Sortons-nous les doigts du nez pour aérer notre cerveau
Qui paie vraiment ? Le vélo qui révèle la vérité cachée des impôts, l’illusion fiscale
On entend souvent dire : « Taxer les riches, taxer le capital, taxer les entreprises, il faut faire contribuer le capital ».… Voilà la solution pour soulager les salariés, et combler les déficits ! »
L’idée paraît séduisante : enfin faire payer ceux qui « ont les moyens ».
Mais c’est une illusion. Car dans l’économie capitaliste, au bout de la chaîne, c’est toujours le salarié-consommateur qui supporte la note.
Introduction
Mais ce que peu de citoyens perçoivent, c’est que toutes ces taxes et impôts — sur les salaires, sur les bénéfices, sur les revenus des employeurs, sur les collectivités locales — finissent toujours, d’une manière ou d’une autre, par retomber sur… le salarié, quand il devient client.
On croit toujours que les riches, les patrons, ou encore les actionnaires « paient » leur part : impôts sur les bénéfices, charges patronales, prélèvements divers… Mais en réalité, tout est inclus dans le prix final du produit. Et qui paie ce prix ? Le client. Et dans la grande majorité des cas, ce client est… le salarié lui-même.
Pour le comprendre, prenons un exemple simple et concret : un vélo.
Le calcul du vélo
Un salarié produit en un mois un vélo et reçoit 100 pour ce travail.
Son employeur, de son côté, dispose d’un revenu mensuel de 500 et l’entreprise dégage un résultat mensuel imposable de 1000.
Décomposons les charges et impôts :
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Salarié :
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Impôt sur le revenu : 11 %
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Cotisations sociales : 22 % (utilisées en prestations, mais tout de même à sa charge)
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Prélèvements locaux : 7 %
→ au total, 40 % de ses 100 partent directement, financer les services publics votés. il lui reste 60 pour vivre.
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Employeur :
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Revenu 500 imposé à 30 %
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Cotisations patronales : 42 % du salaire
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Résultat imposé à 25 % sur 1000
→ ces coûts sont répercutés dans le prix du vélo.
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Collectivités locales :
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Prélèvements estimés à 7 % sur l’ensemble.
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Le prix hors taxe du vélo doit donc couvrir :
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100 (salaire net du salarié),
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42 (cotisations patronales),
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500 (revenu employeur et charges associées),
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1000 (résultat imposable).
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Soit un total de 1642.
En ajoutant la TVA de 20 %, on obtient un prix client TTC de 1970,40.
Répartition en % dans le prix TTC :
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Salaire : 100 (36,8 %)
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Prestations/charges employeurs : 42 (15,4 %)
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Autres intrants : 58 (21,3 %)
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IS (25 % du profit avant IS) : 6,67 (2,45 %)
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Profit net (après IS) : 20 (7,35 %)
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TVA : 45,33 (16,7 %)
Conclusion immédiate : le client paie à la fois le salaire, les prestations, les intrants, l’IS, le profit net et la TVA — tout est inclus dans le TTC.
Dans le prix d’un produit, cela ne se voit pas, Conclusion immédiate : le client paie à la fois le salaire, les prestations, les intrants, l’IS, le profit net et la TVA — tout est inclus dans le TTC. Cest infinitésimal, sauf s’il y avait une traçabilité comptable.
Où est le piège ?
Le salarié, qui a produit ce vélo, n’a touché que 100, dont il ne garde en réalité que 60 après impôts et cotisations.
Pour acheter « son » vélo, il lui faudrait donc épargner 1970 / 60 = 33 mois de tout son revenu disponible (hors dépenses vitales !).
Autrement dit :
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Quand on taxe l’employeur, c’est le salarié-client qui paie.
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Quand on impose les bénéfices, c’est encore le salarié-client qui paie.
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Quand on ajoute des prélèvements locaux, c’est toujours le salarié-client qui paie.
Les riches ou les entreprises ne paient jamais « pour eux-mêmes » : ils répercutent leurs charges dans les prix.
Et au bout de la chaîne, celui qui supporte tout, c’est le salarié-consommateur.
Autrement dit : taxer le capital / les profits se retrouve dans le prix quand l’entreprise maintient son profit net cible.
Dans ce cas d’école, le salarié ne peut pas acheter le vélo sans attendre 33 mois ou bien consentir un prêt bancaire avec les dépôts des épargnants ou des possesseurs de capitaux
“Taxer les riches”, qui paie ? (incidence simple)
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Si l’entreprise tient à garder le même profit net, une hausse de l’IS est répercutée en prix et l’entreprise est pérenne, et les salariés réclament une augmentation de salaire dû à la hausse des prix.
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Si le prix ne peut pas bouger (concurrence dure), l’IS plus élevé rogne le profit net :
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Pour maintenir dans la durée les prix, voire les baisser face à la concurrence, l’entreprise peut réduire les salaires, supprimer des emplois, freiner leurs investissements…
Donc l’incidence finit souvent sur les travailleurs/clients (ou sur la pérennité du job).Dans ce cadre nous entendons les entreprises réclamer des réductions de charges
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Même logique pour les taxes locales, cotisations, taxes sur dividendes : si l’actionnaire cible maintient un net constant, le TTC monte ; s’il ne peut pas monter, on rogne ailleurs (emplois, salaires, qualité).
Ce que ça démontre (clair et net)
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Le prix client agrège tout : salaire, prestations, intrants, impôts sur les sociétés, profit net, TVA.
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Tout ce que l’on fait « payer » aux entreprises, aux employeurs ou aux riches se retrouve inévitablement dans le prix des biens et services. Et qui achète ces biens et services ? Les salariés.
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Donc oui, dans un cadre standard, taxer “les riches / le capital” revient majoritairement à faire payer les clients, qui sont en grande partie… des salariés.
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Taxer les riches ne veut donc pas dire que « ce sont eux qui paient ». Cela revient toujours, directement ou indirectement, à faire payer les salariés.
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Quand le marché empêche le passage en prix, l’incidence se déplace vers les salaires/emplois et l’investissement.
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Au total, l’essentiel est payé par les ménages familiaux (comme consommateurs ou travailleurs).
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La monnaie ne tombe pas du ciel : elle circule, se transforme, mais au bout du compte, c’est toujours le consommateur final — donc le salarié — qui supporte la totalité des charges.
Conclusion
Ce petit calcul montre une évidence invisible : taxer les riches ou les entreprises, c’est toujours taxer le salarié à la fin.
Le salarié pense « défendre ses droits » quand il réclame de taxer davantage le capital, mais en réalité il se tire une balle dans le pied : il paiera lui-même ces taxes au moment de consommer.
Toutes les propositions politiques de taxation sont nulles et non advenues, elle prospère sur le fait que dans le cadre d’une production de masse cela ne se voit pas dans le prix, bien que cela existe comme je l’ai indiqué avec les pourcentages. Du fait de cette inculture économique des citoyens, cela les empêche d’avoir a réfléchir sur d’autres solutions, croyant toujours que prendre au riches est la solution.
Le vélo révèle ce que la politique cache : les impôts des riches roulent toujours sur les épaules des salariés.






