vendredi 8 février 2008 - par Roland Verhille

Société générale : histoire à dormir debout ?

« Au plus c’est gros, au mieux cela passe. »

Les exploits de la « Société générale » ont suscité un océan de commentaires. Les uns tâchent d’expliquer la manip sans trop savoir quoi en penser, d’autres crient à l’assassin, d’autres encore accablent un bouc émissaire. Tout cela semble bien confus. On se dit qu’on ne connaîtra jamais le mot de la fin, comme d’habitude. On se demande s’il est des journalistes en position de pouvoir ou de savoir informer clairement le public. Et philosophe, on attend que cela se passe, que d’autres choses du même genre viennent bien vite alimenter nos « informateurs », en espérant mieux.

 

1. La partie de poker

 

Et puis quand même, entre deux choses plus constructives, nous voilà jetant un œil sur l’affaire. Diantre, 5 milliards d’euros flambés, tombés dans les poches de personne, ce n’est pas rien et ce n’est pas ordinaire ! Et cela en douce, subrepticement, sans que personne n’y ait vu du feu ni même de la fumée. Et puis, perdre 5 milliards d’euros dans une opération de gestion de capitaux, de surcroît de la part de professionnels bardés d’ordinateurs et de filets de sécurité, il a fallu que la mise soit bigrement élevée. Allons, pour un très mauvais coup du sort, disons 10 % de perte, ce qui est énorme. D’habitude, ces gens en sont à des fractions de pour cent de bénéfice ou de perte. A ce taux indulgent de 10 %, la mise est de 50 milliards d’euros. Il semble que la réalité de cette estimation soit confirmée.

 

50 milliards d’euros mis sur la table de jeu, ni vu ni connu, il fallait que le bouc émissaire soit un champion prestidigitateur. Ah oui, puisqu’on nous dit qu’il avait autour de lui et au-dessus de lui une flopée de gens rémunérés à des niveaux que l’on a du mal à mesurer. Mais 50 milliards d’euros, cela se trouve dans les caisses d’un banquier ? C’est le prix de 500 000 maisons Borloo, celles rares au prix cassé de 100 000 euros. C’est plus de 6 millions de voitures « Logan », l’une des moins chères. Allons voir les comptes.

 

2. Les comptes de la Générale

 

a) Le « capital financier » géré par la Générale

 

Les comptes annuels de la « Société générale » au 31 décembre 2006 sont publiés sur son site internet. Normalement, c’est au bilan que l’on trouve le nombre d’euros qu’elle gère. Perquisition faite dans les 332 pages du rapport annuel des administrateurs, on écarquille les yeux, on se demande si le « Md » de l’unité de comptage de la Société générale signifie bien milliard d’euros. On tourne et retourne les pages, oui, pas de doute. On se dit que ces comptes sont peut-être à peu près justes, puisqu’il y a l’une des trois ou quatre firmes au premier rang mondial des auditeurs attestant en tant que commissaire aux comptes de leur sincérité. Lunettes ajustées, le chiffre est trouvé. Le total du bilan se monte à 956,8 milliards d’euros. Il était de 501,4 milliards au 31 décembre 2002. Sacrée croissance ! Un taux de croissance annuel moyen de près de 18 % ! Un peu étourdi par ces chiffres, on essaie d’en prendre la mesure.

 

C’est quoi, environ 1 000 milliards d’euros gérés par la Société générale ? Au fait, en 2006, le fameux PIB de la France était à 1 792 milliards d’euros. Et ce PIB, on nous dit qu’il mesure le produit du travail des Français pendant l’année 2006. Mais là, ce n’est pas parole de commissaire aux comptes. On ne s’y laisse donc pas prendre, on repère et rectifie les erreurs, pour ramener le chiffre à environ 1 000 milliards d’euros. Personne n’a prouvé que ce serait la rectification qui serait une erreur. Ainsi donc, la Société générale gère autant d’euros que les Français en ont produit pendant une année. Avant d’enquêter pour savoir d’où sont venues ces chaînes montagneuses d’euros, revenons à la malheureuse partie de poker de notre bouc émissaire.

