice face à la détermination d’une femme bien décidée à soulager sa douleur.

Il faut aussi mentionner Joseph Brodsky, cet autre prix Nobel de littérature, qui bien que juif, écrivait des poèmes résolument religieux sur Noël. Il avait l’habitude de célébrer chaque Noël avec un poème.

Pour moi, Noël évoque aussi un moment fraternel mémorable quand des soldats allemands, français et surtout britanniques avaient brisé le mur de la propagande de guerre et étaient sortis des tranchées pendant l'hiver 1914 -1915 pour partager un moment de chaleur humaine et constater qu'ils n'avaient aucune bonne raison de s’entre-tuer.

 

Les Russes, les Biélorusses et les Ukrainiens partagent les même contes et légendes et ils auraient tellement de bons motifs pour s'entendre !

 

Noël, c'est aussi la période des souhaits et des vœux pour l'an nouveau.

Moi qui ai des amis à la fois en Ukraine et en Russie, je fais le vœu de voir des Ukrainiens de l'Ouest et de l'Est se serrer à nouveau la main et qu'ensemble ils construisent un pays débarrassé du fanatisme nationaliste qui le gangrène.

Petit Papa Noël, si tu exhausses mon vœu, je croirai en toi.

 

 

[i] Coca-Cola apparaît d’abord en France en 1919. En 1933, la firme commercialise officiellement le Coca-Cola en France. Il s’agit d’un échec, le goût médicamenteux ne plait pas. Après la guerre, Coca-Cola revient avec une action de marketing de son produit présenté comme une boisson rafraîchissante glacée. Dans l’ambiance américanophile du moment, le succès est immédiat.



18 réactions


  • Victor 19 décembre 2016 10:25

    Snegourotchka ballet russe classique du temps de Staline
     
    Bobogogochtka balais benêt classique du temps de Poutine
     
    « Les blancs sont en train de mourir, ne voyez vous pas ? » Poutine, Valdaï 2013


    • roman_garev 19 décembre 2016 10:39

      @Victor

      Quel balais, quels blancs ?
      Un lien sans lien, un commentaire à casser la tête...


    • Victor 19 décembre 2016 11:04

      Ballet de Tchaïkovski, balais de Soros.


    • roman_garev 19 décembre 2016 11:07

      @Victor
      Ah bon ? mais vous avez manqué la note de l’auteur de cette vidéo juste en haut :


      "ATTENTION erreur de traduction !!!
      (Poutine ne dit pas les pays blancs mais les pays européens !!!!
      Désolé pour l’erreur , sachez que je ne parle pas le russe , j’ai traduit a partir d’une traduction en anglais , toutes mes excuses .)


      Donc vous traînez ici cette erreur pour nous bourrer des crânes ?

    • roman_garev 19 décembre 2016 11:20

      @Victor
      « Balais de Soros » ? Une énigme de plus. La recherche Google ne donne rien sauf les « balais citoyens » burkinabé. Mais on n’est pas tous de l’Afrique ici...


    • Victor 19 décembre 2016 12:19

      @roman_garev
       
      Ah ! Ah !
       
      Avant le Grand Remplacement les pays européens n’était pas noirs ni arabes ...
       
      Dans 50 ans 22 millions d’allemands blancs sur 75 millions, le calife de Bagdad rigole !


    • Victor 19 décembre 2016 12:53

       
       
      « La France devient la colonie de ses anciennes colonies »
      Poutine


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 12:59

      @Victor
      La libération d’ Alep, et la poursuite de la reconquête des villes syriennes, ne vont pas arranger vos affaires... La Syrie va pouvoir être reconstruite, les réfugiés vont pouvoir rentrer chez eux, quelle groooossse malheur pour vous !


      Vous allez perdre votre business dans le soutien « au Choc des civilisations » de la Maison Blanche...Va falloir vous recycler, quel ballot ce Poutine, tout marchait si bien pour vous grâce au Sultan Erdogan ... !!

  • roman_garev 19 décembre 2016 11:02

    Merci Pierre pour cette skazka.

    A noter qu’en Russie, une fois de plus, on propose à l’Église de reporter le Noël orthodoxe au 25 décembre comme dans la plupart des pays chrétiens, vu qu’il est illogique de fêter le Nouvel An avant le Noël.
    Cela veut dire, il s’agit de passer en église orthodoxe russe du calendrier julien au grégorien (ou plutôt au néojulien - notion inconnue en français, donc lien en russe - qui coïncide avec le grégorien jusq’à l’an 2800).

    • Pierre Pierre 19 décembre 2016 11:52

      @roman_garev
      Bonjour roman_garev,

      J’ai écrit cet article avec beaucoup de plaisir en espérant que l’esprit de Noël apaisera les tensions dans le monde en cette fin de 2016 et que 2017 partira sur une base plus paisible.
      Je sais qu’il y a aussi eu des moments de fraternisation entre des soldat russes et allemand en 1917.
      Je n’ai malheureusement pas trouvé de lien et je n’en ai donc pas parlé.
      Merci pour l’info concernant l’éventuel déplacement du Noël orthodoxe. Affaire à suivre.
      Plus largement, je me suis toujours demandé pourquoi l’année ne commence pas avec le solstice d’hiver, voire avec l’équinoxe de printemps mais la réflexion qui me vient à l’esprit en écrivant ces lignes est que je vois cela avec mon regard d’Européen et que d’autres régions du monde ont peut-être un avis différent.

