Titulaire d’une carte d’électeur, j’use de celle-ci en toute connaissance de sa faiblesse. En démocratie, c’est encore le meilleur moyen de s’exprimer. Ensuite, que le résultat du scrutin aille dans mon sens ou pas, n’est pas une catastrophe. Je ne suis pas La Majorité !
Libre dans mes opinions, je m’informe avant de prendre ma décision. Personne ne doit me dicter ma conduite sur ce plan. C’est pourquoi les sondages m’horripilent.
J’en arrive à plaindre certains candidats, d’avoir en permanence les yeux sur eux, à les regarder chaque jour. Et parfois, juste après une intervention. Impossible de les ignorer pour le candidat et surtout de l’équipe qui l’encadre. En permanence on lui demande d’appuyer soit plus à gauche, ou plus à droite. Essayez de conduire dans cette condition !
Mais l’Homme politique ne doit pas avoir les mêmes problèmes que moi. En s’engageant dans cette voie, il est censé connaître le problème. Les sondages ne sont pas un savoir, mais un pouvoir. Alors, je refuse de suivre ce pouvoir.
Pour cette élection, à tort ou à raison, j’ai sélectionné mon candidat. Attention, il n’est pas parfait juste réaliste sur de nombreux sujets qui me touchent. Déjà, il y a cinq ans, il nous mettait en garde sur le problème de la dette. Mais la tendance ne l’avait pas suivi. Cette fois, il nous propose des remarquables avancées. Rapidement : La reconnaissance du vote blanc, la moralisation de la politique Française, la diminution des parlementaires… Du bon sens, mais en contradiction avec les carriéristes politiques. Ne jamais scier la branche qui nourrit les politiciens.
Oui, au diable les sondages ! Je vais sereinement voter pour un homme qui rejoint ma conception de la démocratie au premier tour. Je garderai un de ses bulletins pour le deuxième tour. Il ne sera certainement pas présent, mais je suis taquin.
Par la suite, en fonction du locataire de l’Elysée, j’aurai des regrets en pensant que mon candidat aurait fait mieux, mais j’accepterai démocrativement le choix de la majorité….
Je ne souhaite pas vous influencer, je ne suis et ne serai jamais encarté. J’admire le travail des groupies de l’Homme sans les rejoindre car pour moi, une conviction est une affaire personnelle.
Juste un conseil gratuit. Ne regardez pas les sondages et votez pour un homme qui doit pour cinq ans présider à notre destinée. Le reste n’est que du baratin politico-médiatique.
Illustration : http://www.republicain-lorrain.fr/france-monde/2012/04/08/premier-tour-le-suspense-reste-entier