 

b) La mise du pari

 

Ces 50 milliards de mise dans ce pari, c’est 5 % du total des euros gérés par la Société générale. Autrement dit, en vingt parties du même genre, tous les euros gérés par la Société générale seraient partis en fumée. Vingt parties de ce genre, et c’est la totalité des euros produits par tous les Français pendant les 365 jours de l’année qui s’évaporent ! Et voilà, personne n’a vu pareille mise sortir des caisses et être placée sur le tapis. Non, non, le chef suprême, le président-directeur général Daniel Bouton n’a rien vu ! Et il aurait bien fait son travail, ce serait même lui le mieux placé pour sortir la Générale de cette ornière. Tous, au conseil d’administration, ont bloqué le fonctionnement de son siège éjectable. Sans doute qu’ils se tiennent tous les uns les autres par la barbiche.

 

Il faudra aller voir tout à l’heure le CV au vu duquel cet homme a été engagé à la Générale, et il faudrait aussi pouvoir voir celui de ses recruteurs. Et puis, il faudra encore jeter un œil sur ces gens qui peuplent ce conseil d’administration complice. Mais, auparavant, continuons de tenter de prendre les dimensions de cette affaire.

 

c). Les financeurs du parieur

 

Essayons de trouver qui a fourni à la Société générale ces mille milliards d’euros gérés par elle. Là encore, il faut se replonger dans les 332 pages du rapport annuel des administrateurs.

 

On se dit qu’il faut être extrêmement riche pour pouvoir se permettre pareil divertissement. Le bilan est censé le mesurer, au poste dit « Capitaux propres ». Ceux de la Générale se montent à 29 milliards. Seulement ? Vous dites ? Mais oui, c’est seulement un peu plus de 3 % du total des euros gérés. Mais alors, le parieur de la Générale a misé à la fois toute la fortune de sa société et, en plus, presque autant de la fortune des autres ? Et grâce, dit-on, au sauvetage d’urgence entrepris par le président qui ne veillait pas au grain, mais qui s’est quand même réveillé avant que tout perdre, il n’en a perdu seulement que pas loin de 20 %, un euro sur cinq. Allons, pas de panique, cela ne fait jamais que le bénéfice produit en une seule année de travail des 115 000 employés de cette banque. Comment ? 5 milliards de bénéfice en une année sur 29 milliards mis dans ce moulin à euros ? Mais oui, le président et le conseil d’administration sont d’une rare compétence. Voyez donc, ces trois ou quatre dernières années, ces gens ont fait gagner chaque année à leurs actionnaires pas loin du tiers de leurs économies placées dans cette machine à faire des bénéfices, leur capital a doublé en moins de quatre années ! Les actionnaires de la Générale ont bien valorisé leurs pépites : ces 29 milliards d’euros sont dits par eux valoir 60 milliards d’euros (capitalisation boursière au 31 décembre 2006).

 

Ah, ce métier de banquier ! L’un d’eux avait affiché partout « votre argent m’intéresse » ou quelque chose comme cela. Oui, maintenant c’est clair, c’est enrichissant de s’intéresser à l’argent des autres. Allons voir qui sont ces autres, le bilan le dit aussi.

 

La Générale, c’est dit-on une banque de dépôt. Un organisme à qui on confie la garde de ses euros pour éviter de se les faire voler chez soi. Des centaines, des milliers de pages de lois et autres commandements du même genre ont été faits par l’Etat pour « réguler » leurs activités, pour protéger nos porte-monnaie « virtuels ». Car plus possible de nos jours de se passer de banquier. Alors, on s’attend à ce que les 97 % des 1 000 milliards d’euros gérés par la Générale soient ceux de tous ces gens y ayant mis à l’abri leur argent. Erreur ! Le bilan nous en annonce seulement 267 milliards, un peu plus du quart du total. D’où vient alors le reste ? Ce même bilan nous confirme que leur seule source possible, c’est du crédit obtenu des autres, en bref, des dettes.