    • Pierre Pierre 19 décembre 2016 11:56

      @Pierre
      des soldats russes et allemands 


    • roman_garev 19 décembre 2016 13:22

      @Pierre
      « Je sais qu’il y a aussi eu des moments de fraternisation entre des soldat russes et allemand en 1917. »

      En 1917, oui, mais pas de Noël, mais de Pâques.
      Quant à la Trêve de Noël, la Wiki en russe ne parle que de la fraternisation (bratanyé) entre les soldats britanniques (plus rarement, français) et allemands.
      De même la Wiki en français : Trêve de Noël.
      Sûrement car la date du Noël russe est loin de celle d’autres participants de la WW.
      La source la plus détaillée pour les fraternisations des soldats russes et allemands (lors des Pâques de 1916 et surtout de 1917 ou même sans prétexte précis) sur laquelle je viens de tomber, est... ukrainienne. (Mais la source imprimée, à savoir l’article d’Alexandre Astachov publié en 2011 est évidemment russe.)

    • roman_garev 19 décembre 2016 13:38

      @Pierre
      « Plus largement, je me suis toujours demandé pourquoi l’année ne commence pas avec le solstice d’hiver, voire avec l’équinoxe de printemps mais la réflexion qui me vient à l’esprit en écrivant ces lignes est que je vois cela avec mon regard d’Européen et que d’autres régions du monde ont peut-être un avis différent. »


      Ici vous m’avez fait vraiment rire smiley Sans rancune. Vous avez dû parler de votre regard d’athée. Car, des fois si vous avez oublié, notre ère, ou ère commune pour les chrétiens (et ceux autres qui ont adopté ce calendrier pour le moins du point de vue pratique, pour négocier) prend pour le point de départ justement la naissance de Jésus Christ.
      Et maintenant, lisons la Wiki pour Ère chrétienne :

      Si le calendrier commence avec la naissance du Christ, pourquoi l’année ne commence-t-elle pas elle aussi le jour de sa naissance ?

      Dans le judaïsme, la circoncision a lieu au huitième jour du nouveau-né mâle, en présence de dix hommes adultes (miniane) et est un rite fondateur. Il marque l’entrée du nouveau-né mâle dans la communauté des hommes.

      Dans le christianisme, la circoncision de Jésus était célébrée chaque année le 1er janvier (sept jours après la naissance du Sauveur fixée symboliquement au 25 décembre) et commémorée le début de l’an 1. Cette date est inscrite, jusqu’en 1970 dans le calendrier catholique romain. Le Saint Prépuce fut même une relique vénérée mais aujourd’hui reléguée. Le début du calendrier chrétien est ainsi profondément ancré dans la tradition juive, même si désormais, le catholicisme a modifié le contenu des offices du 1er janvier, aujourd’hui dédié à la Vierge Marie. 


    • roman_garev 19 décembre 2016 13:52

      @roman_garev
      Ainsi, les Russes ont de la chance de fêter le Nouvel An durant TROIS semaines, en commençant par le 25 décembre (un peu, car il y a des catholiques et des protestants parmi la population, mais surtout pour vénérer leurs amis, parents et collègues de l’étranger), en passant par le Nouvel An, le Noël orthodoxe (le 6 janvier) en en finissant pat « l’Ancien Nouvel An » (selon le calendrier julien, à savoir le 13 janvier).

      Les organismes sont fermés d’hab du 1 au 10 janvier smiley
      Une dure frappe annuelle sur l’économie et la santé russes (mais pas sur celle de l’alcool et les zakouskis smiley )

    • JP94 19 décembre 2016 16:17

      @roman_garev

      Je n’étais pas du tout au courant de cette histoire de prépuce célébré, étant aussi athée que pas mal de monde en France, et même en Russie.
      Mais tout ce cérémonial autour du prépuce a certainement une origine préchrétienne, puisqu’à Madagascar, le beau-père du circoncis doit manger un bout du prépuce ( instant redouté) et on enterre le reste.
      Et puis même la naissance de Jésus à cette date est controversée...elle a été « postdatée » pour que ça colle avec une date très importante avant l’avènement du christianisme.
      Si vous êtes Russe, un scoop à propos de Jésus : il y a un bouquin d’un Géorgien qui entend prouver que Jésus communiquait peut-être en araméen, mais était d’origine géorgienne ...
      Les Géorgiens que je connais ne vénèrent pas le prépuce de qui que ce soit malgré cette annonce sensationnelle !!!! 

    • JC_Lavau JC_Lavau 20 décembre 2016 00:13

      @JP94. Question d’hérédité sans doute, car la larve de la puce s’appelle le prépuce.


    • roman_garev 20 décembre 2016 09:05

      @JP94

      Je ne parlais que du calendrier, à savoir pourquoi le 1er jour de notre ère a commencé huit jours après la naissance présumée de Jésus Christ, et pas ce même jour ce qui aurait été logique.
      Des puces et des prépuces en soi, je m’en fous royalement.

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