 

Ces dettes de la Générale, c’est l’argent de qui précisément ? Un peu des autres banques (129,8 milliards, environ 13 % de 1 000 milliards d’euros). Le reste, de personne ! Seulement des papiers : « Titres », « Instruments de dettes », « Passifs financiers », « Dérivés », souvent assaisonnés à la « juste valeur ». Quelle transparence ! Il nous faut capituler.

 

d.) Les « investissements » de la Générale

 

Allons voir de l’autre côté du bilan, celui dit « Actif », ce que la Générale a fait de ces 1 000 milliards d’euros tellement enrichissants. Seulement 5,2 milliards d’euros dans ses caisses ou placés dans celle de la « Banque centrale » (BCE). C’est vrai, si le président peut dormir, c’est parce qu’il ne laisse pas son argent dormir. Mitterrand s’y connaissait, expliquant aux Français que l’argent enrichit ceux qui dorment.

 

Et les clients de la Générale ? Ils sont choyés, ils sont aidés, la Générale leur prête les euros dont ils estiment avoir besoin ? Oui, bien sûr, elle n’existe que pour cela, son métier consiste à s’assurer que les euros ainsi prêtés par elle seront utilisés à bon escient, qu’ils seront investis dans une activité produisant les biens et services désirés par les gens les payant suffisamment pour que l’argent prêté puisse à la fois recevoir son dû en intérêt et être rendu plus tard ; ou qu’ils seront utilisés pour payer d’avance une dépense à la mesure des moyens de l’emprunteur, celle de se loger par exemple. Alors, c’est combien ? 263,5 milliards d’euros. Seulement ? Un peu plus du quart des 1 000 milliards d’euros gérés ! Juste autant, à peu près, que ce que ses clients ont mis à l’abri chez elle.

 

Et le reste ? Un peu prêté aux autres banques (68,2 milliards d’euros), moins que ce les autres banques lui ont prêté (129,8 milliards). Et puis, encore des papiers arrosés de « juste valeur » dont 78,7 milliards « disponibles à la vente » (titres, Instruments, dérivés).

 

3. Les « manageurs » de la Générale.

 

Le grand maître de la Générale, c’est Daniel Bouton, 57 ans. Où a-t-il appris le métier de banquier ? A Sciences Po, porte d’entrée pour les plus brillants à l’insubmersible ENA. Ce fut pour notre président-directeur général de banque la promotion « Rabelais », bien connu pour son art de vivre.

 

Apprentissage sur le tas au ministère des Finances, à l’inspection des finances. Il progresse ensuite dans la hiérarchie jusqu’au poste de directeur du budget jusqu’en 1991, soit 17 années d’apprentissage. Merveilleuse rampe de lancement pour un plantureux « pantouflage ».

 

Il est parachuté au sommet de la Générale en 1991, où il a eu bien le temps de se former à l’ombre de l’ancien président, avant de lui succéder il y a une dizaine d’années. A temps partiel, puisqu’il est encore administrateur de Total SA et aussi de Véolia.

 

Dur labeur ! Celui d’un « capitaliste » ? Que non, le pauvre, il ne possède que deux actions et demi pour chaque tranche de 100 000 actions composant le capital (0,026 %). Cela lui fait quand même une quinzaine de millions d’euros d’« en cas ». Plus intéressante est sa rente, près de 3,6 millions d’euros, soit 300 000 euros par mois, près de 235 Smic. Sans compter ce qui lui tombe de chez Total et de Véolia.

 

Derrière le président, il y a tous les administrateurs. Les capitalistes en embuscade peut-être. Nenni. Allez voir les pages 58 à 61 du rapport annuel si vous désirez étancher votre soif d’information. A part le délégué d’une société US de portefeuille, tous moins pourvus en actions que leur président.

 

Quant aux actionnaires, 78 % d’entre eux sont classés sous « public », 7 % sous salariés et anciens salariés, les autres sont porteurs d’actions de moins de 3 % du capital. Notre quête du ou des capitalistes est restée vaine. Et il est douteux que les administrateurs tiennent leur fonction d’une décision du « public » prise en connaissance de cause.

 

4. Conclusion : elle est laissée aux bons soins de chacun.

 



20 réactions


  • MagicBuster 8 février 2008 09:35

    La mafia et les plus grosses crapules du monde évoluent en toute sérénité avec la bénédiction de notre gouvernement, simple question de redistribution.

    Pendant que les (vrais) travailleurs se plaignent de ne pas être payé convenablement, ces voleurs interceptent tous les gains possibles. Ainsi qu’est-ce qu’il reste dans notre gamelle à la fin du mois.

    Les miettes que les gros prédateurs n’ont pas daignés ramasser.

    La France n’est qu’une république bananière de plus, au solde des américains dirigé par un Atlantiste fini.

    Quelle honte d’être français !


  • morice morice 8 février 2008 09:56

    Gamblin’ Bouton ??? Faut prendre Patrick Bruel comme conseiller à la SOCGEN !


  • tvargentine.com lerma 8 février 2008 10:07

    A une autre époque (CL) il existait aussi un "Mozart" de la finance


  • geko 8 février 2008 10:24

    Finalement à voir ces chiffres étourdissants rien d’étonnant à constater qu’une génération de mégalophates au pouvoir s’auto-proclament dieux vivants, se mettant à penser de bon droit qu’ils ont du sang bleu qui coule dans leurs veines !


  • grangeoisi grangeoisi 8 février 2008 10:25

    Rien compris, vous pourriez reprendre à partir de : Société générale : histoire à dormir debout ?


  • grangeoisi grangeoisi 8 février 2008 10:57

    Que cela soit en bande dessinée, ou en story board je demande à voir en effet. Ca serait intéressant !


  • Mescalina Mescalina 8 février 2008 13:35

    Artcile très clair et intéressant, n’ayant pas été éplucher les comptes de la Générale. Merci.


  • aquad69 8 février 2008 16:24

    Bonjour Roland,

    merci bcp pour cette rapide lecture d’un bilan, qui nous rappelle à nous autres, simples quidams, à quel point nous sommes analphabètes en la matière.

    Intéressant complément à ce que l’on a pu déjà lire au sujet de la SG sur Agoravox.

    Cordialement Thierry

     


    • Roland Verhille Roland Verhille 8 février 2008 17:04

      Thierry, mais non, ce n’est pas vous qui êtes analphabète. Ce sont tous ceux qui vous ont parlé de comptabilité.

      Il n’y a rien de plus simple, celle à partie double a été inventée il y a environ huit siècles, pas par des polytechniciens et autres savants du même accabit, mais par des gens affrontés à un travail pratique à réaliser en surmontant certaines difficultés. Mais pour l’expliquer aux autres et l’enseigner, il faut soi-même la comprendre. Il n’y a pas foule !

       


  • geko 8 février 2008 17:49

    La conclusion :

    1) Les capitaux propres sont largement insuffisant en rapport au montant des dettes, on peut en conclure que la banque n’appartient pas aux actionnaires et à lire votre texte elle appartient aux marchés financiers c’est à dire à des inconnus. D’ailleurs on vous dit bien que le montant de votre endettement ne peut dépasser une fraction des capitaux propres car sinon vous finissez par appartenir à la banque, cette dernière n’ayant pas cette vocation !

    2) On s’apperçoit que contrairement à ce que nous dit la presse, la banque a joué avec le pognon des clients dépositaires, voir même avec de l’argent qu’elle n’a jamais eu, qu’elle n’applique aucune des règles comptables de base qu’elle préconise à ses entreprises clientes en vue de récupérer sa mise en cas de problème !

    Merci de me répondre Mr Verhile


  • Roland Verhille Roland Verhille 8 février 2008 18:27

    geko :

    votre 1) Oui, mais je dirais plutôt qu’elle n’appartient à personne, que des coucous s’y sont installés en profitant de leurs fonctions publiques, qu’ils arrosent grassement les actionnaires pour les tenir à distance et pouvoir eux-mêmes s’arroser grassement.

    votre 2). Oui, mais je dirais que La Générale ayant joué avec l’argent de ses dépositaires a surtout joué avec l’argent fabriqué de toute pièce par les Etats pour doper la croissance des économies ; que cet argent excédait les besoins de ceux qui font des investissements productifs ; qu’il n’a donc fait qu’alimenter des spéculateurs ; que La Générale banque de dépot s’est transformée en organisme tirant profit à la fois des faveurs de l’Etat et de ses dévoiements.

    J’accable beaucoup plus les provocateurs que les délinquants, sans ménager ces derniers..


    • geko 8 février 2008 20:36

      Merci de nous éclairer par la "simple" lecture comptable des chiffres alors que les medias nous embrument avec une histoire romanesque de trader enflammé ! Ha la belle martingale que voilà, c’est clair que les tenants de la bien-pensance démocratique et économique sont les véritables coupables dans cette histoire !


  • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 8 février 2008 19:25

    Voilà une belle démonstration, bien nourrissante, et complémentaire à mon coup de sang, plus urticant.


  • bonsens 8 février 2008 20:18

    voilà qu’on mélange les torchons et les serviéttes

    un cours de comptabilité ferait un peu de bien je vais essayer de faire simple.

    une banque reçoit de l’argent en dépot de la part des déposants ,la banque le doit dont c’est inscrit au passif

    en contrepartie la somme est mis à l’actif .

    en clair l’argent déposé est placé de différentes maniéres selon des régles établies dont la banque de france est chargé de controler..

    la différence entre l’actif ce que la banque posséde et la somme due est le bénéfice et l’argent déposé par les actionnaires et en comptabilité cela s’appelle les capitaux propres.

    en clair une banque peut recevoir une grosse somme d’argent de la part d’un client sans qu’il soit nécessaire d’avoir un gros capital et cette somme peut étre déposé à la banque de france moyennant intérét. ou prété à un autre client .

    l’inconvénient de ce systeme est que la banque peut agir comme une planche à billéts ( humour des étudiants en banque ) c’est pourqoi nos dirigeants politiques édictent des gardes fous en liant l’importance des crédits accordés à une proportion de capital possédé pour couvrir des pertes éventuelles le fameux ratio cooke modifié par le ratio bale 1 et 2.

    quant au détail circulez il n’à rien à voir faites confiance aux politiques et spécialistes..

    le danger c’est de créer une banque avec n’importe quel argent et vous augmenter automatiquement le montant des crédits distribués ou de concentrer sur quelques pays priviliégés l’ensemble de l’argent récolté sur la planéte.

    C EST CE QUE FAIT LES ETATS UNIS ET LA CRISE IMMOBILLIERE VA DISPARAITRE

     

     


  • bonsens 8 février 2008 20:27

    l’omission qu’à faite mon honorable confrére c’est que

    LES CAPITAUX PROPRES ONT DOUBLES EN 5 ANS ET DE CE FAIT IL EST NORMAL QUE LE TOTAL DU BILAN SE TROUVE DOUBLE.

    LES NORMES BANCAIRES ONT ETE RESPECTEES ( RATIO COOKE )


    • geko 8 février 2008 20:48

      Vous avez un lien concernant le calcul du ratio de cooke actuellement en vigueur ? Moi ce que je comprends c’est que Kerviel n’est (n’était) pas le seul à jouer avec les règles prudentielles(donc la hiérarchie et les organes de contrôles apparemment aveugles). Comme l’explique l’auteur, quelques Kerviel de plus et la banque va au tapis, et tout ses dépositaires avec !

      Cordialement


    • Roland Verhille Roland Verhille 8 février 2008 21:08

      à bonsens :

      je ne vois qui est votre confrère ayant omis quoi.

      Les "normes bancaires" ? oui, y croire et les appliquer quitte à en mourir ?


  • iris 13 février 2008 10:57

    il y a eu aussi un détournemetn chez PSA l’annéee dernière-pernsonne n’enparle plus -POURQUOI ??

    une employée de PSA a détourné pas mal de fric à PSA pourmonter une hotellerie de luxe dans le beaujolais-

    elle a été arréte-1 article dans le journal et plus personne n’en parle-

    jerome Keriel dans peu de temps idem

     


  • pseudo 5 juillet 2009 10:34

    Les banquiers sont des escrocs à qui on a remis les clefs du coffre-fort.


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